Palestine occupée

Rejetant le projet franco-américain, La Syrie prête à la guerre


La Syrie est prête à une «guerre régionale» dans le cas où elle serait visée, a déclaré son ministre des Affaires étrangères qui a également critiqué vigoureusement le projet franco-américain de résolution qui favorise la poursuite de l’agression israélienne


Farid@evhr.net
Lundi 7 Août 2006

Le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, a déclaré que l’armée syrienne répondra immédiatement à toute agression venant d’Israël. Quant au risque d’embrasement de la région, il dira que «le Hezbollah a mis fin à la thèse du déséquilibre des forces en faveur d’Israël et que la Syrie a commencé à se préparer». Damas avait déjà affirmé qu’il n’excluait pas de devenir la cible d’une attaque israélienne, soulignant que l’Etat hébreu et son allié américain cherchaient à imposer leur agenda au Proche-Orient.

Lundi dernier, le président syrien Bachar Al Assad avait donné l’ordre à son armée de se tenir prête à faire face à toute attaque. D’un autre côté, la Syrie a vivement réagi à l’accord franco-américain sur un projet de résolution visant à mettre fin à l’agression israélienne. La Syrie estime que ce texte «mène tout droit à la poursuite de la guerre car il est injuste pour le Liban, et peut conduire à la guerre civile». «Damas refuse que soit imposées au Liban, qui a gagné la guerre, des choses qu’il ne veut pas. Nous ne voulons pas que le Liban qui a gagné militairement soit politiquement perdant», a affirmé Mouallem.

Le texte franco-américain exige une cessation complète des hostilités, mais n’appelle nullement à un retrait immédiat des troupes israéliennes actuellement engagées au Liban-Sud. «Pour qu’un cessez-le-feu tienne, il est nécessaire qu’Israël retire ses troupes du Liban, y compris des fermes de Chebaa», une zone frontalière occupée par l’Etat hébreu depuis 1967, a asséné le ministre syrien. Et au sujet du plan de règlement du conflit en sept points proposé par le gouvernement libanais, il a indiqué qu’il y était favorable à condition qu’il fasse l’objet d’un «consensus de toutes les parties, y compris le Hezbollah». Ce plan prévoit un cessez-le-feu, l’échange de prisonniers entre le Hezbollah et Israël et le déploiement de l’armée libanaise dans le sud du Liban. Il envisage aussi le renforcement de la FINUL, la mise du secteur frontalier des fermes de Chebaa, occupées par Israël, sous juridiction onusienne, et la réactivation de l’accord d’armistice libano-israélien de 1949.


Par Rédaction internationale
Journal La Tribune -Algérie-


Lundi 7 Août 2006

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