Politique Nationale/Internationale

Résolutions du FMI/BM à Istanbul, problématique du dérapage du dollar et stratégie de la Chine



Abderrahmane MEBTOUL
Vendredi 16 Octobre 2009

Résolutions  du FMI/BM à Istanbul, problématique du dérapage du dollar et  stratégie  de la  Chine
Invité de la semaine    de Radio Algérie Internationale  Docteur Abderrahmane MEBTOUL  Professeur d’ Université– Economiste
 

Interview réalisée par Mme M. BRAHIMI journaliste RAI
 
 
Question  1 : Face à la crise mondiale  quelles sont les résolutions les 6/7octobre 2009  de  la Banque mondiale  et du FMI à Istanbul ?  
 
Le   directeur général du FMI venant  d’affirmer lors de  dernière réunion  à Istanbul le 6 octobre 2009   que la crise mondiale est sans pareil et  que  la  reprise sera lente   avec une prévision  de  1,8% en 2010  contre une régression de 2,5% en 2009. Comme un taux  de croissance se calcule par rapport à la  période antérieure et une croissance après  à un taux négatif de l’année  précédente donne toujours un taux  faible, aussi  comme après une  grave maladie , la convalescence  durera  de longues   années, au minimum   jusqu’en 2013/2014 si les thérapeutiques s’avèrent efficaces  et donc qu’une légère reprise  soit  effective  début 2011, pour que l’économie  mondiale retrouve son ancien niveau  et sous réserve que les thérapeutiques préconisées s’avèrent efficaces, supposant une coordination mondiale sans faille et une nouvelle régulation , ce qui n’est pas évident avec les divergences entre les USA et l’Europe d’une part, les pays émergents et les pays développés. Cette réunion na fait qu’avaliser ce quia  été décidé lors de la dernière réunion du G20  les 24/25 septembre 2009 à Pittsburgh, regroupant les pays  les plus riches  de  la planète concernant 20 Etats représentant 87% du PIB mondial, 60% de la population de la planète mais 10% seulement des Etats (1)  s’est  réuni juste avant  les 24/25 septembre 2009 à Pittsburgh, (Pennsylvanie, est des Etats-Unis). Les résolutions se sont  articulées autour  de quatre objectifs :

 
-Premièrement, l’institutionnalisation du G20 comme «principal Forum économique mondial». Cependant, c'est en 2010 lors des prochaines réunions qu’il y aura  discussion  de la nouvelle architecture du G20 : quels pays doivent en être membres, à quelle fréquence doit-il se réunir. C’est dans ce cadre  que s’inscrit la  réforme partielle du   FMI : une victoire  surtout pour  la Chine  mais également pour l’Inde, le Brésil, la Turquie et la Corée du Sud , le  G20 s’ étant  mis d'accord pour transférer dès 2011, 5% des droits de vote des pays développés aux pays émergents car si le cas des USA reste le même, avec   32% des voix au FMI, le Européens apparaissent collectivement surreprésentés au G20, alors que leur poids dans l'économie mondiale n'excède pas 25%, aujourd'hui, les pays développés détenant  57% des voix au sein du FMI, contre 43% aux pays émergents. ; -

deuxièmement  ouvrir les pistes d'une réforme en profondeur du système financier international par un  «  code de bonne conduite », la  Taxe Tobin qui  fut proposée en 1972 par le prix Nobel d’économie James Tobin consistant  en une taxation des transactions monétaires internationales afin de ne pas inciter à la spéculation (encadrement plus  sévèrement, à l'avenir, les primes des traders),  les  normes comptables entre Européens et Américains devant être harmonisées en 2011 bien qu’existent toujours des divergences,  de part et d'autre de l'Atlantique, les normes actuelles  gonflant artificiellement le bilan des banques américaines ;

 -troisièmement   prendre de nouvelles initiatives pour parer à d'éventuelles faillites bancaires et imposer aux banques de nouvelles normes comptables notamment en instituant des règles plus strictes sur les agences de notation, la titrisation et les parachutes dorés,  des trous noirs de la finance estimés à 10.000 milliards $  par la supervision et de l’immatriculation des hedge funds (dont 62% sont localisés dans les paradis fiscaux), l'opacité des paradis fiscaux ayant  aggravé la crise financière,  40 à 50% de l'ensemble des flux financiers transitent par des territoires dits non coopératifs, avec comme corollaire une économie très dépendante de l'activité bancaire et financière.

 Enfin quatrièmement  accroître les dépenses publiques à travers des déficits budgétaires coordonnées,et ciblés ( en espérant que cela ne dégénère pas  par une hyperinflation  en cas de non reprise  de l’économie réelle),   une relance globale de 5000 milliards $ étant  prévue d’ici fin 2010 mais au profit  des économies d’énergies pour le BTPH  et des technologies propres pour le secteur automobile, remettant d’ailleurs en cause  au pacte de stabilité européen (3% du PIB  et dépenses publiques sur /PIB moins de 60%).La résolution finale a insisté  sur le fait  que le renforcement du système de régulation ne saurait signifier protectionnisme,et que ces dépenses publiques sont destinées  en majorité aux entreprises privées ( politique keynésienne ciblée)  d’où des réunions prochaines  avec l’organisation mondiale du commerce(OMC).

 
Question 2: Les raisons de la dépréciation du dollar ?

 
Le dollar  vient de dépasser la barre  symbolique depuis le  08 septembre 2009 à 1,45 dollar un euro, fluctuant depuis quatre mois entre 1,41 et 1,47 dollar un euro  ayant perdu plus de 45% de sa valeur depuis 2000, certains instituts stratégiques mondiaux prévoient sa dépréciation à plus de 1,50 dollar un euro. Avec l’envolée  du chômage (baisse du pouvoir d’achat des ménages et endettement, car la prime à la casse par exemple  pour les voitures  est transitoire) qui atteindra son point culminant en 2010, le risque également est le passage de la crise  des prêts hypothécaires à une crise des crédits à la consommation. C’est cette faiblesse du dollar qui fait grimper notamment le cours des matières premières (l’or qui a dépasse les 1000 dollars l’once)  et le pétrole  encore que n’existe pas de corrélation entre la hausse/baisse des prix des cours du pétrole et celui du dollar. Par ailleurs cela aura des répercussions  sur les taux d’intérêt à moyen terme qui devront être relevés,  ayant  un impact négatif sur le retour à la croissance de l’économie mondiale. Car, la politique  monétaire  des Etats-Unis d’Amérique depuis 1971 , date  de la non  convertibilité du dollar vis-à-vis de l’or  correspond donc à une politique volontaire de baisse du dollar afin d'essayer de réduire le déficit commercial et de limiter la valeur réelle de leur endettement mondial libellé en dollars. Car la remontée du dollar face aux principales monnaies mondiales, supposerait une forte hausse des taux d'intérêts de la Fed et une baisse de la création monétaire, en contradiction avec le programme du nouveau président US dans la mesure où toute appréciation aurait pour conséquence le frein du marché immobilier (crédits inabordables du fait d'une hausse des intérêts sur les ménages endettés à taux variables), la consommation américaine pouvant être freinée avec le risque d’accélération des faillites des entreprises.  Pour l'exercice 2010, le gouvernement des Etats Unis américain a présenté un budget de 3 552 milliards de dollars reposant sur un déficit record de 1 750 milliards de dollars en 2009 (12,3 % du PIB, cinq fois le budget annuel de la France ).  Au déficit budgétaire de 2009,  s'ajouteront les déficits de 2010 et 2011, le besoin en financement serait de plus de 3 000 milliards de dollars. Avec l’envolée des déficits budgétaires  des principaux pays, cela n’et pas propre pas aux USA  (pour l’Europe, violant  les principes du pacte de stabilité), en cas de non reprise de l’économie réelle, actuellement assistant surtout à al reprise de la sphère financière,  le risque avec ces bulles budgétaires  c’est le  passage de la déflation actuelle ( baisse  des prix, chômage, récession) en  à la stagflation ( hausse  des prix, décroissance, chômage) . Pourtant,  le dollar, bien qu’en diminution relative,  représente toujours environ  60% , suite  à cette dépréciation , la Chine mais également d’ autres pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde,) se sont déclarés partisans d'utiliser la monnaie émise par le FMI sous forme de droits de tirage spéciaux et l’Europe ne serait foncièrement pas contre pour contrebalancer l’influence du dollar  vis à vis de l’euro nous ramenant  à l’idée de Keynes qui proposait déjà en 1945  une monnaie internationale dite « bancor ». Mais ce n’et pas pour demain du fait que cet aspect stratégique   qui constitue justement le cœur  de la crise mondiale  et de la réforme du système monétaire  international  n’ait pas été abordé ni à Pittsburgh ni à Istanbul.

 
 
Question 3- La répercussion sur les bons de trésor notamment chinois ?

 
Concernant les bons de trésor, et cela interpelle également l’Algérie, ils représentant environ 45 % de la dette totale externe des Etats-Unis  et  sont concentrés surtout au niveau de la banque centrale de Chine. Au 1er mars 2009, sur 2000 milliards de dollars de réserves de change chinois ( 20% du PIB) dont une grande partie grande libellée en dollars , la Chine détient 712 milliards de dollars de bons du Trésor (selon les statistiques américaines) et 50% des réserves de cange libellées en dollars soit 1000 milliards de dollars. Aussi malgré  certaines déclarations contre l'hégémonie du dollar, la Chine continue à être un gros acheteur de bons du Trésor. Malgré certaines déclarations contre l'hégémonie du dollar, la Chine continue à être un gros acheteur de bons du Trésor. Ainsi, la crise a rendu de facto l'économie américaine encore plus dépendante de la Chine des Etats Unis car toute contraction de la demande affecte les exportations chinoises. Mais est ce que cela pourra continuer à l’avenir ? Aussi, demain, tout dépendra de l‘attitude de la Chine , premier créancier des Etats-Unis et tout le problème est le suivant, les chinois continueront-ils à acheter des bons du Trésor des Etats Unis ? Comme impact de cette dépréciation du dollar, le président brésilien estime que son pays et la Chine vont parvenir à avoir des échanges bilatéraux dans leurs monnaies respectives, sans passer par le dollar, une réunion des Banques centrales des deux pays étant prévu à ce sujet selon la déclaration de Luiz Inacio Lula da Silva le 19 mai 2009 à Pékin, rapporté par China Daily. Mais paradoxalement si la Chine suspend l'achat de bons du Trésor, la valeur de ses avoirs libellés en dollars baissera fortement affectant par ricochet sa situation économique, la poussant ainsi à réévaluer ce qui aurait un impact négatif sur le yuan les exportations chinoises. Aussi,  malgré des régimes politiques diamétralement différents, les intérêts économique des Etats-Unis d’Amérique et de la Chine , du moins convergent et certains experts prédisent pour l’avenir horizon 2020 ,  un G2 comme élément central de la régulation monétaire .

 
Question 4  La Chine ne devrait-elle pas  être la locomotive  de l’économie mondiale ?


Aussi, il  faut être attentif à l’évolution de l’économie mondiale et surtout américaine qui reste la locomotive de l’économie mondiale avec un produit intérieur brut- PIB-  trois fois plus que le second du classement mondial, le Japon et accessoirement l’Europe  certes en étant conscient  du poids de pus en plus croissant  des pays émergents, mais le PIB de la Chine est légèrement  supérieur à celui de l’Allemagne la ramenant à la 3ème puissance économique mondiale.  Pourtant, il faut  ramener le PIB par rapport à la population  totale pour avoir une analyse objective et donc   il  faut éviter l’illusion chinoise du moins à court terme,peut être dans 10 ans  avec l’émergence d’une importante couche moyenne envoie de formation.  lPour ce qui est des  réserves de change chinoises, elles sont estimées à environ  2000 milliards de dollars  qui proviennent essentiellement   de l’exportation notamment vers les  USA et l’Europe   (1400 milliards de dollars  en 2008 après l’Allemagne 1500 milliards de dollars )  et toute contraction de l’économie mondiale se répercute  sur le  PIB chinois . Par ailleurs, indicateur de la faiblesse de la consommation solvable ,  le revenu par tête d’habitant  est  de  5.370 dollars contre plus de  45.850 pour les USA moyenne 2007/2008  et la Chine vient  d’ été  classée à un niveau très moyen selon le rapport du PNUD du 05 octobre 2009 à la 92ème place sur 122 pays  et que  selon la Banque mondiale elle aurait un tau de croissance de  7%  en  2009  , les autorités chinoises  l’estimant  à  7,5%  (contre  des 11/12% des années passées)   loin du minimum nécessaire pour maintenir la cohésion sociale 9%.  Précisons comme effet de la crise d’octobre 2008, 15,3% des 130 millions de ruraux qui migrent pour travailler, ont perdu leur emploi ou n'en ont pas trouvé, a affirmé le 3 février 2009 Chen Xiwen, responsable gouvernemental chargé de planification rural soit plus de 20 millions ont perdu leurs emplois courant  2008, du  fait que plus de 670 000 petites entreprises ont fermé.  Par ailleurs le  magazine économique Caijing de novembre 2008 a estimé que 2,3 millions d’emplois seront supprimés dans les industries exportatrices étant donné que la production était réduite en fonction de la baisse de la demande extérieure, la croissance des exportations chinoises ayant  presque baissé de moitié.  Et  avec le programme de relance de plus de  600 milliards de dollars au cours actuel,   le pouvoir a   choisi une relance quantitative plutôt que qualitative  et les grands groupes d'Etat, sont à nouveau inondés de liquidités ont  repris leur course à la surcapacité avec le risque d’un retour à l’inflation  et  un ralentissement de la compétitivité. Pour preuve en précisant   la  Banque centrale  chinoise dans sa note de conjoncture  de juillet 2009 a prévu un retour de l'inflation et comme par le passé, les grands groupes d'Etat, inondés de liquidités, ont accru leur pouvoir et repris leur course à la surcapacité sans se préoccuper des coûts.


Question 5 - En conclusion et l’Europe

 
D’une manière générale on ne peut ignorer  le déséquilibre mondial, la nécessaire régulation sociale tant interne aux pays développés qu’au détriment des pays du Sud et le réchauffement climatique (défi écologique) qui menace notre planète  Face  à l’émergence des grands espaces comme adaptation à la mondialisation  , notamment en Amérique Alena   ( zone de  libre échange  USA-Canada- Mexique,qui devrait être étendue à l’ensemble du continent,  l’Asie dont uniquement la Chine et l’inde représentant  presque 1/3 de la population mondiale , l’Europe des 27 a intérêt  à se tourner vers le Sud  de  la  Méditerranée  via Afrique ( qui abritera à l’horizon 2025 1,5 milliard d’âmes ) qui ont d’importantes potentialités matérielles  mais surtout humaines, en abandonnant  sa vision mercantile et  réaliser un véritable co- développement ( partenariat gagnant -gagnant)  si elle veut éviter d’être elle même marginalisée  à terme . D’où l’importance d’une intégration euro maghrébine, euro- méditerranéenne  et euro-africaine.
 
NB-  Invité de la semaine    Docteur Abderrahmane MEBTOUL  Expert International – Economiste à   Radio Algérie Internationale  Thème :  résolutions  du FMI/BM à Istanbul, le dollar et la Chine Interview réalisée par Mme M. BRAHIMI journaliste RAI
 



Vendredi 16 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par kairouan le 16/10/2009 16:27 | Alerter
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toujours a coté de la plaque . On ne peut pas lire cet auteur il confond le dollars et la livre sterling qui elle s'est vraiment depreciée a hauteur de 40% par rapport
a l' euro .Mais le dollars jusqu' a maintenant a toujours etait soutenu par les europeens et par la Chine , il s'est deprecié de seulement 25% par rapport a
l' euro parceque chinois comme europeens ont beaucoup plus d' interets a preservés avec le dollars qu' avec la livre anglaise .Je m'excuse franchement cette lecture est rebutante .

2.Posté par Kzimir le 16/10/2009 16:57 | Alerter
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Monsieur Abderrahmane MEBTOUL,
Les Etats-Unis se transformeront en un producteur à bas coût de marchandises pour le marché mondial. La classe ouvrière américaine va faire l'expérience de niveaux d'exploitation auxquels elle n'a pas été confrontée depuis un siècle. Son salaire et son niveau de vie se rapprocheront de plus en plus de ceux des travailleurs surexploités d'Asie.
Et ainsi tout les travailleurs du monde seront mis en concurrence vers le bas, le capitalisme parterre c'est pas pour demain.
On nous met la crise sous le nez, or c'est bien les forces de production qui sont en jeux.
Car n'oublions jamais que la richesse est produite par le travail.

3.Posté par AEZKI mOHAND le 17/10/2009 00:10 | Alerter
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]url:http://]b
Refaites vos calculs cher ami et vous verrez que le dollar a perdu plus de 50% de sa valeur par rapport à l’euro qui représente 60% des importations algériennes et ce par rapport au 26 octobre 2000.

Je vous conseille donc avant d’émettre des critiques non fondées induisant en erre

4.Posté par Pofesseur chouam bouchama le 17/10/2009 00:18 | Alerter
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Voilà pour les lecteurs d’Alter Info l’évolution du dérapage du dollar entre 2000/2009
Évolution : source http://fr.wikipedia.org/wiki/Euro.
• 26 octobre 2000 : 1 EUR = 0,8252 USD
• 28 décembre 2004 : 1 EUR = 1,3633 USD
• 2 janvier 2006 : 1 EUR = 1.18210 USD
• 27 avril 2007 : 1 EUR = 1,3682 USD
• 13 juillet 2007 : l'euro passe la barre de 1 EUR = 1,380 USD
• 28 septembre 2007 : l'euro passe la barre de 1 EUR = 1,4272 USD
• 31 octobre 2007 : 1 EUR = 1,45 USD
• 20 novembre 2007 : 1 EUR = 1,48 USD
• 23 novembre 2007 : 1 EUR = 1,4967 USD
• 7 mars 2008 : 1 EUR = 1,5464 USD
• 13 mars 2008 : 1 EUR = 1,5645 USD
• 17 mars 2008 : 1 EUR = 1,5905 USD
• 22 avril 2008 : 1 EUR = 1,6020 USD
• 15 juillet 2008 : 1 EUR = 1,6038 USD
• 24 juillet 2008 : 1 EUR = 1,5706 USD
• 26 septembre 2008 : 1 EUR = 1,4588 USD
• 24 octobre 2008 : 1EUR = 1,2530 USD
• 5 novembre 2008 : 1 EUR = 1,28888 USD
• 18 décembre 2008 : 1 EUR = 1,4659 USD
• 17 février 2009 : 1 EUR = 1,2634 USD
• 8 mai 2009 : 1 EUR = 1,3404 USD
• 9 juin 2009 : 1 EUR = 1,4063 USD
• 14 octobre 2009 : 1 EURO = 1,4950

Resume /
26 octobre 2000 : 1 EUR= ,8252 USD-31 octobre 2007 : 1 EUR= 1,45 USD
22 avril 2008 : 1 EURO= 1,6020 USD -14 octobre 2009 : 1 EUR = 1,4921 USD




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