EUROPE

Règlement de compte à 'Ok Bruxelles'!


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Lundi 23 Juin 2008

Le "NON" irlandais au Traité de Lisbonne a conduit l'U.E vers un nouveau défi, d'autant plus que certains Chefs d'Etat et de gouvernement, italien et français, entre autres, n'ont pas été tendres avec la Commission européenne. C'était sans compter sur son Président, José Manuel Barroso, qui a réagi aux critiques. "Ce n'est pas avec des slogans populistes qu'on réussira à renouveler la confiance des citoyens en Europe.", a-t-il dit. Il a, également, remis le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, à sa place, après ses critiques envers les commissaires européens priés de taire leurs critiques envers les gouvernements européens. Il avait, en effet, demandé sans ambages à la Commission d'éviter toute critique publique envers les Etats membres. Il est vrai que le gouvernement du Cavaliere fait actuellement l'objet de critiques de l'exécutif européen, en matière de politique budgétaire et migratoire, ainsi que concernant les aides d'Etat, destinées à sauver "Alitalia" de la faillite. Quelques heures plus tôt, le Président français, qui s'apprête à reprendre les rênes de l'Union, s'en était pris au commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson. Nicolas Sarkozy a, sévèrement, tancé le commissaire européen au Commerce, qu'il a accusé d'avoir joué un rôle dans le "NON" irlandais au Traité européen de Lisbonne. Evoquant, justement, le rejet irlandais du Traité de Lisbonne, M. Barroso a réaffirmé qu'il fallait respecter la décision du peuple irlandais, mais qu'il fallait, également, respecter la volonté des autres pays qui veulent ratifier le Traité de Lisbonne, selon ses propres termes. Tout cela pour dire que les critiques de quelques dirigeants européens et la réaction du Président de la Commission de l'U.E reflètent le malaise qui règne, actuellement, au sein de cette institution, confrontée à des divergences plus ou moins sérieuses, mises à jour, après le "NON" des Irlandais. C'est ce qui est, d'ailleurs, ressorti du Sommet de Bruxelles, à savoir, que, sans une ligne de conduite et une stratégie commune, on ne saurait régler les problèmes. Or, il n'y a pas, pour l'instant, de stratégie commune permettant d'élargir l'U.E, qui doit trouver des réponses aux questions suivantes: Primo, quelle sont les perspectives qui s'offrent concernant l'élargissement de l'Europe? Secundo, l'U.E est-elle considérée comme un centre de décision indépendant, sur l'échiquier politique mondial? Et, enfin, tertio, quelles sont les marges de manoeuvres et les limites de l'indépendance des Etats membres, dans le cadre de l'Union? Leur indépendance politique sera-t-elle préservée, ou se dirigera-t-on finalement vers un Etat européen unique? Force est de constater que, pour l'instant, les dirigeants européens n'ont pas trouvé de réponses fermes et définitives à ces questions. Partant, l'Union des 27 a, pour ainsi dire, du chemin à faire, pour trouver cette totale convergence, notamment, dans les domaines, ô combien important, de la défense et de la politique étrangère.

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Lundi 23 Juin 2008

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