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Mardi 14 Novembre 2017 - 14:55 S’incliner ou décliner



Paul Craig Roberts
Vendredi 29 Septembre 2017

 

    Malgré les évidences montrant que Washington a choisi la voie de la guerre contre la Russie et la Chine, les gouvernements européens ne protestent pas. La Pologne, l'Ukraine et les pays baltes semblent même vouloir intensifier les hostilités ou s’engager plus vite dans la guerre. Les peuples européens eux-mêmes ont élu des dirigeants qui ne désirent ni renoncer à leur vassalité envers Washington, ni avoir une politique étrangère rationnelle à l'égard de la Russie.
 

    Pour les électeurs allemands, les élections de dimanche dernier étaient l’occasion de désavouer la vassale de Washington, Angela Merkel, et l'Union démocrate chrétienne (CDU), et ils l'ont fait dans une certaine mesure. Mais les manchettes de l’actualité ne vous le diront jamais.
 

    Selon les manchettes, Merkel remporte son quatrième mandat. Aux États-Unis, les partisans de Hillary soulignent que Trump a perdu le vote populaire, mais Merkel l'a perdu à 70%. À peine trois Allemands sur dix ont voté pour elle. Le vote pour son parti est passé de 41,6% aux élections précédentes, à un peu moins de 33%.
 

    Le partenaire de la coalition de Merkel, le Parti social-démocrate (SDU), a vu aussi le déclin de ses votes. De ce fait, il a refusé d'entrer dans un autre gouvernement de coalition avec Merkel. Cela signifie que Merkel doit se tourner vers le Parti libéral-démocrate (FDP), qui a obtenu 10,7 pour cent des voix, et vers les Verts, qui en ont obtenu 8,9 pour cent. Comme cette coalition représente 52,6 pour cent des votes, elle permet de former un gouvernement. La « victoire » de Merkel a été une telle défaite, qu'elle est peut-être sur le point d’être éjectée du jeu politique.
 

    Où sont allés les votes perdus par le parti de Merkel et son partenaire de coalition (SDU) ?
 

    Ils se sont reportés sur nouveau parti qui défend l'Allemagne, et ne veut ni des réfugiés de guerres de Washington, ni de conflit avec la Russie. Ce parti est Alternative pour l'Allemagne (AfD). Avec 12,6% des voix et 94 sièges au Parlement, c'est maintenant le troisième plus grand parti politique allemand.
 

    Du fait que l'AfD s'oppose à l'immigration musulmane de masse défendue par Merkel, et à la politique de Washington envers la Russie, ce parti a promptement été étiqueté « extrême-droite », un qualificatif aux connotations nazies.
 

    La conclusion est que si vous vous dressez en faveur de l'Allemagne et du peuple allemand, vous êtes nazi.
 

    Washington a soumis les Allemands à un tel lavage de cerveau depuis la Seconde Guerre mondiale, que n’ayant plus d’opinion positive d'eux-mêmes, il leur reste juste de la culpabilité et de la peur à l’égard de tout ce qui est appelé « extrême-droite ». Malgré tout, le troisième plus grand vote a été en faveur du parti d’« extrême-droite ».
 

    Les organisations juives sont devenues folles furieuses en raison du vote pour l’AfD. Hitler est ressuscité, et patati et patata… Il est difficile de croire que les Juifs sont vraiment paranoïaques. On se demande parfois si les organisations de surveillance juives n’ont pas un autre planning.
 

    À l’évidence, tout parti politique allemand qui ne veut ni entrer en conflit avec la Russie, ni servir de dépotoir pour restes humains des guerres de Washington au Moyen-Orient et en Afrique, se fait traiter d’« extrême-droite » par la pressetituée des États-Unis, d’Europe, du Canada, du Royaume-Uni, d’Australie, et même des services d'informations russes en langue anglaise, comme Sputnik.
 

    Bien qu'il soit encourageant de voir 12,6% des Allemands se réveiller, le vote semble moins motivé par la volonté d’éviter le conflit imminent avec la Russie que par le désir de ne pas être la décharge des débris humains des guerres de Washington. Comment évaluer ces deux menaces contre l'Allemagne ?
 

    Si Washington déclenche la guerre nucléaire sur le monde, l'Allemagne n'existera plus, et l'Europe non plus. Si le pays est envahi par d'autres peuples fuyant les atrocités de Washington au Moyen-Orient et en Afrique, l'Allemagne n'existera plus.
 

    Dans le premier cas, il ne restera plus rien de l'Allemagne. Dans le second cas, le pays ne sera plus allemand.
 

    Pour autant que nous en ayons la preuve, prisonnière de Washington, l'Europe occidentale court à sa ruine au lieu de se désolidariser de la politique étrangère des États-Unis. Mais il y a des signes d'espoir dans certaines parties de l'Europe de l'Est.
 

    Contrairement à l'Allemagne, certains pays d'Europe de l'Est refusent d'accepter leur quota de réfugiés. La Commission de l'UE, elle-même vassale, accepte de servir de lieu de décharge des « dommages collatéraux » – euphémisme employé par Washington pour désigner les victimes de ses guerres pour le profit et l'hégémonie – et poursuit les membres de l'UE qui refusent leurs quotas de réfugiés. L'ancien président de la République tchèque, Vaclav Klaus, a répondu à la volonté de l'UE d'imposer des quotas d'immigrés à son pays, en déclarant  : « Il est temps de commencer à préparer la sortie de notre pays de l'Union européenne. »
 

    Le caractère dictatorial de l'UE est une bonne raison pour que ses membres la quittent. Déjà pillés par les entreprises mondiales et les entités financières étasuniennes, ces pays n'ont pas d'argent pour aider les victimes des guerres illégales de Washington. Le fait que l'UE tente d’obliger ses membres à supporter le coût des guerres de Washington, montre à quel point l’UE est un outil de Washington.
 

    Pour l'Europe de l'Est ou les pays qui peuvent encore penser librement, le plus important est d'éviter l'armageddon nucléaire. La quête de l'hégémonie mondiale de Washington entraîne le monde vers la troisième, et finale, guerre mondiale. Les gouvernements d'Europe de l'Est pourraient empêcher cette guerre imminente en renonçant à leur vassalité envers Washington et en formant une zone tampon neutre entre l'OTAN et la Russie.
 

    Ce genre de comportement réaliste de l'Europe de l'Est pourrait même faire prendre conscience à l'Allemagne, à la France et à la Grande-Bretagne, de l'extrême danger qui les menace en tant que vassaux de Washington.
 

    Il est extraordinaire, comme je l'ai signalé, que Washington ait attaqué deux fois les forces militaires russes en Syrie. Cette folie ne peut déboucher sur rien de bon. Les Étasuniens sont tellement à côté de leurs pompes qu'ils n'ont aucune idée de la terrible guerre que la folie de Washington est en train de mijoter. Et apparemment, les Européens et les Britanniques n’en ont pas la moindre idée non plus.
 

    Chers Européens, oui, les immigrants non européens sont une menace. Et le conflit contre la Russie l’est aussi. Actuellement, en raison de l’absence de dirigeants de qualité chez vous, et de discernement notable de votre part, vous êtes dans l’incapacité de faire quoique ce soit pour vous sauver, et nous sauver avec vous.
 

    Épuisée, endoctrinée, manipulée, l'Europe peut-elle faire autre chose que se résigner à sa disparition et à celle du monde ?
 

 


Ancien Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique, Paul Craig Roberts a aussi été rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal, chroniqueur chez Business Week, Scripps Howard News Service et Creators Syndicate, et il a aussi obtenu de nombreuses affectations universitaires.
 

Paul Craig Roberts, 27 septembre 2017

Original : www.paulcraigroberts.org/2017/09/27/what-can-be-done/
Traduction Petrus Lombard



Vendredi 29 Septembre 2017


Commentaires

1.Posté par saidab le 29/09/2017 22:01 | Alerter
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Savent-ils seulement qui ils sont, les Européens ? Entre leurs originaux de souche et leurs originaux d'ailleurs, ils semblent ne plus avoir d'identité si ce n'est dans la confrontation. Leurs propres actions les dressent contre eux-mêmes mais ils ne le voient pas. Pour qu'ils admettent que leur allégeance aux USA est aussi vile que leur haine de la Russie est futile, il faudrait qu'ils commencent par être capables de se tenir debout et droits chez eux. De mériter le respect et la confiance de leurs concitoyens.

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