Palestine occupée

Rapport : Comment des forces israéliennes ont mis à mort un père septuagénaire


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Vendredi 6 Mars 2009

Rapport : Comment des forces israéliennes ont mis à mort un père septuagénaire

« Ils ont tiré en sa direction. Puis plusieurs soldats de l’armée israélienne se sont approchés de lui et ont tiré dessus à bout portant. Ils voulaient s’assurer de sa mort ». Ainsi raconte le Palestinien Mobarak Ahmed Al-Charihi, 34 ans, comment les soldats israéliens ont tué son père pendant la dernière guerre menée sauvagement contre la bande de Gaza, à l’est de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza.

Les traces du choc subi par cette mise à mort ne se sont pas encore effacées de l’homme. Il n’arrive toujours pas à imaginer que des humains puissent tuer un homme de cet âge-là, qui ne pourra leur faire aucun mal. Mobarak n’arrive pas à oublier la cruauté pratiquée par les Israéliens. Ces derniers l’ont également interpellé. Il était menacé, ainsi que sa famille, d’avoir le même destin que le père.

Le début

Mobarak racontre l’histoire de ce jour fatidique à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI).

Le jeudi 8 janvier 2009, il se réveille. Il fait quelques pas pour regarder à travers la fenêtre de sa petite maison. C’est une humble maison du village Al-Qarara, à l’est de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza. Il jette un regard sur la maison de son père, un septuagénaire.

J’entends des tirs. Je ne sais pas qu’il y avait une incursion de l’armée israélienne dans la zone. Puis je vois mon père, âgé de 72 ans. Il marche doucement en s’appuyant sur son canne. Il me fait signe qu’il vient chez nous.

Mobarak s’arrête. Il est difficile de voir le lieu où son père est tombé.

Au moment où le fils salue son père, il entend des tirs et voit son père qui tombe par terre.

« Dès que mon père est tombé, ma femme et mes six enfants ont commencé à crier. Moi, j’ai contacté les urgences pour communiquer l’incident », dit le fils.

Et lorsque lui et sa famille sortent de la maison, ils voient des soldats israéliens armés jusqu’aux dents sortir de derrière des oliviers. Ces derniers dirigent leurs armes M16 en leur direction et leur ordonnent de ne plus faire un geste. Deux d’entre eux s’avancent vers le jeune et ses enfants ; deux autres vont vers le père allongé par terre, quelques mètres plus loin du lieu où il est tombé quelques secondes plus tôt. Lorsque les deux soldats israéliens arrivent vers sa tête, il bouge encore les jambes.

Quand le fils Mobarak essaie d’informer les soldats que son père est très âgé et qu’il a besoin de secours, ils profèrent des menaces de mort, s’il ouvre la bouche encore une fois.

Le fils perd la voix lorsqu’il arrive à ce point de son récit.

Assassinat avec préméditation

« A ce moment, j’ai vu un de ces soldats sionistes tenant une arme à un mètre seulement de mon père. Il a tiré sur lui directement, à bout portant. »

Il est très choqué d’avoir vu cette scène inhumaine et entendu sa femme et ses enfants pleurer.

« J’ai essayé de m’approcher de mon père pour lui porter secours. Mais un soldat israélien m’a frappé avec son arme sur l’épaule et m’a poussé vers l’arrière. Les soldats m’ont ligoté les mains avec un fil en plastique. Ils m’ont conduit, ainsi que ma femme et mes enfants, vers la maison de notre voisin Solayman Abou Taher, 50 mètres plus loin ».

Un soldat enferme Mobarak et toute sa famille dans la salle de bain, de sept heures du matin jusqu’à minuit. De longues heures de terreur et de faim. Ils vivent sous une menace de mort, comme c’était le cas avec le père âgé.

Mobarak Al-Cherihi parle l’hébreu.

« J’ai entendu un soldat dire : donne-lui deux balles dans la tête et jette-le à côté de son père », dit l’un d’eux. Mais un officier objecte.

A la première heure du vendredi, les soldats israéliens l’informent de leur départ. Ils lui ordonnent de ne rien faire avant trois heures suite à leur départ.

Le corps du père

Dès que les soldats quittent la maison, le fils se précipite pour voir son père martyr. Son corps gît par terre, entouré de sang. Il ne bouge, il ne respire. Il le porte. Dans la maison, il le met sur son lit. Il contacte la Croissant Rouge, en vain. Les occupants israéliens sont encore là.

A huit heures du matin, après le retrait de l’armée israélienne, une ambulance arrive enfin. Le corps va à l’hôpital. La famille quitte la maison de leur voisin après des heures de terreur, difficiles à effacer de la mémoire.

http://www.palestine-info.cc/ http://www.palestine-info.cc/



Vendredi 6 Mars 2009


Commentaires

1.Posté par Marie- Thérèse le 06/03/2009 13:39 | Alerter
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difficile a imaginer ,une telle barbarie ,que dire a un peuple qui subit des atrocitées de cette ampleur

rien , il n'y a pas de mots .

2.Posté par mega le 06/03/2009 14:43 | Alerter
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quand on lit ce temoignage,on se dit les nazis sont de retour c'est clair,ils n'ont rien a leur envier,les juifs qui sont morts pendant la 2 eme guerre mondiale doivent se retourner dans leur tombe.

3.Posté par vilayatu@tele2.fr le 06/03/2009 15:02 | Alerter
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En 1948,il faisaient cela à grande échelle ,sur les hommes des villages palestiniens (hommes de 11 à 5O ans)

Illan Pape :Le nettoyage ethnique palestinien

4.Posté par merchaoui le 06/03/2009 17:03 | Alerter
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Les NAZIS agissaient cruellement par crainte du fuhreur et de ses SS. Dans les cas relatifs à la palestine la soldatesque d'Israél perpetrent leur crime par plaisir et par haine de l'autre. Et ils appartiennent à un pays dit démocratique.

5.Posté par abdel le 06/03/2009 17:47 | Alerter
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Comment ne pas avoir la haine sur ces gens????!!!!!

Une paix est impossible entre ces deux peuples, vous pensez réellement que les rescapés qui ont vu leurs proches se faire abattre de la sorte vont oublier?

Les sionistes devront partir loin, très loin s'ils veulent dormir tranquilles.

6.Posté par hélène le 06/03/2009 18:41 | Alerter
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je crois surtout qu'il faut d'urgence désioniser israel et le monde entier avant la totale disparion des palestiniens et de tous les goyims non soumis en esclavage
signez tout les pétions et courriers pour le jugment des criminels de guerre israeliens devant pa cour pénale internationale et à l'onu ce sera déjà un bon début
l'impunité fait des monstre .....................et à coup de "shoa"(6 millions chambres à gaz) on a donc tous les droit de massacrer!!! la propagand anti-islam (le voile, les banlieues etc..)et le bobard du 11/9 font le reste.

7.Posté par Magreof le 07/03/2009 01:15 | Alerter
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Ce sont les gouvernements Anglais qui sont derrière l'Israël et qui guident la politique israélienne.

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