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International

Rencontre Bush-Brown


Jeudi à Washington, le Premier ministre ‎britannique, Gordon Brown ne manquait pas de ‎compliments flatteurs envers son hôte, George W. Bush. ‎A l'en croire, George Bush a réussi son rôle de leader ‎mondial dans la lutte contre le terrorisme, et que le ‎monde lui en devait beaucoup. De ‎grands mots de soulagement entre amis ! Or, la place de ‎George W. Bush et de son parti républicain n'ont jamais ‎été si fragiles, en raison de son bellicisme.



Rencontre Bush-Brown
En ‎Afghanistan, on est témoin de la montée des Talibans, ‎qui ne cessent d'attaquer les forces de la coalition, alors ‎que les pays de l'Otan hésitent à y envoyer de nouveaux ‎renforts militaires, par souci de nouvelles pertes en vie ‎humaine, dans leurs troupes. En Irak aussi, l'insécurité ‎persiste et les violences ont pris de l'ampleur, bien que ‎les autorités américaines prétendent qu'une sécurité ‎relative y soit rétablie. D'autre part, les frais de cette ‎guerre ont largement affecté l'économie américaine. Les ‎détracteurs de l'administration Bush, surtout dans le ‎camp démocrate, voient dans les politiques va-t-en ‎guerre de Bush le responsable de cette situation tandis ‎que l'opinion publique internationale désapprouve les ‎politiques de la Maison Blanche à laquelle elle reproche ‎surtout l'occupation prolongée de l'Afghanistan et la ‎poursuite du massacre du peuple irakien.‎ ‎ Gordon Brown n'a pas manqué, non plus, d'évoquer les ‎‎"relations spéciales" liant la Grande Bretagne et les ‎Etats-Unis. Il a également rassuré que Londres ‎poursuivrait sa coopération avec Washington, en Irak ‎aussi bien qu'en Afghanistan. Il est peut-être opportun de ‎rappeler que la place du Premier ministre du Royaume ‎Uni n'est pas plus brillante que celle de son ami George ‎W. Bush. Le bilan économique de Gordon Brown n'est ‎pas tellement brillant et son suivisme aux politiques ‎afghane et irakienne du Président américain le place dans ‎une situation critique. Dans le cas irakien, Brown semble ‎avoir totalement oublié sa promesse d'appliquer quelques ‎peu de changements à la politique blairienne. La Grande ‎Bretagne reste le deuxième pays, après les Etats-Unis, à ‎détenir des troupes nombreuses en Irak et aussi, en ‎Afghanistan. Il n'est donc pas étonnant que Gordon ‎Brown se classifie, comme George W. Bush, parmi les ‎leaders les plus mal aimés de l'opinion publique ‎mondiale. Le gouvernement Brown est actuellement sous ‎pressions, visant surtout ses plans économiques ‎inefficaces et la montée des pertes des forces ‎britanniques, en Irak et en Afghanistan. Les sondages ‎confirment la chute en popularité du parti travailliste au ‎pouvoir, par rapport à son rival traditionnel conservateur. ‎Pour certains experts, il serait même probable que le ‎Premier ministre préfère se retirer du pouvoir. D'autres ‎considèrent la rencontre Bush-Brown, le rendez-vous de ‎deux leaders fragilisés. Il est évident que dans la situation ‎qui se présente, Gordon Brown ne pourrait pas tant ‎compter sur l'appui de son ami américain. Les deux pays ‎sont d'ailleurs divisés, sur certains sujets liés aux ‎dossiers, ô combien, embarrassants afghan et irakien. ‎Confronté à des critiques internes, le gouvernement ‎britannique ne regarde pas avec certitude la poursuite de ‎l'implication militaire en Irak. Côté américain, des ‎concertations établies entre les Britanniques et les ‎Talibans en Afghanistan tombent mal. La visite de ‎Brown à Washington serait donc censée réchauffer ‎l'ambiance entre les deux pays

Samedi 19 Avril 2008

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