Géopolitique et stratégie

Rapprochement Russo-Français en Vue???



Vendredi 14 Novembre 2008

Rapprochement Russo-Français en Vue???
Au lendemain de l’appel suppliant de Mickheil Saakachvili pour que l’Europe ne lui tourne pas le dos (une fois de plus), Medvedev et Sarkozy semble s’être donné le mot….

Tout d’abord, cette allocution peu diplomatique du président français et de l’Union Européenne sur l’attitude de son homologue américain George Bush dans la crise russo-géorgienne

Sarkozy a justifié jeudi son rôle de médiateur dans la crise russo-géorgienne en dénonçant sans hesiter, le comportement de son homologue américain qui, selon lui, lui a conseillé ne pas se rendre à Moscou et à Tbilissi.
"Lorsque le 8 août, il a fallu partir pour Moscou et pour Tbilissi, qui a défendu les droits de l'Homme ? Est-ce que c'est le président des Etats-Unis qui a dit +c'est inadmissible+ ? Ou est-ce que c'est la France qui a maintenu le dialogue avec M. (Vladimir) Poutine, M. (Dmitri) Medvedev et M. (Mikheïl) Saakachvili ?", s'est interrogé M. Sarkozy en recevant jeudi à l'Elysée le "prix du courage politique" décerné par la revue Politique internationale.
"Je me souviens de l'appel du président américain disant la veille de notre départ à Moscou : +n'y va pas, ils (les Russes) veulent aller à Tbilissi, ils sont à 40 km. N'y va pas, dénonce+. Nous y avons été avec (le ministre français des Affaires étrangères) Bernard Kouchner, comme par hasard, alors que nous y étions, le cessez-le-feu a été annoncé", a ajouté le chef de l'Etat français, qui devait s'entretenir dans l'après-midi avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili.

Certains critiques, notamment parmi les pays européens de l'Est membres de l'UE, ont jugé que ce plan faisait la part belle à la Russie et regretté qu'il ne défende pas explicitement l'intégrité territoriale de la Géorgie.

Deson côté, le président russe s'est posé jeudi en allié potentiel des Européens au sommet de Washington sur la crise financière, avant une rencontre ce vendredi entre les dirigeants de l'Union européenne (UE) dont il espère qu'elle permettra de tourner la page du conflit géorgien.

Dmitri Medvedev -qui intervenait devant un parterre d'investisseurs russes et européens à Cannes (sud de la France)- a estimé que les positions des Européens sur les leçons à tirer de la crise financière "coïncidaient" avec les siennes, à "quelques nuances" près.
Il a jugé, comme les Européens, que les conséquences de la crise financière nécessitaient "une réforme du système financier international et de ses principales institutions, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale".

Il a aussi vanté le rôle joué par la monnaie européenne, l'euro, depuis le début de la crise financière.
Si la crise avait éclaté à un moment où l'euro n'existait pas encore, "les conséquences en auraient été beaucoup plus graves", a-t-il relevé.

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Vendredi 14 Novembre 2008


Commentaires

1.Posté par Verner02 le 14/11/2008 17:02 | Alerter
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Espèrons tous que si ce n'est l'Europe que ce soit au moins la France qui tende une main fraternelle à la Russie !...
Nous avons besoin d'elle plus qu'elle n'a besoin de nous ! ... et cette position fragile de la France est renforcée par la pression que les US exercent sur elle de façon directe comme indirecte...
Il faut que Sarkozy se plie à l'Art Diplomatique...et ''surfe sur la vague'' ...tant avec nos voisins allemands qu'avec les anglais qui sont derrière la Georgie - via les Fondations Soros, entre autre...- Pas facile !

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