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Qui (et pourquoi) veut la peau de Corbyn?


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Une conjuration veut la peau de Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste qui a remis ce parti sur ses rails après les dérives de A. Blair, le petit caniche de Bush.

On lui cherche des poux dans la tête. Pourquoi donc ?

Depuis des mois on veut le clouer au pilori pour antisémitisme. Déjà en mars dernier des manifestations ont été organisées contre lui. Ci-dessous, une relance dans le tabloïd de BHL. Et une dépêche de l'AFP datée de mars dernier.

Pourtant, il n’a pas cessé de clamer : « L'antisémitisme n'a pas de place à l'intérieur du Labour. Il faut le chasser de notre mouvement. »

Ce que l’on veut c’est une reddition sans condition de chef du travaillisme britanniques à Israël, comme c’est le cas un peu partout en Occident, de Washington à Rome, en passant par Paris.

La règle est claire: sont antisémites, voire nazis en herbe, tous ceux qui s'opposent à Israël.

Corbyn élu à la tête du Labour

Il n’a pas été élu par les députés travaillistes (85% d’entre eux lui sont hostiles). Il l’a été grâce à un changement dans le mode de scrutin : maintenant le vote est ouvert aux militants et aux syndicats.

« Une menace pour notre sécurité nationale », hurlent les atlantistes et les sionistes.

Il a voté contre l’adhésion de la GB à l’Union européenne

Il est hostile à l’OTAN et aux interventions militaires extérieures.

Il remet en cause la « relation spéciale" que la GB a avec les Etats-Unis.

Il est contre la City et la Monarchie.

Il soutient la Palestine, Hamas et Hezbollah. Et les principes fondamentaux dont font pétitions les Nations Unies, régulièrement violés par ceux-là mêmes qui les ont édictés (pour qu’ils soient uniquement appliqués par les autres).

Et, par-dessus tout, Corbyn défend les intérêts de son pays.

Voilà tous ses péchés.

Djeha,

Mercredi 15 août 2018


Djeha
Jeudi 16 Août 2018

Qui (et pourquoi) veut la peau de Corbyn?
Royaume-Uni - Antisémitisme : Corbyn de nouveau dans la tourmente

Le Point, L. 13/08/2018 à 13:25

La photo montre Jeremy Corbyn déposant une gerbe devant le mémorial dédié aux auteurs de l'attentat qui a coûté la vie à onze athlètes israéliens en septembre 1972 au cours des Jeux olympiques de Munich. Le cliché a été pris à Tunis en 2014, soit un an avant que le député d'Islington ne devienne le chef du parti travailliste.

Publiées par le quotidien conservateur Daily Mail, les photos ont relancé la vive controverse sur l'antisémitisme prévalant dans les rangs du Labour depuis l'élection du tenant de la gauche dure à la tête du principal parti d'opposition. « Corbyn aurait dû démissionner après la révélation de sa présence au cimetière », a estimé le ministre conservateur de l'Intérieur, Sajid Javid.

Pour leur part, Ankine Spitzer et Ilana Romero, veuves de deux athlètes israéliens tués au cours de l'attentat, ont déclaré au Jewish News, le principal journal de la communauté juive britannique : « Nous ne nous souvenons pas que Corbyn se soit recueilli sur la tombe de nos pères, fils et maris qui participaient à un festival d'amour, de paix et d'amitié et sont rentrées au pays dans un cercueil. »

Face à ces nouvelles accusations, Jeremy Corbyn a précisé qu'invité à une conférence de soutien aux Palestiniens, il était allé rendre hommage aux victimes du raid israélien de 1985 contre le siège de l'Organisation de libération de la Palestine. Ses détracteurs soulignent que Corbyn s'était déplacé spécialement au mémorial aux martyrs de « Septembre noir », l'organisation responsable de la tuerie de Munich, qui est situé à quinze minutes en voiture de l'ancien siège de l'OLP.

Le Labour inaudible

Au nom de sa détestation de l'État d'Israël, Jeremy Corbyn refuse d'adopter dans son code de conduite la définition de l'antisémitisme de l'International Holocaust Remembrance Alliance qui fait autorité. La gauche veut en exclure les exemples de diabolisation de l'État d'Israël.

Mais devant la polémique qui ne cesse d'enfler, trois syndicats bailleurs de fonds du parti, qui avaient soutenu Corbyn lors de la course au leadership, ont demandé publiquement au parti de signer le texte reconnu au niveau mondial. Même les gauchistes du mouvement Momentum proches de Corbyn se sont déclarés partisans de l'adoption du document afin de tourner la page d'une controverse qui rend le Labour inaudible sur le plan économique et social.

Dans un message vidéo publié le 5 juillet sur son compte Twitter, le chef du Parti travailliste a tenté d'éteindre la polémique en écrivant : « L'antisémitisme n'a pas de place à l'intérieur du Labour. Il faut le chasser de notre mouvement. » En vain. Les organisations juives mettent en exergue les messages antisémites, voire carrément révisionnistes sur Facebook, écrits par des partisans de Jeremy Corbyn sous le couvert d'antisionisme. La communauté juive s'inquiète de la fréquente croissance d'actes antisémites de la part de l'extrême droite comme de militants islamiques depuis l'élection de Jeremy Corbyn.

Peu de répit pour Corbyn

Pour s'emparer du Labour en 2015 après deux défaites électorales d'affilée et dans une volonté de rupture avec l'ère sociale démocrate de Tony Blair et de Gordon Brown, Jeremy Corbyn avait joué la carte du virage à gauche. Il avait été élu, puis réélu haut la main à la tête du parti. Ce défenseur des droits de l'homme n'a jamais caché son hostilité à Israël ni ses accointances avec le Hezbollah et le Hamas. Dans les années 90, au nom de la protection de la liberté d'expression, l'intéressé s'était par exemple opposé à la destruction d'une peinture murale digne de la propagande nazie montrant des banquiers au nez crochu en train de jouer au Monopoly.

Ironie du sort, les révélations du Daily Mail sur le soutien de Corbyn aux auteurs de la tuerie de Munich viennent à point nommé pour les conservateurs au pouvoir. En moquant le port de la burqa, l'ancien secrétaire au Foreign Office, Boris Johnson, avait rendu un grand service au Labour en desserrant la pression médiatique sur ses propres défaillances dans la lutte contre l'antisémitisme. Pour Corbyn, le répit n'a duré qu'une petite semaine.

Lire aussi Corbyn, leader de l'opposition britannique... et ex-espion soviétique ?

Lire aussi Royaume-Uni : le Labour infiltré par l'extrême gauche antisémite ?



GB: manifestation devant Parlement contre Corbyn, taxé d'antisémitisme

AFP le L. 26/03/2018 à 09:24, mis à jour à 21:46

Près de 500 personnes ont manifesté lundi devant le Parlement britannique contre le chef de l'opposition, le député travailliste Jeremy Corbyn, l'accusant de laisser l'antisémitisme se diffuser au sein de son parti.

"Jeremy Corbyn n'a pas su prendre de mesures significatives, et a laissé un espace aux racistes", a déclaré à la foule Jonathan Arkush, le président d'une organisation représentative de la communauté juive, le Board of Deputies of British Jews.

"Trop c'est trop", a-t-il entonné comme slogan, avertissant que les juifs "désertaient" le Parti travailliste.

Une cinquantaine de partisans de Jeremy Corbyn étaient venu exprimer leur soutien à leur leader, entraînant des échanges tendus entre les deux groupes et quelques accrochages physiques mineurs.

Le Board of Deputies of British Jews avait au préalable, avec une autre organisation juive, le Jewish Leadership Council, publié une lettre ouverte au ton exceptionnellement ferme dans laquelle ils accusaient Jeremy Corbyn de se trouver régulièrement "du côté des antisémites".

Le Hezbollah, le mouvement chiite libanais, "commet des atrocités terroristes contre les juifs, mais Corbyn dit que ce sont ses amis et assiste à des rassemblement en faveur du Hezbollah à Londres", accusaient les deux organisations juives. "Il en va exactement de même pour le Hamas", le mouvement islamiste palestinien, écrivaient-elles. "Encore et encore, Jeremy Corbyn a été du côté des antisémites plutôt que du côté des juifs".

Les deux organisations affirment que les "calomnies contre les juifs" sont constantes chez les travaillistes, que ce soit sur internet ou pendant les meetings, et que seul Jeremy Corbyn, en tant que leader du parti, peut y mettre fin.

Dans un communiqué publié dimanche, le leader travailliste avait déclaré qu'il rencontrerait dans les prochains jours des représentants de la communauté juive pour tenter d'apaiser ces critiques et rebâtir un lien.

"De l'antisémitisme s'est manifesté dans des poches à l'intérieur du parti travailliste, causant de la peine et de la douleur à notre communauté juive dans le parti travailliste et dans le reste du pays", avait-il avancé. "Je suis sincèrement désolé de la douleur qui a été provoquée".


Jeudi 16 Août 2018


Commentaires

1.Posté par bob le 16/08/2018 15:55 | Alerter
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Ils ennuient plus de la moitié de la planète avec leur "Antilémite" ! J'en reprendrai pour 1 dollar ! Ha ha ha !

2.Posté par jehaislescookies le 21/08/2018 20:47 | Alerter
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excellente analyse !
voilà il faut appeler un chat un chat, et comme tout bon inspecteur de police se poser la question : à qui profite le crime ?

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