Société

Retenue des notes du bac ; Touchées... Coulées !



georges zeter
Vendredi 5 Juillet 2019

Trop de retenues tuent les retenues. Je ne parles pas des retenues aux élèves récalcitrants qui dans un système scolaire à l’envers font preuve en fait de bonne santé, ou celles de d’eau, de nos barrages hydrauliques qui vont être vendus à la découpe ; Enfin faire preuve de retenue...Une non-specialité macroniste depuis deux ans que tout passe au forceps ! Bref, touchez en un mot à Blanquer ; Il en sortira de son chapeau un lapin académique, des menaces de retenues sur salaire et pourquoi pas, l’émasculation fonctionnarâtes qui consiste après 30 avertissements à 1 blâme ayant pour finalité l’ablation du cerveau droit...Ou gauche ou les deux ? En fait, j’sais plus ! Y étant déjà passé et mes trois neurones s’en sont allés (dixit Samson).
L’a les boules disco le Blanquer car, les correcteurs du baccalauréat avaient jusqu’à mardi midi pour enregistrer les notes de leurs copies... Et comme il a promis, juré-craché les notes du bac 2019 seront connues vendredi-demain et pour pallier la menace des copies retenues par certains professeurs. La moyenne issue du contrôle continu dans la matière concernée sera prise en compte, en attendant d’avoir la note de l’épreuve du bac. Donc, ce seront des résultats donnés à 50%...Qui feront des demis contents, des demis sans faux col ; hey ! C’est mieux que rien chers potaches et parents des lèves ?
Le bras de fer entamé le 17 juin.
Ce bac 2019, un vrai festival du film cocasse. Des erreurs d’énoncées dénoncés ont été relevées dans des sujets de mathématique des séries ES, S et L. Des truandages organisés toujours en maths : le ministère avait saisi la justice à la fin de la première semaine d’épreuves. À la suite de cette plainte, 19 élèves étaient interpellés à Paris et Marseille et 12 d'entre eux mis en garde à vue. C’est surtout le corps professoral qui s’y est mis : Au début des épreuves, des correcteurs voulurent contraindre le gouvernement à rouvrir des négociations sur les réformes tout azimut. Après s’être mis en grève pour la surveillance de l’épreuve de philo, ils refusèrent de saisir les notes des candidats mais aussi, pour certains, de rendre les copies. Ce qui nous amène à aujourd’hui. Ce n’est plus le baccalauréat, mais le bac à gymkhana ou épreuve de sauts d’obstacles sans cheval ; Toutefois organisé par la ligue des ânes académiques!
Que dit la loi ?
Historiquement, le droit de grève est refusé aux agents de la fonction publique en France. Sans qu'aucun texte particulier vienne régir ce domaine, le Conseil d'État a estimé dans son arrêt Winkell de 1909 que cette pratique devait être proscrite. Avec l'évolution juridique et l'apparition du Préambule de la Constitution de 1946 qui garantit le droit de grève à son alinéa sept, le juge administratif assoupli sa jurisprudence...En clair, aucun texte interdit formellement certains fonctionnaires comme les enseignants par exemple de faire grève ; Ce droit étant confirmé dans la constitution de 1946. Les autorités en charge, en l’occurrence le ministère de l’éducation nationale a énormément de leviers afin de forcer les fonctionnaires de l’enseignement de terminer une grève... Cependant, ne serait il pas plus productif que les partis en présence s’assoient autour d’une table et négocient comme cela se passe dans la majorité des états européens. Mais en France, de tout temps ceux qui sont du coté du pouvoir ont toujours eu comme politique d’action d’imposer par la force, de ne même pas amorcer un semblant de dialogue constructif, et donc, en cascade, les enseignants en sont acculés à ces extrêmes, car, n’oublions pas que ces professeurs tout au long de l’année instruisent afin que leurs élèves aient leur diplôme. Et avec le gouv macron cet immobilisme destructeur dans la non-négociation a atteint des sommets. Le « patron » donnant l’exemple par ses martial rodomontades «je ne changerai pas de cap !».
Un précédent...
Durant la grande grève de 1948, celle des mineurs, il y eu une retenue des copies du bac, à l’époque ils n’étaient que 30.000 à se présenter, ce qui fait que cette action est presque oubliée Sur wikipedia il est stipulé : «La répression (de la grève) est d'une ampleur exceptionnelle et s'organise sur différents plans, policière, pénale, civile, professionnelle»...Changez mineurs par gilets jaunes et, ainsi, rien, absolument rien en 2019 n’a changé dans la manière dont cette caste dominante, servie par ses larbins serviles impose ses vues. Nous sommes toujours dans le «on ne discute pas, on va vous mater !»... Comme la faune merdiatique est a tout crin avec le power, nous avons droit au sempiternel «les parents et lycéens pris en otages», et ainsi dans le landerneau des résultats du bac, la grogne parentale se focalise sur ces fainéants, gauchos, bons à rien de professeurs payés à ne rien foutre ; pardon, faire.
Blanquer a été mis là, pour imposer un forcing, où l’opinion des vrais professionnels est anecdotique et où les visées à moyen terme sont de fabriquer une population décervelée, rampante, tout juste bonne à servir et consommer (un peu) ; l’élite elle, sait où il faut inscrire ses rejetons et a les moyens de raquer pour de bonnes universités américaines. D’ailleurs, cela servirait à quoi d’avoir une population éduquée ? A ce qu’un jours elle se rebelle constatant la nullité des dirigeants totalement inféodée au service des financiers.
Je propose une chose : que les parents fassent une grève générale illimitée d’absence de leurs gamins en classe, tant que la bande Blanquer ne s’assied pas et discute ; car, après tout, si on se réfère au droit naturel, ne sont ils pas les parents responsables du futur de leurs descendants ? Mais, là encore, depuis au moins la troisième génération la masse des parents n’a aucune idée du pourquoi ils ont engendré, ils ont...Point ! Misère, misère qu’il chantait Coluche !

Georges Zeter/juillet 2019



Vendredi 5 Juillet 2019


Nouveau commentaire :

Politique française | Société


Publicité

Brèves



Commentaires