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Qui commença la Guerre des Six Jours en 1967 ?


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Aljazeera Magazine
Samedi 9 Juin 2007

Qui commença la Guerre des Six Jours en 1967 ?


« Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes. Nous avons décidé de l'attaquer (Nasser). » -- Menahem Begin, ancien premier ministre Israélien.


Aljazeera Magazine, le 8 juin 2007


​​​​Israël a longtemps prétendu avoir lancé la Guerre des Six Jours en 1967 pour se défendre. Ci-dessous, quelques déclarations faites par des leaders Israéliens ainsi que quelques extraits de rapports qui prouvent le contraire.


​​​​L'ancien commandant de l'Armée de l'Air d'Israël, le Général Ezer Weitzman, considéré comme un faucon, a déclaré qu'il n'y avait « pas de menace de destruction » mais que l'attaque contre l'Égypte, la Jordanie et la Syrie était néanmoins justifiée pour qu'Israël puisse « exister en accord avec la dimension, l'esprit, et la qualité qu'il incarne maintenant. »


​​​​Menahem Begin, premier membre du Likoud à devenir premier ministre d'Israël, a aussi déclaré : « En juin 1967, nous avions encore un choix. Les concentrations de l'armée Égyptiennes aux abords du Sinaï ne prouvaient pas que Nasser était réellement sur le point de nous attaquer. Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes. Nous avons décidé de l'attaquer. » Le triangle fatidique, Noam Chomsky.


​​​​« Je ne pense pas que Nasser veuille la guerre. Les deux divisions qu'il a envoyées dans le Sinaï n'auraient pas été suffisantes pour lancer une offensive de guerre. Il le savait et nous le savions. » Yitzhak Rabin, chef d'état-major d'Israël en 1967, Le Monde, 28 février 1968.



Provocations délibérées d'Israël


​​​​« Moshe Dayan, le célèbre commandant qui, comme ministre de la défense en 1967, donna l'ordre de conquérir le Golan... disait que plusieurs échanges de tirs avec les Syriens avaient été délibérément provoqués par Israël, et les résidants du kibboutz qui pressaient le gouvernement à prendre le Plateau du Golan faisant de cette manière moins pour la sécurité que pour les champs... Ils n'essayaient même pas de cacher leur convoitise pour la terre... Nous enverrons un tracteur pour labourer un certain secteur où il était impossible de rien faire, dans le secteur démilitarisé, et nous savons à l'avance que les Syriens commenceront à tirer. S'ils ne tiraient pas, nous dirons au tracteur d'avancer plus loin, jusqu'à ce qu'en fin les Syriens soient agacés et tirent. Et ensuite nous utiliserons l'artillerie et plus tard l'Armée de l'Air aussi, et c'est ainsi que c'était... Les Syriens, le quatrième jour de la guerre, n'étaient pas pour nous une menace. » The New York Times, 11 mai 1997.



Qu'arriva-t-il après la Guerre des Six Jours ?


​​​​« En violation au droit international, Israël a confisqué plus de 52 pour cent de la terre en Cisjordanie et 30 pour cent de la Bande de Gaza pour l'usage des militaires ou pour la colonisation des civils Juifs... De 1967 à 1982, le gouvernement militaire d'Israël démolissait 1.338 maisons Palestiniennes en Cisjordanie. Dans cette période, plus de 300.000 Palestiniens étaient détenus sans procès pendant diverses durées par les forces de sécurité Israéliennes. » L'Intifada : Le soulèvement Palestinien contre l'occupation Israélienne, Lockman et Beinin.


​​​​« Sous la charte de l'ONU il ne peut légalement y avoir aucun gain territorial par la guerre, même d'un État agissant par autodéfense. La réponse d'autres États à l'occupation d'Israël prouve à une opinion pratiquement unanime que même si l'action d'Israël était défensive, sa conservation de la Cisjordanie et de la Bande Gaza n'était pas... L'Assemblée Générale de l'ONU caractérisait l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza par Israël comme un refus à l'autodétermination et par conséquent une menace grave et croissante pour la paix et la sécurité internationales. » La Palestine et Israël : Un défi à la justice, John Quigley.



Chaque colonie Juive en territoire occupé par la guerre de 1967 est en violation directe aux Conventions de Genève, signées par Israël.


​​​​« La Convention de Genève exige d'une puissance d'occupation de changer le moins possible l'ordre existant pendant sa période d'occupation. Un aspect de cet engagement fait qu'elle doit laisser le territoire au peuple qui s'y trouve. Elle ne peut pas amener son propre peuple occuper le territoire. Cette interdiction est dans l'article 49 de la Convention, qui stipule, " La puissance occupante ne doit ni déporter ni transférer une partie de sa propre population civile dans le territoire qu'elle occupe. " » Palestine et Israël : Un défi pour la justice, John Quigley.



Jérusalem : capitale éternelle et indivisible d'Israël ?


​​​​« Écrivant dans The Jerusalem Report (le 28 février 2000), Leslie Susser signale que les frontières actuelles ont été dessinées après la Guerre des Six Jours. La responsabilité du tracé de ces lignes incombe à Rehavan Ze'evi, chef du Central Command. Les lignes qu'il a tracées " prennent non seulement les cinq kilomètres carrés de Jérusalem Est Arabe, mais aussi 65 kilomètres carrés de campagne et de villages environnants, plus de municipalités reliées à Jérusalem qu'il n'y en avait jamais eu. Du jour au lendemain elles sont devenues une partie de la capitale éternelle et indivisible d'Israël. " » Le rapport de Washington sur les affaires du Moyen-Orient, mai 2000, Allan Brownfield.



L'histoire de l'expansionnisme Israélien


​​​​« L'acceptation de la partition ne nous engage pas à renoncer à la Transjordanie ; on ne demande à personne de renoncer à son rêve. Nous accepterons un État dans les frontières fixées aujourd'hui. Mais les frontières des aspirations sionistes concernent le peuple Juif et aucun facteur externe ne sera capable de les limiter. » David Ben-Gurion, en 1936, cité dans Le triangle fatidique de Noam Chomsky.


​​​​« Le principal danger présenté par Israël, comme " État Juif ", à son propre peuple, aux autres Juifs et à ses voisins, est la poursuite à motif idéologique de son expansion territoriale et les séries de guerres inévitables résultant de cet objectif... Aucun politicien sioniste n'a jamais réfuté l'idée de Ben-Gurion selon laquelle les politiques Israéliennes doivent se baser (dans les limites des considérations pratiques) sur la restauration des frontières bibliques de l'État Juif. » Histoire juive, Religion juive : Le poids de 3000 ans, Israel Shahak, professeur israélien,


​​​​Dans le journal intimes de Moshe Sharatt, premier ministre Israélien, un extrait de mai 1955 cite Moshe Dayan : « Israël doit voir l'épée comme le principal, sinon le seul, instrument par lequel il garde son moral élevé et maintient sa tension morale. À cette fin il peut -- non, il doit -- inventer des dangers, et pour ce faire il doit adopter la méthode de provocation et de vengeance... et surtout, laissez-nous espérer une nouvelle guerre avec les pays Arabes, de sorte que nous puissions enfin nous débarrasser de nos ennuis et acquérir notre espace. » Cité dans Le terrorisme sacré d'Israël, Livia Rokach.



Les anciennes décennies de refus de colonisation pacifique d'Israël


​​​​« Le sénateur J.William Fulbright proposait en 1970 que les USA garantissent la sécurité d'Israël par un traité officiel, le protégeant au besoin avec des forces armées. En retour, Israël reculerait sur ses frontières de 1967. Le Conseil de Sécurité de l'ONU garantirait cet arrangement, ramenant de cette façon l'Union Soviétique -- alors fournisseur d'armes et aide politique des Arabes -- dans les rangs. Pendant le retrait des troupes Israéliennes, du Plateau du Golan, de la Bande de Gaza et de Cisjordanie, elles seraient remplacées par une force de maintien de la paix de l'ONU. Israël sera d'accord pour accepter un certain nombre de Palestiniens et le reste serait placé dans un État Palestinien en dehors d'Israël.

​​​​Le plan attira des appuis éditoriaux favorables aux USA. Pourtant, la proposition a été catégoriquement rejetée par Israël. " L'affaire entière a dégoûté Fulbright, " écrit son biographe Randall Woods. " Les Israéliens n'étaient même pas disposés à agir dans leur propre intérêt. " » Problèmes du Conseil Américain pour le Judaïsme, Allan Brownfield, automne 1997.



Exemples de non respect des droits de l'homme par Israël contre les Palestiniens


​​​​Une étude d'étudiants de l'université de Bethléem, rapportée par le Comité de Coordination des ONGs Internationales à Jérusalem, montrait que de nombreuses familles passaient fréquemment cinq jours par semaine sans eau courante. Elle disait aussi que les « quotas d'eau restreignaient son usage aux Palestiniens habitant en Cisjordanie et à Gaza, alors que les colons Israéliens en avaient des quantités presque illimités. »


​​​​« Un voyage d'été dans une colonie Juive au bord du désert de Judée à moins de cinq milles (8 Km) de Bethlehem confirma cette étude. Pendant que les habitants de Bethléem achetaient l'eau à des camions réservoirs à un tarif fortement gonflé, les pelouses étaient vertes dans la colonie. Les arroseuses marchaient à midi sous le chaud soleil d'août. Le bruit des enfants nageant dans la piscine en plein air rajoutait à l'irréalité. » Le lien, Betty Jane Bailey, décembre 1996.


​​​​« Vous devez vous rappeler que 90 pour cent des enfants Palestiniens de deux ans ou plus ont fait l'expérience -- de nombreuses fois -- de l'armée Israélienne pénétrant par effraction dans la maison, battant leurs parents, détruisant les choses. Beaucoup ont été battus, ont eu des os cassés, ont été la cible de tirs, asphyxiés de larmes, ou ont vu ces choses arriver à des frères ou des sœurs et à des voisins... L'aspect affectif de l'enfant est affectés par le manque de sécurité. Il a besoin de se sentir en sécurité. Nous verrons les conséquences plus tard. Dans notre recherche, nous avons constaté que les enfants exposés aux traumas tendent à être plus outranciers dans leurs comportements et, plus tard, dans leurs croyances politiques. » Cité dans Le journal des études sur la Palestine, été 1996, p.84, Dr Samir Quota, directeur de recherche pour le Programme de Santé Mentale de la Communauté de Gaza,


​​​​« Il n'y a vraiment rien comme cette misère ressentie en écoutant un Palestinien de 35 ans, qui avait travaillé quinze ans comme manœuvre journalier clandestin en Israël afin d'économiser de l'argent pour construire une maison pour sa famille, seul à être choqué un jour revenant du travail en trouvant sa maison et tout ce qui était dedans aplatis par un bulldozer Israélien. Quand j'ai demandé pourquoi -- la terre, après tout, était à lui -- il m'a été dit qu'un papier qui lui avait été donné le jour suivant par un soldat Israélien déclarait qu'il avait construit la structure sans permis. Où ailleurs dans le monde les gens ont besoin d'avoir un permis (qui est toujours refusé aux Palestiniens) pour construire sur leur propre propriété ? Les Juifs peuvent construire, mais jamais les Palestiniens. C'est de la discrimination. » The Nation, 4 mai 1998, Edouard Said.



Quelques extraits de rapports du Département d'État US sur l'exercice [Israéliens] des droits de l'homme durant la première Intifada.


​​​​1988 : « De nombreux décès et dommages évitables » ont été causés parce que les soldats Israéliens tiraient fréquemment dans des situations qui ne présentaient pas de danger mortel pour les troupes. Les troupiers Israéliens utilisaient des massues pour briser les membres et pour battre les Palestiniens qui n'étaient ni directement impliqués dans les perturbations ni ne résistaient à leur arrestation. Il a été rapporté qu'au moins treize Palestiniens sont morts de tabassages.


​​​​1989 : Les groupes des droits de l'homme ont accusé le personnel de sécurité en civil d'agir comme des pelotons de la mort en tuant des activistes Palestiniens sans avertissement, après qu'ils se soient rendus, ou après qu'ils aient été maîtrisés.


​​​​1991 : Le rapport ajoutait que les groupes des droits de l'homme avaient publié « des rapports détaillés et crédibles sur la torture, les abus et les mauvais traitements, des détenus Palestiniens dans les prisons et dans les centres de détention. » Tromperies délibérées, Paul Findley, ancien membre du Congrès.



http://www.aljazeera.com/news/newsfull.php?newid=10259

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info




Lundi 11 Juin 2007


Commentaires

1.Posté par Frédérick gemimati le 11/06/2007 12:10 | Alerter
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J'ai remarquer que dans votre étude vous ne parler essentiellement que ce qui est arrivé aux palestiniens.Etes-vous du coté des palestiniens? ou vous chercher à ressortir la vérité aux yeux du monde.Nous savons aussi que les Israeliens(civiles)sont victimes des attaques terroistes de la part des organisations palestiniennes;les écoles,les arrets de bus etc.

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