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RDC : Nouveaux Combats, Toujours + de Civils en Fuite


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Jeudi 6 Novembre 2008

RDC : Nouveaux Combats, Toujours + de Civils en Fuite
Pour le deuxième jour consécutif, des combats ont opposé mercredi les rebelles du général dissident Laurent Nkunda à des milices Maï-Maï, groupes locaux d'autodéfense pro-gouvernementaux.

Les affrontements ont eu lieu près de Kiwanja, dans la zone de Rutshuru, à 75 km au Nord de Goma. La localité a été reprise par les hommes de Laurent Nkunda.

« Nous avons attaqué Kiwanja pour protéger les populations humiliées par le CNDP. Nous n'avons pas subi de défaite militaire nous nous sommes retirés sous pression de la Monuc pour protéger le cessez-le-feu entre l'armée et les hommes de Laurent Nkunda ». Voilà pour la version officielle donnée par les Maï-Maï.

Dans les faits, la coalition des milices Maï-Maï a bien été défaite mercredi après-midi par le CNDP. Selon certaines sources, des soldats rebelles hutus rwandais mais aussi les soldats de la 6e brigade, qui avait été défaite lors la prise de Rutshuru, auraient directement participé aux combats aux côtés de la coalition Maï-Maï à Kiwanja.

Une information que dément Didier Bikéty, le porte-parole des forces armées Maï Maï du Nord-Kivu : « Nous n'avons jamais été assistés par les FA, c'est une prise de conscience, ce sont les jeunes qui se sont révoltés contre l'humiliation en prenant leur destin en mains, les FARDC ont échoué. Le gouvernement général, la Monuc et le CNDP sécurisaient la population. C'est ainsi que les Maï-Maï ont pris conscience de la situation, ils ont dit nous devons protéger notre peuple, c'est ainsi que nous avons pris les armes, c'est ainsi qu'en privilégiant la paix ils viennent encore de se retirer de ces endroits là ».

Selon différentes sources, l'attaque de Kiwanja par les Maï-Maï répondait à un objectif précis : jeter à nouveau sur les routes les populations que les rebelles de Laurent Nkunda ont fait chasser des camps de déplacés pour les réinstaller dans leurs villages, le but étant de désorganiser le CNDP et de montrer qu'il est incapable de gérer les civils présents dans les nouvelles zones sous domination rebelle. Comme toujours, les populations civiles paient le prix fort :

« Qui va nous protéger ? Les enfants n'ont rien mangé depuis 3 jours... Nous n'avons rien pu emporter. Les Maï-Maï massacrent aussi, comme les hommes du CNDP... » déplorent les victimes.

De nouveau, se sont des milliers d'habitants de Kiwanja qui fuyaient ce mercredi cette localité de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), et viennent ainsi grossir les rangs de plus d’un millions de déplacés dans cette région.

Hommes, femmes et enfants, avec quelques affaires personnelles dans les bras et sur la tête, marchaient sur la route qui relie Kiwanja à Rutshuru, un important centre administratif situé à 5 km plus au sud et qui est contrôlé depuis une semaine par les hommes de Laurent Nkunda.
Par ailleurs, des centaines de personnes étaient réfugiées mercredi en plein air devant une base de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) située sur la communune de Kiwanja.

Et puis, Les Maï-Maï ont enlevé, toujours hier mercredi, un journaliste belge ainsi que son interprète et son chauffeur. Les 3 hommes ont été emmenés à Kinyandoni par leurs ravisseurs, qui demandent la démilitarisation de Kiwanja. Des tractations sont en cours avec la Monuc pour tenter d'obtenir leur libération.

Cette situation de guerre au Nord-Kivu fait l'objet d'un sommet ce vendredi à Nairobi, où se retrouveront les deux présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul Kagamé.

Pour le moment, les autorités congolaises refusent d'entendre parler de négociations directes avec la rébellion. Le chef du CNDP, Laurent Nkunda, menace d'aller jusqu'a Kinshasa si ce refus est maintenu. Ses troupes sont aux portes de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu. La Monuc assure qu'elle ne permettra pas l'entrée de groupes armés dans la ville, même si la question se pose du rôle possible pour les casques bleus si l'armée régulière congolaise est défaite à nouveau :

Face à cette situation des plus dangereuses, le nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), annonce par la voix de son premier ministre, qu’il va "mettre fin à la guerre" dans l'est du pays.
"Nous allons diplomatiquement, politiquement, militairement mettre fin à la guerre", a-t-il lors d'une conférence de presse dans la capitale de la province du Nord-Kivu

http://www.almanar.com.lb/ http://www.almanar.com.lb/



Jeudi 6 Novembre 2008


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