ANALYSES

Qui est qui à la Mosquée de Paris


On a beaucoup écrit sur la mosquée de Paris. Son actuel recteur est très présent dans les médias, en France, mais aussi en Algérie où il a été l’invité du JT de 20 heures. En janvier 2006, Le Monde lui a consacré toute une page signée par une rédactrice spécialiste de politique générale. Elle a appris aux lecteurs que « le musulman idéal » Dalil Boubakeur évite de se rendre dans les pays arabes parce qu’il « ne maîtrise que l’arabe classique »(sic).
Le recteur a participé aussi à des émissions historiques télévisées où il a raconté ses souvenirs d’adolescence sur arrivée en France en 1957. Une de ses déclarations a été contestée par des associations de Rapatriés d’Algérie qui ont porté plainte contre lui.
Malgré l’inflation éditoriale sur la mosquée et sur son recteur, le sujet reste largement sous-étudié. Car dans la plupart des cas, les médias se contentent de reproduire ce que dit le recteur de lui-même, ou de paraphraser les articles d’une feuille que publiait un attaché de presse recruté avec l’accord de l’ambassade pour les besoins de la promotion médiatique de Dalil Boubakeur au prix d’une manipulation des chroniqueurs religieux. Cette feuille a cessé de paraître quand son rédacteur a perdu sa crédibilité auprès des journalistes qui avaient imprudemment ses informations sur l’implantation et l’influence attribuées à la mosquée. Les chroniqueurs religieux découvrirent la vanité de ses prétentions au moment de l’effondrement spectaculaire des listes de la « GMP »(Grande Mosquée de Paris dans le jargon du ministère de l’Intérieur) aux élections du CFCM d’avril 2003.


Samir MEHALLA
Mercredi 30 Août 2006

La Grande Mosquée de Paris
La Grande Mosquée de Paris

Who’s who à la Mosquée de Paris.



On a donc affaire à une information digne des régimes à parti unique, avec ses spin doctor et ses relais parmi les bénéficiaires des nombreuses formes de faveurs de la mosquée.
Au moment où la presse indépendante algérienne atteint l’âge adulte, il n’est pas normal qu’elle continue de reproduire ce que dit Dalil Boubakeur de lui-même et de sa famille et qu’elle se contente des lieux communs inspirés par son entourage actuel ou ceux qui aspirent à en faire partie. Voilà pourquoi il est bon de faire connaître le vrai visage de cette institution prestigieuse surtout par son bâtiment afin de mieux comprendre sa paralysie. Nous avons essayé d’aller au-delà de ce que dit le guide pressé aux touristes et de ce que répète Dalil Boubakeur aux élèves-journalistes auxquels il lui arrive de consacrer des après-midi entières aux dépens des affaires internes de la mosquée, et « oubliant » des rendez-vous importants. Cette importance excessive accordée aux relations avec les journalistes et les hommes politiques, aux dépens des contacts avec les instances religieuses, en dit long sur le véritable culte qu’il voue à sa propre image.

C’est parce qu’un grand nombre de journalistes sont persuadés du caractère factice de cette image, qu’il devient impératif de s’intéresser à ce que le recteur et ses spin doctor s’efforcent de dissimuler. Les témoignages des anciens employés de la mosquée, dont certains furent licenciés parce qu’il leur était reproché d’en savoir plus sur « la face cachée », l’exploitation des archives(françaises, civiles et militaires, mais aussi séoudiennes et marocaines) par des historiens et les investigations des journalistes conscients d’avoir été manipulés permettent déjà de commencer à écrire la véritable histoire de la mosquée. Pour ce faire, il conviendrait d’esquisser le « Who’s who à la mosquée de Paris ». Voici les éléments d’une première enquête qui sera complétée par des témoignages et des entretiens avec des chercheurs absolument dignes de foi, et infiniment plus crédibles que les tenants du journalisme d’attaché de presse.

La première démystification concerne Hamza Boubakeur qui a régné pendant 25 ans. Compte-tenu des références permanentes de Dalil à son père, après avoir renoncé à se faire un prénom, l’ancien recteur est souvent présenté comme un « théologien », auteur d’une « bonne traduction du Coran ».
Or, le recteur préféré de Robert Lacoste et Guy Mollet n’a signé cette traduction qu’en 1972. Il avait alors atteint la soixantaine. Ce travail avait été préparé par sept experts qui furent très mécontents quand le recteur a « oublié » de mentionner leurs noms. Parmi eux, il y avait le spécialiste des Oçoul al Fiqh(Fondements du Droit), Mohamed Alfy qui, à la suite de cette affaire a quitté la mosquée de Paris pour aller enseigner à la chaire de droit musulman de la Sorbonne, où il a eu le loisir de commenter les méthodes de Boubakeur à l’intention des arabisants français, dont Henri Laoust.

Quand G. Mollet a « agréé » H. Boubakeur directeur de l’ « Institut musulman de la mosquée de Paris », sur proposition de Robert Lacoste(ministre-résidant en Algérie chargé de la "pacification" et de l'application des "pouvoirs spéciaux"), ce protégé de la gauche coloniale avait un profil politique très fortement marqué. Il s’efforçait en effet depuis une dizaine d’années de jouer un rôle dans la politique coloniale en essayant de faire partie des dignitaires de l’Islam maraboutique choyés par l'administration. Il n’a pas hésité à demander au Gouvernement Général de soutenir sa candidature aux élections de l’Assemblée Algérienne d’avril 1948. Le « soutien » administratif, qui, sous Naegelen, signifiait bourrage des urnes, lui a été refusé parce que son oncle le bachagha Si Larbi ben Eddine- qui présidait la confrérie des Ouled Sidi Cheikh- a refusé de cautionner sa candidature.
Pour venger ce refus, H. Boubakeur a essayé de prendre le contrôle de la confrérie en 1949. Mais un congrès de tous les représentants réunis par Abdelhaï al Kettani venu du Maroc a réélu démocratiquement Si Larbi et désavoué le putsch tenté par son neveu. Les rebondissements de la querelle entre Si Larbi et Si Hamza, qui avait pour principal enjeu le contrôle des ziaras(tournées pastorales justifiant des quêtes auprès de 40.000 adeptes), furent abondamment commentés entre 1949 et 1953 dans les bulletins du "Service des Liaisons Nord-Africaines" que dirigeait au Gouvernement Général le colonel Schoen.
En 1953, Si Hamza propose ses services au Gouvernement Général pour un recrutement para-militaire dans les Ouled Sidi Cheikh. Du fait de son alliance matrimoniale avec A. Kiouane, Boubakeur rencontrait des militants du MTLD et il était probablement au courant des préparatifs du 1° novembre 1954. En proposant ce que l’ethnographe Servier fera l’année suivante dans les Aurès, puis dans le Zaccar, H. Boubakeur semblait surtout intéressé par les à-côtés financiers du recrutement para-militaire.

En 1947, il avait déjà rendu de précieux services au SLNA en lui communiquant un abondant courrier envoyé par des sympathisants nationalistes qui réagissaient à la publication de la photo de Messali-Hadj sur la couverture du premier numéro de la revue "Salam Ifriqyia", qu'il publiait avec l'aide financière du Gouvernement Général.
En mars 1955, on retrouve Hamza Boubakeur conférencier et conseiller de l’Action Psychologique de l’armée qui cherchait à désavouer le nationalisme au nom de l’Islam.
En décembre 1956, il est mêlé à des négociations secrètes avec la wilaya 1 des Aurès à qui il voulait faire accepter un cessez-le-feu afin d'être un « interlocuteur valable" du gouvernement G. Mollet . Après l'échec de ces négociations menées pour le compte de L. Paye et du colonel Schoen(tous deux membres du cabinet civil de Lacoste), la crainte des représailles de l’ALN l’amène à s’installer à Paris où il demande à G. Mollet de le nommer recteur d’académie. C'est à cause du refus de cette candidature par l’Education Nationale qu'il s’auto-intitule « recteur » de la mosquée de Paris, qui avait jusque-là un directeur.

Son prédécesseur, Ahmed Benghabrit, qui avait quitté son poste après avoir dénoncé la torture en Algérie, a contesté le coup de force de G. Mollet. Le Conseil d’Etat lui donnera raison en condamnant en 1963 un interventionnisme dans les affaires du culte musulman que le président du Conseil socialiste croyait permis par les « pouvoirs spéciaux » de mars 1956. Moyennant quoi H. Boubakeur restera à la tête de la mosquée pendant 25 ans ! Cela montre que ce n’est pas le droit qui fonde les relations de l’Etat laïque français avec l’Islam.
Lorsqu'il était au service de l'Action Psychologique, H. Boubakeur rencontrait régulièrement le cadi de Tombouctou, le cheikh Mahmoud qui, à partir de 1955, faisait des tournées dans les mosquées d'Algérie pour y dénoncer le nationalisme anti-colonial comme une « Innovation Blâmable »(Bida’a), au nom de sa conception pro-coloniale de l’orthodoxie.
Le cadi mit fin à ses campagnes en 1960, juste après la reconnaissance de l'indépendance des Etats africains. Il se retira de la politique après l'échec du projet de création d'une République du Sud-Saharien, dont il voulait devenir le président, en promettant d'en faire un Etat associé à la France. Son ami Si Hamza nourrissait une ambition comparable lorsqu'il militait pour le détachement du Sahara algérien dont il voulait devenir le président(cf. un numéro du Moudjahid de février 1962, les mémoires du cheikh Bayyoud, "C'était De Gaulle » d'Alain Peyrefitte et le volume "Gouverner" des mémoires de Michel Debré). Mais l'abandon, après l’échec des négociations avec le GPRA à Lugrin en juillet 1961, par le général De Gaulle du projet de partition de l'Algérie défendu par M. Debré, ruina les espoirs de Boubakeur, qui se sentait à l'étroit à la mosquée de Paris, et à l’assemblée nationale où il était apparenté socialiste.

Lors de la féroce répression menée contre les travailleurs algériens après le 17 octobre 1961, le « recteur » colonial était en contact permanent avec le préfet de police M. Papon. Il était le mieux placé pour aider à estimer le nombre de victimes de cette brutale opération. Mais il a préféré cacher la vérité aux journalistes, enquêteurs et historiens.
Au nom de la "tradition islamique", il disait l'Islam incompatible avec la démocratie ( cf. un article de 1956 cité par Schoen dans l’inédit "Gouverner l'Algérie"). Son autoritarisme à la mosquée a laissé de mauvais souvenirs qui expliquent l'actuelle impopularité de Dalil, qui le secondait dans toutes ses décisions contestables.
L’ancien imam-khatib, Mohamed Lazreq, qui a officié de 1955à 1959 assure avoir échappé de justesse à l’arrestation par la police quand la famille Boubakeur a découvert son appartenance au FLN qui datait de son envoi de Damas par Mohamed Khider et Hocine Lahouel, qui voulait saper l’influence du MNA dans l’immigration.

En novembre 1965, c’est Dalil qui signifia à des militants et intellectuels maghrébins le refus de son père d’autoriser une veillée à la mémoire de Ben Barka. C’est toujours lui qui a négocié avec les émissaires qu’envoyait le gouvernement algérien qui ne désespérait pas d’avoir un pied à la mosquée après la perte du procès intenté en 1967 à la Société des Habous par la puissante Amicale des Algériens en Europe. Parmi ces émissaires, il y a eu Rachid Benaïssa, un ancien collaborateur de Mouloud Kassem au ministère des affaires religieuses détaché à l’Amicale. Renseignés sur les mauvaises relations de Benaïssa avec les arrogants apparatchiks de l’Amicale qui avait mis en échec le projet d’inspection de l’enseignement originel que M. Kassem voulait ouvrir à Paris en 1971, les Boubakeur essayèrent de retourner Benaïssa en lui proposant de travailler à la mosquée.

En septembre 1980, Dalil a vainement essayé de réunir un « Congrès des Musulmans en France ». Cet échec lui a confirmé la mauvaise image de son père dans le milieu associatif des Français musulmans que Hamza Boubakeur n’a pas convaincu de le soutenir après la suppression des subventions publiques à « l’Institut », dont le caractère fictif a été vérifié par la Commission Nationale des Français Musulmans constituée par le gouvernement de Raymond Barre. Après l’arrivée du cheikh Abbas en septembre 1982, Dalil a été mêlé à tous les marchandages autour de la présidence de la Société des Habous qui ne fut cédée en 1987 par la famille Boubakeur qu’en échange d’importants avantages financiers.

Quand le nom de Dalil a été avancé pour remplacer Tedjini Haddam, son père a émis des doutes sur ses capacités, sans doute en souvenir de ses échecs dans l’organisation du congrès de 1980 puis dans les négociations secrètes avec les représentants du cheikh Abbas. Si Hamza ne semble pas avoir été enchanté par une folklorique Bay’a (acte d’allégeance) par laquelle Dalil, malgré ses lapsus et son inversion du sens de plusieurs versets du Coran, fut coopté en 1992 « cheikh » de la branche française de la confrérie des Ouled Sidi Cheikh, dont la création semblait destinée à obtenir des indemnisations par Israël d’une partie des habous maghrébins de Jérusalem confisqués en 1948. Le Quai d’Orsay était prêt à soutenir cette demande d’indemnisation en échange de l’acceptation de la séparation de la mosquée et de l’Institut que cinq ministères étaient prêts à financer. Mais la famille Boubakeur rejeta cette offre d’un budget annuel de 20 millions, malgré son acceptation par le gouvernement algérien. En 1993, Hamza conseilla la création d’un fantomatique « Institut Ghazali »intimement rattaché à la Société des habous que les socialistes refusaient de financer, en croyant que le nouveau ministre de l’Intérieur Charles Pasqua allait accepter de verser les 20 millions proposés l’année précédente à cet établissement. Mais après une trompeuse et surmédiatisée inauguration, Pasqua se contenta d’un arrêté attribuant le monopole du prélèvement de la taxe halal à la mosquée de Paris. L’estimation du montant de ces recettes à 500 millions par an a attiré à la mosquée une nuée de nouveaux pratiquants qui ont arrêté de boire juste pour pouvoir bénéficier de cette manne d’une façon ou d’une autre.

Djelloul Seddiki fut recruté dans ce climat d’euphorie pour s’occuper de ce prélèvement. Après avoir enseigné quelque temps en Lybie, Seddiki a adhéré au MDA de Ben Bella où il aurait joué un rôle trouble en livrant quelques secrets au commandant Meftah. Après plusieurs tentatives infructueuses dans l’import-export, où il rencontra un certain Mahdjoub Bentébria, quitté l’alcoolisme, il a aidé « bénévolement » Khalil Merroun à la mosquée d’Evry. C’est en compagnie de ce recteur qu’il est venu voir Dalil Boubakeur en compagnie de Mme Benhamza, qui se souciait semble-t-il de réconcilier, au nom de « la présidence algérienne »(sic), « l’Islam algérien » avec « l’Islam marocain ». Ce souci de la « fraternité » a servi a faire recruter Seddiki par Dalil, qui découvrit à cette occasion des liens de parenté, jusque-là ignorés, avec la nouvelle recrue ainsi qu’avec sa protectrice.

Quand Seddiki a éprouvé quelques difficultés à rapporter les 500 millions promises à Dalil, l’ambassade a demandé à Mahdjoub Bentébria de lui venir en aide, « fi sabilillah ». Mais ce singulier bénévole avoua à Djaouida Djazaerli, la tante de Moumen Khalifa qui travaillait encore à mi-temps à la mosquée et fera parler d’elle dans une affaire autrement plus grave, qu’il était en train d’induire en erreur Seddiki pour lui ravir sa place après son échec ! A la même période l’ambassade mit à la disposition de la mosquée son ancien avocat Chemseddine Hafiz. Après la perte de plusieurs procès aux Prud’hommes notamment, le nouvel avocat de la mosquée (qui trouvait scandaleux le recours au cabinet de Théo Klein) est entré en conflit avec Dalil, qui interrogeait Bentébria après le départ de chaque visiteur : « est-ce qu’il veut prendre ma place ? »

Le nom de Hafiz a été cité dans la presse algérienne quand il accompagnait en AlgérieYves Bonnet, le président d’un fantomatique « Institut France-Algérie ». Pour récompenser les services rendus par le discret avocat au ministère de l’Intérieur pour dissuader Dalil de boycotter l’Istichara et de démissionner de la présidence du CFCM, Nicolas Sarkozy l’a proposé, en 2003, pour le poste de recteur de la mosquée que Boubakeur était invité à abandonner pour s’occuper du CFCM à plein-temps. Pour compenser l’échec de cette proposition, Hafiz a été nommé président de « Vivre l’Islam » (l’association productrice de l’émission islamique, que l’on appelle « Vivre de l’Islam. C’est Ahmed Baba-Miské qui a été à l’origine de cette nomination, sans doute à la demande du ministère de l’Intérieur. Baba-Miské était devenu l’homme fort de l’émission islamique où l’avait introduit en 1992 son ami Raoul Weexsteen, conseiller aux cultes au ministère de l’Intérieur, qui a préparé la voie à la mainmise totale sur l’émission de la société co-productrice FMP(France-Méditerranée production), dont Baba-Miské était actionnaire et salarié, tout en percevant un autre salaire de France 2. Quand des membres courageux de « Vivre l’Islam » contestèrent la légalité de la nomination de Hafiz, c’est le ministère de l’Intérieur qui est intervenu à nouveau dans les affaires de cette émission pour recommander l’ancien collaborateur d’Yves Bonnet au directeur-général de France 2. Hafiz avait d’autant plus besoin de ces consolations que le plan d’attribution à de ses proches des commerces de la mosquée a été mis en échec par une décision de justice favorable par le titulaire du bail. Ce sont ces crises internes à la mosquée qui sapent l’autorité du recteur et l’empêchent d’être un représentant de l’Islam en France.


Mercredi 30 Août 2006


Commentaires

1.Posté par abdel le 30/08/2006 23:23 | Alerter
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Eh, bien tu m'as l'air bien informés sur les obscurs rouages de la grande mosquée!

Pourquoi cet article, peut être un règlement de compte ?

Par contre pas un mot sur les tribulations de l'ancien recteur de la moquée d'Evry ou sur les commentaires et silences médiatique du CFCM.

Fait nous une analyse aussi pointu si tu en as le temps sur les autres accolyte trop proche du pouvoir et des médias.

2.Posté par Daniel Milan le 31/08/2006 11:24 | Alerter
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Dalil Boubakeur est de toutes les sauteries sionistes, dont celles du CRIF et s'il n'a jamais de mots assez forts pour dénoncer et condamner les "méchants fondamentalistes musulmans" , en compagnie de ses amis,parce qu'ils osent s'élever contre les persécutions dont les Musulmans sont victimes un peu partout dans le monde, on ne l'entend jamais défendre les Musulmans.
Dalil Boubakeur est avec le CRIFet le ministère de l'Intérieur, à l'origine de la création du CFCM dont le but est la main-mise de l'Islam en France, dont le flicage des mosquées et des fidèles pour empêcher toute condamnation des injustices et des persécutions dont ils sont victimes.
A la décharge de Dalil Boubakeur, c'est qu'il n'est pas le seul, hélas, à avoir un tel comportement...
La rumeur persistante dit que Dalil Boubakeur serait franc-maçon, ce n'est pas impossible. Il est du reste "le musulman" préféré du gouvernement et du CRIF...
Son père, qui fut aussi longtemps à la tête de "la mosquée de Paris" était membre de la Licra (une officine sioniste)...a composé avec tous les gouvernement successifs de France... et d'Algérie...
Il serait temps que "la mosquée de Paris" soit restituée à tous les Musulmans, au lieu d'être la propriété du pouvoir et de la dynastie des Boubakeur...
On ne parle que de la séparation du pouvoir entre l'Etat et les religions, que quand cela arrange l'Etat ; car pour ce qui est de l'Islam, on en est resté au temps de la colonisation française et c'est le même état d'esprit qui prédomine!

3.Posté par Daniel Milan le 31/08/2006 11:47 | Alerter
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J'avais informé en son temps par courrier Dalil Boubakeur (sans me faire d'illusion, je ne suis pas naïf à son sujet, ni même au sujet de ses amis ou rivaux du CFCM) des tortures subies le 1er octobre 2001 de la part de policiers à Nice ( séances de coups de cutter et de strangulation), pour un commentaire de l'actualité, à l'instigation de l'officine sioniste J'Accuse (Paris). Je n'ai bien évidemment reçu aucune réponse de sa part! Le récit et le dossier de cette affaire de tortures subies est sur le site de mon comité de soutien: www.aredam.net L'affaire est aujourd'hui devant la Cour européenne et une plainte pour "faux en écriture publique" (commis par des magistrats de Nice et d'Aix-en-Provence) été déposée devant le Doyen des juges d'instruction de Nice, mais il tarde à instruire cette affaire!...

4.Posté par Mohammed BOUBAKEUR le 12/09/2006 12:43 | Alerter
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Mohammed BOUBAKEUR le 12 septembre 2006
Docteur en pharmacie
Docteur ès sciences pharmaceutiques
Boite postale 114 Dammarie-lès-lys 77194 CEDEX



Messieurs,

Voudriez vous publier cette mise au point qui, j'en suis certain, ne manquera pas d'intéresser votre lpublic ?


REFLEXION SUR UNE DYNASTIE


J'ai pris connaissance d'un enregistrement de l'émission de la chaîne M6 intitulée "Le temps où l'Algérie était Française" et j'ai entendu à plusieurs reprises le commentateur évoquer dans ses déclamations "LA DYNASTIE DES BOUBAKEUR".

Les mots "la dynastie des BOUBAKEUR représentera l’Islam en France" ont été textuellement entendus. Ils ont été prononcés par un professionnel de la communication qui s'exprimait sur une chaîne de télévision instituée par l'Etat. On ne peut imaginer que ces propos singuliers aient pu être diffusés sans qu'on ait réfléchi sur leur signification.

Quelle serait l'origine de cette dynastie ?

L'état civil de mon père, Si Hamza BOUBAKEUR, indique qu'il est né le 15 juin 1912 à GERYVILLE (EL BAYAD) et que son nom de famille est BOUBAKEUR.

Il s'agit d'indications curieuses, dans la mesure où l'état civil pour sa tribu, les OULEDS SIDI CHEIKH, n'a été institué que très tardivement (bien après 1950) et que ces derniers ont, pour la plupart, pris alors le nom de AL SID CHEIKH.

Dans l'un de ses écrits, "SIDI CHEIKH" (éditions Maisonneuve - page 274), mon père, comme pour rétablir une vérité, indique qu'il est né en 1912, certes, mais à BREZINA. Dans ces mêmes lignes sont posés les principes selon lesquelles s’organisera sa postérité.

Le fait qu'il soit né en réalité à BREZINA m'a été confirmé de plusieurs parts. Cette localité serait donc l’endroit où cette dynastie aurait vu le jour.


Comment s'est établie l'idée d'une dynastie ?


C'est que la possibilité pour mon père à prendre rang dans les affaires de sa tribu était affaiblie par l'origine de sa mère qui n'appartenait pas aux OULEDS SIDI CHEIKH. Mon père se trouvait donc par avance écarté du commandement des siens d’autant que sa fratrie (donc ses demi-frères) étaient d’une naissance qui leur permettait de revendiquer plus légitimement ce pouvoir.

Ce fut en quelque sorte la chance de mon père qui prit ainsi le chemin de l'école, puis du lycée et enfin de l'université qui lui a si bien réussi.

En réalité, comme dans un processus de compensation intellectuelle, l'idée d'une dynastie fondée par lui, ne prit vraiment tournure que pendant les années 1950. Son influence se faisait alors très forte dans le Sahara, tandis qu’il partageait avec le pouvoir en place un même rêve : celui d'un Sahara détaché du reste de l’Algérie.

C'est dans l'utopie d'une "principauté" saharienne (c'était le mot qu'il employait et qu’il reprend par exemple dans le livre déjà cité page 143 - dernier alinéa) qu'a pris corps l'idée d'une dynastie des BOUBAKEUR.

De tout cela il ne reste rien, sauf le reproche qui est fait en Algérie, aujourd'hui encore, aux OULEDS SIDI CHEIKH de s'être associés à cette idée, bien qu'en réalité leur engagement dans cette affaire ait été des plus réservé.


Qu'en est-il aujourd'hui ?

Les idées dynastiques de mon père ne se sont exprimées que pour le Sahara. Elles réapparaissent aujourd'hui, associés avec la mosquée de Paris. Il faut bien rendre aux mots leur signification et se demander si ce n’est pas du mode de succession à la tête de cet édifice dont il s'agit.

De cette succession, je n'en aurais que faire, si elle ne mettait en cause, hélas, le sort fait à notre communauté.

Ce que je remarque, c'est que dans un pays :

- où nous n’avons jamais été beaucoup ménagés ;

- où les mérites d'un français musulman, pour qu’ils soient reconnus, ont avantage à ne pas porter ombrage à ceux d'un français de souche ;

- où pour se faire entendre, le français musulman se voit parfois réduit à une révolte désespérée ;

- où il ne viendrait pas à un seul d'entre-nous l’idée de prétendre à un siège à l'Assemblée Nationale, tant ce projet serait voué à l’échec ;

bref, alors que nous devons affronter quotidiennement les discriminations et que nous ne progressons sur ce terrain que par notre travail (quand nous en avons un), il en est qui n’ont d’autre souci que de penser à une dynastie pour représenter l’Islam en France.

Les français ont la mémoire courte, a-t-on dit. Faut-il rappeler à tous, les tenants et les aboutissants des projets dynastiques issus de la colonisation, comme ceux de BOKASSA ?

A la lumière des propos tenus dans cette émission, faudrait-il réinventer une fois de plus la mosquée de Paris en autre chose que ce qu'elle est principalement, c’est à dire une construction faite de pierres, de bois et de ciment. ? Pour les besoins des temps futurs, ce bâtiment devrait-il donc évoluer vers quelque chose qui tiendrait à la fois du Vatican et de l'Empire Centrafricain ?

Pour toutes ces questions, parce que j'appartiens à la communauté musulmane de France et parce que je suis concerné au premier chef par ces idées dynastiques, j'affirme clairement que je n'ai que faire de cette dynastie et que ma réprobation sera réservée à cette opération.

Mohammed BOUBAKEUR

5.Posté par Kalagan le 03/01/2007 13:34 | Alerter
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Après la lecture de cette rubrique destiné a hamza BOUBEKEUR, une seule question me vient à l'esprit :
Pourquoi, lors du décès de ce dernier, le gouvernement Algérien habituellement si peu disposé a pardonner, a-t-il mis affrété un avion militaire spécial au bourget pour le rapatriment du défunt, et organisé un enterrement en grande pompe dans le village de ses ancetres ?

Je pense que l'Algérie connait mieux sa propre histoire que les jeunes éditorialistes de tout bord... et que Si Hamza BOUBEKEUR méritait cet honneur.

6.Posté par Mohammed BOUBAKEUR le 20/01/2007 03:30 | Alerter
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Mohammed BOUBAKEUR Paris, le 31 décembre 2006
Docteur en pharmacie
Docteur ès sciences pharmaceutiques
Boite Postale 114
DAMMARIE LES LYS 77194 Cedex

(certains sites dits libres et indépendants ont refusé ce texte)

PEUT-ON RÊVER D’UNE
FRANCE
DEBARRASSEE DE LA MOSQUEE DE PARIS ?


La mort de Monsieur Barakrok et le respectueux commentaire écrit en sa mémoire par Monsieur Sadek Sellam incitent à réfléchir sur notre passé.

Les morts doivent être respectés, mais là est notre sort commun. Ce n’est pas parce qu’on meurt qu’on doit pour autant susciter toutes les gratitudes.

Monsieur Sadek Sellam rappelle à juste titre que Monsieur Barakrok était médecin, toutefois ce n’est pas au chevet de ses coreligionnaires qu’il fera carrière, c’est à la politique qu’il devra consacrer sa vie.

J’ai lu quelques écrits de Monsieur Barakrok, il n’aimait guère mon père et ce dernier le lui rendait bien. Mais au-delà de cet antagonisme, bien des choses les rapprochaient. Tous deux sont nés au début du 20e siècle et malgré leur renommée, il faut bien constater que pendant les 50 premières années de leur vie, la quasi-totalité de leurs compatriotes, considérés comme des êtres inférieurs, se faisait maltraiter

Il est des renoncements qui payent quand l’injustice est reine. Et pour l’avoir compris, ces deux hommes, loin de se révolter, prirent au plus dur de leur temps, la vague des événements. L’un fut Secrétaire d’Etat et l’autre Directeur de la Mosquée de Paris. On notera que c’est Guy Mollet, homme connu pour ses atteintes à la communauté musulmane toute entière, qui les sortira tous deux de l’anonymat en les faisant entrer au service du gouvernement.

La réalité peut être désobligeante, mais pour obtenir des charges de ce niveau, on doit se souvenir que c’est la loi du donnant-donnant qui prévaut. C’était d’autant plus vrai que la puissance coloniale se trouvait en situation de guerre et que pour une personnalité hésitante à occuper de hautes responsabilités, cinquante autres plus résolues étaient prêtes à enlever le morceau.

Or donc, nous avons affaires à deux personnes, certes de capacité que nul ne saurait mettre en doute, mais qui auront su, à l’évidence, tirer leur épingle d’un jeu pour le moins difficile.

On ne peut juger des faits passés à l’aune des valeurs d’aujourd’hui. Mais on ne peut non plus participer à un gouvernement en guerre contre des millions d'Algériens et déclarer à la fin du conflit qu’on était leur protecteur. Surtout quand cette action a été d'une efficacité visiblement très limitée.

Jusqu’en 1962, je ne l’ai jamais entendu mon père parler de Monsieur Barakrok, chacun vaquant aux obligations qu'occasionnait le bon côté du manche où tous deux se trouvaient. L’un dans son ministère et l’autre dans l’élaboration de statuts qui devaient répondre à une mission qui lui avait été définie. Dans cette affaire, leurs responsabilités d’Etat les rendaient solidaires.

Il n’en fut plus de même à partir du milieu des années 1960. C’est que mon père très marqué par son action en faveur d’un Sahara Français, gardait par sa présence à la mosquée de Paris une dimension publique, malgré l’indépendance de l’Algérie. Quant à Monsieur Barakrok, éloigné de toute responsabilité importante, il faisait partie de la mouvance qui réclamait le départ du directeur de la mosquée de Paris, certes dans un but de renouvellement des hommes, mais aussi pour que ce poste soit de nouveau à pourvoir.

Un dossier très explicite déposé, par cette personne elle même sur le bureau du Ministre de l’Intérieur, ne laisse que peu de doute à ce sujet.

C’est ainsi que Monsieur Barakrok a évoqué, aux dires de Monsieur Sadek Sellam, les « statuts monstrueux » de la Mosquée de Paris. Dans cet ordre d’idée, ils avaient en premier lieu le défaut de permettre à mon père de se maintenir en place.

Toutefois, la mosquée de Paris étant une institution sans équivalent, ces statuts sont en effet d'une nature particulière. Essayons d’en comprendre le sens.

Monsieur Barakrok aurait du se rendre compte que les statuts de la mosquée de Paris sont conformes à la destination de cet établissement. Il convient de noter que les statuts qu’il dit « monstrueux » ont maintenant 50 ans et qu’ils sont restés intacts dans leurs principes, depuis leur rédaction en 1958. Aucun des successeurs de mon père ne les a transformés et rien ne permet de croire que Monsieur Barakrok aurait pu faire mieux qu’eux.

A la lumière de cette réalité, on pourrait se rendre compte que la mosquée de Paris ne peut avoir d’autres statuts sans disparaître, tant son action est sujette à contestation par les musulmans eux-mêmes.

Faisons un peu d’histoire.

La mosquée de Paris n’a pas a été créée pour que son minaret fasse concurrence aux tours de Notre Dame, comme certains se plaisent à le dire. Elle doit ses fondements à ses deux premiers directeurs reconnus, Abdelkader Ben Ghabrit et Hamza Boubakeur, pour répondre à des objectifs très ciblés sur les quels nous reviendrons.

Le premier de ses directeurs lui a donné des structures immobilières imposantes, le suivant a établi ses statuts pour en faire une citadelle juridique. Chacun dans sa partie a fait preuve de qualités extraordinaires pour mener à bien ces deux tours de force. Leurs successeurs ne seront jamais que des gestionnaires dont l'activité fonctionnelle ne peut en aucun cas être comparée à celle, organique, de ces deux hommes.

Dans quels buts Abdelkader Ben Ghabrit et Hamza Boubakeur ont-ils œuvré ? Par idéal ? Certes non : ils n'étaient pas français à part entière. Ils ne s’en sont jamais cachés et l'affichaient en ne portant rien d'autre que des vêtements traditionnels. Trop conscients des réalités coloniales pour n’avoir connu que tardivement les fastes de la renommée, ils n’ont jamais oublié qu'ils étaient arabes, partis de rien et issus de l'indigénat. En régime colonial, l'indigène, citoyen de seconde zone par essence, ne peut avoir d'idéal politique face au mépris de la puissance occupante. Sauf à se mépriser soi même, hypothèse bien improbable quand on est doué de capacités hors du commun.

Ces deux hommes ont donc agi selon leur intelligence. Ils ont servi objectivement le colonisateur, mais ont servi aussi leur intérêt personnel, le seul pour lequel ils pouvaient raisonnablement œuvrer dans l'environnement institutionnel de leur temps.

Comme le laissent entendre les rares auteurs qui se sont intéressés à Abdelkader Ben Ghabrit, il s'agissait pour cet homme de mettre la religion en phase avec le pouvoir colonial dans sa gestion de populations combatives et précieuses à l'heure des grands affrontements. Abdelkader Ben Ghabrit en recueillera des avantages considérables. La mission de Hamza Boubakeur était de rénover ce dispositif avec l'éveil politique des mêmes populations. Il en tirera moins de profits que son prédécesseur, malgré un bon début (de mai 1957 à juillet 1962). Chacun a œuvré selon des dispositions qui étaient plus qu'exceptionnelles. Au final, tous les deux se sont parfaitement complétés dans leur action.

La mosquée est-elle, comme on l’a dit, un témoignage de gratitude envers les musulmans tombés dans les guerres faites par la nation protectrice ? Si l'on veut... Mais la nature de ce témoignage a été principalement d'intérêt politique. Car, malgré les sépultures concédées par l’Etat aux musulmans morts pour la France, c'est l'ingratitude et l'oubli qui, jusqu’à nos jours, ont frappé leurs camarades survivants (rappelons la « cristallisation » des pensions). Les chefs historiques du FLN, pour une part significative d'entre eux, étaient d’anciens soldats de l'armée française révoltés par le mépris dans lequel les tenait un pays dont les propres nationaux s'étaient montrés défaillants au moment des combats.

A la lumière des deux conflits mondiaux et de la tuerie de Sétif qui eut lieu un jour de victoire, il apparaît que le bon arabe, celui qui mérite reconnaissance et considération, c'est l'arabe qui part pour une guerre qui n’est pas la sienne et qui n'en revient pas. Pour que sa veuve de guerre remplace celle d'un soldat français, aurait dit un général. Et c’est dans cet esprit qu'en 1926, un si beau monument leur a été dédié sur le sol de Paris.

Infatigablement, les dirigeants successifs de la Mosquée de Paris rappelleront le sacrifice des musulmans abattus pour la France. Cependant, je ne crois pas qu'un seul parmi eux ait un jour goûté aux gaîtés du moindre de ses escadrons. Et notre conscience collective, en raison d’un sang inutilement versé et trop longtemps offensé, nous laissera regarder le sol sur lequel est bâtie la mosquée de Paris, pensifs, avec les yeux du jeune français musulman qui observe la terre de sa banlieue.

Une des missions premières des responsables de la mosquée de Paris est d’apporter leur soutien aux forces qui les ont mis en place et qui les financent. Pour autant, les plus récents d’entre eux n'ont pas hérité des capacités des deux premiers directeurs qui ont donné à cet établissement ses fondements matériels et moraux. C'est ce qui les rend, en comparaison, beaucoup moins importants. Reste que leur intérêt personnel trouvera toujours son compte dans un domaine très lucratif - la religion - où il est facile d'exceller puisqu'on a le droit d'y affirmer ce que l’on veut.

Dans cet exercice, ils bénéficieront de la faveur des médias. Le responsable du moment pourra agrémenter ses déclarations de lieux communs maintes fois répétés (essentiellement le combattant musulman offrant sa vie à la mère patrie) : elles seront toujours du meilleur effet. Au sens médiatique du terme. Car sous l'apparence d'une haute autorité musulmane, la mosquée de Paris est aussi un outil de la communication. Il s’agit d’un culte qui se plait en cet endroit avec ses belles perspectives et sa salle d'honneur aux espaces larges pour les photographes et les caméras. C'est aussi pour cela que la mosquée de Paris est très différente d'une mosquée où les fidèles vont seulement remplir leurs obligations religieuses.

Par son architecture inspirée des palais andalous, la mosquée de Paris se doit également de répondre à l'imaginaire français. Elle a été bâtie avec ses galeries, ses patios, ses jets d'eau, ses cascades, son marbre, ses mosaïques et son cèdre du Liban afin de présenter les questions musulmanes de façon rassurante et flatteuse pour le pays tout entier. Là se situe l’accroche.

Ce procédé est inséparable du paternalisme et de la condescendance, en un mot du colonialisme qui a conçu ce monument. Son but n’a jamais changé depuis sa création : s’approprier la représentation de la communauté musulmane de France et s’exprimer à sa place. Et cette communauté, pour se faire reconnaître, s'épuisera toujours dans sa lutte contre cette institution.

Ainsi, ce bâtiment qui fut dans la première moitié du siècle passé, d’inspiration coloniale, fera oublier plus tard, par sa somptuosité, l’indécence des lieux où les musulmans de France étaient réduits pour pratiquer leur culte. De nos jours, la mosquée de Paris est un moyen de suggestion de première importance pour se faire entendre. Parce que la machine a conservé toute son efficacité et qu’elle répond à des besoins de communication sans cesse grandissants.

Cet outil de communication ne peut laisser indifférent un exécutif de tous temps soucieux de l'effet médiatique attaché à ses actes. La vocation naturelle de la mosquée de Paris est donc de faciliter l'action de l'Etat envers la communauté musulmane de France.

Aucune association en France, autre que celle qui dirige la mosquée de Paris, ne bénéficie de prérogatives aussi surprenantes. En droit, l’institution est, autant que je le sache, minoritaire dans toutes les élections et ne peut se réclamer que d’une petite fraction de la population musulmane de France. Dans les faits, son président, parce qu’il se montre dans des locaux avantageux, s’exprime dans une légitimité curieuse, comme s'il était le représentant désigné de 4 millions d'êtres humains. En réalité, cette légitimité qu'il tient surtout des locaux dans lesquels il évolue, est aussi artificielle que celle du plâtre et du ciment de la mosquée de Paris, s'ils se mettaient à parler.

Pas une mosquée au monde n’a des missions aussi singulières. Par la préséance que lui réservent l'Etat et les médias, ses messages sont préférentiellement diffusés depuis 80 ans et font toujours illusion. Cependant, malgré leur fort pouvoir de suggestion, ils n'ont rien qui puisse exprimer les pensées réelles de la communauté musulmane de France. Celle ci, dans son ensemble, s'est toujours défiée de cet établissement.

Telle a été l'œuvre commune d’Abdelkader Ben Ghabrit et de Hamza Boubakeur. Ils ne se sont jamais connus ni même rencontrés. La communauté musulmane de France saura leur être gré du fardeau transmis.

Voilà Monsieur Barakrok ce qui vous désavantageait pour diriger la mosquée de Paris. Vous pensiez que ses statuts étaient « monstrueux » : au contraire, il s'agit d'un travail habile, réalisé dans une vision de l’Islam en France qui se situait dans le très long terme. Ces textes sont d'une réalité juridique indiscutable et d’une valeur littéraire héroïque pour qui en a lu les originaux. Sauf qu’ils portent en eux, sans que vous l'ayez compris, le poids de notre histoire et d’un temps où vous étiez ministre.

Puissiez vous, de là où vous êtes, prier pour que cette page soit enfin tournée. Pour nous permettre enfin de vivre dans une France débarrassée de la mosquée de Paris. De celle d’aujourd’hui et de toutes les autres qui pourraient venir à l’esprit de ce pays pour affaiblir nos voix.

Faisons ensemble ce rêve et bonne année à tous.

Mohammed Boubakeur

7.Posté par rais.zahia.fr le 22/03/2007 16:22 | Alerter
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adressez-vous à votre consulat !

8.Posté par benghabrit hadj mohamed dite mazizi de la stidia dept de mos le 07/04/2007 16:14 | Alerter
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actuellement j'ais 90ans j'ais vecu l'epoque de mon oncle si kadour benghabrit je sais que c'est lui le fondateur de la mosquée de paris et apres sa mort c'est sont neveux si ahmed benghabrit qui a pris la tete de la mosquée de paris il a etait limogé par le gouvernement français a l'epoque de gui molet parsque il etait proche du F L N

9.Posté par Mahjoub BENTEBRIA le 17/04/2007 16:21 | Alerter
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Paris le 16 avril 2007,

A l'aimable attention de Monsieur Samir MEHALLA

Monsieur,

Je n'ai pas eu le plaisir de vous rencontrer. Et je ne le regrette pas du tout !!!
Vous voulez informer sur la réalité et le "Qui est qui" de la Grande Mosquée de Paris. Cela vous regarde. Mais si voulez faire oeuvre de " journaliste -historien" crédible de l'Islam en france, evitez de rapporter des "ragots" pour être dans le sens du vent et du dénigrment commandé. Vous vous êtes permis de me citer dans votre article sans me consulter pour vérifier "vos informations" me concernant.
Peut-être qu'informer, complètement et honnêtement, n'est pas votre principale préoccupation.
Pourquoi vouloir me lier à tout prix à des escrocs que j'ai combattu.Où sont les éléments de preuve accréditant l'idée que j'ai voulu remplacer x ou y à la Mosquée de Paris. Vous ne vous êtes même pas donné la peine de vérifier comment et pourquoi ai-je été recruté à la Grande Mosquée de Paris. Seules les inepties de
tel ou tel "mafieux" trouvent crédit à vos yeux pour donner corps à la désinformation commandée me concernant.
Apparemment, Monsieur MEHALLA, vous êtes manipulé par ceux qui, pour des raisons occultes, encouragent les fantasmes de journaleux en mal de sensationnel.
Je prends la liberté de vous écrire ainsi parce que je voudrai croire que votre démarche personnelle pourrait être sincère...
Tenter de décrédibiliser gratuitement une personne que vous n'avez jamais rencontré ne vous aidera pas à mieux informer sur l'islam en France.
Je me tiens à votre disposition pour vous éviter d'être instrumentalisé et ridiculisé lorsqu'il s'agit d'évoquer la période où j'ai assumé la gestion de la grande Mosquée de Paris.

Mahjoub BENTEBRIA

10.Posté par arkil le 07/08/2007 17:52 | Alerter
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j'aime beaucoup le travail de la mosqué et surtot la nettoyage; merci.

11.Posté par Daniel Milan le 07/08/2007 23:35 | Alerter
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Cette "Mosquée de Paris", avec les Boubakeur à sa tête, évoque avant tout l'Empire colonial de la France et la colonisation de l'Algérie... et leur continuité...

Mais ont peut toujours se mettre à rêver d'une mosquée libre tournée vers l'Avenir et la Liberté des peuples musulmans !

12.Posté par Scorpion le 30/09/2008 07:24 | Alerter
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L'URSSAF sanctionne sévèrement la Mosquée de Paris pour sa mauvaise et désastreuse gestion

Le 13 novembre 2007-11-19

Période vérifiée : du 01/2004 au 31/12/2006
Vérificateur : M. Thierry Croisille

Objet du contrôle : application de la législation de la sécurité sociale.

Après un contrôle approfondi qui a duré plusieurs mois, l'Urssaf de Paris a procédé à un redressement pour des actes irréguliers commis par la Mosquée de Paris.

Ce redressement a été chiffré à la somme de 47 945 euros à laquelle il y a lieu d'ajouter les intérêts de retard et les pénalités.

Les irrégularités les plus flagrantes démontrent la mauvaise gestion caractérisée, l'incompétence et la malhonnêteté des responsables qui dirigent cette illustre institution qu'est la Mosquée de Paris.

Un chèque d'un montant de 8102,61 euros, dont le bénéficiaire n'a pas été identifié : cette somme importante dont la source est bien évidemment l'argent des fidèles, n'est pas perdue pour tout le monde, car l'Urssaf n'ayant pas trouvé le bénéficiaire, a estimé qu'il s'agissait d'un salaire et a taxé d'office la Mosquée de Paris de 3894 euros. Qui a profité des 8102, 61 euros ? Le seul signataire à la Mosquée de Paris, c'est le Recteur (sic…)


Le responsable chargé de la sécurité personnelle de Docteur Dalil Boubakeur a perçu des rémunérations sans que la Mosquée de Paris n'effectue de contrôle pour s'assurer de l'existence d'un statut légal de ce soi-disant prestataire de service, en l'occurrence la SARL International SECURITY BODYGARD, société jamais immatriculée auprès de l'URSSAF.

M. Abdelmalek OSMAN a trompé la Mosquée de Paris avec la complicité de M. Benamara Miloud, administrateur de la Mosquée de Paris, qui est chargé de vérifier, lors de l'embauche, les CV en tant que directeur de l'Administration. Donc redressement de L'URSSAF d'un montant de 3049 euros grâce à une négligence ou à une complicité !

Il en est de même pour le chargé de communication , M. NADOR Slimane, qui, depuis son recrutement à la Mosquée de Paris, s'est illustré par son alcoolisme, son incompétence et son absentéisme , ce qui donne une image très négative de la Mosquée de Paris, avec un silence complice du Recteur qui déclare ne pas pouvoir le licencier, car protégé par une personnalité influente.

Slimane NADOR percevait des indemnités, se faisant passer pour un prestataire de service, déclaré légalement aux différents organismes légaux, alors qu'il agissait clandestinement. La consultation du fichier au sein des tribunaux de commerce a confirmé sa cessation d'activité libérale. Grâce à cette fausse déclaration , la Mosquée de Paris se voit redresser sur la somme de 23 990 euros pour les années 2004 et 2005 pour une rémunération mensuelle de 2286,74 euros. Depuis, son salaire est de 3000 euros mensuel pour 4 heures de travail par jour, ou plutôt de présence dans les couloirs de la Mosquée, avec la bénédiction de son ami Benamara Miloud et la passivité du Recteur.

Ces agissements malhonnêtes ont sanctionné la Mosquée de Paris pour un redressement important avec l'argent du contribuable algérien, car l'Algérie subventionne cette institution avec largesse, alors qu'en Algérie le chômage touche la jeunesse.

L'URSSAF a également procédé à un redressement concernant un prêt de 4000 euros consenti à M. Cheikh ALSID, parent de Dalil Boubakeur. Cet abandon de créance a été intégré comme avantages en espèces et le redressement a été de 1320 euros que la Mosquée de Paris paie.

Pourquoi Miloud BENAMARA n'a pas retenu ce prêt sur les salaires de Cheikh ALSID, car il est responsable de l'Administration ? Négligence, incompétence ou simplement cadeau fait par Dalil Boubakeur à son parent ?


Que dire du jugement rendu par le Conseil des Prud'Hommes qui a condamné la Mosquée de Paris à verser la somme de 20 639,32 euros à M. Mostefa MEDJADJI et pour laquelle il y a eu un redressement de 9825 euros, soit un total de 30464,32 euros payé par l'institution.


Qui paie ? Argent des bienfaiteurs et subvention de l'Algérie, pays que Dalil Boubakeur ne porte pas dans son cœur.


Quant à Miloud Benamara, n’aurait-il pas dû être licencié au vue de cette vérification ? Sa négligence est manifeste, sans compter son incompétence. On ne peut passer de chauffeur de bus en Algérie au statut de directeur de l'administration à la Mosquée de Paris.


M. Miloud Benamara n'est titulaire d'aucun diplôme, d'aucune expérience en matière financière et comptable, encore moins en matière de ressources humaines et perçoit le salaire le plus élevé après le Recteur. Il occupe un appartement de fonction sans paiement de loyer et l'URSSAF a procédé à un redressement, car il s'agit d'un avantage : il ne paie ni téléphone, ni EDF/GDF, bénéficie de femmes de ménage de la Mosquée et même de la nourriture qu'on lui porte à domicile, car il tient la bourse de la Mosquée et le personnel le chouchoute.


Pour mettre à sa carence intellectuelle, il suit actuellement des cours payés par la Mosquée de Paris 4 jours par semaine. Il a d'autres préoccupations quotidiennes que celles d'agir en contrepartie du salaire qu'il perçoit.


Toutes ces malveillances de ces sinistres personnages d'ailleurs complices ( NADOUR, BENAMARA) ternissent encore une fois la réputation de la malheureuse Mosquée de Paris.


Il faut rappeler que Benamara Miloud était un clandestin avant sa régularisation. Il a déjà fait sanctionner la Mosquée de Paris. Il avait un titre de séjour de visiteur qui ne lui donnait pas le droit d'être salarié.

Toutes ces dérives se passent sous le regard complaisant et irresponsable de Dalil Boubakeur.


Ce dernier ne s'intéresse pas à la gestion de la Mosquée de Paris, sa préoccupation première est de tirer tous les avantages dus à sa position : décorations, médias, la Fondation des Œuvres de l'Islam, FNGMP…) dont il est incapable de gérer. Il utilise ses titres pour se glorifier et s'autoproclamer « chef des musulmans ».


Les musulmans n'ont aucune considération ni estime à son égard en commençant par sa propre « communauté », c'est à dire les algériens de France.


Il est temps, pour ceux qui décident des intérêts de la Mosquée de Paris, d'envoyer cet « individu au musée de l'histoire » toujours accroché au bras de SEDDIKI Djelloul, son parent, lors des visites de personnalités, le faisant passer pour sénile, pour éventuellement prendre sa place, car ce dernier ne se gêne pas de se présenter devant les médias comme vice-Recteur.



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