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Réellement, qui est Mike Huckabee: Un fanatique religieux, ou le seul candidat encore sobre et valeureux?


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Mercredi 30 Novembre 2016 - 11:41 La guerre à la vérité de l'Ouest


Le sentiment d’avoir été trompé depuis longtemps peut entraîner une incapacité à reconnaître les belles et vraies opportunités quand elles se présentent à nous. C’est comme si le pessimisme nous avait gagné et nous mangeait notre espoir, pour finalement se transformer en haine et intolérance envers tout. C’est le principe des personnes âgées qui deviennent de plus en plus rancunières avec l’âge. J’affirme que la même chose s’est passé avec la perception que certains d’entre nous avons envers les politiciens, les États-unis et en particulier envers les politiciens américains! Nous avons constaté toutes les horreurs dont ils ont été responsables depuis notamment la fin de la seconde guerre mondiale, tout le contrôle médiatique qu’ils opèrent, tous les mensonges des deux dernières administrations et nous rejetons ainsi, par réflexe presque pavlovien, presque tout candidat qui dépasse les 10% de popularité. « C’est vrai, enfin! Comment un peuple aussi arrogant et dépravé pourrait-il reconnaître un bon candidat? » Puisque ce texte ne s’adresse pas à une audience américaine, l’impact électoral n’est pas recherché mais plutôt une certaine justice et justesse dans la présentation du candidat Mike Huckabee, et pourquoi pas redonner espoir à un monde occidental qui est en train de voir son « grand frère » s’effondrer devant lui.

Il s’agit donc de citations traduites directement de l’anglais d’interventions que Mike Huckabee a faites à la télévision américaine, que j’ai regardées sur le site youtube.com. Je vous laisse les liens pour ceux qui comprennent un peu l’anglais.


romain.angeles@gmail.com
Jeudi 17 Janvier 2008

Réellement, qui est Mike Huckabee: Un fanatique religieux, ou le seul candidat encore sobre et valeureux?

Glenn Beck – 19/10/2007

Mike Huckabee : Je crois que nous avons un congrès qui adore le pouvoir qu'ils ont de manipuler la loi sur les impôts de sorte qu'ils acquièrent encore plus de pouvoir. Ce dont nous avons besoin est d'un démembrement total de notre système d'impôt. Arrêtons l'impôt sur la productivité. Si j'était président, je ferai en sorte que nous éliminions entièrement l'impôt sur le revenu des individus et des corporations, sur l'épargne, sur les dividendes, sur les gains en capital et sur la mort. Et ce par quoi nous le remplacerons serait une simple taxe sur la consommation qui sera perçue au moment de l'achat, au moment de la vente. La « Fair Tax » [la taxe juste].

C'est une taxe constante, 23% de la consommation. […] Voilà ce qu'il se passera. Maintenant, 22% de tout ce que nous achetons contient une taxe implantée dans le prix. Les corporations ne payent pas de taxes! Ils ne font que l'insérer dans le coût du produit et ils le vendent. Voilà ce qu'il se passe. Nous perdons nos industries parce que si quelque chose est produit en Europe, ils ne perçoivent pas la taxe avant d'être exportée ici. Alors il nous arrive sans taxe. Nos industries ont la taxe implantée. Et devinez quel produit devient le moins cher? Nous avons un taux de taxation plus élevé que la France, nom de Dieu!

Maintenant, la manière de régler ce problème est de changer la loi sur l'impôt entièrement. Éliminer le IRS [Internal Revenue Service – le collecteur d'impôt américain], chose que nous ferions. Il s'agit également d'un problème de liberté d'expression. Plus aucune pasteur ne se fera dire « vous ne pouvez pas dire cela parce que le IRS va venir vous saisir » parce que nous interviendrons, et nous saisirons le IRS et les mettrons eux à la porte!

Ce qu'il se passe réellement c'est qu'il y a 10 trillion de dollars de capitaux qui sont déposés à l'étranger, de l'argent américain qui a été déplacé à l'étranger pour le protéger de notre système de taxation, qui reviendrait immédiatement. Que se passerait-il si des capitaux d'une valeur de 10 trillion de dollars étaient insérés de nouveau dans l'économie?

[…]

MH : Le pré-rabais, et c'est le point clé. La raison pour laquelle je supporte personnellement la Fair Tax est qu'il y a le mécanisme de pré-rabais qui sera accordé à tous, et en passant, cela ne bénéficiera qu'aux citoyens, alors si vous êtes clandestins, c'est une autre manière de faire en sorte que nous ne donnions pas aveuglément des bénéfices. Mais si vous êtes un citoyen, alors vous recevez, au début de chaque mois, un montant pour chaque membre de votre foyer la taxe sur la consommation, jusqu'au niveau de pauvreté, ce qui veut dire que vous libérez les pauvres de toute taxe pour les besoins essentiels. Maintenant, tout le monde le reçoit, pas seulement les pauvres, alors si vous êtes Bill Gates ou Warren Buffet, vous recevez quand même le pré-rabais. Vous dites « mais je n'en ai pas besoin », très bien, renvoyez-le, rien ne vous empêche de le renvoyer.

Débat républicain CNN/Youtube – 28/11/07

MH : [En tant que gouverneur,] j'ai appuyé un projet de loi qui donnerait à ces enfants [de parents clandestins] qui avaient été dans nos écoles toute leur vie la chance d'avoir la même bourse que leurs pairs qui avaient aussi été à l'école secondaire avec eux, et qui étaient assis dans les mêmes salles de classe.

[…]

Ce projet de loi disait que si vous étiez venus ici, pas par choix personnel, mais par la décision de vos parents, alors nous n'allions pas punir un enfant pour le crime que ses parents avaient commis. Ce n'est pas ce que nous avons l'habitude de faire, dans ce pays. Le projet de loi disait que si vous aviez été dans nos écoles à partir de l'âge de 5 ou 6 ans et vous étiez premier de votre classe, que vous aviez complété le programme, que vous étiez un élève exceptionnel, et aussi que vous n'aviez consommé ni drogue ni alcool, et la dernière réserve était que vous deviez faire une demande de citoyenneté. Cela accomplissait deux choses que nous savions que nous voulions faire, la première étant d'amener les gens d'un statut illégal à un statut légal, et la deuxième étant que nous voulions que les gens soient des payeurs de taxes, et non pas des preneurs de taxes. Et c'est ce que ces réserves accomplissaient.

[NdT : Ce projet de loi n'est jamais devenu une loi, il n'a pas passé le sénat.]

Larry King Live – 17/12/2007

Larry King : Vous avez critiqué la politique étrangère de l'administration Bush comme étant une « mentalité belligérante et arrogante ». Et hier, le gouverneur Romney a dit que vous devriez vous excuser auprès du président Bush. Le ferez-vous?

MH : Évidemment que non. Une des choses en tant que président, est que vous devez vous tenir sur vos deux jambes. Si vous allez vous présenter comme président, vous ne pouvez pas simplement dire « au fait, tout ce que tout le monde a pu faire dans le passé est parfait. » Ce n'est pas ce que les gens recherchent chez un président. Ils cherchent quelqu'un qui dira : « il y a certaines choses que nous avons faites qui ne sont pas correctes. » J'aime le président personnellement, je crois qu'il a fait beaucoup plus de choses correctes que de choses incorrectes. Je l'ai supporté dans toutes ses campagnes électorales. J'ai été d'accord avec lui plus que j'ai été en désaccord avec lui. Mais que je suis en désaccord avec lui, je dois le faire honnêtement. Et voici ce que je voulais mentionner à ce sujet. Je n'ai pas dit que le président était arrogant, mais j'ai dit que les politiques l'ont étés. Laissez-moi vous en donner un exemple.

Bien, laissez-moi vous expliquer ce que je crois qui est survenu. Quand vous vous engager dans une guerre, la chose clé est premièrement d'avoir un objectif clairement défini quant à ce que vous ferez une fois rentré en guerre, et quand vous savez que vous la gagnerez. Deuxièmement, vous y allez avec une supériorité écrasante, vous y allez avec ce qu'on appelle souvent le « shock and awe » [choquer pour se faire respecter], avec une force incomparable, une supériorité militaire contre votre ennemi. Et troisièmement, une fois que vous vous y êtes engagés, vous ne laissez pas les politiciens interpréter à leur manière les commandants militaires qui sont sur place et vous vous assurez qu'ils ne manquent de rien. Ça c'est vraiment la doctrine Powell, et la doctrine de Schwartzkof [un général américain].

[…]

LK : Quel rôle, si rôle il y a, devrait jouer la religion dans une course présidentielle? Pourquoi devrait cela être important si la personne est catholique, protestante, mormone, athée…quel est le problème?

MH : Cela n'a strictement aucune importance. J'ajouterai que c'est le cas tant que vous êtes cohérent avec votre foi. Si je disais aux gens « je suis Chrétien » et ensuite j'irai vivre une toute autre vie, là ça aurait de l'importance, parce que les gens verraient que je suis fondamentalement hypocrite.

LK : Mais ce que vous êtes est insignifiant.

MH : C'est insignifiant… Je veux être clair… Beaucoup de gens ont essayé de faire en sorte que vous deviez être d'une certaine foi. Je pense que ce qu'une personne est est insignifiante par rapport au fait qu'elle pourra être élue président tant que ce qu'ils affirment est cohérent avec le reste de leur vie. Je crois que c'est la seule chose qui devrait être importante.

LK : Croyez-vous qu'il s'agit d'une nation chrétienne?

MH : Ah…c'est réellement une nation séculière qui a des fondations chrétiennes et des racines Judéo-chrétiennes. Nos lois sont basées sur les dix commandements, nos pères fondateurs ont clairement eu une assistance spirituelle, ils croyaient que cette nation a été fondée sur la notion que nos droits nous viennent de Dieu, qu'il s'agit de droits inaliénables, ce qui veut dire que personne ne peut nous les enlever. Ils les ont même définis : vie, liberté et la poursuite du bonheur. Ils ont dit que nous sommes doués de ces droits par notre Créateur. Ils avaient donc cette conception, mais ce qu'ils n'ont jamais voulu était d'imposer quoi que ce soit. C'était la différence.

LK : Ils n'ont pas mentionné Dieu dans la Constitution.

MH : Ils ne l'ont pas fait. C'était implicite dans la Constitution qu'elle se basait sur la Déclaration d'Indépendance. Mais l'idée de base du premier amendement était que vous ne favorisez ni ne bannirez aucune religion.

[…]

LK : Vous avez dit que vous ne croyez pas à l'évolution. Ceci étant dit, comment concilieriez vous son enseignement dans les salles de classe?

MH : De la même manière que j'ai fait en tant que parent, et de la même manière que j'ai fait en tant que gouverneur, et je ne m'en occupe pas. Je ne suis pas un professeur de sciences, je n'écris pas le programme pour les manuels scolaires.

Mes enfants, Larry, sont allés dans les écoles publiques de l'Arkansas. J'étais le premier gouverneur en 50 ans dont tous les enfants, du primaire au lycée ont suivi leur enseignement dans le système public de l'Arkansas. Alors quand les gens disent « oh, que va-t-il faire aux manuels!? », eh bien, si je voulais faire quelque chose, je l'aurai fait quand j'étais gouverneur. Les présidents n'ont rien à faire avec les programmes d'éducation.

Je veux mentionner quelque chose à propos de l'éducation. Le vrai problème en éducation que j'ai adressé a été l'enseignement plus significatif de la musique et des arts. Je l'ai fait en tant que gouverneur. C'est ce qui me tenait à cœur, parce que je pense que notre système éducatif trompe nos enfants parce que nous ne touchons pas au côté droit du cerveau, le côté créatif. Nous nous concentrons sur le côté gauche. J'encourage pleinement les maths et l'enseignement scientifique et nous assurer que les enfants savent lire. Mais si les enfants ne peuvent pas à la fois penser à ce qu'ils vont faire avec tout ce qu'ils ont appris, alors nous n'avons pas un système d'éducation, nous avons un téléchargement d'information et c'est ce que nous avons.

[…]

LK : Est-ce qu'un gay pourrait faire partie de votre administration?

MH : Absolument. Pourquoi pas? Les gens sont compétents parce que…cela n'a rien à voir avec leur orientation sexuelle. J'ai eu des homosexuels qui travaillaient pour moi dans mon bureau de gouverneur, et il ne s'agissait pas d'un pré-requis!

Meet the Press with Tim Russert – 30/12/2007

Tim Russert : « La politique étrangère américaine doit changer de ton et d'attitude, s'ouvrir au monde et tendre la main. La mentalité belligérante et arrogante de l'administration Bush est contre-productive chez nous tout comme à l'étranger. »

MH : Nous avons donné l'impression au monde que vous êtes soit avec nous soit contre nous. Vous êtes soit avec nous à 100% soit contre nous à 100%. Et on ne peut pas interagir de la sorte avec des gouvernements étrangers, pas plus qu'on peut interagir de la sorte avec quiconque en politique. La politique vise à tirer le meilleur, le plus souvent possible, mais c'est aussi de reconnaître que même si aujourd'hui tu peux t'opposer à moi sur un sujet, tu pourras demain m'appuyer sur un autre sujet. Essayons de maintenir les ponts entre nous, et garder les routes les plus ouvertes possible. Et je crois qu'il y a eu des moments où nous avons littéralement tracer une ligne proverbiale dans le sable et où nous avons clairement énoncé que c'était tout ou rien.

[…]

MH : Remercions Dieu de vivre dans un pays dans lequel les gens essaient d'entrer et pas un pays dans lequel les gens essaient de s'enfuir! Mais suivons la primauté du droit et assurons nous que chacun y soit soumis. Et laissez-moi vous dire pourquoi je crois que ma proposition est non seulement une proposition qui respecte la primauté du droit mais qui est aussi la proposition la plus humaine. Parce qu'aucune personne vivant dans ce pays ne devrait avoir à vivre avec la tête basse, à vivre dans l'ombre, à vivre dans la peur, à vivre tous les jours à l'affût des voitures de police et des services d'immigration, fuyant et se cachant. Je veux que les gens qui vivent ici avec la tête haute. Je veux que les gens, s'ils travaillent ici, je veux qu'ils travaillent légalement, je veux qu'ils soient en mesure de payer les mêmes impôts, qu'ils vivent sous les mêmes lois, et aussi qu'ils soient capable de jouir du même sentiment de liberté auquel ce pays est voué. C'est ce que nous essayons d'accomplir.

[…]

TR : Qu'en est-il donc de ceux qui ne sont pas Chrétiens?

MH : Oh, ils sont comme tout le monde. Je pense que la tradition Judéo-chrétienne de ce pays en est une qui respecte non seulement les croyants mais aussi les non-croyants. Le vrai enjeu de la foi c'est qu'il s'agit de quelque chose qui ne peut être imposée sur personne. Et jamais je ne voudrais utiliser les institutions gouvernementales pour imposer ma foi ou celle de quelqu'un d'autre, ou encore restreindre la foi d'un autre. Je pense que le premier amendement, Tim, est très clair à ce sujet : le gouvernement devrait être limité, pas les croyances, mais le gouvernement. Et la restriction du gouvernement a deux volets : le premier est de ne favoriser aucune croyance au détriment d'une autre, et le deuxième est de n'empêcher la pratique d'aucune religion.

TR : Vous n'auriez donc aucune problème à nommer un athée à votre cabinet?

MH : Non, je n'aurai aucun problème à nommer des athées à mon cabinet. J'en avais probablement qui travaillait pour moi en tant que gouverneur. Vous savez, je crois que vous devez réaliser une chose… Certaines personnes disent « d'accord, mais vous étiez un pasteur ». Mais j'ai été gouverneur pendant dix ans et demi. J'ai plus d'expérience exécutive à gérer un gouvernement. En fait, j'ai occupé une position gouvernementale plus longtemps que j'ai été pasteur. Et si les gens veulent savoir comment je réconcilie ces deux points de vue, la meilleure approche est de regarder mon travail de gouverneur. […] Mais ma foi est importante pour moi. J'essaye plutôt de la décrire. Je ne veux pas la fuir et agir comme si elle ne m'était pas importante. Elle est le vecteur de mes opinions sur tout : de l'environnement, à la pauvreté, à la maladie, à la faim, qui sont des enjeux pour lesquels les Républicains devraient jouer un rôle de leadership plus important. Et en tant que Républicain, mais en tant que Chrétien, j'aimerais m'assurer que nous nous prononcions plus sur ces problèmes, chose que nous avons délaissé en tant que parti et en tant que nation. »

Fox News Sunday – 6/1/2008

MH : Laissez-moi vous répéter une citation d'Abraham Lincoln là-dessus : « Dieu doit aimer le commun des mortels, parce qu'il en a fait tellement! »

[…]

Chris Wallace : Monsieur le gouverneur, vous avez également été critique de la politique étrangère du président, et vous avez eu pas mal d'attention à ce sujet. Dans Foreign Affairs Magazine [Magazine des Affaires Étrangères], vous écrivez :

« La mentalité belligérante et arrogante de l'administration Bush est contre-productive chez nous tout comme à l'étranger. »

Vous voulez également fermer Guantanamo, vous voulez également bannir le waterboarding [technique de torture par l'eau]. Le gouverneur Romney dit que ces affirmations sonnent plus comme Obama ou Clinton, et Edwards qu'un Républicain.

MH : J'ai passé quelques heures avec douze officiers généraux de la Navy [armée de l'air], l'armée de terre, et les Marines [armée de l'eau], et c'était une discussion fascinante. Je partage le même point de vue que Colin Powell, et que tout officier général que je connais partage aussi, c'est-à-dire que lorsque vous pratiquez la torture, vous faites deux choses. Premièrement, vous n'obtenez pas l'information que vous cherchez vraiment parce qu'elle est rarement fiable et la deuxième chose est que vous faites quelque chose aux personnes qui exécutent la torture que je ne crois pas que nous souhaitons faire. C'est-à-dire qu'on leur demande de violer le même code qu'on leur enseigne de respecter lorsqu'ils s'engagent dans l'armée.

CW : Mais je veux continuer sur la question de la « mentalité belligérante et arrogante » parce que depuis que vous l'avez écrit, vous avez été décrit comme : « eh bien, c'est Don Rumsfeld qui refuse d'entrer [en Iraq] avec assez de troupes. » J'ai lu l'article. Je sais qu'hier vous remettiez en question Mitt Romney, mais j'ai lu votre article, et je sais que ce n'est pas ce à quoi vous vouliez en venir. Vous vouliez dire que nous devrions faire la guerre au terrorisme et non pas au monde. Que nous la faisions au monde. De quelle façon est-ce que notre président Bush a transformé la guerre contre le terrorisme en une guerre contre, essentiellement, nos alliés et le reste du monde?

MH : Eh bien, je crois que…l'essentiel est que lorsque vous dites : « vous êtes soi avec nous, soi avec les terroristes », ce genre de « voici la ligne dans le sable et c'est tout ou rien », viole en quelque sorte les règles fondamentales de la politique, dans le sens où vous voulez évidemment qu'une personne soit avec vous à 100%, mais si elle est avec vous à 80%, c'est mieux que 0%. Quand vous définissez les termes comme étant 100 ou 0, vous allez souvent vous retrouver avec 0 alors que vous auriez pu obtenir 80. C'est ce que je veux dire. Et je continue à penser que nous n'avons pas écouté beaucoup de nos chefs militaires quand ils nous ont dit combien de troupes nous aurions besoin. C'est, je crois, une erreur que la plupart des gens reconnaissent, et c'est intéressant pour moi de voir que le gouverneur Romney, que vous venez à peine de recevoir à votre programme, a fait un commentaire, c'était hier je crois. Il a dit que sous sa politique étrangère, s'il était président, il ne s'agirait pas de politique du genre « c'est comme je veux, sinon c'est rien », et cela reflète essentiellement ce que j'ai dit, et je suis content de voir qu'il est d'accord avec moi sur ce point.


Jeudi 17 Janvier 2008

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