Conflits et guerres actuelles

Regain de violences en Irak



Samedi 27 Septembre 2008

Regain de violences en Irak
‎Bombes et voitures piégées, insécurité et violences. ‎L'Irak revit de nouveau, ces derniers jours, au rythme ‎d'attentats sanglants. De quoi préoccuper les responsables ‎politiques et sécuritaires irakiens ainsi les différents ‎groupes du pays. Le crescendo de l'insécurité notamment à ‎Bagdad a forcé les responsables du plan de sécurité de la ‎capitale d'envisager de nouvelles mesures. Le commandant ‎de ce plan de sécurité, le général de brigade Aboud Qanbar, ‎voit la raison de l'escalade des violences dans le ‎changement de ligne de conduite des groupes terroristes et ‎des insurgés. « Les groupes terroristes armés ont changé de ‎méthode face aux opérations sécuritaires des forces ‎irakiennes et ils se sont mutés à présent en des bandes ‎criminelles », a expliqué le général Qanbar. Dans ce même ‎contexte, le porte-parole du projet de sécurité de Bagdad, ‎Qassem Atâ évoque l'objectif des terroristes qui visent à ‎travers les violences et les attentats à proclamer leur ‎existence sur la scène irakienne et aussi à mettre en ‎question les acquis du projet. Toujours d'après Qassem ‎Atâ, les attentats perpétrés avec des bombes dites collantes ‎ainsi que des liquidations par armes munies de silencieux ‎sont à l'origine des violences qui ont secoué ces deux ‎dernières semaines Bagdad, et les victimes étaient ‎essentiellement choisies parmi les personnalités des médias ‎et des responsables gouvernementaux. « Le nouveau tour ‎des insécurités, a-t-il ajouté, a forcé les commandants du ‎projet de sécurité de Bagdad à multiplier les check points, à ‎redéployer les unités de l'armée et à renforcer les ‎opérations du collecte de renseignements. ». Or, pour ‎certaines sources, la coïncidence du regain des violences en ‎Irak notamment dans la capitale avec les démarches de ‎Washington pour amener le gouvernement Maliki à signer ‎l'accord de sécurité mérite plus de réflexion. Le patron du ‎Pentagone Robert Gates, qui s'était rendu tout récemment ‎en Irak pour les changements faits à la tête de l'armée ‎américaine en terre de Mésopotamie, qui de David Petraeus ‎était passée aux mains du général Raymond Odierno, avait ‎mis en garde contre l'escalade des violences. Le nouveau ‎commandant de l'armée US en Irak a de son côté rappelé ‎qu'en dépit des progrès dans le processus de la sécurisation, ‎la situation en Irak reste toujours fragile, le pays étant ‎exposé au regain des tensions. En substance, alors que les ‎divergences entre Washington et Bagdad au sujet de ‎l'accord de sécurité n'ont eu de cesse de s'enfler, les ‎autorités américaines, auxquels font écho les milieux ‎médiatiques, ne tarissent pas durant ces deux dernières ‎semaines à parler d'un nouveau cycle vicieux de violences ‎en Irak.‎

Rice se prononce sur les problèmes devant l'accord de sécurité ‎avec l'Irak

La Secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, évoque ‎les problèmes qui jalonnent le processus de la signature de l'accord ‎de sécurité avec l'Irak. Rappelant que son pays a besoin de ce texte ‎légal, elle a demandé à Bagdad de poursuivre les négociations sur ‎la signature de cet accord. Les négociations visant à finaliser ‎l'accord de sécurité Washington-Bagdad se sont trouvées dans ‎l'impasse après que le gouvernement irakien a proposé des ‎changements dans certaines clauses de son avant texte. Bagdad a, ‎entre autres, insisté sur la nécessité de la sauvegarde des droits du ‎peuple et de la souveraineté nationale irakienne, annonçant qu'il ‎n'acceptait pas toujours l'immunité judiciaire du personnel militaire ‎US en Irak et qu'il exigeait encore la fixation d'un calendrier de ‎retrait des troupes américaines d'Irak. La semaine dernière, le ‎Premier ministre Nouri al-Maliki a mis en garde contre les ‎obstacles sérieux devant la signature de l'accord de sécurité avec ‎les Etats-Unis d'Amérique, et demandé à Washington de répondre ‎positivement aux souhaits de Bagdad. Après cette mise en garde, la ‎délégation négociatrice américaine est retournée en Irak et le ‎dialogue a été repris, d'après les sources américaines, pour lever les ‎différends. Dans la foulée, le conseiller à la sécurité nationale ‎irakienne, Mouafaq al-Roubaï a rappelé que la signature de cet ‎accord est subordonnée à l'acceptation des demandes de l'Irak par ‎la Maison Blanche. Quant aux analystes politiques, ils estiment, en ‎se réfèrent aux déclarations de Mme Rice, que le Président ‎américain George Bush cherche à faire signer cet accord, avant la ‎fin de son mandat, coûte que coûte. Les sources d'information font, ‎même, état de la visite éventuelle de Bush en Irak pour finaliser ‎l'accord en question. Ceci dit, l'approche américaine dans ce ‎domaine, semble consister à poursuivre les contacts et les ‎consultations politiques avant de procéder aux démarches violentes ‎et pressions contre le gouvernement irakien. Cependant, les ‎protestations de la population, des groupes politiques et des hautes ‎autorités religieuses contre cet accord, ont conduit le ‎gouvernement Maliki à s'opposer à l'hégémonie et à ‎l'expansionnisme des Etats-Unis, en s'appuyant en effet sur la ‎protestation de l'Irak entier contre cette affaire. L'insistance des ‎responsables irakiens sur la réalisation de leurs demandes, a en ‎effet mis des entraves à l'application de la politique de pression ‎américaine. C'est justement ce qui a obligé la Maison Blanche à ‎envisager des concessions à donner à l'Irak, comme l'a déjà rappelé ‎le secrétaire à la Défense américaine, Robert Gates. Cela étant, les ‎responsables américains cherchent en effet à créer une situation ‎pour stabiliser leur présence militaire en Irak et à y assurer leurs ‎intérêts à long terme. ‎

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Samedi 27 Septembre 2008


Commentaires

1.Posté par Rakovski le 28/09/2008 17:24 | Alerter
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Tout le monde l'aura compris, ce regain de violence qui ne vise pas l'armée d'occupation mais les irakiens, est orchestré par les terroristes du Pentagone et leur armée de mercenaires qui place des bombes contre des objectifs civils irakiens.


Chaque soldat étatsunien en Irak est un terroriste dont la mission est poser des bombes dans les mosquées, sur les places publiques, afin de nourrir une division artificielle et s'assurer une tranquillité dans le pillage des richesses irakiennes..


2.Posté par emir abdelkader le 28/09/2008 20:40 | Alerter
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diviser pour mieux regner , c'est la politique sioniste ! biensur que nous savons qui sont derriere ces attentats tout comme ceux perpetrés en syrie !

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