Politique Nationale/Internationale

Quand les idées préconçues de l’Occident se fracassent sur la réalité iranienne…



George Friedman
Mercredi 17 Juin 2009

Quand les idées préconçues de l’Occident se fracassent sur la réalité iranienne…
En 1979 (à l’époque, nous étions encore jeunes et nous avions tendance à avoir les étoiles du Stars and Stripes dans les yeux), une révolution se produisit, en Iran. Les experts auxquels j’avais demandé ce qui allait se passer ensuite se partageaient entre deux camps :
 
Le premier groupe des experts ès-questions iraniennes disaient que le Shah survivrait certainement, que les troubles n’étaient qu’un événement cyclique, d’ores et déjà contrôlable par ses services de sécurité et que le peuple iranien était uni derrière le programme de modernisation du pays entrepris par le monarque iranien. Ces experts avaient fini par avoir cette vision des choses en parlant avec les mêmes officiels et hommes d’affaires iraniens avec lesquels ils parlaient depuis des années – des Iraniens qui étaient devenus riches et puissants sous le règne du shah, qui parlaient anglais, étant donné que les experts de l’Iran ne parlaient pas le persan aussi bien qu’ils l’auraient dû…
 
Le second groupe d’iranologues voyaient dans le shah une brute répressive, et considéraient que la révolution visait à libérer le pays. Leurs sources, c’était les professionnels et les universitaires qui soutenaient l’insurrection – des Iraniens qui savaient ce que pensait feu le Chef Suprême l’Ayatollah Ruhollah Khomeini, mais qui ne pensait pas qu’il jouissait d’un bien grand soutien populaire. Ils pensaient que la révolution aurait pour résultat une plus grande liberté et un plus grand respect des droits de l’homme. Les experts appartenant à ce groupe, il faut bien le reconnaître, parlaient encore bien moins le persan que ceux du premier…
 
 
Une mésinterprétation des sentiments prévalant en Iran
 
Devant se limiter à des informations sur l’Iran provenant d’opposants au régime anglophones, ces deux groupes d’iranologues avaient fini par se former une vision extrêmement trompeuse de la direction qu’allait prendre la révolution – en effet, ladite révolution n’était pas le fait de gens parlant l’anglais. C’était les marchands des bazars des villes, des paysans et le clergé qui la faisaient, c’est-à-dire des gens avec lesquels les Américains ne parlaient pas, pour la simple raison qu’ils ne le pouvaient pas. Cette génération d’Iraniens n’était pas persuadée des vertus de la modernisation, et ils n’avaient qu’une vision extrêmement floue de celles du libéralisme. Depuis leur naissance, ses membres connaissaient les vertus de l’Islam, et ils étaient persuadés que l’Etat iranien devait nécessairement être un Etat islamique.
 
Cela fait, aujourd’hui, trente ans que les Américains et les Européens font une lecture erronée de l’Iran. Même après la chute du shah, le mythe a survécu qui voudrait qu’un mouvement populaire massif existerait, en Iran, qui exigerait la libéralisation – un mouvement qui, pour peu que l’Occident l’encourage, finirait par former une majorité et par gouverner le pays. Nous appelons cette vision des choses « libéralisme de l’iPod » : c’est l’idée que tous ceux qui écoutent du rock’n’roll sur un iPod, écrivent des blogues et savent ce que le verbe ‘twitter’ peut bien vouloir dire au juste sont nécessairement des partisans enthousiastes du libéralisme occidental. Plus significativement, encore, cette vision des choses est incapable de comprendre que les détenteurs d’iPod, en Iran, ne représentent qu’une toute petite minorité de la population : l’Iran est un pays qui est à la fois pauvre, pieux et  globalement satisfait de ce que la révolution a fait pour lui depuis trente ans.
 
Incontestablement, il y a des gens, en Iran, qui veulent libéraliser le régime iranien. On les trouve chez les professions libérales, à Téhéran, ainsi que parmi les étudiants. Beaucoup d’entre eux parlent l’anglais, ce qui les rend accessibles aux journalistes en goguette, aux diplomates et aux agents de renseignement de passage. Ce sont ceux qui peuvent parler à des Occidentaux, et ce sont d’ailleurs ceux qui tiennent à parler avec des Occidentaux… Et ces gens donnent aux Occidentaux une vision sauvagement faussée de l’Iran. Ils sont capables de générer l’impression qu’une fantastique libéralisation est à portée de la main – mais vous savez bien que ça n’est absolument pas le cas, quand vous prenez conscience du fait que les anglophones détenteurs d’un iPod ne représentent pas précisément la majorité des Iraniens…
 
Vendredi passé, le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été réélu à près des deux-tiers des voix. Des partisans de son adversaire, tant en Iran qu’à l’extérieur, en ont été comme foudroyés. Un sondage a révélé que l’ex-Premier ministre iranien Mir Hossein Mousavi allait battre Ahmadinejad. Il est, bien entendu, intéressant de méditer sur la question de savoir jusqu’à quel point vous pouvez faire un sondage dans un pays où les téléphones sont rares, et où passer un coup de fil, une fois que vous en avez trouvé un, peut être une véritable épreuve. Un sondage, par conséquent, n’avait vraisemblablement pu toucher que des gens qui avaient le téléphone et habitaient à Téhéran ou dans d’autres grandes villes. Parmi ceux-ci, Moussavi a sans doute effectivement gagné. Mais en dehors de Téhéran, et au-delà des personnes facilement « sondables », les résultats se sont avéré extrêmement différents…
 
Cela n’empêche pas d’aucuns de continuer à accuser Ahmadinejad d’avoir truqué les élections. C’est certainement une possibilité, mais l’on voit mal comment il aurait pu voler l’élection, vu la marge d’avance qui a été la sienne. L’avoir fait aurait requis l’implication d’un nombre incroyable de comparses, et cela aurait risqué de générer des chiffres qui, tout simplement, n’aurait pas pu passer, tant ils auraient choqué les sentiments de ceux qui tenaient chacun des bureaux de vote. Une fraude généralisée, cela aurait signifié qu’Ahmadinejad aurait inventé des scores, à Téhéran, sans aucune considération pour le vote des électeurs. Mais Ahmadinejad a beaucoup d’ennemis extrêmement puissants, qui auraient eu vite fait de repérer ces magouilles, et qui l’auraient interpelé à leur sujet. Moussavi continuer à clamer qu’on lui a volé des voix, et nous devons rester ouvert à la possibilité que c’est  peut-être effectivement le cas, bien que l’on ait beaucoup de mal à apercevoir selon quel mécanisme ?
 
 
La popularité d’Ahmadinejad
 
Cette possibilité exigerait que l’on néglige un point, pourtant crucial : Ahmadinejad jouit d’une énorme popularité. Il ne parle pratiquement jamais des sujets qui ont une importance pour les professions libérales urbaines, à savoir l’économie et sa libéralisation. Mais Ahmadinejad, en revanche, parle de trois questions fondamentales qui sont la préoccupation majeure de tout le reste du pays.
 
Tout d’abord, avant tout, Ahmadinejad parle de piété. Chez de vastes couches de la société iraniennes, la volonté de parler sans ambages de religion est cruciale. Bien que cela soit difficile à croire, pour des Américains et des Européens, il y a des gens, dans le monde, pour lesquels le progrès économique n’est pas une question essentielle ; des gens qui veulent maintenir leurs communautés telles qu’elles sont et vivre de la façon dont ont vécu leurs grands-parents. Ce sont des gens que la modernisation – que ce soit celle du shah ou celle de Mousavi – n’attire absolument pas. Ils pardonnent volontiers à Ahmadinejad ses flops économiques…
 
Ensuite, Ahmadinejad parle de la corruption. Il y a le sentiment, largement répandu, dans les campagnes, que les ayatollahs – qui jouissent d’une richesse et d’un pouvoir immenses, et qui ont souvent un style de vie qui l’indique – ont corrompu la Révolution Islamique. Ahmadinejad est abhorré par beaucoup des membres de l’élite religieuse iranienne précisément parce qu’il n’a cessé de soulever systématiquement la question de la corruption, et que son discours à ce sujet rencontre un profond écho dans toutes les campagnes iraniennes.
 
Enfin, Ahmadinejad est le porte-parole de la sécurité nationale iranienne, ce en quoi il est redoutablement populaire. Il faut toujours se souvenir que l’Iran a été en guerre contre l’Irak, dans les années 1980, que cette guerre a duré huit ans, qu’elle a causé des pertes humaines innombrables et des souffrances indicibles, et qu’elle s’est, il faut le dire, terminée par la défaite de l’Iran. Les Iraniens, en particulier les Iraniens pauvres, ont vécu cette guerre dans leur chair. Ils ont livré les combats, ils ont perdu des maris et des fils. Comme dans nombre d’autres pays, les souvenirs d’une défaite militaire n’ont nullement rendu le régime illégitime. Au contraire : ces souvenirs de la défaite peuvent générer des espoirs d’un Iran renaissant, validant, du même fait, les sacrifices consentis durant cette guerre – c’est là quelque chose dont Ahmadinejad se sert abondamment, et avec maestria. Affirmant que  l’Iran ne doit pas reculer, mais au contraire devenir une grande puissance régionale, il parle au cœur des vétérans et de leurs familles, qui veulent que quelque chose de positif émergent de tous leurs immenses sacrifices, durant la guerre.
 
Ce qui est sans doute le principal facteur de la popularité d’Ahmadinejad, c’est le fait que Mousavi incarne les beaux quartiers de Téhéran – pour avoir une idée, il faudrait, aux Etats-Unis, qu’un candidat aux élections présidentielles soit un porte-parole des quartiers huppés de Georgetown et du Lower East Side. Une telle base électorale vous fera laminer, et Mousavi s’est fait laminer… Fraude ou pas, Ahmadinejad a remporté les élections. Et haut la main. Le mystère, ça n’est pas le fait qu’il les ait remportées ; le mystère, c’est le fait que d’autres aient pu s’imaginer qu’il ne les remporterait pas…
 
Pendant un certain temps, vendredi, il a semblé que Mousavi pourrait être capable d’en appeler à une insurrection à Téhéran. Mais ce bref mouvement de flottement a cessé quand les forces de sécurité d’Ahmadinejad, montées sur motocyclettes, sont intervenues. Et cela a pour effet de laisser l’Occident avec le pire des scénarios-cauchemars : un antilibéral, élu démocratiquement ! L’horreur absolue !
 
Les démocraties occidentales s’étaient imaginé que les électeurs, de manière générale, élisent des libéraux susceptibles de garantir leurs droits. En réalité, le monde est un peu plus compliqué que cela. Hitler est l’exemple classique de quelqu’un qui a accédé au pouvoir de manière constitutionnelle, puis qui a procédé à l’éviscération de la constitution. De même, la victoire d’Ahmadinejad est un triomphe double : c’est à la fois le triomphe de la démocratie et le triomphe de la répression…
 
 
Ce qui et devant nous : on prend les mêmes et on continue !
 
La question, désormais, est de savoir ce qui va se passer, désormais. A l’intérieur, nous pouvons nous attendre à ce qu’Ahmadinejad consolide sa position, sous couvert d’anticorruption. Il veut nettoyer les ayatollahs, dont beaucoup sont ses ennemis intimes. Il aura besoin du soutien du Chef Suprême de la Révolution Islamique , l’Ayatollah Ali Khamenei. Cette élection a fait d’Ahmadinejad un président iranien puissant, sans doute le plus puissant que l’Iran ait jamais connu depuis la révolution. Ahmadinejad ne veut pas défier Khamenei, et nous soupçonnons Khamenei de ne pas être désireux, non plus, de défier Ahmadinejad. Un mariage de raison est donc en train d’émerger, un mariage qui risque fort de mettre nombre de dirigeants religieux dans une position très difficile…
 
Bien sûr, des espoirs qu’une nouvelle direction politique mettrait à mal le programme nucléaire de l’Iran avaient été émis. Mais c’est le héraut de ce programme qui a gagné, en partie parce qu’il s’en est fait le champion. Nous voyons l’Iran toujours aussi éloigné de développer une quelconque arme nucléaire « prête à expédier », mais l’espoir qu’entretenait l’administration Obama de voir Ahmadinejad soit évincé, soit, au minimum affaibli et contraint à être plus conciliant – cet espoir a été définitivement laminé. Curieusement, Ahmadinejad avait envoyé un télégramme de félicitations au Président américain Barak Obama à l’occasion de sa prise de fonctions. Nous attendons bien sûr qu’Obama lui rende la politesse, dans le cadre de sa politique d’ouverture, que le vice-président Joe Biden semble avoir confirmée, assurant qu’il parlait au nom d’Obama. Une fois que les histoires de « fraude  électorale » se seront calmées, nous pourrons nous faire une idée plus précise quant à la continuation, ou non, de la politique d’Obama (nous pensons qu’elle va se poursuivre).
 
Qu’avons-nous, aujourd’hui ? Nous avons deux présidents, dans une position politique assurée, ce qui est, normalement, une base pour des négociations. Le problème, c’est qu’on ne sait pas très bien ce sur quoi les Iraniens sont prêts à négocier, de même que n’est pas clair ce que les Américains sont prêts à donner aux Iraniens afin de les inciter à négocier ? L’Iran veut une plus grande influence en Irak et il veut que son rôle en tant que puissance régionale soit reconnu, chose que les Etats-Unis ne sont pas prêts à lui accorder. Les Etats-Unis, quant à eux, veulent la fin du programme nucléaire iranien, ce que l’Iran n’est pas à la veille de leur accorder. En surface, cela semblerait ouvrir la porte pour une attaque militaire contre les installations nucléaires de l’Iran. L’ancien président américain George Deubeuliou Bush n’avait pas – et Obama n’a pas non plus – la moindre appétence pour une telle  attaque militaire. Les deux présidents ont empêché les Israéliens de passer à l’attaque, à supposer qu’ils en aient eu quelque moment l’envie…
 
Pour le moment, les élections iraniennes semblent avoir gelé le statu quo existant. Ni les Etats-Unis, ni l’Iran ne semblent prêts à faire un quelconque mouvement significatif, et il n’y a nulle tierce-partie qui veuillent s’engager dans le problème, mis à part telle ou telle mission diplomatique européenne occasionnelle, ou telle ou telle menace russe de vendre tel ou tel truc à l’Iran…
 
Finalement, cela montre ce que nous savons depuis fort longtemps : la situation est totalement bloquée, et elle n’est pas à la veille de se débloquer !

Geopolitical Intelligence Report, on Stratfor.com, 15 juin 2009 http://www.strafor.com
 traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
 



Mardi 16 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par Marie.Adélaïde Duglan le 17/06/2009 00:43 | Alerter
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EXCELLENT ARTICLE CINQ ETOILES SANS PROBLEME !


L' IRAN MONOPOLISE LA UNE DE LA PRESSE EN EUROPE ! ! !

AUJOUD'HUI EST ENCORE UN JOUR D'UNE GRANDE ACTUALITE MONDIALE A SOULIGNER !

Nous attendons toujours les félicitations de tous les Etats Démocratiques au peuple Persan qui vient de nous donner une belle leçon de démocratie !

Les Persans sont un superbe exemple des valeurs démocratiques adaptées au Moyen Orient.

Les "Fientes" des Pays Arabes du Proche Orient et d' Afrique, Vassaux et Satellites
"eux aussi" des U.S.A "et des Sionistes seraient bien inspirés de s'incliner devant le Peuple Persan.

La force des Persans est d'être devenus une jeune République Islamique qui était de fait une alternative, pendant ces trente années ou la société Iranienne a évolué à son rythme et c'est le choix des Iraniens que nous devons respecter.
La Politique Intérieure Iranienne est projetée dans l' Avenir.
Elle va très vite évoluer par la puissance de sa jeunesse, dans une ouverture de dialogue et d'évolution démocrate ce qui est bien-sur la légitimité souveraine du peuple iranien.
La mission du Président dans son deuxième mandat est aussi de fédérer les forces démocratiques de son pays, afin d'instaurer une démocratie parlementaire plus ouverte à tous et d'assurer la meilleure conciliation nationale pour la rentrée de la Perse dans le troisième millénaire mais pour ce faire, il faut véritable osmose pour le peuple afin d'affronter cet avenir manipulé par des ingérences extérieurs.

Depuis des mois l'Iran est attaqué de toutes parts sur la scène internationale et le comportement de certains pays est des plus lamentable, ce qui a d'ailleurs fortement contribué à l'élection de son Président dès le 1er tour au suffrage universel !
Dieu Merci !

Pour ce qui est de la Politique Internationale de l'Iran dans la situation actuelle que nous connaissons, c'est l'Occident qui doit s'ouvrir à l'Iran pas l'inverse !

Mohammad Reza Shah Pahlavi, sur lequel beaucoup de choses ont été écrites, notamment concernant la brutalité des méthodes de la SAVAK, le faste des plus ostentatoire, la sclérose démocratique, et surtout la misère de son peuple.
Il est illusoire de penser à un autre retour de la lignée de cosaques d'un Reza Pahlavi qui appelle à la désobéissance civile en espérant une révolte populaire !
Permettez moi de douter que les Iraniens veuillent toujours d'une famille Shahanshah
("Roi des Rois"), amie des Rockefeller, et qu'ils n'ont sûrement pas oublié les fastueuses cérémonies à Persépolis en 1971, et en outre la répression des opposants au Shah pendant les festivités ce qui contribua à ternir fortement son image.


LA FRANCE PUNIE EST EN MARCHE !
" La Démocrat'ouille ou le Sang Froids des Sodomisés "

LE GUANO ARLESIEN DE L' ELYSEE !

Monsieur Henri Guaino, conseiller spécial de l'Elysée s'est démarqué de la prudence de la communauté internationale en jugeant la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad en déclarant :
"Ce n'est une bonne nouvelle pour personne, ni pour les Iraniens, ni pour la stabilité et la paix du monde".

Monsieur le guano arlésien de l'Elysée, pour qui vous prenez vous ?
Vous parler ainsi au Nom du Peuple de France, est-ce cela votre démocratie ?
Un appel à mots couverts à l'instabilité et à la guerre !

" Pas plus la France quelque autre pays ne se trouve dans une posture lui permettant d'émettre un doute sur la régularité de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

La France est en très mauvaise position pour donner des leçons sur le sujet.
Elle qui qui est la Reine depuis 220 ans des Magouilles Electorales, dans tous les partis politiques !
Nous n'arriverions même plus à compter le nombre d'hommes politiques impliqués depuis seulement l'avènement de la Vème République !

LA LISTE DES MALVERSATIONS, CORRUPTIONS, DETOURNEMENTS, EXACTIONS, ET SURTOUT PREVARICATIONS SERAIT BEAUCOUP TROP
LONGUE !!!

Et Elle manipule et donne toujours des leçons de démocratie quand cela l'arrange !

Nous observons très bien où les Persans en sont après 30ans de Révolution et nous, nous devrions au bout de 220ans de Révolution avoir de la décence, plus de pudeur et de bienséance.

A moins d'un mois de l'anniversaire des 220ans de la République le mariage a été consommé le 7 juin 2009 entre tous les partis politiques et donc il y a aujourd'hui deux France.

en 1- CELLE DE LA DEPENDANCE RIPOUBLICAINE !

L' Anti-France de l'ensemble des 36,31% d'électeurs sionisants et va t'en guerre qui ont peut être, pour certains, péché par ignorance, compte tenu de la Dépendance Totalitaire Médiatique et Gouvernementale qui leur donne tous les jours leur petite dose de came à la télévision et dans les média bien inspirés.

Cette substance qui est plus nocive et plus dangereuse que toutes les accoutumances est l'avilissement de l'Etre de par ce fait elle est intrinsèquement perverse, car en déposant son bulletin dans l'urne une partie du peuple se trouve aujourd'hui à son insu, avec du sang sur les mains, c'est ce que j'appellerai la naissance du N.P.G où
le " Nouveau Parti Génital " !!!

en 2- ET IL Y A L'AUTRE FRANCE, QUI EST LE PREMIER PARTI DE FRANCE !

Cette Superbe France de la Légitimité du Corps Electoral et des 63,69% de l'abstention, du blanc,du nul et du ras le bol des politicards !
Elle est le fruit de la plus Grande Hérésie Républicaine Démocratique de tous les temps qui véhicule depuis des décennies par l'intermédiaire des media et fait croire au peuple que les français qui pratiquent le Vote d' Abstention ont une Aversion et ne font pas de Politique !
C'est quand même un comble dans un Pays, dit de Droit !
Car c'est sans aucun doute les abstentionnistes qui font le plus de politique non politicienne et leur pourcentage ne cesse de monter malgré la forte évolution du nombre des inscrits et continuera inexorablement d'augmenter.

Les élections européennes de juin 2009 ont vu l’abstention dans tous les pays de l’Union : 56,76 % sans compter les blancs et les nuls :
Le Parlement de Strasbourg est donc élu sur une base démocratique des plus étroite, voir sans aucune Légitimité, ce qui pose la question de sa capacité à représenter vraiment les peuples.
Pour nous qui avons préféré l'abstention européenne, le résultat de l'Iran est encore plus important, que notre " Grande Victoire Incontestable aux Elections Européennes, " quoi que le peuple iranien décide pour la suite.

Aujourd'hui nous sommes la première force de la pensée française et le premier parti de France, nous ne voulons en aucun cas être représentés dans vos chambres et nous nous satisferons de bien continuer à vous observer, cela restez-en certains !

Chers compagnons a vos commentaires,

Madame Marie-Adélaïde DUGLAN
marie.adelaide.duglan@hotmail.fr



2.Posté par ROGSIM le 17/06/2009 01:14 | Alerter
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à DUGLAN

un même avis pour tous les articles consacrés à l'Iran

félicitation à la première force de la pensée française et au premier parti ! !, quel est votre programme ?

précisez votre pensée ?

Il ne faut pas asséner vos vérités sans développer...j'ai hâte de vous lire

3.Posté par Larguet le 17/06/2009 03:49 | Alerter
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Certains sans aucune gêne agissent à visage découvert. D'un côté ils défendent la démocratie, de l'autre ils sapent les fondements de cette même démocratie, pour la simple raison qu'elle est appliquée dans un pays autre que le leur. Ils défendent les droits des peuples à s'expremer démocratiquement lors des votes ou autres, de l'autre côtés ils massacrent ces mêmes peuples qui aspirent à la liberté. Ils se font donneurs de leçon alors qu'ils ont besoin de se torcher et de balayer devant leurs portes. Ils parlent de paixx alors que de l'autre côté ils attisent des foyers de tensions et des émeutes, pour signaler voilà rergardez c'est le peuple qui manifeste son mécontentement. Parfois le silence est d'or.

4.Posté par VIRGILE le 17/06/2009 22:25 | Alerter
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Avce cette histoire de pétrole, l'Iran a toujours été au coeur des convoitises occidentales, notamment par les Saxons/US sous couvert des prédateurs Rockefeller/Rotschild depuis le début du XXe siècle. Le Shah a été mis en place par les Saxons comme tant d'autres.

L'Iran est une des plus noble et ancienne civilisation. L' héritage laissé au monde est incommensurable (tout comme la Babylonie, l'Egypte, l'indus/Chine). L'occident est la "dernier-née". Elle convoite tout, pille tout, souille tout. Mais en vérité, c'est sur la vague de ces talmudistes qui errent de part le monde en s'infiltrant dans toute les chancelleries en voulant tout spolier et en prenant progressivement les principales commandes des Nations (goyim). Les US/Saxons (peuple) sont en train de s'en mordre les doigts.

Aujourd'hui, ces tristes sires mettent le monde à genoux et nous invitent à pulvériser l'Iran (Barak, Liberman, Netanyaou, etc.). Nombre d'agents du Mossad et de la Cia, en mission de déstabilisation, ont déjà été arrêtés tout au long de ces dernières décennies. C'est une réalité. Ces mêmes chiens cupides et de guerre veulent réitérer le même coup qu'avec le 11/09-Irak-Afghanistan. Reste les Russes et les Chinois comme bouclier.

Mais là, c'est trop et après le génocide de Gaza (toujours en cours), l'humanité ne peut plus faire l'autruche. Il faut laisser au peuple iranien sa souveraineté et dénoncer l'intox. unilatérale des médias occidentaux à la Murdock qui déforment autant les propos que la réalité iranienne. M. Ahmadinejad veut la "fin" des politiques génocidaires sionistes, pas d'Israël (Iran = plus grand diaspora juive d'Orient !!! et ceux qui connaissent BIEN la Bible savent pourquoi - Cyrus/Pourim, etc.). C'est l'ignorance et notre incrédulité qui fait notre tombeau, pas l'Iran.

5.Posté par Farid Ould Ahmed le 21/06/2009 05:24 | Alerter
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Excellent article ! Ecxellente analyse.
Mon commentaire se porte sur d'autres versants du conflit qui se déssinent en filigrane dans cette crise iranienne. Cette crise exprime deux fractures dans la société iranienne. D'abord la lutte des classes. Ahmadinéjad est le premier président iranien post-révolution qui ne porte pas de turban et de tunique et même avec ses attitudes ultra-conservatrices, il exprime plus la "dictature" du prolétariat plus qu'il n'exprime le fondamentalisme religieux qui caractérise ses partisans. Ensuite surgissent les questions identitaires locales. La visite du guide suprême de la révolution au Kurdistan est une flechette à l'adresse de la bourgeoisie Kurdophobe, arabophobe, balouchophobe... J'ai écouté dernièrement la lauréate iranienne prix nobel de la paix répondre à une question sur les droits culturels de la minorité de Khozistan par " J'espère que vous ne faites allusion aux séparatistes ahwaz " cela veut dire que meme l'opposition occidentalisante est foncièrement hostile aux droits culturels et linguistiques des minorités ethniques autres que persanes en Iran. C'est un peu le combat du riche contre le pauvre, de l'arrogance persane contre l'humilé kurde... Et en cela le populisme paie.

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