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QUI EST LEWIS LIBBY ?


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Dimanche 4 Décembre 2016 - 22:10 VOTEZ PANAMZA !


Dans l’administration Bush, Lewis Libby est secrétaire général du vice-président Dick Cheney. A ce titre, il est directement impliqué dans la planification de la guerre contre l’Irak. Il est également très connu dans les milieux néoconservateurs de la région de Washington. Moins connus, cependant, sont ses liens avec la mafia internationale, notamment avec des éléments très proches des extrémistes israéliens autour de Sharon et de Netanyahou.
De 1985 à 2000, Lewis Libby fut l’avocat de Marc Rich, un courtier milliardaire qui a échappé à la justice américaine en se réfugiant à Zug (Suisse).

Selon des sources fiables, Rich serait le véritable « parrain » d’un réseau russe de mafieux et d’oligarques. Inculpé en 1983 aux Etats-Unis pour « commerce avec l’ennemi » (en l’occurrence l’Iran) et évasion fiscale, Rich encourait une peine de prison de 325 ans. Mais ces accusations ne représentent qu’une infime partie de la réalité.


Vendredi 4 Novembre 2005

QUI EST LEWIS LIBBY ?
Avant de prendre la fuite, Marc Rich et son associé Pincus Green étaient déjà connus pour leurs violations des sanctions internationales, fournissant au régime sud-africain du pétrole iranien et soviétique, tous deux frappés d’embargo, en échange du monopole virtuel de certaines réserves de métaux précieux en Afrique et en Union soviétique. Pendant des décennies, Rich détint le contrat exclusif de la commercialisation à l’étranger des métaux précieux soviétiques. Par cette filière, il se livrait à un trafic d’armes de grande ampleur, qui se serait poursuivi jusqu’à récemment encore, avec la collaboration d’un certain Viktor Bout, un gros trafiquant d’armes sur le « marché noir » russe qui a joué un rôle dans le scandale de corruption qui touche actuellement Ariel Sharon.

Rich est également connu pour avoir organisé l’immigration de certains membres de la mafia russe à Brooklyn (New York), à la faveur de la loi Jackson- Vanik, adoptée au milieu des années 70, facilitant l’émigration des Juifs soviétiques. A l’époque, de nombreux membres de la mafia russe se sont fait passer pour des Juifs afin de quitter le pays.

Mais il y a bien plus dans le dossier Rich. En décembre 2000, le président sortant Bill Clinton décida de le gracier - décision très controversée pour laquelle il pourrait encore être poursuivi en justice. Or celui qui est en grande partie à l’origine de la décision de l’ancien président est Lewis Libby, l’actuel adjoint de Dick Cheney en matière de sécurité, alors que ce dernier est incontestablement le principal porte-parole du courant impérial utopiste au sein du gouvernement. Libby était l’un des associés du cabinet juridique Dickstein Shapiro lorsque la défense de Marc Rich lui fut confiée par Leonard Garment, l’avocat de l’ancien président des Etats-Unis, Richard Nixon. Garment avait également aidé Ariel Sharon et ses alliés sur le plan légal, suite à l’arrestation en novembre 1985 de Jonathan Pollard, un Américain qui espionnait les Etats-Unis pour le compte d’Israël.

Durant tout ce temps, Lewis Libby s’est occupé des affaires légales de Marc Rich, à l’exception des périodes où il faisait partie des gouvernements de Ronald Reagan et de George Bush père en tant qu’adjoint de Paul Wolfowitz, aujourd’hui numéro deux du Pentagone. Sous la direction de Cheney (alors secrétaire à la Défense) et de Wolfowitz, Libby a beaucoup contribué en 1992 à l’élaboration du « Guidance Document » du Pentagone, destiné à fixer un agenda géopolitique impérial pour le contrôle américain sur l’Eurasie.

(Publié originallement dans le Nouvelle Solidarité du 24 janvier 2003.)



CHENEY EST IRRÉMÉDIABLEMENT AFFAIBLI



A l’annonce de la mise en examen de Lewis Libby, le directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney, Lyndon LaRouche a déclaré que c’était un « moment décisif du processus » dans lequel lui-même et son mouvement s’étaient investis et qui se poursuivrait inexorablement jusqu’à la démission du vice-Président. Le 22 septembre 2002, LaRouche avait lancé un premier appel à la « démission rapide » de Cheney et au cours des trois années suivantes, son mouvement a mené une campagne implacable en vue d’obtenir la démission, ou la destitution, du premier responsable de la désastreuse guerre d’Irak et de la stratégie générale de guerre préemptive permanente.

Pour LaRouche, au-delà du crime consistant à révéler l’identité de Valerie Plame Wilson, « la question fondamentale est que le vice-président Cheney et d’autres ont eu recours à des mensonges et à des escroqueries dans le but de créer un prétexte frauduleux pour engager les Etats-Unis dans une nouvelle guerre d’Irak ».

En fait, dès 2001, le bureau du vice-président Cheney et ses collaborateurs néo-conservateurs se sont efforcés de fabriquer des prétextes frauduleux pour lancer la guerre, tout en s’efforçant de détruire toute opposition à leurs manipulations. Maintenant que la nébuleuse néo-conservatrice et impériale autour de Cheney commence à imploser, il est urgent que démocrates et républicains rationnels se rassemblent autour du leadership de LaRouche, avant que l’inaction politique ne mène à d’autres désastres. Une action « bipartisane » devrait non seulement faciliter le retrait rapide de Cheney du pouvoir, mais aussi s’attaquer au problème plus vaste et plus grave posé par la désintégration du système financier international et de l’économie mondiale.

Le 16 novembre, LaRouche donnera une conférence internet à Washington, pour discuter des « tâches à entreprendre dans l’ère post-Cheney ».

Solidarité et progrès


Vendredi 4 Novembre 2005


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