Politique Nationale/Internationale

Rice : 'Nous sommes en juin, et je pense qu’il va falloir travailler de plus en plus dur'



Mardi 17 Juin 2008

Rice : 'Nous sommes en juin, et je pense qu’il va falloir travailler de plus en plus dur'
Condoleezza Rice, s’efforçant de doper les négociations de paix, a achevé lundi une nouvelle mission en réunissant le Premier ministre palestinien Salam Fayyad et Ehud Barak. La rencontre à Jérusalem a notamment porté, selon des sources officielles, sur l’allègement des restrictions à la circulation en Cisjordanie occupée, où l’armée d’occupation maintient plus de 600 barrages.

Selon des sources au ministère de la Défense, Barak a affirmé pendant la rencontre qu’il était prêt à examiner la levée de certains barrages tout en justifiant leur maintien en règle générale, répétant qu’il n’était "pas prêt à céder sur ce principe en raison de risques sécuritaires".

Fayyad a "protesté contre le maintien des barrages en Cisjordanie et contre les opérations de l’armée israélienne dans les zones contrôlées par l’Autorité palestinienne", a déclaré à la presse le ministre palestinien de l’Information Riyad al-Malki.

Lors de sa dernière visite, en mai, Rice avait chargé des diplomates américains en Israël de surveiller l’aspect "qualitatif" de la levée de barrages militaires israéliens en Cisjordanie. En mars, elle avait obtenu d’Israël un accord sur la levée de barrages routiers. Or selon un rapport de l’ONU en avril, Israël a levé 44 "obstacles" en Cisjordanie sur les 61 qu’il s’était engagé à supprimer mais la plupart n’avaient que peu ou pas d’importance.

La visite de Rice a été dominée par la poursuite de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, qui entrave tout progrès dans les négociations de paix parrainées par Washington et censées aboutir avant la fin de l’année. "Nous sommes en juin, et je pense qu’il va falloir travailler de plus en plus dur", a dit Rice en se référant à cette échéance. Haussant inhabituellement le ton à l’égard d’Israel, elle a prévenu que la colonisation "n’affecterait pas les négociations sur le statut final" d’un Etat palestinien et ses "frontières définitives".

La visite de Rice, sa sixième depuis la conférence d’Annapolis (Etats-Unis) en novembre où Israéliens et Palestiniens avaient relancé leurs négociations, a été précédée de l’annonce d’un nouveau projet de construction de 1.300 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexée. Israël a répété qu’il considérait la partie arabe de Jérusalem, occupée pendant la guerre de juin 1967, comme une partie de son territoire et que les constructions de logements pouvaient s’y poursuivre.

Sans attendre le départ de Rice, la municipalité de Jérusalem a annoncé qu’une commission de planification urbaine avait approuvé des plans de construction de 40.000 logements sur la prochaine décennie dans la ville, pour certains dans des quartiers de colonisation dans la partie arabe occupée.

Trêve en vue dans la bande de Gaza, selon Ismaïl Haniyeh

Une issue positive est à portée de main dans les négociations entamées sous l’égide du Caire en vue d’une trêve, annonce Ismaïl Haniyeh, chef de file du mouvement islamiste dans la bande de Gaza.

De source palestinienne proche des négociations, on fait également état d’un accord de cessez-le-feu imminent. "Les discussions en cours en Egypte touchent à leur fin, une fin qui devrait apporter ce à quoi aspire le peuple palestinien : la levée du siège, l’ouverture des points de passage et la fin de l’agression", a déclaré Haniyeh lors d’un rassemblement public à Gaza.

"Nous sommes attachés à ces demandes (...) : une accalmie simultanée qui débute à Gaza pour s’étendre ensuite à la Cisjordanie", a poursuivi l’ancien chef du gouvernement, limogé lorsque le Hamas s’est emparé du territoire côtier, il y a un an.

Quelques heures plus tard, le Hamas a revendiqué un tir de roquette qui a fait un blessé léger à Ashkelon. Mark Regev, porte-parole d’Ehud Olmert, quant à lui, indiqué qu’Israel comptait laisser "une chance sérieuse à l’initiative égyptienne". "C’est l’issue la plus indiquée du point de vue du gouvernement", a-t-il souligné, ajoutant que l’armée se préparait à une offensive en cas d’échec des négociations du Caire.

Mahmoud Abbas va envoyer un émissaire à Gaza pour la première fois depuis que le Hamas y a pris le pouvoir

Un émissaire du président palestinien Mahmoud Abbas va se rendre dans la Bande de Gaza mardi, pour tenter d’enclencher des pourparlers de réconciliation avec le Hamas. Hikmat Zeid sera le premier émissaire du président Abbas à se rendre à Gaza depuis que le Mouvement de la résistance islamique a pris le contrôle du territoire il y a un an.

L’émissaire a en revanche fait savoir qu’il ne comptait pas s’y entretenir avec des membres du Hamas : il se contentera de rencontrer les dirigeants du Fatah toujours dans le territoire, dont bon nombre s’opposent à toute réconciliation avec le Hamas.

Condoleezza Rice à Beyrouth pour soutenir la formation d’un nouveau gouvernement libanais

En visite surprise à Beyrouth, Condoleezza Rice a exprimé lundi le soutien de Washington aux efforts visant à former un nouveau gouvernement au Liban, même si le poids du Hezbollah va y être renforcé.

La chef de la diplomatie américaine a entrepris cette visite non annoncée pour rencontrer les dirigeants libanais soutenus par l’Occident, à l’heure où les tractations se poursuivent sur la formation d’un gouvernement de coalition. "Félicitations !", a-t-elle lancé en serrant la main du nouveau président libanais Michel Sleimane, élu le mois dernier, lors d’une rencontre au palais présidentiel. "Nous soutenons votre présidence et votre gouvernement", a-t-elle ajouté.

A bord de l’avion qui la menait au Liban en provenance d’Israël, Mme Rice a précisé qu’elle exprimerait le soutien de Washington envers la démocratie libanaise et discuterait lors de ses entretiens de la manière dont "les Etats-Unis peuvent soutenir les institutions d’un Liban libre".

A la fois milice et parti politique, le Hezbollah a obtenu un droit de veto sur le futur gouvernement libanais lors d’un compromis conclu le mois dernier, qui a mis fin à 18 mois de blocage politique.

Les Etats-Unis, qui considèrent le Hezbollah, soutenu par l’Iran et la Syrie, comme un groupe terroriste, auraient préféré qu’il n’obtienne pas ce droit, mais ont jugé l’accord nécessaire pour la stabilité du pays.

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Mardi 17 Juin 2008

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