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Révélations fracassantes du Colonel Larbi Cherif: Le DRS, sous Toufik, était au service de la France (vidéo)


Lors de son passage au forum du journal El Hiwar, éditant en langue arabe, ce dimanche soir, le colonel de l’ancienne DRS, à la retraite, Larbi Cherif, n’a pas ménagé l’ancien patron du DRS, le général Mediene Mohamed, alias Toufik, incarcéré actuellement dans la prison militaire de Blida, l’accusant d’avoir mis les services de renseignements algériens au service de la France, durant de longues années.


M.MEHDI
Mardi 28 Mai 2019

Selon l’invité du journal El Hiwar, la France a su contrôler les axes principaux de l’Etat algérien, en infiltrant les services de renseignements dirigés par le général Toufik, à tel point que la DGSE, (services de renseignements français) étaient informés avant même les hautes autorités algériennes.
Sur ce registre, le colonel à la retraite Larbi Cherif, relate une histoire qui s’est produite après la nomination du général Mohamed Betchine en 1989, qui sera surpris lors d’une visite d’inspection d’un centre opérationnel, qu’un bureau fermé qu’il ouvre lui-même, était un bureau de liaison et de coopération avec les services de renseignements français. Le général Betchine décidera alors d’envoyer une commission d’enquête, qui arrivera à la conclusion suivante( le bureau travaille dans un sens unilatéral, c’est-à-dire, que le bureau en question livrera des renseignements aux français, sans contrepartie, pour la partie algérienne, qui ne bénéficiera d’aucun renseignement des français).
Pire encore, le Général Betchine réalisera que ce bureau travaille à l’insu des hautes autorités du pays. L’officier chargé du bureau, sera admis à la retraite, et reviendra cinq mois plus tard au service, suite à une recommandation de Larbi Belkheir, ancien Directeur du Cabinet à la Présidence, et sera promu Général, au sein de la défunte DRS, selon Larbi Cherif, qui citera cet exemple révélateur de la mainmise de la France sur les services de renseignements algériens, post-indépendance, version Toufik.
Attaque du Consulat algérien à Gao, soutenue par le Makhzen et la DGSE
Dans la foulée, le colonel à la retraite Larbi Cherif, indiquera que l’attaque terroriste du Consulat algérien à Gao au Mali, perpétrée par le terroriste Belmokhtar de l’AQMI, le mois d’avril 2012,était soutenu par les services de renseignements marocains et français, le Makhzen et la DGSE, ainsi qu’un service de renseignement d’un pays du Golfe, dont il ne voulait pas citer.
Selon Larbi Cherif, le Général Toufik refusera de porter assistance pour sauver les diplomates algériens, sachant, selon toujours l’invité d’El Hiwar, les services de renseignements algériens, étaient au courant de cette attaque terroriste, et laissèrent l’initiative à l’Emir terroriste.
Larbi Cherif révèle encore que Mokhtar Belmokhtar, ainsi que des éléments des renseignements français, marocains et de ceux d’un Etat du Golfe, ont investi le Consulat algérien, à Gao au Mali, et ont célébré l’évènement, en sirotant des tasses de thé.
Des interrogations sur l’attaque terroriste de la station gazière de Tiguentourine
Le colonel Larbi Cherif s’interrogera également sur l’attaque terroriste ciblant la station gazière de Tiguentourine,le 16 janvier 2013, perpétrée par le terroriste Belmokhtar, soutenu par les services français, marocains et d’un Etat du Golfe, sachant que l’objectif visé selon le Colonel Larbi Cherif, est de faire sortir l’Algérie du marché européen du Gaz. Sur ce registre, le colonel révèle que les services de renseignements des trois pays ont sécurisé l’itinéraire au terroriste Belmokhtar, en vue de rejoindre la Libye après la chute de Mouammar El Gueddafi, en prévision de la préparation de l’attaque contre la station gazière de Tiguentourine.
Larbi Cherif, ajoutera, que le limogeage du général Toufik, en 2015, et la dissolution de la défunte DRS, sera suivis quelques semaines plus tard, par la récupération des diplomates enlevés à Gao, après la nomination du Général Bouzit, à la tête de la Direction de la Sécurité Extérieure. Ce dernier, connu pour être loin de la Cour de Toufik, réussira, selon Larbi Cherif, dans un laps de temps ne dépassant pas les trois mois, à récupérer les diplomates algériens , sans verser un sou, comme rançon. Le général Youcef Bouzit, devra ainsi payer cher cette prouesse, son action de laver l’affront. Il sera demis de ses fonctions par la bande, quelques semaines avant la démission de Bouteflika et remplacé par le Général Bendaoud, ayant exercé de longues années en Suisse et en France.
Selon Larbi Cherif, la France avait conditionné son soutien à la bande par le limogeage de Youcef Bouzit, pour avoir réussi à mettre en échec de tous les plans de la France de déstabiliser l’Algérie, à partir de la Libye et le Mali. Bouzit accordait un intérêt particulier au Sud de la Libye, qu’il considérait comme un espace vital de sécurisation de l’Algérie. L’ANP offrait des aides inestimables aux libyens du Sud après la chute de l’Etat libyen, permettant à l’Algérie de joui d’une grande confiance chez les libyens, au détriment des français, américains et des Etats du Golfe .
Pour Larbi Cherif, la France s’est de nouveau réjouie des derniers évènements qui secouent l’Algérie, lui permettant de revenir à la charge dans le dossier libyen, à la lumière de l’offensive du Maréchal Haftar, sur la capitale Tripoli et qui compte bien aller au-delà, c’est-à-dire atteindre les frontières algéro-libyennes, en vue d’ouvrir la voie à l’installation des multinationales intéressées par l’eau souterraine de cette région, ainsi que les richesses naturelles, gazières et pétrolières.
Ne portant pas l’Algérie dans son cœur, le Maréchal Haftar ne cesse d’évoquer le bornage des frontières, un argument pour éterniser l’empoisonnement des relations avec l’Algérie.

Gaid Salah refuse d’autoriser les avions français à utiliser l’aéroport de Tamanrasset
Le Colonel Larbi Cherif, révèlera encore que le Chef d’état-major de l’ANP, refusera une requête émanant du général Toufik, d’autoriser aux chasseurs et bombardiers français d’utiliser l’aéroport de Tamanrasset, en 2014, ce qui explique d’ailleurs cette campagne de dénigrement et de désinformation menée par la France et ses relais politico-médiatiques et ses larbins en Algérie, à l’encontre de Gaid Salah, qui refusera aussi de céder aux pressions de certains d’opter pour l’achat d’avions français Ravale et des frégates, préférant les SU30 russes et les frégates allemandes.





Lundi 27 Mai 2019


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