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QUI EST ALEXANDRE ADLER ?


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Alexandre ADLER, historien, expert géopolitique, analyste, éditorialiste… et accessoirement islamophobe, pyromane de l’antisémitisme en France et pro/sioniste.


Alter Info
Jeudi 18 Août 2005

 QUI EST ALEXANDRE ADLER ?
L’homme qui un temps m’inspirait par ses connaissances et son immense savoir se révèle être un vulgaire propagandiste et un atlantiste congénital.
Pour ceux qui douteraient de ses intentions et de ses motivations, deux articles bien étayés par des exemples irréfutables démontrent si besoin en est la personnalité douteuse de M. Adler. La personnalité de celui qui , à outrance, occupe la scène politico médiatique à chaque fois que l’image des Faucons US se ternie ou celui d‘Israël et de Sharon. Il soutient sans condition Sharon et sa politique dans une de ses déclarations explicitement avoue son sionisme latent jusque lors. Ses discours parfois contradictoires et souvent similaires des rhétoriques des islamologues refoulés, et ne sont rien d ‘autres que l’expression de ses appétences dans le cadre de son engagement propagandiste. Non qu’il manque de matière à faire des analyses pertinentes, mais sieur Adler utilise ses connaissances à des fins subversifs.
Ainsi pour occulter son islamophobie larvé et justifier son ‘’respect de la communauté musulmane de France’’ comme il le dit, et sans doute pas de l’Islam, cet hypocrite cite des ‘’icônes’’, représentants des musulmans de France : Dalil Boubakeur (recteur de la mosquée de Paris, et connu pour son acharnement à trahir l’Islam) et Malek Boutih (ancien président de SOS Racisme, et actuel secrétaire du PS, mais surtout plus ''royaliste que le roi'').

Plus probant qu’une démonstration par des mots, je vous propose de voir l’interview donné par notre analyste de génie au Fond Social Juif Unifié (cliquez sur le lien FSJU et visionnez la vidéo).

Et, si le cœur vous en dit, lisez les deux articles de Mathias Reymond, chercheur en sciences sociales et qui a publié en mai 2005 dans le Monde Diplomatique pour le premier et acrimed pour le second. Une description réaliste de notre éditorialiste qui excel à endoctriner l’opinion avec sa propagande sous couvert d’expertises géopolitiques…

PORTRAIT D’UN OMNISCIENT

Ancien élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, considéré par de nombreux journalistes comme la référence en matière de géopolitique et de conflits internationaux, Alexandre Adler, ancien éditorialiste à Libération, au Monde, à L’Express et au Point, est présenté comme un commentateur avisé par ses confrères. Ils lui décernent le Prix du livre politique 2003 pour J’ai vu finir le monde ancien... Un prix où nombre des lauréats ont été précédemment membres du jury (1).
Nul ne nie l’immense culture d’Alexandre Adler, dont la panoplie des connaissances embrasse l’histoire des Etats-Unis, le conflit du Proche-Orient, sans oublier la Russie, l’Amérique latine et l’Afrique. Cette science lui permet d’expliquer successivement que la victoire électorale de M. Silvio Berlusconi en 2001 est une « catastrophe morale. (...) On peut rapprocher les figures de Mussolini et de Berlusconi » (Courrier international, 3 mai 2001), avant de se reprendre : « La victoire totale de Berlusconi permet de liquider enfin la Ligue [de Bossi] (...). C’est en soi une victoire de la démocratie. » (L’Expansion, 23 mai 2001.)
Une lecture attentive des écrits et des chroniques de l’actuel éditorialiste de France-Culture et du Figaro ouvre au lecteur d’autres surprises (2). Son condensé de l’histoire du XXe siècle italien paru dans Le Monde du 30 octobre 1998 fut tellement décrié dans la Péninsule qu’il valut à Alexandre Adler une réfutation détaillée du Corriere della Sera (4 novembre 1998). Quand, portant son attention sur un autre continent, notre spécialiste avança que « le franc CFA (...) est la monnaie de presque toute l’Afrique occidentale, à l’exception, jusqu’ici, du Nigeria (3) », il oublia de citer le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone, la Gambie et la Guinée. Autre continent, autre problème : l’historien de formation n’hésite pas à prétendre que les Américains « ont songé à s’emparer du Canada en 1812, mais ils y ont renoncé assez vite, car ils ne voulaient pas en fin de compte intégrer un bloc de population francophone aussi important (4) ». Les spécialistes canadiens précisent que, loin d’avoir spontanément changé d’avis, les Américains furent repoussés lors de batailles, comme celle de Châteauguay (5).
Présent dans les « cercles de la raison », proche du pouvoir, Alexandre Adler évoque rarement la provenance des confidences qui parsèment ses analyses. Son Odyssée américaine est un ouvrage de 319 pages agrémenté en tout et pour tout d’une vingtaine de notes de référence... et sans bibliographie. Lorsque l’auteur évoque le Venezuela et son électorat populaire ­ « Notons qu’il reste 40 % de chavistes dans les couches les plus pauvres du Venezuela » (p. 202) ­, il ne précise pas l’origine des chiffres qu’il avance. Réalisée au même moment par la société américaine Evans-McDonough, une enquête, pourtant peu encourageante pour le régime, estimait que 54 % des sondés des milieux populaires s’opposaient à la révocation du président. Laquelle fut repoussée par 59,6 % des électeurs, toutes classes confondues...
Assurément, Alexandre Adler ne peut être spécialiste de tous les sujets ; ses chroniques régulières dans un nombre important de médias ne lui laissent pas autant de temps qu’il le souhaiterait pour enquêter. En 2001, entre les deux guerres du Golfe, il décrète que la population irakienne « ne souffre pas des bombardements (6) »... Trois ans plus tard, quand il avance que Yasser Arafat est « un dictateur arabe classique qui ne veut voir qu’une tête » (France-Culture, 14 décembre 2004), il omet de préciser que ce « dictateur » avait été largement élu à la direction de l’Autorité palestinienne.
Elu en 1998 et ayant triomphé de neuf scrutins successifs, M. Hugo Chávez ne serait, lui, qu’un « populiste quasi fasciste » (France-Culture, 3 mai 2005), un « gorille » ou un « primate » (Le Figaro, 11 mai 2005) ou un « semi-dictateur »... qui « vient de passer une nouvelle frontière en inculpant et en incarcérant plusieurs de ses opposants les plus notoires comme l’ancien président social-démocrate Carlos Andrés Pérez » (France-Culture, 3 mars 2005). Quand il qualifie cet acte d’« arbitraire », Alexandre Adler n’indique pas que M. Pérez a été destitué de la présidence de la République du Venezuela en 1993, poursuivi par la justice pour malversation financière aggravée, ni, surtout, qu’il n’a nullement été incarcéré, pour la bonne et simple raison qu’il vit en exil (doré), faisant la navette entre Saint-Domingue et Miami.
Notre spécialiste assure, en juin 2004, que la création d’un Etat en Cisjordanie et à Gaza « va représenter pour les Palestiniens un objectif qui fera baisser la tension au Proche-Orient, mais pas énormément, puisque la majorité des Palestiniens continuent à souhaiter la destruction totale d’Israël (7) ». La revue L’Arche, qui n’a pas l’hostilité à l’égard d’Israël comme marque de fabrique, rendait pourtant compte en janvier 2005 d’une étude réalisée par le Jerusalem Media & Communication Center (JMCC) auprès de 1 200 adultes de la population palestinienne. Elle indiquait que 57 % des personnes interrogées étaient favorables à l’instauration de deux Etats côte à côte. Et, en juin 2004, le JMCC soulignait déjà que le nombre souhaitant « la destruction totale d’Israël » ne s’élevait qu’à 11 % (8). Une « majorité des Palestiniens » toute relative donc...
Alexandre Adler apprécie les rapprochements insolites. Il a signalé aux auditeurs de France-Culture que la « campagne [d’attentats du Hamas] a fait plus de morts en trois mois que l’ETA en vingt-cinq ans » (19 octobre 2004). Il a également mêlé M. Oussama Ben Laden, la capitulation franco-britannique de 1938 à Munich et la victoire électorale de M. José Luis Zapatero en Espagne : « Ben Laden vient de remporter une victoire stratégique importante. (...) L’électorat [espagnol] a voté pour la trouille, pour le renoncement, pour Munich. Donc le terrorisme parvient à ses fins, il est justifié puisqu’il obtient des résultats spectaculaires » (France-Culture, 15 mars 2004).
Eprouvant une certaine animosité à l’égard des altermondialistes ­ des « ennemis de la liberté » ­, Alexandre Adler admet détester M. José Bové, sa « bête noire attitrée » (France-Culture, 15 avril 2005). Le rapprochant du dirigeant fasciste français Henri Dorgères, il l’a qualifié d’« espèce d’avatar de Poujade touché par la métaphysique heideggérienne et allumé par une mystique pseudo-gandhienne (9) ». Cette technique d’association de noms communs-noms propres paraît caractériser la prose de notre auteur. Elle enfante des trouvailles pittoresques : Laurent Fabius symboliserait un « nouveau césarisme tribunicien » ; le combat du sous-commandant Marcos s’apparenterait à un « opéra-bouffe zapatiste », etc. (Le Figaro, 15 septembre 2004, et Le Monde, 23 novembre 2000).
Souvent présenté comme un visionnaire de génie, notre expert a accumulé les prévisions malencontreuses. Le 14 avril 2001, il annonce sur France-Culture que « George W. Bush va rentrer en conflit avec l’aile conservatrice de son parti et il s’y prépare ». Sitôt après les attentats du 11-septembre, le doute n’est pas permis : « Bien sûr, le Pakistan est en guerre avec les Etats-Unis (...) L’Inde est prête à aider les Américains à détruire l’armée pakistanaise. » (Radio J, 20 septembre 2001). Au lendemain de l’intervention militaire américaine en Irak, Adler assène : « Il est plus raisonnable de penser que ces armes biologiques et chimiques ont existé. (...) Saddam Hussein (...) a préféré les enterrer profondément (...) ou en détruire un grand nombre (...), ce qui évidemment ridiculiserait Américains et Anglais (10). » Un an plus tard, il affirme encore que « Bush n’a pas menti (...) il croyait sincèrement à la présence effective d’armes de destruction massive en Irak » (Le Figaro, 6 septembre 2004).
Pour l’élection américaine de 2004, notre spécialiste avait annoncé la victoire de M. John Kerry : « Quitte à devenir la risée de mes lecteurs en novembre : Kerry va gagner d’une courte tête, ce sera donc l’élection de l’an 2000 inversée ! » (Le Figaro, 6 septembre 2004). Il affina son pronostic : « Je suis convaincu que le candidat démocrate disposera d’une avance d’une dizaine, voire d’une vingtaine de délégués » (il faisait sans doute référence aux grands électeurs).
Un mois avant le déclenchement des opérations anglo-américaines en Irak, l’expert avait suggéré : « La guerre n’aura peut-être tout simplement pas lieu » (Le Figaro, 8 mars 2003). L’explication suivait : « Cette conviction que nous avons [sic] repose sur une observation minutieuse de certains faits, sur certaines hypothèses que tout le monde ne partage pas, mais aussi sur des intuitions et des appréciations psychologiques, qui, elles, pourront s’avérer erronées. » Alexandre Adler ajoutait : « Au lecteur de juger sur pièces. »
Mathias Reymond 1



 QUI EST ALEXANDRE ADLER ?

Les facéties d’Alexandre Adler : Expert en variations et médiacrate tous terrains

Publié le mercredi 13 octobre 2004 sur l'exellent site acrimed




« Vous occupez, pour longtemps, toutes les places, votre réseau contrôle toutes les voies d’accès et refoule les nouveaux, le style que vous imprimez au pouvoir intellectuel que vous exercez enterre tout possible et tout futur. Du haut de la pyramide, amoncellement d’escroqueries et d’impudences, vous déclarez froidement, en écartant ceux qui voudraient regarder par eux-mêmes qu’il n’y a rien à voir et que le morne désert s’étend à l’infini. » [1]

Pour éclairer ces propos de Guy Hocquenghem, adressés à ceux qui ont procédé à « la lente pédagogie du renoncement », revenons sur la carrière exemplaire du fastidieux Alexandre Adler dont l’ampleur des variations idéologiques et partisanes n’a d’égale que la quantité de souliers cirés : une souplesse de l’échine qui passe, dans les médias qu’il squatte, pour un signe d’agilité de la pensée.


Un parcours médiatique « exemplaire »


Né le 23 septembre 1950 à Paris, Alexandre Adler est un ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm ; il est agrégé d’histoire, auditeur à l’Institut des Hautes Études de Défense nationale (IHEDN), professeur pour l’enseignement militaire supérieur détaché au ministère de la Défense.

Après avoir côtoyé Libération et ses ex-maos (de 1982 à 1992), Adler volera du Point à L’Express en passant par l’Expansion avant de s’associer à Jean-Marie Colombani au sein du Monde (et de son émission « La rumeur du Monde » sur France Culture) et du Courrier International (1992-2002).

Son départ précipité de ce journal, serait dû à « un « bloc-notes » très controversé et intitulé « Tournant en Allemagne ? » et qui portait « sur la place des juifs dans ce pays. » [2] Mais, rassurant ses adorateurs, il a précisé : « Depuis le 11 septembre, je suis en guerre. (...) Dans ce nouveau combat pour moi, et qui n’était plus seulement intellectuel, je dus quitter Courrier International et Le Monde, le second avec regret, le premier avec un regret mêlé de soulagement. (...) Je ne pouvais guère, en ces temps de radicalisation, me retrouver coude à coude avec ceux qui combattent la mondialisation, la démocratie américaine et Israël. » [3]

Aujourd’hui, Alexandre Adler côtoie l’équipe du Figaro et de France Culture et collabore au site proche-orient.info. Présent sur La Cinquième le temps de quelques cours d’histoire (aux côtés de Colombani), on le voit souvent aussi sur Arte et plus récemment sur la chaîne satellite catholique TV KTO. Il concourt régulièrement à de nombreux « vrai-faux débats » télévisés sur la géopolitique et les conflits internationaux, et n’hésite pas, comme tout le monde, à aller parader chez Thierry Ardisson (19/06/2004).

En somme, Adler a croisé Serge July, Claude Imbert, Bernard-Henri Lévy, Alain Duhamel, Jean-François Revel, Jacques Attali, Denis Jeambar, Jean-Marie Cavada, Laure Adler, Jean-Marie Colombani, Alain Minc, Edwy Plenel et Yves de Chaisemartin dans un cadre purement professionnel... qui en dit long sur la profession en question. Telle une araignée « affamée », « l’expert » tisse la toile de son cercle proche, puis de son réseau d’amitiés. Toutes ces portes d’entrée sur le monde médiatique et politique lui permettent de toujours trouver tribune pour ses proses, micro pour ses paroles et caméra pour ses gesticulations.

Un parcours politique « cohérent »


Appelant à voter communiste lors des élections européennes de juin 1979 [4], encarté chez les communistes jusqu’en 1980 [5], appartenant « corps et biens [...à] la Gauche française », s’insurgeant contre les technocrates de droite, ces « fascistes en cravates [qui] peuplent les cabinets ministériels » [6] ; il a, comme beaucoup, sous le règne de François Mitterrand, vendu son âme à la mondialisation de l’économie de marché et s’est installé sur la très vaste planète du « centre-gauche ».

Cette planète est tellement vaste, qu’il vote pour le candidat Jacques Chirac en 1995 en précisant avec une grande clarté : « Nous (Adler et sa femme Blandine Kriegel) ne sommes pas des gens de droite [...mais] le malheur des temps oblige à siéger à droite. » [7] Les temps sont durs !

Pourtant vingt ans auparavant le jeune Adler affirmait : « c’est l’historien en moi qui croit aux coups de force de la prévision, et il avait prophétisé que « seules les forces de gauche sont sur ce continent porteuses de potentialités culturelles capables de cimenter l’Europe. » [8]

Mauvaise prophétie ou reniement idéologique ? Peu importe puisqu’il soutient Jacques Chirac pendant sa campagne présidentielle de 1995 sur le thème démagogique de la « fracture sociale » et une fois que celui-ci entreprend de reprendre les essais nucléaires pour la France, il commet un dossier sur le thème « A quoi sert la bombe ? , en exprimant la nécessité de cette relance car « il n’y a pas d’arsenal nucléaire sérieux sans des tests répétés de bon fonctionnement ». Il explique alors, dans une de ses interminables tirades, qu’il en est de l’indépendance du « pouvoir gaulliste restauré » et de sa « souveraineté face à une opinion humanitaire mondiale peu informée. » [9]

Il est alors accueilli de façon régulière, en tant que courtisan - et accessoirement expert, à la table de Jacques Chirac [10]. Après avoir été un temps dans le cercle proche de Philippe Seguin, il se retrouve de nouveau dans l’entourage du parti socialiste lors des séminaires de Florence à la gloire de l’OMC et du néo-libéralisme en tant qu’« invité personnel » de Lionel Jospin [11].

Très courtois envers les seniors, il rend hommage à Valéry Giscard d’Estaing, doté d’une « intelligence brillante », et à son très libéral projet de constitution européenne qui correspond « au meilleur équilibrage possible », voir à « un miracle d’équilibre. » [12] Il est loin le temps où il espérait et croyait « à un retournement de la conjoncture (...) qui mette fin dans l’opprobre à l’équipe nixonienne des Giscard et consorts. » [13]

Toujours dans l’entourage des princes du monde, il participe à une conférence pour la fondation Prince Pierre de Monaco le 14 octobre 2002, peu de temps après Alain Duhamel et avant Guy Sorman. Puis, lors de la nomination de Nicolas Sarkozy à Bercy, il courtise l’homme politique du moment en participant à un déjeuner avec d’autres professionnels de la pensée jetable, dont André Glucksmann, Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner, Alain-Gérard Slama, André Comte-Sponville et Philippe Sollers [14].

Aujourd’hui, il devient de plus en plus délicat de percevoir les réelles opinions politiques de notre girouette pensante, d’autant que pour lui le « général Massu était l’un des hommes les plus à gauche de toute l’armée française. » [15]

Un parcours idéologique « moderne »


La mutation (a)typique du versatile Adler s’est aussi opérée prodigieusement sur le plan des options idéologiques en économie.

Après avoir été un historien proche du Parti Communiste Français, il s’est métamorphosé en invité « officiel » des grandes entreprises, allant discuter avec les cadres du groupe Vivendi [16], se produisant, en tant qu’invité d’honneur, dans les salons du jockey Club à Paris, le jeudi 13 décembre 2001, devant un parterre d’hommes d’affaires et de diplomates [17], avant de discourir aux Universités d’été du MEDEF en 2002 et 2003.

Réincarné en grand adepte de la mondialisation libérale, il présume cyniquement que celle-ci renforcera les structures des démocraties : « la mise en marche, parfaitement compatible, d’un marché de consommation unifié gigantesque en Asie, et d’une capacité financière et technologique prodigieuse en Amérique, en Europe et en Russie peut créer la toile de fond du triomphe de la démocratie. » [18] D’ailleurs, pour lui le marché « a une valeur morale : il attribue la prime au meilleur et permet l’utilisation optimale des biens rares. » [19]

Récapitulons : Brejnévien sous Brejnev, centre-gauche sous Mitterrand, rocardien sous Rocard, chiraquien sous Chirac, proche de Jospin sous Jospin, de droite sous la Droite...Mais surtout, depuis plus de vingt ans, partisan de l’économie de marché sous le libéralisme triomphant. Dans une conversation matinale avec le directeur du Monde Jean-Marie Colombani, Alexandre Adler affirme une bonne fois pour toute « je ne vote pas à gauche ! » [20] Cette fois c’est clair...

Convive perpétuel de tous les médias, courtisan successif de tous les pouvoirs politiques et, pour finir, zélateur de la mondialisation libérale, Alexandre Adler est emblématique de la place qu’occupent dans l’espace médiatique les idéologues professionnels qui se défendent de toute idéologie : car, voyez-vous, ils pensent pour nous. 2

Mathias Reymond


[1] Monde Diplomatique
[2] acrimed



Jeudi 25 Août 2005


Commentaires

1.Posté par Charles Destrée le 27/12/2007 12:12 | Alerter
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Je lis, entre autre:
"Alexandre ADLER, historien, expert géopolitique, analyste, éditorialiste… et accessoirement islamophobe, pyromane de l'antisémitisme en France et pro/sioniste."

Je précise:
C'est la maffia sioniste/christiste, représenté par le 'Upper 10', et leur assassinant Mossad qui terrorisent le monde entier.
Cet 'Upper 10' compte les 10 familles les plus puissantes, car possédant les entreprises multinationales les plus puissantes.
Ce sont les familles de Rockefeller, Rothschild, Lazard, Israel Moses Seif, Kuhn, Loeb, Warburg, Lehman Brothers, Goldman, et de Sachs.

A bon entendeur, salut!

Charles Destrée, kaak@wanadoo.fr.
Ancien résistant actif contre le terrorisme nazi – actuel résistant actif contre le terrorisme sioniste/christiste et islamiste.

2.Posté par Chris le 28/12/2007 14:05 | Alerter
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Ce que j'aime bien avec le premier commentaire c'est que juste après que l'article montre le côté excessif d'Adler (que personnellement je n'aime pas) et mette en doute ses thèses, il donne entièrement raison à ... Adler!

Alors comme ça y aurait les méchants d'un côté et les bons de l'autre??? En général quand on arrive à ce genre de classification c'est qu'on envie de supprimer l'autre Quelque soit le bord... c'est pour ça que je n'aime pas Bush et Adler qui poussent au crime. Malheureusement, de l'autre bord c'est pareil. Tout le monde veut la destruction de l'autre. C'est là qu'on comprend comment il y a pu avoir des massacres dans le passé sans raison vraiment valable. C'est la fureur de détruire, la haine qui domine tout et anéantit la raison.

J'adore internet: on y voit clair à la vitesse de la lumière.

PS: à ce sujet je recommande un livre très interessant qui vient de sortir
"La part obscure de nous-mêmes - Une histoire des pervers" d'Elisabeth Roudinesco

3.Posté par laurent le 28/12/2007 19:24 | Alerter
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Précision sur un aspect moins connu du sinistre Alexandre Adler : c'est aussi un arménophobe notoire qui nie ou justifie régulièrement le génocide des Arméniens (quand il ne dénigre pas purement les Arméniens avec des arguments aux relents raciaux) en raison d'une piété toute filiale envers sa mère patrie turque qui a sauvé les siens lors de la Shoa

4.Posté par Charles Destrée le 17/05/2008 10:08 | Alerter
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Je lis:
"Alors comme ça y aurait les méchants d'un côté et les bons de l'autre??? En général quand on arrive à ce genre de classification c'est qu'on envie de supprimer l'autre Quelque soit le bord... c'est pour ça que je n'aime pas Bush et Adler qui poussent au crime. Malheureusement, de l'autre bord c'est pareil. Tout le monde veut la destruction de l'autre. C'est là qu'on comprend comment il y a pu avoir des massacres dans le passé sans raison vraiment valable. C'est la fureur de détruire, la haine qui domine tout et anéantit la raison."

Eh ben oui:
"Alors comme ça y aurait les méchants d'un côté et les bons de l'autre"!
Seulement - il faut avoir le courage de le remarquer - et l'assimiler comme donne inévitable.
Ce qu'apparemment n'ose pas "Chris" - qui n'ise même pas donner son nom...
Moi je donne le mien.
Charles Destrée.
Et mon adresse e-mail: kaak@wanadoo.fr.
Seulement - personne n'a apparmemment le courage de vouloir me contacter.
Dont acte.

"J'adore internet: on y voit clair à la vitesse de la lumière."
A condition d'avoir l'esprit ouvert et sans "convictions" religieuses ou politiques.
Bon courage!

5.Posté par Charles Destrée le 28/08/2008 10:04 | Alerter
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Je lis de l'anonyme "chris":
"comme ça y aurait les méchants d'un côté et les bons de l'autre???"
Oui.
Comme par exemple les collabos chrétiens et les résistants 'communistes'.
Ce qui n'exclut pas que les 'bons' fassent des erreurs et des fautes.
"En général quand on arrive à ce genre de classification c'est qu'on envie de supprimer l'autre Quelque soit le bord... "
Ce "supprimer" comprend aussi le "supprimer" de leurs arguments mensongers.

"c'est pour ça que je n'aime pas Bush et Adler qui poussent au crime. Malheureusement, de l'autre bord c'est pareil. Tout le monde veut la destruction de l'autre."
Oui - mas la "destruction" de leurs arguments et de leurs organisations liquidatrices.
Comme le Sionistist/Christist Mossad. Qui a (fait) assassiner - entre des centaines d'autres - les ONUsiens le conte Bernadotte et Dag Hammarskjöld, et les Ministres Suédois Olof Palme et Anna Lindh.

"C'est là qu'on comprend comment il y a pu avoir des massacres dans le passé sans raison vraiment valable. C'est la fureur de détruire, la haine qui domine tout et anéantit la raison."
"Sans raison vraiment valable"?
Et alors le profit financier?
Obtenu par les guerres et le trafic d'armes, par exemple?
Sarko - si sensible à propos de "reconnaître et réparer une faute morale" à Maillé - ne pourrait-il pas présenter ses excuses au nom de la France à l'Algérie. Pour les massacres commis par les Français au Vietnam, en Algérie et ailleurs - pour "reconnaître et réparer une faute morale".
Comme Bush et d'autres pourraient ce faire…

A bon entendeur, salut!

Charles Destrée,
kaak@wanadoo.fr

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