Néolibéralisme et conséquences

Redonner à l’homme un travail et un sens à sa vie: Il faut résoudre le problème du chômage de masse



Karl Müller
Vendredi 23 Juillet 2010

Redonner à l’homme un travail et un sens à sa vie: Il faut résoudre le problème du chômage de masse

Lorsque Hans-Peter Martin et Harald Schumann publièrent en 1997 leur livre intitulé «Le piège de la mondialisation – l’agression contre la prospérité et la démocratie.» (Editions Actes Sud/Solin, ISBN 978-2-7427-1260-1) dans lequel ils reproduisaient les thèses de dirigeants d’entreprises réputés qui prévoyaient l’avènement de la «Société 20/80»,* la plupart des intéressés estimèrent qu’il s’agissait d’une énorme exagération. Prétendre que la mondialisation, accompagnée de la dérégulation des marchés et de la ruineuse concurrence basée sur la baisse des coûts, provoquerait un chômage de masse consolidé dans les pays industrialisés ne se prêtait guère à l’euphorie de la globalisation des années quatre-vingt-dix.
Entre-temps, 13 ans ont passé et le développement des événements a donné raison aux deux auteurs. Les pays industrialisés, dans lesquels on table uniquement sur le rendement maximum pour les actionnaires, des salaires astronomiques pour les dirigeants et des coûts minimes pour les travailleurs – les Etats-Unis et de nombreux pays de l’Union européenne en sont des exemples marquants – affrontent un chômage de masse structurel et fondamental.

C’est une erreur d’axer l’économie sur les exportations

Les pays qui ont tout misé sur les excédents d’exportations, les prenant pour un moteur de croissance – qui ont donc violé le principe d’Adam Smith qu’une économie nationale libérale ne peut être saine que dans la mesure où l’offre des biens et des services se mesure à un pouvoir d’achat adéquat dans le pays – se sont engagés sur une fausse voie. L’Allemagne en est un exemple frappant, la moitié de sa création de valeur reposant sur les exportations. Cela permet de produire massivement sans pour autant tenir compte du pouvoir d’achat dans le pays. C’est bon pour la conjoncture, d’aucuns ramassent de juteux bénéfices le tout reposant sur une redistribution des revenus au profit des dirigeants et des actionnaires.
C’est une fausse voie. Ce n’est pas sans raison que la politique allemande, alors qu’elle était encore un peu plus raisonnable, avait adopté en 1967 une loi de stabilité dont l’objectif économique et financier était de maintenir tant la stabilité des prix, qu’une crois­sance durable, et un plein emploi – sans oublier l’équilibre du commerce extérieur. Ce fut il y a bien longtemps et on semble l’avoir oublié, alors même que cette loi est toujours valable.

Le soutien étatique aux chômeurs n’a pas résolu les difficultés

La tentative de régler le problème du chômage de masse par les aides étatiques aux chômeurs a contribué – outre les énormes dépenses militaires notamment des Etats-Unis – à la montée des dettes publiques dans presque tous les pays industrialisés, réduisant ainsi leurs marges de manœuvre dans la gestion des dépenses.
Il en résulte que si l’on veut résoudre le problème du chômage de manière sensée, il faut redonner du travail aux gens, un travail digne et capable d’augmenter le pouvoir d’achat dans le pays, accompagné d’une baisse des impôts pour la population - tout en veillant à ne pas voir baisser les revenus fiscaux – et en soulageant les systèmes sociaux publics.
Il est vrai que le plein emploi guérit beaucoup de plaies.

Le leurre des statistiques de l’emploi

On comprend l’importance du problème à résoudre en évitant de se fier aux statistiques officielles du chômage. L’Allemagne en est un exemple. En effet, le pays se présente officiellement comme s’il n’avait – au cours des deux années de crise – été touché que peu par le chômage, au contraire d’autres pays. Il est vrai que les chiffres officiels du chômage ont baissé, selon une dernière étude de l’OCDE de début juillet de cette année, passant de 7,9% au début de la récession à 7% aujourd’hui (état en mai 2010). Toutefois, cette étude met aussi le doigt sur l’ampleur de l’emploi partiel en Allemagne et surtout le sous-emploi par rapport aux pays de l’OCDE. En additionnant le tout, on arrive à 10 millions de personnes sous-employées (selon la «Neue Zürcher Zeitung» du 1er juillet). C’est un nombre énorme qui présente les chiffres officiels sous un autre jour. Il faut ajouter à cela que l’Allemagne a une grande masse de chômeurs de longue durée; 45% des chômeurs inscrits sont sans travail depuis plus d’un an. De plus, le nombre de travailleurs à très bas salaires a considérablement augmenté au cours des dernières 20 années. Nombreux sont ceux et celles qui ne peuvent vivre avec le salaire d’un seul emploi.

Le chômage structurel augmentera si on ne fait rien

Dans son étude, l’OCDE exprime son inquiétude de constater que le chômage structurel, et donc durable, augmentera dans les années à venir malgré la croissance économique – si la politique ne change pas de cap. Depuis le début de la crise, en 2007, le taux de chômage dans l’espace de l’OCDE a massivement augmenté: de 29 millions à 46 millions en 2010. Et ce ne sont que les chiffres officiels.
Si les alternatives consistent en misère ou en aide de l’Etat, c’est le choix entre deux maux. Toutefois, comment réussir à redonner un travail adéquat aux millions de chômeurs?

Remettre l’homme au centre du travail

Le «Rapport sur l’agriculture mondiale» a soumis une proposition pour le domaine de l’agriculture: engager le plus possible de travailleurs plutôt que de continuer à mécaniser l’activité agricole.
Dans la mesure où les économies natio­nales reviendront aux mains des peuples, il sera possible de redonner – dans les autres domaines de la création de richesses – une priorité au travail humain, là où il peut être effectué dans la dignité. Cela signifie de ne plus mettre au centre le rendement et la concurrence désas­treuse de diminution des coûts, mais bien de travailler de telle façon que toutes celles et tous ceux qui sont engagés dans ce travail retrouvent leurs droits et que la concurrence se contente de n’agir qu’au niveau de la qualité des produits ou des services. En jargon de métier: de Shareholder-value à Stake­holder-value!

Il faut agir d’urgence contre le chômage des jeunes

Il est particulièrement inquiétant de constater qu’un nombre important de jeunes gens sont victimes du chômage croissant. Dans la classe d’âge des 15–24 ans, le taux d’occupation, de fin 2008 à fin 2009, dans l’espace OCDE, qui se trouvait déjà à un bas niveau, a chuté de 8,4%. C’est le taux d’occupation le plus bas de tous les groupes concernés par le chômage.
Il faut cependant souligner que ces chiffres ne relèvent pas uniquement d’un manque d’offres d’emplois ou de formation. Malheureusement, un nombre grandissant de jeunes gens sont mal préparés à affronter la vie réelle. Il ne faut toutefois pas assombrir le tableau: néanmoins, dès lors que quelqu’un n’arrive pas à se maintenir dans la vie professionnelle, il ou elle ne cessera de se heurter à des difficultés. Le renforcement du chômage cause de plus en plus de difficultés. Les spécialistes du travail social expriment l’idée d’une espèce d’héritage de la marginalisation. Combien de temps la société pourra-t-elle le supporter?
Pour intervenir efficacement contre le chômage de masse, il faut éduquer nos enfants et nos jeunes de manière à ce qu’ils puissent affronter le monde du travail. Non pas pour en faire des sujets d’un «économisme» dominateur, mais des personnalités matures. Ce ne sera possible que s’ l’on procède à une réflexion dans les domaines de l’éducation et de la pédagogie et qu’on en tire les conséquences.

Le droit au travail

L’article 23 de la «Déclaration des droits de l’homme», datant de 1948, déclare dans son premier paragraphe: «Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.»
Les années précédant la Seconde Guerre mondiale, lors de la crise économique mondiale, avaient montré quelles conséquences fatales pour les hommes du chômage et de l’absence de sens de leur vie.
On arrive à la fin de l’époque où le chômage de masse pouvait être dissimulé par les aides de l’Etat. C’est fort bien; en effet, cette «solution» manquait de dignité. Il faut maintenant du courage et de l’imagination pour rétablir le plein emploi, afin de redonner à des millions de personnes un travail qui ait un sens.    •
*     En 1995 eut lieu le premier «State Of The World Forum» à l’Hôtel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre était d’analyser l’état du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de définir la politique globale utile à leur mise en œuvre. Les dirigeants réunis à San Francisco (Mikael Gorbachov, George H. W. Bush, Margaret Thatcher, Zbigniew Brzezinski, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc.) sont arrivés à la conclusion que l’arrivée de la dénommée Société 20/80 (basée sur le principe de la «Loi de Pareto») est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l’appareil économique de la planète. La population restante (80%) s’avèrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d’aucune forme d’occupation, nourrira une frustration croissante.
    C’est ici qu’entre en jeu le «tittytainment», concept de Zbigniew Brzezinski, présenté lors de la réunion à l’Hôtel de Fairmont. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrôler leurs frustrations et protestations prévisibles. Brzezinski définit le «tittytainment», comme une combinaison des mots anglais «tits» («seins» en jargon américain) et «entertainment» qui, dans aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles, mais au contraire, comme allusif à l’effet endormant et léthargique que l’allaitement maternel produit chez le bébé quand il boit. [ndt.]

Source: www.wikipédia.org   et www.mecanopolis.org

Le droit fondamental au travail

«Dans nos sociétés, tellement de choses dépendent des activités professionnelles que l’on devrait garantir à tous les citoyens le droit au travail. Le travail offre la possibilité de constater que l’on est utile à la société et de se respecter soi-même, mais aussi de mériter l’estime et la reconnaissance des autres citoyens, dans la mesure où l’activité est plus ou moins qualifiée et «précieuse». Le lieu de travail est un lieu d’apprentissage et d’expériences très important où nous déployons et mettons à l’épreuve nos facultés et où nous développons le sentiment de notre propre valeur, établissons des relations so­ciales et où, dans le meilleur des cas, nous trouvons le sens de notre vie, notre «vocation». En outre, le travail donne à notre existence une structure temporelle tout à fait souhaitée par certains. Seul le travail engendre son complément, le «loisir», si appréciable. Il est donc compréhensible que la plupart des hommes, qui sont marqués culturellement par le travail industriel, préfèrent, encore pour le moment, être actifs, du moins à temps partiel.
Le droit fondamental au travail est surtout plausible quand on le considère comme un droit à participer à la société où règne une division com­plexe du travail et à être rémunéré. Alors il s’avère être un aspect essentiel des rapports humains et par là même de l’estime et de la reconnaissance, et pas uniquement une condi­tion de l’affirmation de soi économique. Dans cette perspective, la possibilité de participer au processus social du travail acquiert la dimension d’un droit fondamental.»

Peter Ulrich, Integrative Wirtschaftsethik, 2008, p. 303
(Traduction Horizons et débats)

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2260 http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2260



Vendredi 23 Juillet 2010


Commentaires

1.Posté par norodon le 23/07/2010 16:20 | Alerter
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on ne peut rien faire avec des ideologues bourgeois qui dirigent le monde entier. "" redonner a l' homme du travail est un sens a sa vie"", c'est tres noble comme ideal , mais il releve d'une idéologie qui est completement le contraire de celle qui regit actuellement la marche du monde. les tenants du systeme liberal sont tres malins et à toutes les epoques ou leur systeme se trouve en difficultées, ils imaginent facilement des sorties . en verité la question essentielle,
c'est la propriété privée sur les moyens de productions , elle est diluée entre les mains de c lasses moyennes superieurs , de la classe politique dirigeante et de l' oligarchie financiere nationale et internationnale. dans se sens on fait directement allusion au "" capitalisme actionarial''",en effet la propriété privée sur les moyens de production n'appartien plus a une famille ou a queques associés , mais est devenue l' objet et l' interet d'une partie non negligeable de la population qui estime que le mode ''actionarial"" tend a repartir plus ou moins equitablement les richesses. ce qui est completement faux mais ,mais il est etonnant que des simples employés par exemple dans une poste trouvent la privatisation de leurs entreprise comme pouvant ameliorer leur situation materielles personnelles . et là ,on arrive au discours ideologique qui entretien
l' ensemble des institutions superstructurelles et infrastructurelles dans lesquelles tous les citoyens sont moulés et piétinés . il ne faut pas avoir peur
de la réalité , seul l'enseignement marxiste peut repondre a ton voeux pieux
"""redonner a l' homme du travail est un sens a sa vie""".

2.Posté par passage le 23/07/2010 17:14 | Alerter
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Ce que j'aime c'est l'ordre dans lequel sont données les choses: "un travail" puis "un sens à sa vie" alors que si l'on faisait la rechercher du sens de sa vie en 1er, il faudrait redéfinir ce qu'est le travail, voire, lui-donné un autre nom tant la signification du "travail" dans notre société peut nuire à ce sens...

3.Posté par norodon le 24/07/2010 11:06 | Alerter
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selon karl marx , """c'est le travail qui a creer l'homme"""ce qui veut dire depuis son origine primitive l'homme "" s'est façonné par le travail"" en luttant contre les phénomenes naturels qui mettaient en danger sa survie. selon que l'on accepte ou pas cette donnée materialiste de l' histoire et de l'evolution de la société humaine , les analyses et les approches qui tentent d'expliquer , les notions de travail , de justice , d'egalité et de sens de la vie sont fondamentalement differentes
d'un camp a l'autres .c' est pour cela que tous les pouvoirs politiques dans
n' importe quel pays ,avec n' importe quel systeme de gouvernance ,
democratiques ou dictatorials appartiennent a des classes sociales avantagées et priviligiées .leurs discours decoulent des idéologies bourgeoises et d'inspirations religieuses , tous se referent a une """creation divine"" des classes
dirigeantes qui font croire que dieu a creer le riche et le pauvre ,le fort et le faible, ect.....ect .....mais en verité les problemes du chomage ,de la misere ,de la société criminogene , de la société sans repaire ne sont pas divin , mais restent essentiellement lier (1) a la maitrise des facteurs de productivités et (2) a la repartition equitable des richesses , c'est a dire au mode de production ou plus exactement , au rapport entre les forces productives et les rapports de productions . si vous questionnez jacques attali et un marxiste ,vous allez vite vous rendre compte dans qu' elle supercherie idéologique nous vivons ....

4.Posté par hb le 24/07/2010 12:40 | Alerter
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Y'a peut-être du sens et de la dignité à travailler dans une crèche ou dans un laboratoire de développement technologique, mais je n'en dirais pas autant de l'activité qui consiste à nettoyer les crasses ou à se briser le dos sous la charge ou à répéter dix mille fois par jour le même geste etc...
La machine qui remplace l'homme dans les tâches les plus pénibles l'élève au statut et au rôle de CONDUCTEUR DE FORCES. Sous ce premier aspect elle serait déjà génératrice de loisir. Mais, si nous considérons, en plus, le gain de temps réalisé dans l'accomplissement de ces tâches, nous constatons que le premier effet s'en trouve multiplié.
...

5.Posté par passage le 24/07/2010 14:51 | Alerter
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Norodon, je pense, vu l'histoire de cette planète, qu'il faut arrêter de s'appuyer sur une personne ou une conception célèbre de la société.
En cherchant l'intérêt de chacun, de chaque individu, en terme de développement personnel en relation avec le bien-être de tous sans favoritisme pour quelque raison que ce soit, il est simple de concevoir une organisation juste de la société.

6.Posté par norodon le 24/07/2010 15:29 | Alerter
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@ 5 passage .pourtant les lois scientifiques portent bien le nom de leur auteur . pourquoi s'obstiner a ne pas reconnaitre les lois marxsistes sur le materialisme
historique,?? sur la dialectique materialiste ??, sur la valeur travail ??, sur le capital comme etant un rapport social historiquement determiné?? sur le profit
capitaliste ?? sur l' exploitation de l' homme par l' homme dans le mode capitaliste de production ?? ....l'organisation juste de la société c'est le marxisme et la planification imperative .j'etais membre d'une association altermondialiste soit disant de gauche, et a chaque rassemblement on voyait surgir des professeurs emérites s'acharnés contre les theories marxistes . mais le malheur c'est qu' ils n'etaient pas capables de proposer autres choses , ils ne savaient que critiquer ,
j' ai conclu que la guerre a karl marx ne s' etait arrété avec la disparition du mur de berlin .

7.Posté par passage le 24/07/2010 16:35 | Alerter
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Norodon, je comprend ce que tu veux dire.
En fait, je parle du fait que si, par exemple, nous nous trouvions dans la situation effective d'avoir à choisir une organisation de société, même avec le fait que tu sois quelqu'un de confiance dans ce domaine, il faudrait tout de même pour l'éducation de chacun que tout le monde connaisse les détails de ce qu'est le marxisme, rentre dans les détails avant d'y mettre de la confiance, apprendre aux gens à s'appuyer sur ce qu'ils connaissent et non sur ce qu'on leur dit être bien car c'est ce qui se passe aujourd'hui, nous sommes dépendants dans tous les domaines vitaux de notre vie(nourriture, énergie,...). Le but est d'être réellement libre et de faire des vrais choix.
Ensuite, quand 'il est montré à tous qu' une vision particulière est la solution, on est sur de bonnes base pour la choisir.

8.Posté par hb le 25/07/2010 19:20 | Alerter
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... suite du 4
Le raisonnement conduisant à rendre le progrès technique et donc l'efficacité accrue des machines responsables du chômage repose sur un malentendu âprement entretenu par la propagande capitaliste (aimablement requalifiée de libérale ou néolibérale).
...

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