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Raisons Pour Lesquelles Tony Blair Ne Doit Pas Devenir Président De L’UE : Affairisme Et Enrichissement Personnel, Absence de Scrupule….


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Enrichissement personnel par le biais d’une fonction publique. Du Gaz de Gaza, aux téléphones mobiles en Palestine, en passant par le prix de la paix d’un montant d’ 1 million de $... Tony Blair et l’Eldorado Moyen Oriental.


Mercredi 4 Novembre 2009

Raisons Pour Lesquelles Tony Blair Ne Doit Pas Devenir Président De L’UE : Affairisme Et Enrichissement Personnel, Absence de Scrupule….

Du Gaz de Gaza, aux téléphones mobiles en Palestine, en passant par le prix de la paix d’un montant d’ 1 million de $... Tony Blair et l’Eldorado Moyen Oriental.

25 Juillet 2003, en pleine chaleur d’été, le Premier Ministre Tony Blair était assis à son bureau 10 Downing Street et écrivait une lettre à son homologue israélien, Ariel Sharon. Trois mois après avoir envahi l’Irak, Blair et le président US, George W. Bush essayaient d’adoucir leur image de va-t-en guerre en poussant en avant la « feuille de route », leur plan de paix palestino-israélien.

Blair a commencé ainsi : « Cher Ariel, c’est avec grand plaisir que je vous ai accueilli à Londres la semaine dernière. J’espère que vous serez d’accord sur le fait que la visite valait la peine et qu’elle a marqué une nouvelle étape dans les relations entre nos deux pays. »

Mais, le reste de cette lettre cordiale ne parle pas de paix ou de politique. Au lieu de cela, elle se préoccupe essentiellement de bizness – un plaidoyer à Sharon pour qu’il laisse un consortium sous direction britannique commencer d’œuvrer dans le vaste champ de gaz à proximité de la côte palestinienne de la Bande de Gaza, une affaire d’un montant de 4 milliards de £.

On ne suggère pas que Blair ait à un quelconque moment bénéficié personnellement et indument de quoi que ce soit. Mais une enquête du Mail de Dimanche révèle qu’il a mélangé le bizness avec la politique au Moyen Orient depuis le début de son mandat de premier ministre et que, depuis qu’il est devenu envoyé spécial de paix à mi temps après avoir quitté ses fonctions en 2007, il a exploité ses super contacts pour s’enrichir de plusieurs millions de £.

Certaines de ces relations potentiellement les plus lucratives remontent à l’accord gazier de BG – des connections qui ont aidé à ouvrir la voie du nouvel Eldorado du monde Arabe, la fortune colossale et pratiquement intacte du colonel Gaddafi de Libye.

En arabe il y a un mot spécial – « eghtina » a dit Khadr Musleh, analyste politique dans la capitale de la Cisjordanie palestinienne, Ramallah. (Ramallah n’est pas la « capitale » d’une soit disant Cisjordanie palestinienne comme s’il y avait une autre Cisjordanie – celle des colons sionistes ?! ndlt)

« Cela veut dire enrichissement personnel par le biais d’une fonction publique. Cela n’implique rien d’illégal et au Moyen Orient c’est considéré comme tout à fait normal. Pourtant c’est un peu surprenant de voir un ancien premier ministre britannique et envoyé international pour la paix se conduire de la sorte.»

La carrière d’homme d’affaires de Blair au Moyen Orient a été un triomphe. L’accès aux principaux dirigeants régionaux grâce à sa position comme ex premier ministre et envoyé pour la paix doit avoir un immense attrait pour les clients potentiels de Tony Blair Associates, la société de « consulting » secrète qui ne publie pas de comptes et qui est dirigée par Jonathan Powell, son ancien chef du personnel à Downing Street. Ses premiers clients appartiennent à deux des plus riches familles du monde – la famille royale du Koweït et d’Abu Dhabi.

Tony Blair Associates fonctionne sur le modèle de Henry Kissinger Associates, un organisme dirigé par l’ancien secrétaire d’état du Président Nixon. Ce n’est peut être pas par hasard si Kissinger se trouvait parmi les membres du jury qui ont attribué le Prix Dan David de 1 million de $ à Blair en début d’année, le « prix Nobel israélien ». Comme Blair, Kissinger est employé par la banque JP Morgan. Le texte du prix fait l’éloge de « l’exceptionnel direction » et du « courage moral » de Blair.

Blair a promis de donner la majeure partie de ce prix à sa Faith Fondation, une organisation caritative fondée pour promouvoir la compréhension religieuse. Grâce à son contrat lucratif pour payer ses conseils à JP Morgan, un salaire de 2 millions de £ par an, il n’a pas besoin de cet argent.

Le Mail du Dimanche a confirmé que l’un de ses principaux rôles ici c’est d’explorer les possibilités d’affaires en Libye.

Blair a aussi mis en place un réseau complexe de sociétés privées connues sous le nom de Windrush & Firerush et leurs représentations qui transfèrent des aides venant de donateurs comme Bill Gates de Microsoft à des projets en Afrique.

Cependant, le bilan de Blair comme envoyé au Moyen Orient pour le Quartet - US, Russie, ONU et UE est plus mitigé.

« Je l’ai rencontré 4 fois et j’étais désolé pour lui » a dit Zahir Khoury, un millionnaire de Ramallah propriétaire d’affaires de télécommunication et de construction.

« Il est venu ici sans véritable soutien politique, et il n’a rien accompli. Mais il veut juste tenir la vedette et il a trop d’affaires qui l’accaparent.

« Il ne comprend pas que cela aurait du être un job de 24h 7 jours sur 7, un job de 365 jours par an. Ce n’est pas un passe temps d’instaurer la paix au Moyen Orient ».


Le processus israélo palestinien de paix est dans l’impasse. Le secteur de responsabilité de Blair c’est l’économie palestinienne, mais elle reste entravée par les restrictions israéliennes, les déplacements dans et à travers la Cisjordanie limités par quelques 600 points de contrôle de l’armée israélienne.

Le porte parole officiel de Blair a affirmé : « nous avons vu un réel changement suite aux efforts de Tony Blair. L’économie est actuellement florissante. Les Palestiniens peuvent maintenant se déplacer à travers toute la Cisjordanie ce qu’ils ne pouvaient pas faire avant que nous poussions au changement. »

Après avoir passé une semaine dans la zone, j’ai un point de vue différent. Deux fois j’ai du attendre une heure pour re-entrer en Israël de Cisjordanie, et une troisième fois Qalandia, le principal point de contrôle entre Ramallah et Jérusalem, a été fermé à l’improviste, m’obligeant à un long détour.

Pendant ce temps, un projet de 400 millions de £ pour construire un deuxième réseau palestinien de téléphonie mobile rencontre des difficultés – car Blair n’a pas réussi à persuader Israël de fournir les fréquences nécessaires pour le rendre opérationnel.

Des parlementaires de l’opposition disent que sa poursuite simultanée d’affaires et de paix doit le disqualifier pour le job qu’il convoite – un retour dans le monde politique comme premier président de l’UE.

« Aucun premier ministre contemporain n’aurait rêvé d’exploiter sa position de la façon dont Mr Blair l’a fait » a dit David Davis, l’ancien Vice Secrétaire à l’Intérieur.

Vince Cable, le Vice Chancelier Démocrate Liberal, a dit que le rôle duel de Tony Blair était »extrêmement inapproprié » car les dirigeants arabes avec lesquels il fait des affaires exercent tous une influence sur le processus de paix où il est sensé avoir un rôle de médiateur honnête.

L’affaire du Gaz de Gaza

La première grosse affaire dans laquelle Blair a été impliquée a probablement été celle la plus importante pour son futur à long terme – le projet d’exploitation des énormes réserves de gaz naturel que British Gas a découvert au large de la côte de Gaza en 2000.

C’est sûr que l’affaire a une signification économique et politique. De même, cela a fourni à Blair des contacts qui se sont avérés bénéfiques après son passage à Downing Street.

Au cœur de cette affaire, Mohammed Rashid, un magnat kurde et aventurier avec des connections extraordinaires partout au Moyen Orient, qui a aussi été conseiller financier du défunt dirigeant palestinien, Yasser Arafat.

Dans les années 90, Rashid, travaillant avec deux anciens officiers des renseignements israéliens, a transféré des centaines de millions de £ détenus par l’OLP d’Arafat dans des comptes secrets en Suisse.

Arafat a nommé Rashid à la tête du Fond D’Investissement Palestinien (PIF) une société de 1 milliard de £ crée pour utiliser les fonds de l’OLP. C’est dans ce contexte qu’il a institué le Consortium de Gaza Gas – composé de BG, qui détient 60% des parts, le PIF qui en détient 10% et CCC (Consolidated Contractors Corporation) une énorme multinationale palestinienne de construction avec des entreprises sous traitantes non seulement à travers le Moyen Orient mais aussi en Grande Bretagne et en Amérique.

L’affaire, si jamais Israël l’autorisait, bénéficierait à l’économie palestinienne. Environ la moitié des revenus d’exploitation du champ de gaz serait versée sous forme de taxe à l’Autorité Palestinienne, réduisant largement sa dépendance à l’aide étrangère – qui coûte 100 millions de £ aux contribuables britanniques.

C’est peut être l’une des raisons pour laquelle Blair a essayé avec un tel acharnement de persuader Sharon de l’accepter. Il faisait remarquer dans sa lettre que dans le cadre de ce projet, tout l’équipement de BG serait en dessous de la surface de la mer, donc protégé de toute attaque, tandis qu’un pipeline viendrait jusqu’au port israélien d’Ashkelon, fournissant ainsi à Israël le contrôle ultime sur le gaz.

Blair a dit qu’ »il espérait vraiment beaucoup » que Sharon rendrait une «décision positive» disant que le projet présentait des bénéfices à long terme pour Israël.

Pourtant les années ont passé et BG n’a pas encore commencé le forage.

Parfois se sont les exigences sécuritaires israéliennes qui ont bloqué la progression du projet : à d’autres moments, Israël insistait pour devenir le principal client du champ de gaz – à un prix bien en dessous du prix du marché.

En 2007, la victoire du Hamas à Gaza est devenu un autre obstacle. Cependant, quelqu’un de BG qui a travaillé sur le projet a dit que le Hamas était d’accord sur les conditions du projet et sur l’avancement de celui –ci et de faire en sorte que les revenus ne soient pas dépensés en achats d’armes.

Mais, le porte parole de Blair a dit : « ce n’est évidemment pas possible d’aller de l’avant actuellement à cause de la situation à Gaza. Ce n’est pas un projet sur lequel nous travaillons »

Il se pourrait tout simplement que ce soit par manque de temps consacré au projet. Le prédécesseur de Blair comme envoyé du Quartet, l’ancien président de la Banque Mondiale, James Wolfensohn, a passé des semaines à plein temps sur ce travail. Blair a affirmé qu’il passe au moins une semaine par mois dans son bureau/suite de 10 pièces dans l’hôtel de Luxe de Jérusalem Est, L’American Colony.

«Mais c’est souvent exagéré» a dit un diplomate qui a affaire à lui régulièrement. Il arrive le lundi soir et repart le mardi matin. On ne peur pas comptabiliser cela comme une semaine »

De toute façon, quand Blair terminera sa mission, l’affaire du gaz aura elle rempli la sienne. Cela lui a permis d’avoir accès à Mohammed Rashid, et à travers lui de prendre la route pour la Libye.

Rashid, La Libye, Blair et JP Morgan

Alors même qu’il écrivait sa lettre à Sharon en 2003, Tony Blair devait savoir que celui qui avait arrangé l’affaire de Gaza, Mohammed Rashid, était devenu un personnage plus important comme acteur clé d’une action secrète clandestine du M16 (services secrets britanniques ndlt) par laquelle ces derniers essayaient d’inciter la Libye à renoncer à son programme d’armes nucléaires et de la sorte cesse d’être un état paria. Un bon objectif politique en lui-même, et Blair savait que cela pourrait induire des bénéfices commerciaux énormes – l’accès aux immenses réserves de pétrole et de gaz libyens, de même que d’énormes possibilités pour les entreprises étrangères de reconstruire leurs anciennes infrastructures.

«Rashid a toujours eu de bons contacts avec le M16« a dit un homme d’affaires palestinien qui le connait depuis des années. « Il les rencontrait fréquemment quand il travaillait pour Arafat. »

La Lybie a-t-il ajouté c’est principalement un two men show : le colonel Gaddafi et son fils Saif al-Islam.

Déjà en 2002, Rashid n’était pas seulement le conseiller financier d’Arafat mais aussi de Saif, et a passé de plus en plus de temps à Tripoli. Cet automne là, alors que la tempête sur les ADM couvait au dessus de l’Irak, Saif lui a demandé d’utiliser ses contacts britanniques pour ouvrir des discussions. « Après que les messages eurent été passés via Rashid, Saif a rencontré trois officiers du M16 dans un hôtel de Londres » a dit l’homme d’affaires. Ils étaient conduits par Mark Allen - qui travaille maintenant pour BP.

Le porte parole de Blair a dit « il n’a pas parlé ou rencontré Mohammed Rashid depuis qu’il a quitté son poste ». De nouveau il n’en a pas besoin. Le chemin qu’il avait ouvert lui permet de développer ses propres relations avec les deux, Saïf et Gaddafi.

Depuis qu’il a quitté N°10, Blair s’est rendu en Libye de nombreuses fois. Son porte parole n’a pas voulu fournir les motifs de ces visites.

Mais un ami de Rashid a dit : «si vous étiez JP Morgan, faire en sorte que Blair soit impliqué a du sens. Cela veut dire que vous pouvez vous approcher de Saif, et de son père, et des dirigeants de la Libyan Investment Authotity » - un organisme appartenant à l’état qui a quelque 70 milliards de £ à investir.

Il a ajouté : «Rashid a dit que Gaddafi et tous ses amis veulent vraiment que Blair deviennent Président de l’Europe et font tout pour l’aider. »

Des sources à JP Morgan ont confirmé qu’explorer le potentiel des affaires pouvant être faites par les banques en Libye est l’un des rôles de Blair. Oliver Miles, l’ancien ambassadeur britannique ne Libye, a ajouté : « il agit certainement pour le compte de JP Morgan mais il a aussi d’autres intérêts. Il essaie de s’allier à l’Investment Authority parce qu’ils ont beaucoup d’argent à investir. »

Des téléphones portables pour la Palestine

Les critiques de Blair au Moyen Orient disent que si comme envoyé pour la paix peu de progrès ont été faits c’est à cause de ses nombreuses autres occupations, mais que cela ne le trouble pas vraiment.

« Pour Blair ce n’est pas vraiment l’essentiel » a dit un diplomate. «Etre l’envoyé lui a permis de conserver un rôle, de participer à des choses comme l’Assemblée Générale de l’ONU, et de regarder les présidents de la Russie et des Etats Unis dans les yeux. »

Un cas illustre ses limites – la création de Wataniya, le deuxième réseau de téléphonie mobile palestinien. Selon son porte parole, « résultat des efforts sans relâche déployés par Mr Blair, pratiquement tous les obstacles ont été levés ».

Ce n’est pas comme cela que le voit Alan Richardson, un écossais qui est directeur exécutif de Wataniya «J’ai crée des réseaux en Irak et en Afghanistan » a-t-il dit dans son bureau de Ramallah. « Là bas ce n’était pas aussi difficile qu’ici»

Le problème de Richardson c’est qu’Israël a signé un contrat autorisant Wataniya à utiliser une bande passante de 4.8 MHz – suffisant pour desservir 1 million de souscripteurs avec un signal de bonne qualité. Maintenant, cependant, citant des problèmes de « sécurité » ils disent qu’ils n’autoriseront que 3.8MHz – ce qui veut dire que Wataniya ne peut fournir le service qu’à la moitié des lignes, et cela avec une qualité moins bonne.

Avec un investissement de 400 millions de £ Le personnel de Richardson a construit 350 transmetteurs et le reste de la structure du réseau.

« Mais nous ne pouvons satisfaire le chiffre fixé de souscripteurs avec la bande passante fournie « a-t-il dit. « Nous avons investi dans un projet d’affaire basé sur des fausses promesses ».

Wataniya a été obligé de retarder à plusieurs reprises l’ouverture de son réseau. Blair, a-t-il dit : « n’a pas fait du mieux qu’il pouvait pour aider. « A ce jour il n’y a aucun signe de progrès.

David Rose Jerusalem 31/10/09www.dailymail.co.uk

Mireille Delamarre traduction http://www.planetenonviolence.org/


Mercredi 4 Novembre 2009


Commentaires

1.Posté par brigitte le 04/11/2009 13:38 | Alerter
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Il n'y a pas, parmi les hommes politiques des dites grandes nations européennes, un homme politique en qui les peuples puissent faire confiance.

2.Posté par kairouan le 04/11/2009 14:37 | Alerter
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cela serait le comble de la betise de lui donner la presidence de l' UE . comment , ???
alors que la GB n' a pas encore adoptée l' euro, alors que sa monnaie est devenue
nulle et moins que rien , alors que ses indicateurs economiques sont des plus desastreux , alors que lui meme Tony le petit chien reste toujours l' allié fidele des USA, alors que si l' Iran est attaquée la GB sera la premiere a envoyée des troupes , on ne comprend plus rien a cette europe des petits copains. On tout cas si ce chien prend la presidence ,ce n' est pas au retour des monnaies nationales qu' il faut
s' attendre mais a la destruction de toute l' economie europeenne et a l' adoption du dollar comme ultime secours .Et pour s'en convaincre il n' y a qu' a essayer et RDV
sera pris dans 3 ans

3.Posté par Kathleen le 04/11/2009 15:04 | Alerter
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Un chien, Kairouan vous etes trop gentil et vous insultez les chiens. Cet homme est un serpent: une bombe dans une main et une bible dans l'autre.

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