Palestine occupée

Quand Olmert menace le pays du Cèdre


Dans la même rubrique:
< >


Jeudi 21 Août 2008

Quand Olmert menace le pays du Cèdre
Aurait-on dû attendre autre chose de la part d'un Premier ministre d'un régime aussi militariste que maximaliste, d'un Premier ministre, à deux pas de la porte de sortie ? Une attaque sans limite, ni restriction militaire, s'abattrait sur le Liban, s'il devenait un « Etat du Hezbollah ». Ce même Hezbollah, dont le Secrétaire général, Seyyed Hassan Nasrallah, n'a eu de cesse d'appeler à la paix et à la stabilité, considérant ces deux facteurs comme partie intégrante des intérêts nationaux de son pays.

C'est, en substance, en ces termes à peine voilés, en une rhétorique qui n'a rien à envier au bellicisme du régime, dont il est le Premier ministre, que Ehud Olmert se permet de menacer les infrastructures civiles d'un pays souverain. Ne serait-ce pas un chantage bien calculé de sa part, d'ailleurs, digne de réflexion, lorsqu'il parle du « grand danger que représente le Hezbollah contre Israël » ? Mais il va de soi que la politique politicienne oublie tout simplement que, depuis maintenant quarante ans, c'est le pays du Cèdre qui est la cible des agressions plus ou moins meurtrières, plus ou moins graves de ce même régime, dont la dernière en date n'est pas encore si éloignée. C'était en juillet 2006 que la machine de guerre israélienne a attaqué, par air, terre et mer, le Liban, n'hésitant même pas à utiliser des armes non conventionnelles contre la population civile. Le Liban est toujours aux prises avec le terrible problème d'un million de bombes à fragmentation que l'aviation israélienne a largué juste aux derniers jours de sa guerre estivale. Le régime sioniste s'était longuement préparé à cette action manu militari si vaste contre le territoire libanais.

Ehud Olmert avait dit, à l'époque, que le Liban plierait, en moins d'une semaine, et la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, qui, soucieuse de rassurer les responsables sionistes du soutien de Washington, s'était rendue en hâte à Tel-Aviv, avait comparé les souffrances du peuple libanais, aux douleurs de l'accouchement d'où naîtrait le « Grand Moyen-Orient ». Or, les calculs américano-sionistes sont tous tombés à l'eau, n'ayant pas pris en compte la compétence du Hezbollah et la volonté du peuple libanais de résister face à l'agression. C'est une défaite cuisante et historique qu'a essuyé cette machine de guerre infernale, un séisme, dont les après secousses ont fait renverser plus d'une autorité du régime sioniste. Sans la Résistance, l'armée du régime sioniste aurait certainement occupé le Liban, balisant le terrain au projet américain du Grand Moyen-Orient, quoique pour d'aucuns un nouveau Moyen-Orient ait vu le jour, mais pas celui qu'attendait le tandem Washington-Tel-Aviv, un Moyen-Orient moulé, cette fois-ci, dans les mains du Mouvement de la Résistance, le Hezbollah.

http://french.irib.ir http://french.irib.ir



Jeudi 21 Août 2008

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES

Publicité

Brèves



Commentaires