Propagande médiatique, politique, idéologique

Répercussion des allégations non fondées de Bush contre l'Iran


Les allégations contradictoires du Président américain sur ce qu'il appelle l'ingérence iranienne en Irak, continuent de faire la une des journaux.


IRIB
Samedi 17 Février 2007

Dans son éditorial du vendredi 16 février, le quotidien Seattle Post appelle les citoyens américains à faire plus d'attention aux informations qui pourraient ne pas avoir de fondement logique. "Au lieu de falsifier des documents pour condamner l'Iran ou en élaborer de faux exemples, il vaut mieux faire preuve de bonne foi", écrit le quotidien américain.

Dans une conférence de presse, mercredi 14 février, George W. Bush a prétendu que les forces de Qods jouaient un rôle du premier plan dans la fourniture d'armements aux paramilitaires irakiens. "Mais ce que nous ignorons c'est si ce sont les dirigeants iraniens qui ont donné l'ordre aux forces de Qods d'accomplir ce qu'ils ont fait", a-t-il précisé. En fait, nombreux sont les experts à croire que les récentes allégations du Bush visent à occulter à l'opinion publique mondiale, le fait que les civils irakiens sont, quotidiennement, victimes des attaques mortelles, commises avec des armes fournies par l'argent des contribuables américains.

Dans une allusion aux déclarations anti-iraniennes du Président Bush, le New York Times, aussi, se demande dans son récent numéro, pourquoi les noms des responsables US qui seraient à l'origine de ces informations ne doivent pas être révélés aux électeurs américains, ceux qui paient le coût de la guerre en Irak, par leur fils et leur argent. Des critiques de ce genre s'amplifient chaque jour davantage d'autant que le Chef d'Etat-major interarmes américain, le Général Peter Pace a lui aussi reconnu n'avoir aucune preuve censée prouver la prétendue ingérence iranienne en Irak.

Pour sortir du bourbier irakien, la Maison Blanche a mobilisé, paraît-il, tous ses moyens d'intoxication dans l'espoir d'échapper à sa responsabilité directe dans le massacre du peuple irakien, une sorte de fuite en avant qui cherche à imputer aux voisins de l'Irak, l'Iran, en particulier la responsabilité de l'échec américain.

Ces campagnes d'intoxication interviennent alors que le peuple iranien est lui-même victime du terrorisme, de nombreux civils iraniens ont perdu la vie à cause de l'insécurité que les groupes terroristes propagent dans la région. Plus que toute autre personne ou instance, il revient à l'Occupant et au Conseil de sécurité de l'ONU de répondre des séquelles des actes terroristes qui se commettent dans la région. Depuis l'occupation de l'Irak par les forces de coalition, les groupes terroristes ont organisé leurs activités dans le pays, alors que le Mossad et la CIA ont de plus en plus stipendié les anciens bassistes ainsi que le groupuscule des Monaféghine qu'ils fournissent en armement pour réaliser leurs objectifs funestes. Il ne faut pas, non plus, ignorer certains groupes extrémistes ou trompés qui se laissent instrumentaliser dans le sens des politiques des Occupants, une politique qui vise essentiellement à semer la discorde dans la région. Ceci dit, il serait simpliste de croire que les mensonges officiels de la Maison Blanche puissent couvrir le coup dont l'aventure irakienne de l'administration Bush a assené au prestige des Etats-Unis, aussi bien dans l'optique des citoyens américains qu'auprès de l'opinion publique mondiale.


Samedi 17 Février 2007

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