Economie

Réflexions de Fidel Castro: LA FACTURE PÉTROLIÈRE ET LE DÉVELOPPEMENT


Chávez l’a dit on ne peut plus clairement à Riyad : la facture pétrolière et de gaz des pays en développement se monte à un billion de dollars. Il a proposé à l’OPEP, qui a été sur le point d’être dissoute avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement bolivarien – qui l’a présidée et préservée pendant huit ans -, de jouer le rôle pour lequel le Fonds monétaire international a été créé et qu’il n’a jamais assumé.

par Agence Cubaine de Nouvelles


Fidel Castro Ruz
Mercredi 21 Novembre 2007

Réflexions de Fidel Castro: LA FACTURE PÉTROLIÈRE ET LE DÉVELOPPEMENT
Le dollar tombe en chute libre, a-t-il exprimé. On nous paye avec du papier. Nous pouvons et nous devons assurer les carburants aussi bien aux pays développés qu’à ceux qui s’efforcent de se développer et qui ont besoin de les importer. L’OPEP peut octroyer des crédits pour le développement assortis de délais de grâce prolongés et à 1 p.100 seulement d’intérêt annuel, de sorte que les pays pauvres puissent payer de retour avec les biens et les services qu’ils soient capables de produire. Il a parlé de 5 milliards de dollars au titre d’aide au développement fournis par le Venezuela aux pays caribéens qui ont désespérément besoin d’importer cette matière première essentielle.

Chávez pourrait faire allusion à un exemple bien connu par Cuba : avec ce qu’on paye pour un baril de pétrole à la fin de l’année 2007 on aurait pu acheter, en 1960, 13,52 tonnes de pétrole léger, transport compris, autrement dit, à peu près 50 fois de plus qu’aujourd’hui. Cela étant, un pays comme la République bolivarienne du Venezuela demeurerait un fournisseur de carburant très bon marché pour les États‑Unis. La terre continuerait de s’effondre dans certains bassins du fait de la disparition du sous-sol pétrolier.

J’imagine jusqu’à quel point il doit se creuser la tête à faire les comptes et je sais jusqu’à quel point sont justes et nobles ses sentiments d’égalité et de justice envers les peuples de notre Amérique, comme l’a appelée Martí et que Bolívar, dans sa lutte contre l’empire espagnol, a qualifiée d’une seule nation.

L’équilibre existait encore à cette époque-là. L’idée impériale démoniaque de transformer les aliments en carburants n’existait pas. Les changements climatiques n’avaient pas été non plus découverts et vérifiés par les sciences.


Mercredi 21 Novembre 2007

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