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Jeudi 9 Novembre 2006

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Politique Nationale/Internationale

QUI PARTICIPE À LA VIDÉO-CONFÉRENCE HEBDOMADAIRE DE BUSH ET BLAIR ?



Jeudi 9 Novembre 2006

QUI PARTICIPE À LA VIDÉO-CONFÉRENCE HEBDOMADAIRE DE BUSH ET BLAIR ?


Sir Nigel Sheinwald, le principal conseiller en politique étrangère du Premier ministre Tony Blair, a participé à des réunions « secrètes » à Damas avec le président Bachar al-Assad et d’autres membres du gouvernement syrien. Si la tenue de ces réunions a été annoncée par le gouvernement syrien, le contenu des discussions n’a pas été divulgué. On peut cependant supposer que la situation en Irak, en Iran et au Liban y figurait en bonne place. Dans la semaine précédant son voyage à Damas, Sheinwald était à Washington. Le lendemain de sa rencontre avec Assad, l’administration Bush a accusé la Syrie et l’Iran de chercher à renverser le gouvernement libanais, accusation que les deux pays et le gouvernement libanais ont réfutée. De Damas, Sheinwald s’est rendu au Japon pour y rencontrer Yuriko Koike, le conseiller du Premier ministre Shinzo Abe pour la sécurité nationale, avec qui il a discuté du programme nucléaire nord-coréen.

Dans un commentaire paru dans le Daily Telegraph du 28 octobre, Con Coughlin, auteur d’un nouveau livre sur la guerre d’Irak, écrivait : « Une fois par semaine, Tony Blair et ses plus proches conseillers se réunissent dans une arrière-salle de la maison de Downing Street pour la vidéoconférence hebdomadaire du Premier Ministre avec son proche ami et allié, le président George W. Bush. C’est un groupe très select. A part Blair lui-même, les seuls autres participants réguliers sont Jonathan Powell, son chef de cabinet de longue date, et Sir Nigel Sheinwald, son très expérimenté conseiller en politique étrangère. A la Maison Blanche, le Président est normalement accompagné de son maussade vice-président Dick Cheney, qui reste assis sur le sofa, à écouter la conversation, mais n’apporte presque jamais rien de significatif. »

Si le profil de Cheney est bien connu de nos lecteurs, ceux de Jonathan Powell, le principal « contrôleur américain » de Blair, et de Sheinwald, le sont moins. Leur présence indique que ce n’est pas Blair, chef de file du Parti travailliste, qui dirige la politique britannique et l’alliance avec Bush/Cheney, mais plutôt les « mandarins » de l’establishment britannique permanent. Le père de Powell était vice commandant-en-chef de l’Aviation et lui-même a rejoint le Foreign Office en 1979 après avoir travaillé à la BBC. En 1995, Powell était en poste à l’ambassade britannique de Washington, lorsque Tony Blair lui demanda de rejoindre son équipe. Deux ans plus tard, ce dernier l’amène à Downing Street après sa victoire électorale. Le frère aîné de Jonathan, Charles Powell, aujourd’hui « lord », était conseiller des gouvernements conservateurs de Margaret Thatcher et John Major. En 1992, Charles quitta le Foreign Office pour le monde des affaires, devenant PDG de Sagitta Asset Management, une entreprise dirigée par Wafic Said, un homme d’affaires syrien basé à Londres qui représente un des liens directs entre la Grande-Bretagne et la famille royale saoudienne. Charles Powell est actuellement administrateur de l’Aspen Institute et président de l’organisation américano-européenne Atlantic Partnership.

Quant à Sheinwald, il a exercé plus de trente ans au Foreign Office. Maintenant, hormis son poste de conseiller de Blair en politique étrangère, il est à la tête du Defence and Overseas Secretariat. Ce qui en fait non seulement l’architecte de la politique du gouvernement pour les affaires étrangères, la sécurité, la défense et le contre-terrorisme, mais également le dirigeant de l’agence centrale gouvernementale de gestion des crises. Sheinwald s’attend à être nommé ambassadeur à Washington l’année prochaine, où sa réputation de « bagarreur et de brute » devrait lui être utile lors de ses contacts avec Cheney.

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