Palestine occupée

Rapport: Le manque de farine, conséquence du blocus, entraîne une vraie catastrophe dans la bande de Gaza



Vendredi 26 Décembre 2008

Rapport: Le manque de farine, conséquence du blocus, entraîne une vraie catastrophe dans la bande de Gaza
Une catastrophe réelle attend la bande de Gaza. Le blocus et la fermeture des points de passage menacent des milliers de maisons et de familles palestiniennes. Même le blé est interdit d'y entrer par les autorités de l'occupation israélienne.

Ces autorités veulent purement et simplement affamer et mettre à genoux le peuple palestinien, disent plus d'un.

Un pain rare

Nombreux sont ceux qui font la queue devant les quelques boulangers encore ouvertes dans la bande de Gaza. Ils cherchent du pain, denrée devenue très rare, nécessaire pour leur simple survie. Le manque de pain indique distinctement que la bande de Gaza est sur le point de subir une catastrophe humanitaire.

Sur une question posée sur la crise du pain dans bande de Gaza, le boulanger Abou Ahmed répond : « Faute de blé, je me suis retrouvé obligé de fermer les portes de ma boulangerie.

» Les autorités de l'occupation israélienne refusent au blé d’atteindre la bande de Gaza. Les points de passage sont fermés. Nous, les boulangers, nous sommes les premiers à avoir ressenti les conséquences de cette politique barbare pratiquée par les autorités de l'occupation israélienne.

» Nous appelons le monde entier à faire attention à ce problème primordial ; la bande de Gaza est sur le point de subir une véritable catastrophe. Encore deux ou trois jours au maximum et nous ne verrons plus un morceau de pain dans la bande de Gaza. Ce manque de pain est une menace réelle pour l’espèce humaine dans la bande de Gaza. »

L’UNRWA

Dans le même contexte, l’UNRWA s’est retrouvée obligée de suspendre la distribution de nourriture dans la bande de Gaza. Ses dépôts sont vides.

Tous les points de passage de la Bande sont fermés et la situation s’aggrave de plus en plus. Dans la bande de Gaza, un million et demi d’âmes vivent. La moitié de ces humains, vivant grâce aux aides fournies par cette agence internationale, s’en trouvent privés !

Electricité, eau et gaz

Dans la bande de Gaza, le pain n’est qu’une partie du problème. En effet, l’occupant israélien interdit l’entrée du carburant nécessaire pour la fabrication de l’électricité. Ainsi, la Bande est souvent dans un noir total. Faut-il préciser que le manque d’électricité menace le travail de beaucoup de domaines de la vie ? Les hôpitaux et leurs malades sont les premiers à en ressentir les conséquences. L’eau potable en est aussi une autre victime.

Appels


Des appels viennent de tous bords, locaux comme internationaux, des appels à arrêter le blocus, à laisser les produits alimentaires et élémentaires entrer dans la bande de Gaza, à permettre à la vie normale de reprendre son cours.

Beaucoup appellent l’Egypte à ouvrir le point de passage de Rafah. Par ce point, les aides, devenues très urgentes, peuvent arriver à la population de bande de Gaza.

John King, directeur des opérations de l’UNRWA dans la bande de Gaza, confirme : « Le blocus doit finir avant l’effondrement ». Il faut travailler, souligne-t-il, pour ouvrir les points de passage. La fermeture des passages vient à l’encontre de la loi internationale. De ce fait, King appelle l’Egypte, l’occupation israélienne et le monde entier à tout faire pour lever le blocus et ouvrir les points de passage. Les habitants de Gaza ont le droit d’obtenir leurs besoins élémentaires et ils ont le droit à une meilleure éducation.

Le problème est que tous les appels ne trouvent pas d’écho encourageant. On se demande si le monde ne devient pas complètement sourd.

Rapport: Le manque de farine, conséquence du blocus, entraîne une vraie catastrophe dans la bande de Gaza

Dr. Moussa : la résistance palestinienne n’acceptera pas une accalmie gratuite

Le député du Hamas, Dr. Yahia Moussa, a annoncé que la résistance palestinienne ne donnera pas d'accalmie gratuite à l'occupation, et que toute trêve doit être conditionnée par un engagement total et sérieux du côté israélien.

Moussa a espéré que les dernières escalades militaires de l'occupation contre le peuple palestinien ne conduisent pas à l'effondrement total de la trêve, en prévoyant que l'occupation va demander une prolongation à cette accalmie.

Dans une déclaration exclusive au Centre Palestinien d'Information, le député Moussa a dit, le mercredi 24/12, que tous les côtés ont besoin d'accalmie, dont le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui insiste sur l'accalmie pour continuer son processus politique, alors que les occupants sionistes veulent aussi la prolongation de cette trêve pour arranger leurs difficultés politiques intérieures.

"L'occupation envisage une accalmie sans aucun prix, chose que refuse les palestiniens qui insistent sur son engagement total et sérieux", a ajouté le dirigeant du Hamas.

Il a ajouté après avoir montré que l'Égypte veut que la résistance palestinienne renouvelle l'accalmie :"la résistance palestinienne voit qu'il n'est pas nécessaire d'appeler à une accalmie alors que l'occupation ne s'engage jamais à ses obligations, tout en soulignant que les factions de la résistance vont poursuivre leur combat pour faire face aux agressions des forces occupantes".

En commentant les nouvelles concernant les déclarations
du chef des services de renseignements égyptiens, Omar Souleymane qui provoquent contre le Hamas, Moussa a affirmé les bonnes relations entre le Hamas et les égyptiens qui soutiennent toujours la question palestinienne légitime, tout en insistant sur la continuation du soutien des musulmans et des arabes, malgré toutes les circonstances inacceptables qui se produisent quelques fois.

Il a ajouté que le Hamas appelle également à la reprise inconditionnelle du dialogue inter palestinien, tout en insistant sur la création des circonstances adéquates pour le succès de la réconciliation nationale, et en exigeant l'arrêt total des poursuites sécuritaires contre les résistants du Hamas en Cisjordanie, ainsi que la libération de tous les captifs politiques qui souffrent toujours dans les prisons de l'autorité palestinienne.

L'ancien vice-ministre sioniste de la guerre menace d'assassiner les leaders du Hamas en Syrie

L'ancien vice-ministre sioniste de la guerre, Fraim Sneh, a menacé, mercredi 24/12, d'assassiner les leaders du Hamas à Damas.

La radio hébreu a rapporté selon Fraim Sneh qu'il faut cibler les dirigeants du Hamas en Syrie qui encouragent les opérations de la résistance palestinienne contre les israéliens dans les territoires occupés en 1948, en provoquant contre la Syrie, en disant : "la Syrie doit expulser les leaders du Hamas de ses territoires ou de les obliger de cesser de nous combattre".

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Vendredi 26 Décembre 2008


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