Tribune libre

Rassemblement en solidarité avec la Catalogne à Rennes



Comité de solidarité avec la Catalogne
Vendredi 10 Novembre 2017

Rassemblement en solidarité avec la Catalogne à Rennes

Organisé par le Comité de solidarité avec la Catalogne

Bonjour,

Voici les informations du rassemblement en solidarité avec la Catalogne :


RASSEMBLEMENT
11 NOVEMBRE
11 HEURES
PLACE DE LA RÉPUBLIQUE
RENNES

Organise : Comité de solidarité avec la Catalogne

MANIFESTE EN FAVEUR DES DROITS DÉMOCRATIQUES, DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN CATALOGNE ET DE LA LIBRE DÉCISION DES PEUPLES
Comité breton de solidarité avec la Catalogne

Nous, citoyens et amis de Catalogne, vivant en Bretagne,

PRÉOCCUPÉS par le fait que les événements sociopolitiques de ces derniers temps en Catalogne aient conduit à la mise sous tutelle de l’Etat espagnol sur les institutions de Catalogne,

INFORMÉS du mouvement social qui se mobilise depuis plus de sept ans pour la défense du droit à l’autodétermination, traduisant en cela la volonté d’une démocratie participative réelle et d’une justice sociale effective,

CONSCIENTS que le conflit politique actuel entre le peuple catalan représenté par ses institutions et l’Etat espagnol repose sur la base d’un grand désaccord sur l’organisation territoriale de l’Etat, la répartition du pouvoir, la capacité d’autogestion et les droits culturels collectifs,

CONVAINCUS que la défense du droit à l’autodétermination doit être un droit de tous les peuples, protégé par la législation internationale,

ASSURÉS que, depuis les années 90, la droite espagnole a un projet clair de recentralisation de l’État en reprenant lentement mais de façon incessante les compétences des autonomies par le biais de décrets et de recours d’inconstitutionnalité contre les lois votées localement et en ne respectant pas de façon réitérée ses propres obligations envers la Catalogne telles que convenues par les statuts d’autonomie en vigueur,

ASSURÉS également que ce projet de recentralisation s’oppose fortement à l’ambition légitime d’autogouvernance du peuple catalan qui s’est historiquement réaffirmé en tant qu’entité politique au travers de la création de ses propres institutions,

CONSCIENTS que la sentence 31/2010 de la Cour constitutionnelle contre des articles fondamentaux du Statut d’autonomie de la Catalogne de 2006, approuvés dans les urnes par référendum par les citoyens de Catalogne en 2006, fracture le pacte constitutionnel de 1978 et est perçue par une grande partie de la société catalane comme illégitime et injuste,

CONSCIENTS de la difficulté de l’État espagnol à établir des frontières claires entre le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire,

ÉTONNÉS de voir qu’à partir du mois de septembre 2017, l’Etat espagnol s’est permis de violer des droits fondamentaux, protégés par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et aussi par la Constitution espagnole (1978), tels que le droit à la liberté d’expression et d’information ; le droit de réunion et de manifestation ; le droit à la confidentialité dans les communications et le droit à un procès en justice neutre et juste,

INDIGNÉS par la mise en garde à vue des citoyens Jordi Cuixart et Jordi Sánchez, leaders des associations menant un combat démocratique pour le droit à l’autodétermination, ainsi que par la détention d’une partie du gouvernement catalan élu légitimement,

NOUS DÉCLARONS
Que, pour nous tous, la politique est l’art de la négociation entre acteurs sociopolitiques ayant des intérêts divers en vue d’aboutir à un consensus nécessaire. La persécution de citoyens pour leurs idées politiques, défendues démocratiquement et pacifiquement, ne peut pas exister dans un état démocratique car c’est grâce à la circulation publique de ces idées et au débat au sein d’une société que l’on peut arriver à trouver un consensus politique large et durable.
Que stigmatiser une minorité au sein d’un État avec l’objectif de lui enlever du pouvoir d’autogestion et, ainsi, renforcer la majorité est une grave irresponsabilité et conduit inévitablement au conflit social. Dans ce sens, la répression exercée sur les acteurs sociaux et politiques catalans ne fera qu’aggraver l’actuelle mésentente.
Que le gouvernement de Mariano Rajoy s’est montré incapable de gérer, avec prudence et de façon juste, les différences politiques au sein d’un État d’administration décentralisée comme l’Espagne ; qu’il a préféré avoir recours à la justice pour traiter ces désaccords avec les institutions catalanes.
Que la solution n’adviendra que par un dialogue entre les parties en conflit. Pour ce faire, ne peuvent pas être considéré comme légitimes la coercition, la force, la répression et la persécution d’idées politiques, ni la diminution de la compétence d’autogouvernance des institutions catalanes.

NOUS DENONÇONS
Que l’État espagnol viole actuellement la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Que l’Union Européenne ne joue pas son rôle essentiel de médiateur pour aboutir à un accord entre les parties, alors qu’elle a le devoir de protéger ses citoyens et de dénoncer la violation des conventions que l’Espagne a signées comme État membre de l’Union.
Que le gouvernement de Mariano Rajoy, avec le soutien du PSOE et du parti C’s, est responsable d’une politique inflexible face aux revendications pour une autogouvernance plus juste que la société catalane fait depuis des années par le biais de ses institutions.
Que l’usage de la violence policière à laquelle l’Etat espagnol a soumis les citoyens de Catalogne désireux d’exercer pacifiquement leur droit de vote lors du référendum du 1er octobre 2017 convoqué par le Gouvernement de Catalogne, est totalement injustifié et inacceptable.
Qu’au XXIème siècle il existe à nouveau en Espagne des prisonniers politiques ; des citoyens incarcérés pour avoir défendu leurs idées de façon démocratique et pacifique et pour être des représentants politiques d’un peuple qui les a élus démocratiquement.

NOUS EXIGEONS
Que l’État espagnol libère les prisonniers politiques et que les poursuites judiciaires s’arrêtent immédiatement.
Que l’État espagnol arrête immédiatement l’application de l’article 155 de la Constitution et rende la gestion des institutions du gouvernement catalan à ses représentants légitimes.
Que les parties en conflit s’accordent à tracer des voies de solution démocratique.
Que les élections du 21 décembre 2017 prochain aient les garanties démocratiques exigibles dans n’importe quel état de droit ; que les résultats soient respectés et que des observateurs internationaux y participent afin que le processus soit transparent.


Vendredi 10 Novembre 2017


Commentaires

1.Posté par re le 11/11/2017 00:00 | Alerter
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Non à la dislocation des etats nations

2.Posté par Farid le 11/11/2017 12:55 | Alerter
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