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Retrait de la Grande-Bretagne de l’UE : quelle probabilité ?


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Piotr Iskenderov
Mercredi 19 Décembre 2012

Retrait de la Grande-Bretagne de l’UE : quelle probabilité ?

Suivant une tradition vieille de trente ans, les experts de la banque new-yorkaise Morgan Stanley publient en décembre une liste des événements macroéconomiques pouvant se produire en 2013 avec une probabilité de 50 %. Cette fois parmi les pronostics de Morgan Stanley figurent : la fragmentation croissante du monde, le début du démembrement des organisations internationales et la constitution de nouveaux « pôles ». Les détails avec Petr Iskenderov, observateur à La Voix de la Russie.

Les élections législatives anticipées en Italie, qui pourraient avoir lieu déjà en février, seront la première heure H pour le Vieux Continent. Ce scrutin se déroulera, probablement, dans le contexte des critiques visant les mesures d’austérité budgétaire, comme ce fut le cas le printemps dernier en Grèce. Or l’Italie n’est pas la Grèce. L’instabilité politique croissante dans ce pays est capable de provoquer une panique beaucoup plus grande sur les places financières du monde, a rappelé au correspondant de La Voix de la Russie Piero Bini, professeur d’économie à l’Université Roma Tre :

« Il existe deux manières de régler le problème de l’endettement de la Grèce : soit par le biais d’une croissance importante des revenus réels de la Grèce, soit suite à l’abandon par les pays européens de leur intention d’exiger le remboursement des crédits octroyés à Athènes. L’économie grecque est faible. La restructuration de la dette peut s’avérer insuffisante. De plus, elle doit s’accompagner d’un plan d’investissement et de développement de l’infrastructure au profit de la Grèce. A noter que l’Europe n’a toujours pas réalisé son unité politique, et donc vers le sentiment de la solidarité européenne. Les Européens doivent s’efforcer de progresser vers leur unité politique ».

Or l’accumulation des problèmes financiers concernant la Grèce et l’Italie n’est qu’un défi parmi ceux que l’UE devra relever en 2013. Ainsi, les analystes de Morgan Stanley considèrent que le retrait de la Grande-Bretagne de l’UE est tout aussi probable que la sortie de la Grèce de la zone euro.

Il faut dire que la décision du gouvernement britannique formulée au récent sommet de l’UE de ne pas se joindre au Mécanisme européen de supervision bancaire ajoute des arguments aux dissertations sur la nouvelle montée des dispositions isolationnistes en Grande-Bretagne, a fait remarquer Vladislav Bélov, expert à l’Institut de l’Europe auprès de l’Académie russe des sciences :
« De telles propositions doivent de toute façon être étudiées. La Grande-Bretagne dit qu’elle a besoin de temps pour comprendre dans quelle mesure les modifications de la législation européenne peuvent correspondre à ses intérêts nationaux. La Grande-Bretagne est un pays qui ne donne pas immédiatement son accord. D’autres pays, ne faisant pas partie de la zone euro, s’en tiennent à une position similaire, ce qui crée des problèmes supplémentaires à Bruxelles ».

http://french.ruvr.ru/



Mercredi 19 Décembre 2012


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