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Quelles sanctions pour Israël ?


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Après une offensive de vingt-deux jours qui n’a laissé aucun répit aux civils palestiniens de la minuscule bande côtière de Gaza, l’heure est au bilan et aux règlements de compte. L’Etat hébreu doit justifier sur la scène internationale les multiples violations du droit humanitaire international qu’il a commises dans le cadre de son opération « Plomb durci ».


Samedi 24 Janvier 2009

Analyse, par Bakhta OUALI
Jeudi 22 janvier 2009


C’est un jour nouveau qui se lève pour l’Humanité, en ce 18 janvier 2009. Au lendemain d’un cessez-le-feu décrété unilatéralement dans un premier temps par Israël, puis par le Hamas, c’est un spectacle effrayant que nous offrent les médias occidentaux, enfin autorisés à pénétrer dans la bande de Gaza. Le bilan humain se passe de commentaires : au 17 janvier, ce sont 1315 morts et plus de 4500 blessés qui sont comptabilisés. Ce bilan, cela va sans dire, n’est que provisoire, les décombres recouvrent encore d’autres corps qui vont pouvoir être extraits de leur prison. Mais c’est bien la bande de Gaza toute entière qui fut une prison durant les quelques vingt-deux jours d’offensive israélienne.

La communication comme arme de guerre
Les rares images qui nous ont été parvenues provenaient de médias arabes, sur place au moment des faits. La majorité des images en provenance du front étaient bien le fruit d’une communication maîtrisée de la part de Tsahal, une leçon qui fut tirée de l’expérience du Liban en 2006. Une machine de guerre alliée à une redoutable machine de communication en direction de l’opinion publique internationale mais avant tout en direction de son propre peuple. L’horreur a été telle qu’elle a été délibérément étouffée par de la propagande, ce qui n’est pas sans nous rappeler certains chapitres sombres de notre Histoire.

Des civils pris pour cible ?
Ainsi donc, ce sont autant de droits humains et de libertés fondamentales qui ont été écrasés sous le poids des chars israéliens : bafouées les vies des civils palestiniens, bombardés les bâtiments au combien symboliques comme les mosquées, les bureaux des Nations Unies, refoulée aux frontières la liberté d’informer. Ce n’est pas une guerre d’égal à égal qu’Olmert a souhaité, mais une véritable offensive avec avions de chasse, chars sophistiqués avec pour seuls ennemis des combattants du Hamas et non une « force armée étatique ». Les armes de Tsahal ont été une nouvelle fois fournies par l’allié de toujours, les Etats-Unis. La nouveauté réside toutefois dans l’utilisation du phosphore blanc lors de cette opération, ce qui a provoqué, selon plusieurs organisations des droits de l’homme, de graves dommages sur les civils et soulève ces jours-ci bon nombre de contestations.

Kadima et Israël affaiblis
Les civils de la bande de Gaza ont en réalité fait les frais de calculs électoraux de la part d’un parti qui n’était plus si certain d’obtenir une majorité à la Knesset. Selon Olmert, il était impératif de faire cesser les tirs de roquettes lancés par le Hamas. Or, c’est bien Israël qui n’avait pas respecté la dernière trêve en ne tenant pas ses engagements et non le Hamas qui l’avait rompue. Une chose est sûre, ce n’est ni Olmert, ni Livni qui ont gagné cette bataille : la résistance palestinienne, même si elle a payé un lourd prix par les pertes humaines côté palestinien, n’en sort que glorifiée et soutenue dans tout le monde arabe et même au-delà. D’un autre côté, Israël ressort critiqué et une nouvelle fois montré du doigt sur la scène diplomatique européenne et internationale.

La pression internationale
Le monde a été mis face à l’insupportable. Et l’insupportable se paye devant les plus hautes autorités de ce monde. La plus haute marche, en l’occurrence, c’est l’Onu et son Conseil de Sécurité. Et pourtant, cette même autorité était parvenue à voter un cessez-le-feu et à condamner l’incursion israélienne. Cela n’avait pas produit l’effet escompté. Les nombreuses résolutions condamnant l’Etat d’Israël par le passé témoignent encore qu’Israël a toujours fait fi des plus hautes instances internationales. Une chose a pourtant changé et quelque peu ébranlé le pessimisme ambiant: cette fois, le monde a vu, a retenu son souffle, a compté les victimes, a manifesté et a été choqué devant le spectacle d’horreur offert par Tsahal. Il semble par ailleurs que ce cycle infernal n’est pas près d’être rompu, du moins pas tant que les droits du peuple palestinien ne soient respectés. Et cela passera forcément par l’arrêt des colonisations, le retour aux frontières de 1947, le droit au retour des réfugiés palestiniens et la création d’un Etat palestinien viable. 

Plus que jamais, la cause palestinienne reste d’actualité et paraît légitime aux yeux du monde. Il s’agit désormais pour l’Onu de saisir cette opportunité pour prouver qu’elle a une capacité d’action et plus encore, une légitimité. Et de faire en sorte que ses décisions soient enfin légalement contraignantes et respectées par l’Etat d’Israël.   



Samedi 24 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par ashr le 24/01/2009 19:32 | Alerter
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salam
Quelles sanctions pour Israël ? la disparition totale et définitive est la solution Juste

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