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Société

Respecter les citoyens Français : la polémologie, la politique internationale de la France, Edvige et l'antisémitisme


L'Afghanistan, Edwige, de jeunes Français accusés d'antisémitisme là où la police n'en voit point... qu'y a-t-il de commun entre tout cela ?

Ma réponse est que certaines forces politiques bien connues voudraient commettre en France ce qu'elle sont déjà réalisé aux USA : soumettre la politique intérieure et extérieure du pays aux intérêts d'un État étranger, Israël qui n'est rien d'autre qu'une chimère politique, enracinée dans une idéologie colonialiste qui a disparu de la surface de la terre depuis plusieurs décennies... sauf en Israël.
Permettez-moi de réclamer « une France aux Français », à tous les Français sans aucun distinction de race et de religion, blacks, blancs, beurs. Une France aux Français, dans l'Union Européenne, pas une France soumise aux intérêts des Américains ni des Israéliens.

Ce n'est pas du Lepen, c'est du 1789, 1848, 1870 (la Commune de Paris), 1914, 1945, 1962 (fin du colonialisme français) et 1966 (décision de de Gaulle de quitter l'Otan) : il s'agit de ce qui a fait la grandeur et le rayonnement de la France.



Respecter les citoyens Français : la polémologie, la politique internationale de la France, Edvige et l'antisémitisme
Avec sept années de retard, les dirigeants étatiques français s'engagent sur la voie des néocons US. Il est fait un usage exorbitant et à tout propos du « terrorisme international ». De manière concertée, cela vise directement les libertés publiques et une mise au pas de la société française très loin de ses valeurs traditionnelles – du moins celles issues du siècle des lumières et de la révolution française.

Premier point.
Les autorités militaires ont menti à la nation au sujet du déroulement d'une opération en Afghanistan qui a coûté la vie à dix soldats français.

On nous ment sur le déroulement des faits sur le terrain. Des journalistes ont fait leur devoir et nous ont apporté des informations qui contredisent les déclarations officielles. Les autorités militaires reconnaissent le mensonge. Et au lieu de s'en excuser, elles réclament le droit de nous mentir pour sauvegarder notre moral dans cette guerre. Les journalistes sont presque traités de traîtres parce qu'ils font honnêtement leur travail et informent valablement la nation pour lui permettre de prendre démocratiquement les décisions qui s'imposent.

Or les militaires savent bien qu'ils ne leur revient pas de dire ce que les citoyens doivent penser en politique. Les citoyens ont d'abord et avant tout droit à une information fidèle à la réalité ; c'est à partir de cela que dans un cadre démocratique, ils pourront se prononcer sur la politique étrangère du pays. Il ne revient pas aux généraux de dire du haut de leur colline en face du champ de bataille ce que les Français doivent penser de la guerre.

Les généraux doivent mener les guerres et les batailles dont les chargent les instances politiques. Ils peuvent et doivent dire s'ils disposent des moyens adéquats et la Nation doit leur donner des moyens qui correspondent à leur mission. Normalement, la Nation, si elle est correctement informée, ne doit engager ses troupes que dans les batailles qu'elles peuvent remporter.
Mais les militaires ne doivent pas se prononcer sur l'opportunité politique ou l'inopportunité des guerres ; c'est du ressort exclusif des civils.

Qui plus est, ils leur est interdit de mentir sur le déroulement des batailles dans le but d'induire des attitudes déterminées des citoyens en faveur ou en défaveur d'une guerre déjà engagée. Ils leur est interdit de voler au secours des responsables politiques pour renforcer la position de ceux-ci en mentant aux citoyens français. Ceux-ci sont adultes. Nous n'avons pas besoin que nos généraux nous racontent des bobards démentis par les journalistes qui font bien leur boulot.

Il est totalement malhonnête et grave de mentir aux parents ou de magouiller avec un ou plusieurs parents pour cacher la dure réalité de la guerre aux Français. Même si cela est sollicité par les autorités civiles.

Pour être clair, nous ne voulons pas retomber dans la fange de la guerre d'Algérie avec ses tortures cachées, avec sa propagande mensongère : « maintien de l'ordre », des bandits, des fellaghas, puis des « terroristes » et enfin des responsables politiques avec lesquels nous avons négocié. Entre-temps, 70 000 Français et près d'un millions d'Algériens avaient perdu la vie... On aurait pu en faire l'économie si les politiques et les militaires avaient dès le début dit la vérité aux électeurs. Et finalement, il fut constaté que la France, débarrassée du fardeau du colonialisme s'est développée comme jamais et s'est hissée au plus haut niveau de l'estime internationale !

Plus près de nous, le Président Mitterrand fut le complice actif d'un génocide au Rwanda dans le but de défendre « la grandeur de la France et la francophonie ». Pour quel résultat ? La population française n'en a rien su. Et si elle l'avait su, elle n'aurait jamais accepté qu'en son nom fut commis un génocide. Directement ou en complice.

En réalité, nos dirigeants savent que cette guerre d'Afghanistan n'est pas voulue par l'opinion et ils réclament le droit de nous manipuler pour faire passer la pilule. Pour y parvenir, ils font appel aux plus zélés parmi les fonctionnaires militaires.

Le développement du terrorisme international a montré à l'opinion mondiale que les dirigeants du Tiers-Monde, à la solde des USA, dirigés par des rois et « présidents à vie » sans base sociale et sans avenir sans le soutien de nos services spéciaux et de nos armées, ces dirigeants ne sont pas représentatifs de leur population qui continue de fournir des volontaires pour se faire exploser contre nos soldats.

Des généraux suffisants nous parlent de « guerre asymétrique » là où il y a guérilla populaire. La guerre asymétrique ce fut la guerre entre la Chine et le Vietnam en 1979 ou celle de Koutouzov contre Napoléon. Si le plus fort fait attention, il peut remporter une guerre asymétrique ; il ne remporte jamais la victoire dans une guerre contre une guérilla qui rassemble un peuple entier. Or les USA, comme en Irak, ont fait tout le nécessaire depuis 2001 pour que le peuple afghan soit solidaire et contre eux : ils ont promis une aide économique massive, il n'y en pas eu ; ils ont débarqué un dirigeant de leur avion militaire, celui-ci n'a aucune base sociale ; ils sont venus soi-disant imposer le respect de la personne humaine et les droits de l'homme, ils tuent les civils à tour de bras au point que Karzaï lui-même proteste.
La guerre dure déjà depuis sept ans... autant que la guerre d'Algérie. Et pourtant l'échec est patent ; il faut encore faire venir des renforts.

Et nous, Français, nous nous retrouvons dans le rôle des supplétifs thaïlandais, cambodgiens, australiens des troupes US embourbées au Vietnam. Ces renforts n'ont pas permis aux USA de remporter la guerre du Vietnam. Nos enfants sont en train de mourir loin du pays dans une guerre qui n'est pas la nôtre et alors que la France n'est pas menacée, alors qu'il existe d'autres moyens pacifiques d'atteindre les mêmes résultats.

Il est grand temps de revoir notre politique étrangère, notamment en faveur de la chimère politique qu'est l'État d'Israël. La facture que nous avons payée et que nous continuons de payer pour soutenir à bout de bras l'existence d'Israël, ses crimes de guerres, des atteintes aux droits de l'homme et ses ambitions colonialistes et d'apartheid commencent à peser un peu trop sur notre démographie, sur notre économie, sur nos finances, sur notre moral.

On nous ment sur les finalités réelles de cette guerre non déclarée, non décidée par la représentation nationale. La guerre d'Afghanistan est directement liée au conflit israélo-palestinien : Benladen et ses sbires ont voulu se venger contre l'Amérique pour son soutien inconditionnel et contraire aux résolutions de l'Assemblée Générale de l'ONU. Tout le monde sait que, du fait des lois US sur le lobbying, la politique étrangères des USA est inféodée au lobby israélien (lire à ce sujet l'ouvrage de deux chercheurs américains de renommée mondiale : « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » de Jon J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, publié en français par les éditions La découverte
). En faisant un raccourci, nous pouvons dire que la France s'est engagée dans une guerre non déclarée derrière les USA, eux-mêmes engagés dans une guerre pour défendre Israël. Nos soldats sont morts indirectement pour Israël.

Est-ce bien la volonté bien informée du peuple français ?
Non. Il n'a pas été informé correctement et on ne lui a pas posé cette question.

Au lieu de se lancer dans une belliciste de soixante années contre les peuples arabes et musulmans, il y a des solutions sans effusion de sang et notamment celui des Juifs de Palestine pour satisfaire tout le monde au proche-Orient. Tout le monde à l'exception des allumés sionistes : un État multi-confessionnel, multi-ethnique avec des citoyens égaux. Si ça marche en France, si ça marche dans le Royaume-Uni avec des citoyens Catholiques et des Protestants, si cela marche en Bosnie et partout ailleurs dans le monde, cela doit marcher en Palestine : il suffit de faire revenir les réfugiés Palestiniens et d'imposer aux fascistes sionistes la coexistence pacifique avec tous ceux qui veulent vivre dans ce pays.

Le fait de tenir ces propos, pourtant frappés au coin du bons sens, fait automatiquement que je dois faire l'objet d'un fichage des Renseignements Généraux (selon les différents ministres qui se sont prononcés au sujet du projet Edwige) – ce fichage est pratique illégale que justement le projet Edvige voudrait légaliser.

Le projet Edwige voudrait légaliser les pratiques illégales de la police des Renseignements Généraux : on veut ficher et porter atteinte à la vie privée de citoyens français qui ne sont coupables d'aucun délit. C'est une grave infraction à des droits constitutionnels que l'on voudrait légaliser « pour assurer la sécurité des Français, menacés par le terrorisme international ».

Les ténors du gouvernement sont montés au créneau. Mais le ministre de la défense se pose des questions tandis que l'opinion même modérée (Le Monde) se mobilise contre ce projet liberticide. Oui, certainement, la technique permet aujourd'hui de fliquer les citoyens jusque dans les alcôves secrètes de leurs amours. Mais faut-ils autoriser les dirigeants politiques à le faire. Les sbires de Mitterrand ont été jugés et condamnés parce qu'ils avaient espionné des comédiennes, des journalistes pour satisfaire des instincts basiques inavouables.

Et voilà qu'on voudrait nous vendre la daube ! « on vous flique dans votre intérêt ». E cette fois-ci ce ne sont pas seulement des Imams ou des Arabes ou des Blacks qui font l'objet de la surveillance très attentive des services. Ce sont aussi les syndicalistes, les responsables associatifs, bref, toute personne en situation d'être un facteur d'influence sociale. Pensez-y : les écrivains, les journalistes, les scénaristes, les concierges qui sont en contact avec les habitants de toute une cité.

L'objectif poursuivi est de mettre au pas toute la population. L'État veut avoir le monopole de la fabrication de l'opinion publique, y compris en mobilisant les militaires pour mentir au peuple.

La vérité se nomme maintenant « propagande ». La propagande du gouvernement (les mensonges par omission) sont de l'information et de la sollicitude pour le petit peuple si prompt à se démoraliser.

C'est dans ce contexte que les médias gouvernementaux, plus particulièrement la télévision publique nous a assommés ce jour, dimanche avec l'agression antisémite dont ont été victimes trois jeunes Juifs. Tout de suite, des politiques sont montés au créneau stigmatisant haut et fort l'antisémitisme des jeunes du XIXème arrondissement de Paris.
De quoi s'agissait-il ?
Trois jeunes Juifs portant des des kippa ont fait l'objet d'une agression dans la rue. Ils s'en est suivi une bagarre. Le journaliste a demandé : des mots antisémites ont-ils été prononcés avant ou pendant ou après la bagarre ?
Réponse : non. Mais, pourquoi nous attaquer, nous. Nous portions des kippa ! C'était donc de l'antisémitisme.

Effectivement pourquoi eux et pas les autres passants ?

L'enquête de la police n'a trouvé aucun élément d'antisémitisme.
Pensez-vous ! Ce dimanche, j'ai appris que le fils de mon voisin a été attaqué, jeté au sol, frappé par deux jeunes voyous qui voulaient le dépouiller. Un Noir et un Arabe. Mais, ce jeune voisin ne peut pas porter plainte pour antisémitisme : il est de culte catholique.

Selon une théorie tordue et perverse qui commence à être utilisée de façon répétitive et abusive, si des voyous frappent des Français ordinaires, c'est condamnable mais pas trop grave. Mais agresser des passants qui portent une kippa est très grave !

Devrons-nous tous porter une kippa, même si nous ne sommes pas Juif, pour que la justice et les médias montent au créneau pour nous défendre si nous sommes agressés ?

Faut-il conseiller à mon voisin catholique de porter désormais une kippa ?

Voilà c'est tout et pourtant le maire de Paris, espérant peut-être un appui politique lors des élections à la tête du parti socialiste y est allé de son couplet. Ou alors avait-il d'autres motivations ; lesquelles ?
Madame la ministre de l'Intérieur a elle aussi fait des déclarations fracassantes au sujet d'une vulgaire bagarre dans la rue entre jeunes.

Ces pratiques sont au contraire de nature à faire naître et se développer un racisme nouveau, un antisémitisme réactif contre la perception d'une ségrégation réelle ou fictive dirigée contre les jeunes Français de culte musulman, Arabes ou Noirs ou Asiatiques.

Madame la ministre, le maire de Paris, les médias dominants feraient bien de se souvenir que tous les jeunes Français sont des enfant de la France. S'il y en a qui ont mal tourné, il faut les éduquer. S'ils refusent de comprendre, il faut les punir. Mais point n'est besoin d'inventer de manière obsessionnelle un antisémitisme là où de toute évidence il n'existe pas.

Mais ils faut les punir comme un parent punit ses enfants. Il ne faut pas les punir avec une haine de raciste refoulé.
Les autorités du pays doivent s'attacher à faire triompher la vérité en toutes circonstances et à respecter les citoyens de ce pays. Que ce soit en politique intérieure ou en politique étrangère.

Les autorités françaises n'ont pas à installer une ségrégation dans le pays.

Tout ce cirque pourrait s'appeler « Machiavel au pouvoir », mais cela ne sera jamais la démocratie, c'est tellement contraire aux valeurs de la France. Imaginez que cela vienne à se savoir à l'étranger : que vont-ils penser de « la patrie des droits de l'homme » ?

L'Afghanistan, Edwige, de jeunes Français accusés d'antisémitisme là où la police n'en voit point... qu'y a-t-il de commun entre tout cela ?

Ma réponse est que certaines forces politiques bien connues voudraient commettre en France ce qu'elle sont déjà réalisé aux USA : soumettre la politique intérieure et extérieure du pays aux intérêts d'un État étranger, Israël qui n'est rien d'autre qu'une chimère politique, enracinée dans une idéologie colonialiste qui a disparu de la surface de la terre depuis plusieurs décennies... sauf en Israël.
Permettez-moi de réclamer « une France aux Français », à tous les Français sans aucun distinction de race et de religion, blacks, blancs, beurs. Une France aux Français, dans l'Union Européenne, pas une France soumise aux intérêts des Américains ni des Israéliens.

Ce n'est pas du Lepen, c'est du 1789, 1848, 1870 (la Commune de Paris), 1914, 1945, 1962 (fin du colonialisme français) et 1966 (décision de de Gaulle de quitter l'Otan) : il s'agit de ce qui a fait la grandeur et le rayonnement de la France.


Lundi 08 Septembre 2008
abdellah.ouahhabi@online.fr


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Commentaires articles

1. Posté par Onoée le 08/09/2008 05:38
Oui, effectivement, c'est du 1789 et Bien mieux que le journal Rue 89... qui voudrait faire croire qu'il est l'esprit de 1789... alors qu'il en est très éloigné.

On demande de respecter la population française ici en 2008 comme en 1789 car la révolution s'est faite contre la morgue aristocratique. Or aujourd'hui nous sommes confrontés à une nouvelle morgue, celle de Sarkozy et de ses adeptes.

Souhaitons que cet esprit réinvente une nouvelle façon de mettre une cravate aux aristos nouveaux, comme le fit la guillotine aux aristos anciens... en évitant à nouveau de retourner l'outil contre le peuple lui-même, si possiBle... !


2. Posté par Ludo le 08/09/2008 19:06
On ne peut que souscrire a la pertinence de cet article, comme a celles de plusieurs autres sur d'autres sujets. Le site alterinfo est une bouffee d'air pur dans la fange mediatique actuelle, aux ordres des POUVOIRS.
Comment faire connaitre alterinfo aue j'ai decouvert par hasard il y a une semaine a un maximum d'internautes ? des mails a tous ses amis ? c'est ce que je m'apprete a faire.
Enfin de la vraie information ! merci.

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