EUROPE

Réunion officieuse des chefs de la diplomatie de l'UE à ‎Avignon



Samedi 6 Septembre 2008

Réunion officieuse des chefs de la diplomatie de l'UE à ‎Avignon
La réunion officieuse des ministres des Affaires ‎étrangères de l'Union européenne a commencé ce ‎vendredi 5 septembre, ses travaux à Avignon, en France. ‎A l'agenda de cette réunion, on trouve une pléthore de ‎sujets dont la stratégie sécuritaire européenne, la paix au ‎Moyen-orient, l'imminente présidentielle américaine et ‎son influence sur les relations transatlantiques, la crise ‎politique en Ukraine et, bien évidemment, les derniers ‎développements en Géorgie et les relations avec la Russie, ‎comme l'indique France Diplomatie, site officiel du ‎Ministère français des Affaires étrangères. La réunion ‎d'Avignon fait partie des réunions semestrielles qui se ‎tiennent pour débattre des thèmes variés et dont ne sort ‎pas d'habitude de décisions définitives. Cependant, la ‎réunion d'Avignon s'annonce être l'une des plus ‎importantes du genre, en raison de sa simultanéité avec la ‎crise du Caucase, ce qui, d'ailleurs, a influé sur les ‎rapports entre l'Occident et la Russie. Au sommet ‎extraordinaire européen du premier septembre, à ‎Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de ‎l'Union européenne ont décidé d'envoyer une délégation ‎d'observation civile en Géorgie, manière d'élargir le rôle ‎de l'Europe, dans les évolutions au Sud du Caucase. ‎Quelques jours avant le sommet de Bruxelles, la France a ‎été à l'origine d'un accord de paix qu'elle a fait signer par ‎les responsables russe et géorgien; pour mettre fin au ‎conflit qui les opposaient 5 jours durant. Maintenant, ‎l'Union européenne pense à élaborer un nouveau plan ‎pour sauver cet accord préliminaire et à empêcher les ‎deux parties de transgresser le cessez-le-feu. Selon le ‎site Euroactive, le nouveau plan européen prévoit l'envoi ‎de quelques centaines d'observateurs civils qui devraient ‎s'installer sur toute la Géorgie, en Ossétie du Sud et en ‎Abkhazie. Ces observateurs devront assurer le retrait des ‎soldats russes du territoire géorgien. Cette mission se ‎fera sous la supervision du Conseil de sécurité et avec la ‎coopération de l'Union européenne. La réussite du plan ‎reste toujours incertaine, d'autant qu'il est prévu que la ‎mission d'observation s'étende aussi dans les deux ‎régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. ‎N'oublions pas que la Russie a reconnu l'indépendance ‎de ces deux régions, le 26 août. Les observateurs ‎européens auraient donc des difficultés à mener à bien ‎leur mission dans les dites régions. En fait, Moscou s'est ‎toujours montré susceptible au moindre agissement ‎politique ou militaire étranger qui se produise en ‎Abkhazie et en Ossétie du Sud. Côté européen, on estime ‎que la persistance de l'insécurité au Caucase et le ‎renforcement de l'implication militaire de Moscou dans ‎la région seraient nocifs pour les intérêts de l'Union. On ‎estime aussi que le recours au militarisme par les Russes ‎dans le conflit en Géorgie est le résultat direct des ‎orientations politiques de la Maison Blanche surtout son ‎plan de déploiement des éléments du bouclier anti-‎missile, dans les pays de l'Europe de l'Est. Autrement dit, ‎la crise pourrait monter encore d'un cran, si le ‎gouvernement américain prenait l'initiative d'action, dans ‎l'affaire géorgienne, en abusant de ses relations spéciales ‎avec le Président de la Géorgie, Mikhael Saakachvili. ‎Partant de cette analyse, les Européens cherchent, paraît-‎il, à assumer un rôle actif au Caucase, pour améliorer la ‎sécurité déjà fragile dans la région, et pour y assurer, ‎bien sûr, leurs propres intérêts.‎

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Samedi 6 Septembre 2008

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