Propagande médiatique, politique, idéologique

RSF Préfère Cibler L'Iran Et La Corée Du Nord

Harcèlement Et Discrimination Des Journalistes Etrangers En Israël - RSF Ferme Les Yeux, Préfère Cibler L'Iran Et La Corée Du Nord. Un Reporter Israélien Sur Une Chaîne Publique Iranienne


A l'occasion de la 19e Journée internationale de la liberté de la presse ce dimanche à travers le monde, Reporters sans frontières (RSF) une fois de plus ferme les yeux sur les violations flagrantes commises à l'encontre des journalistes étrangers par l'état sioniste et, en bon chien de garde des intérêts propagandistes médiatiques de la CIA et consorts accuse l'Iran et la Corée du Nord, d'avoir "pris en otages" 3 femmes journalistes. Black Out médiatique sur la présence d'un reporter israélien sur une chaîne publique iranienne.


Lundi 4 Mai 2009

RSF Préfère Cibler L'Iran Et La Corée Du Nord

Harcèlement Et Discrimination Des Journalistes Etrangers En Israël

Lors de l'Assemblée Générale annuelle de l'Association de la Presse Etrangère (FPA) qui s'est tenue lundi dernier à Jérusalem, plusieurs journalistes de différents pays se sont plaints d'être harcelés à leur arrivée à l'aéroport Ben Gourion en Israël, de même que lorsqu'ils entrent via Eilat dans le Sud. Certains accusent la sécurité israélienne de les détenir pendant plusieurs heures à chaque fois pour leur faire subir des interrogatoires s'apparentant à du harcèlement.

Des journalistes étrangers se sont également plaints d'avoir des difficultés à renouveler leur visa et une journaliste qui travaille depuis plusieurs années en Israël a dit qu'elle avait failli être expulsée mais qu'ayant heureusement à sa disposition le numéro de téléphone d'un fonctionnaire du ministère de l'intérieur elle a pu se faire aider par lui.

Des journalistes se sont également plaints de discrimination à leur encontre lorsqu'ils doivent se rendre dans des endroits avec sécurité renforcée tels le bureau du premier ministre ou sa résidence. Ils doivent toujours perdre beaucoup de temps dans des files d'attente. Alors même que le bureau de presse du gouvernement leur délivre les autorisations nécessaires, ils doivent en plus se soumettre à des double voire triple contrôles alors que les journalistes israéliens n'ont aucun problème pour y entrer.

Certains journalistes ont également exprimé leur colère de n'avoir pu couvrir l' Opération Plomb Durci contre Gaza. Bien avant même que l'armée israélienne ne lance les attaques meurtrières contre les Palestiniens de Gaza, les journalistes de la presse étrangère s'étaient vus refuser l'entrée de la Bande de Gaza. Pendant toute la durée de l' Opération, ils ont du se contenter d'observer de loin ce qui se passait. Il est vrai que "l'armée la plus morale du monde" ne tenait pas à ce qu'ils soient témoins des crimes de guerre et contre l'humanité commis pendant cette opération sanglante ni de la barbarie, ni de la cruauté raciste dont les soldats sionistes ont fait preuve tout au long de ces trois semaines de massacres.

Interrogé sur ces récriminations de la presse étrangère à l'égard des autorités israéliennes, le directeur du service de presse gouvernemental, Daniel Seaman, qui jusqu' à récemment délivrait les accréditations aux journalistes étrangers - depuis peu c'est le ministère de l'intérieur qui le fait - a dit que les services de sécurité à l'aéroport ont comme consigne de s'assurer que les journalistes étrangers ne sont pas utilisés intentionnellement ou non intentionnellement à des fins d'espionnage ou de sabotage. Il a mis au défi la FPA de lui prouver qu'aucun journaliste n'avait été utilisé pour espionner n'importe où dans le monde. De plus il a ajouté que si des journalistes faisaient des remarques désobligeantes à l'égard d'Israël ces derniers ne pouvaient pas espérer ne pas avoir à en payer le prix. Autrement dit Sieman justifie le harcèlement dont sont victimes certains journalistes de par la façon dont ils traitent l'information concernant l'état sioniste. Bref un moyen de faire pression sur la presse pour qu'elle adopte les positions israéliennes. Il a précisé que "son premier devoir était à l'égard de l'état d'Israël" et qu'il n'était pas disposé à tolérer que quiconque salisse la réputation du pays.

En Israël, la liberté de la presse s'arrête aux portes du nationalisme sioniste. Le ministère de l'intérieur israélien étant entre les mains du parti raciste fasciste d'Avigdor Lieberman, Israël Beitenou, d'ici peu, les journalistes étrangers se verront obligés d'évoquer en permanence Israël comme "état juif" et de faire allégeance à la doctrine sioniste et son négationnisme historique concernant la Palestine et le peuple palestinien sous peine d'être expulsés ou de voir leurs accréditations journalistiques révoquées ou non renouvelées. C'est la nouvelle version de la seule "Démocratie" au Proche Orient.

RSF Absout Israël Cible l'Iran et la Corée Du Nord

RSF, officine de la CIA déballe sa nouvelle campagne de propagande anti Iran et anti Corée du Nord à l'occasion de cette 19e Journée internationale de la liberté de la presse, accusant ces deux pays de prendre trois journalistes femmes "en otage" en les accusant d'espionnage.

RSF veut attirer l'attention du grand public sur la journaliste irano-américaine Roxana Saberi condamnée par la justice iranienne à huit ans de prison pour espionnage au profit des Etats-Unis et réclame également la libération de deux journalistes américaines de la chaîne Current TV, Euna Lee et Laura Ling, détenues à Pyongyang, en Corée du Nord, depuis le 17 mars dernier.

Apparemment, les services de sécurité aux frontières de l'Iran et de la Corée du Nord sont moins stricts que ceux de leurs homologues israéliens, puisqu'ils ne s'assurent pas avant de laisser entrer les journalistes si, comme le dit ci dessus l'israélien Daniel Seaman, elles ne sont pas utilisées intentionnellement ou non intentionnellement à des fins d'espionnage ou de sabotage, les arrêtant seulement après les avoir laisser opérer librement sur leurs territoires. RSF affirme - sur quelles preuves ? Celles fournies par la CIA - que ces trois journalistes sont innocentes, accusées arbitrairement, manipulant au passage le côté féministe de l'affaire.

Qu'en est-il vraiment dans le cas de Roxana Saberi ?

Roxana Saberi, journaliste américaine de 31 ans, a été condamnée à 8 ans de prison pour, selon Téhéran, avoir été prise en flagrant délit d'achat d'information concernant le programme nucléaire iranien. C'est bien sûr une accusation grave portée à son encontre et qui doit être solidement étayée par des preuves irréfutables car sinon on peut craindre que Saberi ne soit la victime des intrigues politiques entre Washington et Téhéran. Le Président iranien, Mahmoud Hamadinejad, a demandé à ce qu'elle bénéficie d'un procès en appel rapide et juste.

L'affaire Saberi remet en lumière les actions clandestines menée par les gouvernements US successifs à l'intérieur de l'Iran. Bush a publiquement admis de telles actions. En 2007 et 2008, les médias américains étaient remplis d'informations concernant ces actions clandestines en Iran. Selon certaines de ces informations, des données sur le programme nucléaire de l'Iran ont été collectées. L'été dernier, le célèbre journaliste américain, Seymour Hersh, a écrit dans The New Yorker que Bush avait autorisé des actions clandestines afin de déstabiliser l'Iran. Obama, qui a hérité des directives présidentielles de Bush, pourrait avoir signer de nouvelles directives sans que cela soit connu du public. On peut déduire cela du fait que la Maison Blanche n'a pas abrogé les anciennes directives de la CIA et d'autres branches de la communauté des renseignements américains, portant sur des actions clandestines à l'intérieur de l'Iran.

Dés lors on peut comprendre la méfiance iranienne à l'égard de toute action suspecte sur son territoire de la part d'une journaliste ressortissante américaine, et la réaction de RSF, connaissant les liens de cette officine avec la CIA.

Saberi pourrait-elle être complice volontaire ou involontaire d'actions clandestines de collecte d'information sur le nucléaire iranien par les services secrets américains ?

Cette possibilité ne peut pas être exclue. En 1981, l'Iran et les US ont signé l'Accord d'Alger, les Etats Unis s'engageant à ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Iran. Les gouvernements américains successifs ont systématiquement violé cet Accord pendant des années. Les directives présidentielles de Bush, et probablement celles d'Obama, vont à l'encontre de cet Accord et ne peuvent que créer une état permanent de méfiance de l'Iran vis à vis de tout agissement suspect de journalistes américains sur son territoire, souvent d'ailleurs d'origine iranienne vivant à l'étranger et membre actif de l'opposition iranienne en exil, comme c'est le cas de Roxana Saberi.

A tort ou à raison ?

La CIA et ses officines à l'étranger telle RSF sont passées maître en matière de manipulation des opinions publiques pour discréditer tout pays cible de l'impérialisme américain et l'Iran est actuellement cette cible.

Black Out médiatique sur la présence d'un reporter israélien sur une chaîne TV iranienne.

Le correspondant de la chaîne TV 10 israélienne, Ariel Margalit, basé à Londres, a été invité à participer à un débat tenu par la TV officielle iranienne de Téhéran. Selon ce qu'il a rapporté au quotidien israélien Ynetnews.com du 02/05/09 (Yediot Aharonot) il s'est senti libre d'exprimer son opinion. Ariel Margalit a couvert la conférence Durban II à Genève la semaine dernière et a été invité à participer à un débat télévisé sur la chaîne gouvernementale iranienne Press TV. C'est la première fois qu'un reporter israélien travaillant pour un média israélien a pu participer à un tel débat. L'émission iranienne " Canon" s'est déroulée jeudi et un reporter palestinien a également été invité.

Selon Margalit, les Iraniens ont vu son reportage sur Durban II sur TV 10 et l'ont contacté pour prendre part à un débat portant sur la question de savoir si Israël est un état raciste, et bien sur de commenter le discours du président Mahmoud Ahmadinejad. Le débat a eu lieu en studio à Londres et Margalit a apprécié l'accueil qui lui a été fait disant qu'il avait été bien traité, de même qu'il s'est dit "fasciné" par cette expérience.

"Ils m'ont assuré que ce que je dirai ne serait pas édité * ou changé. J'ai été attaqué (verbalement) par l'hôte du programme mais je pense que j'ai pu exprimé clairement mon opinion et même critiquer les Iraniens. Je me suis senti libre d'exprimer mon opinion...J'apprécie le fait qu'ils m'aient invité, après tout c'est une chaîne TV sponsorisée par le gouvernement. C'est bien de savoir qu'ils peuvent écouter l'autre côté. Bien entendu ce n'était pas un dialogue innovant mais néanmoins on m'a fourni une plateforme pour m'exprimer." Hors antenne, Margalit a discuté avec son hôte et a pu constaté, selon ses dires, que celui-ci connaissait bien les programmes de TV 10, qu'il lui avait fait remarquer qu'il avait coupé ses cheveux donc qu' apparemment il suit de prés le journal du soir de cette chaîne israélienne.

A Durban II, les pays européens,, sous dictat américanosioniste, ont démontré leur racisme et leur mépris de la liberté d'expression en quittant la conférence lors du discours du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, départ orchestré par l'agent sioniste au quai d'Orsay, François Zimeray, pseudo "ambassadeur des droits de l'homme". La TV publique iranienne a répondu intelligemment en organisant ce débat avec la présence d'un journaliste israélien. On ne peut pas en dire autant des médias français ou franco allemand telle ARTE, chaîne TV 100% sioniste, par exemple.

Echec et mat en faveur de l'Iran.

*Press TV a un site www.presstv.ir qui publie des informations, interviews et opinions.



Mireille Delamarre


Lundi 4 Mai 2009


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