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Qods, symbole de l'unité des musulmans


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Samedi 27 Septembre 2008

Qods, symbole de l'unité des musulmans
Le dernier vendredi du mois de Ramadan, baptisé ''journée mondiale de
Qods'' a pour le seul message la nécessité de l'unité entre les musulmans et
celle de leur action collective en vue de libérer le noble Qods et la mosquée d'Al
Aqsa du joug des occupants.

Ce fut en 1980 que le défunt fondateur de la RII, l'imam Khomeyni a choisi de
marquer le calendrier islamique par une journée baptisée du nom de la noble Qods
pour que la Palestine revienne au devant de la scène et que l'Oumma islamique se
réoriente son intérêt vers une question qui constitue la racine de tous ses
problèmes.

Selon Mohamad Ali Mohtadi, spécialiste des questions du Moyen Orient, la
décision de l'Imam répondait a un seul souhait, celui d'un dirigeant visionnaire
qui cherchait a faire transcender les clivages inter islamiques, a unir les rangs
des musulmans . Si les modalités de la formation d'un état palestinien faisait et
fait encore débat au sein des pays arabes et islamiques, l'émancipation de la
ville de Qods, en tant que première qibla des musulmans, est une nécessite a
laquelle croient tous. Pour l'imam Khomeyni, la libération de la Palestine ne
pouvait se finaliser sans celle de Qods. Et quelle meilleure occasion pour ce noble
objectif que le mois de Ramadan.
La journée mondiale de Qods est doublement symbolique : elle incarne d'une part la
cohésion de l'Oumma autour d'une seule et unique cause, celle de la Palestine et
ce, dans un mois béni pour tous les musulmans, un moi de prière, d'invocation, de
purification, de rapprochement de Dieu. Le poids symbolique de Qods se révèle
encore davantage au regard de l'impératif que représente pour tous les
palestiniens, quelle que soit leur appartenance politique, le fait de créer un
état indépendant avec pour capitale la noble Qods. Soixante années après
l'occupation de la Palestine, ces habitants continuent d'affirmer qu'ils ne
renonceraient à aucun prix à Beytolmoghadas et à la ville de Qods.

En 1948, le régime sioniste a occupe la partie occidentale de Qods avec pour
objectif d'y installer les immigrés juifs et d'en effacer l'identité islamique.
Aujourd'hui, quelques 60 ans plus tard on peut dire que cet objectif est bel et bien
réalisé. L'œuvre de purification ethnique menée tout au long de ces années, la
mise en errance de quelques 80.000 palestiniens vivant les villages avoisinants
(Lafteh, Deyr Yassin, Ein Karam, Al Malehe) ont fini par judaïser Beytolmoghadas
occidental. C'est sur les ruines des maisons palestiniennes que sont dresses
aujourd'hui, des ministères et le parlement sionistes ainsi que certains des plus
grands hôtels et bâtiments publics.
La partie orientale de Beytolmoghadas a été occupée a son tour en 1967, lors de
la guerre des six jours avant d'être annexée par le régime occupant au nom d'un
plan baptise ''renforcement de Beytolmoghadas''.

Apres ces deux étapes successives, Israël a proclamé Beytolmoghadas sa capitale
éternelle et son premier ministre de l'époque, Isaac Rabin, a affirme ne pas
l'intention de négocier ce statut, même en cas de signature d'un accord avec les
Palestiniens. Et effectivement, les accords de 1993 d'Oslo évitaient soigneusement
d'évoquer la question. Mais, la judaïsation de la ville ne se limitait pas à son
occupation. Il s'agissait surtout d'en détruire le caractère islamique, d'en
changer le tissu démographique. Le Cheikh Wayed Salah, le dirigeant du mouvement
islamique de la Palestine, exprime ses inquiétudes : il met en garde contre les
efforts inlassables de Tel-Aviv censés vider a l'horizon 2020 le vieux quartier de
tous ses habitants palestiniens et de judaïser la totalité de Beytolmoghads
jusqu'en 2050.

Or face a cette stratégie rampante, les arabes en particulier et les musulmans en
général ne semblent être prémunis. Dans le passe, les régimes arabes
s'employaient à boycotter économiquement, politiquement et militairement Israël.
Mais aujourd'hui cette ligne de conduite ne semble plus être suivie par les arabes
: l'OLP qui devrait être le porte-étendard de la lutte armée contre le régime
sioniste a déposé les armes et reproche même a ses frères palestiniens leur
intérêt grandissant pour la résistance.
C'est une vérité que la cause palestinienne n'est plus aujourd'hui fédérateurs :
les pays arabes refusent non seulement leur aide aux palestiniens mais se livrent a
toute sorte de coopération avec Israël et les Etats-Unis. Bref ils ont abandonne a
leur sort tout un peuple qui lutte non seulement pour sa survie mais aussi pour
celle de tous les musulmans. La journée de Qods est entre autres la dénonciation
de cette grande et regrettable félonie.

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Samedi 27 Septembre 2008

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