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RD Congo voyant les élections venir à pas de géant, l'opposition recule à grand pas


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Mercredi 18 Septembre 2019 - 00:30 Terminator 2016 (2MàJ le 17/09/19)


La réduction sensible du coût des élections en République démocratique du Congo est la seule et l’unique raison qui a poussé Corneille NAANGA, Président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), à proposer le vote semi électronique pour les élections prochaines. « Ça nous permettra une économie de quelques 400 millions de dollars » dixit le numéro un de l’instance électorale devant les médias venus assistés à cette démonstration, le mardi 5 septembre dernier.


Steve KALOMBO
Vendredi 15 Septembre 2017

ça avance


La réduction sensible du coût des élections en République démocratique du Congo est la seule et l’unique raison qui a poussé Corneille NAANGA, Président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), à proposer le vote semi électronique pour les élections prochaines. « Ça nous permettra une économie de quelques 400 millions de dollars » dixit le numéro un de l’instance électorale devant les médias venus assistés à cette démonstration, le mardi 5 septembre dernier.

Cette proposition qui n’avait rien d’une imposition, provoque déjà un tollé dans le rang d’une partie de l’opposition qui s’insurge, de son mieux, contre le vote semi électronique comme si le système avait déjà été adopté. Le MLC d’Eve BAZAIBAa été la première à s’illustrer. « Mon parti ne peut pas cautionner une fraude d’avance avec le système de vote semi électronique que NANGAA, veut nous imposer » s’est éclatée la secrétaire générale du parti bembiste. Une réaction sans véritable appréciation de fond propre à la crème politique congolaise qui aime bien jouer au sensationnel afin de faire diaboliser le pouvoir dans l’opinion et se créer une place de choix dans l’opinion publique.

Les avantages économiques et temporels que le vote électronique apporte dans une élection ne sont pas l’affaire du MLC, aux dires de madame BAZAIBA, contestée au sein de son propre parti, où il n’y a jamais eu un vote semi électronique. Martin FAYULU, très connu par ses floches, est venu à la charge, 48 heures après lors d’un face-à-face à la va vite devant la presse. « Corneille NANGAA est venu avec cette proposition aux négociations du Centre Interdiocésain, elle a été catégoriquement rejetée. Il n’a pas ce pouvoir de proposer le mode de scrutin, ça favorise la fraude et la tricherie, cela a été démontré par une télévision étrangère, on peut venir avec un vote déjà fait quelque part pour venir glisser et nous dire que c’est les résultats des élections, nous disons non », enfonce FAYULU, l’un des hauts cadres du Rassop/Limete.

La CENI n’a pas le pouvoir de proposer? Qui peut alors le faire en lieu et place de cet organe censé organiser les élections? Ici encore, le patron de l’Ecidé, pèche par une légèreté politique sans précédent. Voulant se faire une aura démesurée dans les médias internationaux, il est allé jusqu’à balayer de revers de la main le vote semi électronique en oubliant même que la crédibilité électorale d’autres pays à laquelle il fait souvent allusion est, à une forte proportion, due à l’introduction de la nouvelle technologie dans le système de vote.

Pas plus tard que le weekend dernier, Jimmy MUKENDI, Secrétaire général adjoint de l’UDPS/KIBASA, parti membre de l’AR, Alternance pour la République, l’un des regroupements politiques du Rassop/Limete, est revenu sur le sujet dans la même logique que ses prédécesseurs radicaux donnant en passant, par malhonnêteté intellectuelle, une signification tronquée au mot « proposer » que la direction de la Commission électorale nationale indépendante a utilisé lors de la présentation d’un échantillon du serveur semi électronique.

La République démocratique du Congo ne sera pas à sa première expérience électorale et les opposants ne sont pas à leur premier lot de protestations pré-électorales. En 2006 comme en 2011, le plat préféré dans le rang des extrémistes de tout bord aujourd’hui réunis au sein du Rassemblement des forces sociales et politiques acquises au changement aile Limeté, étayent les accusations gratuites de fraude et tricherie vis-à-vis de la CENI. Le vote semi électronique n’apporte rien de nouveau. La peur, est plutôt ailleurs. La frustration, c’est lors qu’ils se rendent compte qu’avec cette proposition de la CENI, les élections avancent à pas de géant et que le Rassop/Limete recule à grand pas.

Steve KALOMBO
+243995338030


Vendredi 15 Septembre 2017


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