EUROPE

RELATIONS FRANCO-ALLEMANDES: Merkel énerve Sarkozy


Dans la même rubrique:
< >


graperli@yahoo.fr
Mardi 11 Septembre 2007

RELATIONS FRANCO-ALLEMANDES: Merkel énerve Sarkozy

Le partenariat franco-allemand subit des tensions.. Actuellement, les rencontres entre Paris et Berlin se déroulent au mieux dans une atmosphère de distance polie, malgré les déclarations publiques d’amitié. Selon l’article d’un journal, le président français N. Sarkozy serait irrité par la chancelière Merkel.

 

Meseberg/Berlin – Que de cordialités et d’embrassades entre eux : les images à destination des photographes lors de la rencontre hier entre la chancelière [allemande]Angela Merkel et le président français au château de Meseberg dans le Brandebourg devaient surtout démontrer une chose : l’accord et l’atmosphère détendue de cordialité entre la France et l’Allemagne.

 

 

Nicolas Sarkozy und Angela Merkel: Der französische Präsident ist von der Kanzlerin angeblich genervt

(DPA)

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel : le président français apparemment irrité par la chancelière

 

 

Mais cela fait déjà longtemps que la relation entre Sarkozy et Merkel ne sont plus sans difficultés. Depuis longtemps, la Chancellerie est heurtée par le cavalier-seul du président français – comme par exemple dans le cas de la libération des infirmières bulgares de leur captivité libyenne. A la suite de la libération de ces femmes, Sarkozy avait alors conclu une coopération entre la France et la Libye dans le domaine nucléaire et avait particulièrement souligné le rôle de sa femme dans la libération des infirmières. En Allemagne, les politiciens réagirent avec agacement au comportement de Sarkozy et soulignèrent pour leur part le travail de préparation effectué dans cette par la Commission Européenne et la Présidence du Conseil de l’Europe.

Mais en France aussi on est contrarié par le voisin [allemand] : Sarkozy serait selon un article de presse fortement irrité par Merkel et son ministre des Finances Peer Steinbrück (SPD, Parti Social-démocrate). Le journal « Rheinische Post » écrit sur la foi d’informations en provenance du palais de l’Elysée que lors d’une rencontre avec les ministres européen des finances à Bruxelles, Sarkozy et Steinbrück auraient eu une altercations. Le ministre allemand aurait reproché à Sarkozy de préférer faire des cadeaux fiscaux de plusieurs milliards aux électeurs plutôt que de se conformer au plan d’économies décidé au niveau européen. Sur quoi le président aurait répondu en apostrophant le ministre des finances : « qu’est ce qui vous prend de me parler sur ce ton ! »

 

Selon le journal, le nom de Steinbrüclk ferait l’effet à Paris d’un chiffon rouge. Sarkozy serait vraiment en colère contre Angela Merkel car il n’aurait toujours pas pardonné à cette « chère Angela » de ne pas avoir publiquement fait des remontrances à son ministre pour l’avoir attaqué grossièrement. En outre, le mécontentement envers la chancelière monte au Palais de l’Elysée. Merkel « énerverait de plus en plus » Sarkozy, selon les dires d’un connaisseur de l’UMP, parti du président, cité par le journal.

 
La rencontre d’hier entre Merkel et Sarkozy a aussi déjà déclenché les premières critiques contre la France au sein du gouvernement allemand . Le ministre de l’environnement, Sigmar Gabriel a contredit le président français sur le thème de l’énergie nucléaire : «L’énergie atomique est tout sauf une technologie du futur. Dans le monde entier, on voit davantage de fermetures de que de constructions de nouvelles centrales nucléaires », souligne le politicien du SPD dans un entretien au journal « Tagespiegel ». Sarkozy s’était auparavant déclaré favorable pour faire de l’énergie nucléaire l’un des éléments constants dans une politique commune européenne de l’énergie. « Le nucléaire est l’énergie du futur » avait déclaré le président. hen/ddp/AFP 
 
 

Mésentente franco-allemande

 

Profonde crise entre Sarkozy et Merkel

De Matthias Beerman

 

Paris (RP). La scène remonte déjà à juillet, pourtant lorsque l’on la lui rappelle, Nicolas Sarkozy se met en colère. Lors d’une rencontre avec les ministres des finances européens à Bruxelles, le président français s’est accroché avec le ministre des finances allemand Peer Steinbrück.

 

L’Allemand l’a durement critiqué, reprochant à Sarkozy de faire plutôt des cadeaux fiscaux aux électeurs au lieu de respecter les engagements pris avec les partenaires européens concernant le plan d’économies. C’est là que Sarkozy a explosé.

 

« Qu’est ce qui vous prend de me parler sur ce ton !», a t-il apostrophé Steinbrück. Depuis, le nom de Steibrück fait l’effet d’un chiffon rouge à Paris. Sarkozy serait vraiment en colère contre Angela Merkel car il n’aurait toujours pas pardonné à cette « chère Angela » de ne pas avoir publiquement fait des remontrances à son ministre pour l’avoir attaqué grossièrement. En outre, le mécontentement envers la chancelière monte au Palais de l’Elysée. Merkel « énerverait de plus en plus » Sarkozy, selon les dires d’un connaisseur de l’UMP, parti du président.

 

C’était inévitable.. Car on voit ici le choc de deux caractères qui ne peuvent pas être plus différents : d’un coté, Merkel, réfléchie, travailleuse assidue, qui avant chaque événement politique surveille prudemment le SPD son partenaire de coalition.

De l’autre, Sarkozy, hyperactif, impatient, qui lance chaque une nouvelle initiative, de préférence en permanence dans les gros titres des médias. C’est en particulier par sa manière de voler la vedette aux autres pendant les évènements politiques que le remuant français s’est déjà rendu très impopulaire à la Chancellerie.

 

Lorsque, suite au sommet européen de Heiligendamm, Sarkozy s’est présenté en France de manière fort peu modeste comme le véritable architecte du succès des négociations, sur les bords de la Spree, on a ignoré cela avec bienveillance. Pourtant, depuis le battage médiatique mis en scène par le palais de l’Elysée autour du rôle de Sarkozy lors de la libération des infirmières bulgares de leur emprisonnement libyen, ne peut plus ignorer l’irritation. A Berlin, cette dernière sortie de Sarkozy n’a pas tardé à recevoir un accueil plus que glacial.

 

« Sarkozy est un doué »

 

Sans sa lettre à Merkel, le Français avait, en raison de la crise américaine de crédit hypothécaires, demandé que la transparence des marchés financiers soit inscrit au programme du sommet du états du G8. Le timing était parfait : avec sa proposition, Sarkozy a reçu une couverture médiatique mondiale.

 

En revanche, la Chancellerie a pensé qu’on se moquait du monde. En effet, Merkel avait déjà pris une initiative en ce sens plusieurs mois auparavant. « Sarkozy est un voleur de lumière », déclare Jean-Louis Missika, professeur de communication politique à Paris. « Cependant, avec sa stratégie il court un risque élevé. Et à un moment donné, il devra en payer le prix politiquement ».

 

Entre temps, le président français continue son cavalier-seul. A l’encontre de toutes les habitudes, il lance sans concertation préalable avec Berlin le candidat français au siège de président du Fonds Monétaire International.

 

Lors du règlement du problème de management au sein du groupe Airbus-EADS, Sarkozy a essayé de mettre la partie allemande devant un fait accompli. Entre-temps, les diplomates allemands peuvent également citer en secret une longue liste d’initiatives diplomatique, durant lesquelles Sarkozy ne s’est pas embarrassé du point de vue des autres pays européens et en particulier de celui des Allemands : « celui-là, il fait tout simplement ce qu’il veut ».

 

A Paris, nombreux sont ceux qui pense entre temps que Sarkozy n’a secrètement qu’une seule idée en tète : supplanter Merkel sur la scène internationale en tant que principal leader politique européen. Et comme toujours, lorsque ça coince dans les relations franco-allemandes, on joue la carte britannique.

 

Jadis, Gerhard Schröder avait voulu sortir de la relation exclusive entre Berlin et Paris en rédigeant en commun un document stratégique avec le premier ministre britannique d’alors Tony Blair, ce qui fût promptement interprété par Paris comme un défi.

 

Dernièrement, Merkel s’est rendu à Londres chez le successeur de Blair, Gordon Brown. Selon ce que déclara avec franchise à la presse un membre de la délégation allemande, il s’agissait surtout lors de cette visite fin août de prendre une certaine distance par rapport à Sarkozy ». On ne pouvait adresser un signal d’avertissement plus clair à Paris.



Mardi 11 Septembre 2007


Commentaires

1.Posté par m'çammi le 11/09/2007 19:03 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Le SHTROUMPHE de Bush se cassera la figure très bientôt...En Afrique c'est déjà fait, en Europe c'est en cours en France à lUMP, et même chez lui...par Cecilia...Les socialistes s'opposent entre eux et de peur de Sarko et sautent comme des petits écervelés sur le premier strapontin libéré...
Quelle HONTE ! ! !

2.Posté par Observateur le 12/09/2007 11:01 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Il y a longtemps que la France n'est pas grand chose à l'échelle mondiale.
Voilà plus de 30 ans que c'est la décadence dans de nombreux domaines.
Les politiciens ne sont que des marionnettes carriéristes manipulées par les
puissances financières mondiales. Comme toujours, les courtisants font tout
pour profiter du Pseudo-Monarque. C'est vieux comme l'Humanité.

Partout et toujours, les politiciens font des erreurs payées par les contribuables.
Curieusement, en France, les électeurs-contribuables n'en tiennent aucun compte.
Les gens aveuglés par toutes sortes de conditionnements sont comme des moutons.
Ils vont brouter où on leur dit de brouter. Un faible pourcentage de personnes
lucides comprend très bien se qui se trame en coulisses.

Les Peuples-Troupeaux n'ont que ce qu'ils méritent.

3.Posté par Tarajeat Marie-Thérèse le 12/09/2007 13:40 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler


tout a fait ,et c'est bien dit donc rien a ajouter a cette belle vérité

4.Posté par Gilles COUTURIER le 18/09/2007 07:53 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Cela me rappelle notre ex président V.G.E. qui venait à peine de publier une ode au système politique suédois...que celui-çi rendait l'âme !

Notre actuel président s'appuie très fort sur les épaules de son ami américain...plus dure sera la chute !

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires