Croyances et société

Puissances démoniaques et Victoire de Dieu (suite)


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Mardi 18 Janvier 2011

Puissances démoniaques et Victoire de Dieu (suite)
Puissances démoniaques et Victoire de Dieu



La situation semble désespérée. Le monde occidental dans lequel nous
mettons les Etats-Unis, le Canada et l’Union Européenne connaît en ce moment
une crise économique accompagnée bien évidemment d’un marasme social sans
précédent et qui selon beaucoup pourrait déboucher sur l’effondrement de
nos sociétés dîtes modernes. Il nous a semblé donc opportun de déterminer
les véritables causes de la situation actuelle, mais plus important que cela,
de dégager ce qui sera la seule solution pour « s’émanciper » des
ignominies intellectuelles et de leurs conséquences qu’a pu produire cet
occident moderne durant les deux derniers siècles. Cette solution sera le
retour à la spiritualité au vrai sens de ce mot.
Nous exposerons dans une première partie la déviation moderniste en
s’appuyant sur trois événements majeurs et très significatifs que sont le
triomphe de l’évolutionnisme, le développement des sociétés de
consommation et les attentats du 11 septembre 2001.
Dans une deuxième partie, il sera question d’exposer ce qu’est la
spiritualité et de montrer le caractère providentiel des différentes
religions apparues à travers le globe. Là aussi nous utiliserons diverses
citations des grands sages de ces traditions pour illustrer notre propos.


1)    Le Monde moderne

Si il y a bien un constat évident qui se présente à nos yeux et qu’il est
impossible de nier, c’est que la tendance matérialiste, d’abord propre à
l’occident, s’est imposée partout ; L’Inde, la Chine et une grande partie
des populations proche-orientale ont cédé aux sirènes et aux ornements de ce
bas-monde. Cette décadence aussi ravageuse que rapide, et magistralement
exposée par René Guénon (voir « La crise du monde moderne » et « Le règne
de la quantité et les signes des temps»), est due exclusivement au déclin de
« l’amour de Dieu » dans les cœurs car aussi puissants que puissent être
les promoteurs (conscients ou inconscients) du modernisme, leur propagande
aurait été bien inutile face à une authentique ferveur religieuse. Cette
dernière ayant été massacrée par la Renaissance, ses stupidités
philosophiques et la laideur de son art, il ne s’agissait plus que de
l’achever petit à petit par toutes sortes de suggestions mensongères afin
d’inaugurer le règne de « l’athéisme pratique ».

a) La théorie de l’évolution

Tout le monde connaît Darwin et sa trop fameuse théorie. Aujourd’hui
enseignée comme un véritable dogme, cette élucubration scientiste est
appuyée par une propagande (scolaire, universitaire, télévisuelle etc …)
destinée à la faire passer pour ce qu’elle n’est pas c’est-à-dire un
fait indiscutable : « En contrôlant tout à la fois le financement des
recherches et la communication scientifique, les institutions darwiniennes
exercent une double censure inquisitrice. En amont, elles empêchent
l’exploitation des données mettant en évidence les mécanismes réellement
responsables des équilibres entre populations et ressources et ne supportent
financièrement que les travaux visant la mise en avant d’une hypothétique
concurrence » (1).  
L’architecture des formes vivantes fait penser spontanément à une
création, et ce en vertu de l’expérience courante qui veut que la «
complexité » soit le fruit de l’intelligence. Le Darwinisme, comme le
néo-darwinisme, a proposé la seule alternative concevable à l’argument
téléologique ; nous voulons parler de la « complexification » et de «
l’adéquation » obtenues par de petits changements successifs
probabilisables.
Les découvertes scientifiques dans divers domaines comme la biologie
cellulaire, la paléontologie ou l’anatomie ont toutes infirmé la théorie de
l’évolution et nous ne pouvons que conseiller la lecture sérieuse des
excellents livres « La boîte noire de Darwin » et « Le Darwinisme, envers
d’une théorie » pour mesurer l’ampleur du mensonge évolutionniste.
Richard Lewontin, professeur de génétique à Harvard et Hyperdarwinien,
confesse : « Nous prenons le parti de la science [darwinienne] malgré
l’absurdité de certaines de ses constructions, malgré ses échecs pour
remplir un grand nombre de ses extravagantes promesses […] comme ça sans
preuves, parce que nous sommes engagés envers le matérialisme. […] nous
sommes contraints, par notre adhésion à priori aux causes matérielles, de
créer un dispositif d’investigation scientifique et un ensemble de concepts
produisant des explications matérielles, quelques contre-intuitifs qu’ils
soient, quelques mystificateurs qu’ils puissent être pour les non-initiés »
(2).
Ces propos sont très significatifs et nous pouvons désormais commencer à
entrevoir les raisons de la propagation d’une telle supercherie. Nous en
voyons pour notre part deux principales :  
-La première est la décrédibilisation des écritures sacrés et notamment
bibliques. En effet l’idée de Dieu chez l’occidental du 19ème siècle
était intimement liée aux textes révélés (Ancien et Nouveau testament) ;
briser un texte aussi fondamental que celui de la Genèse était d’une
importance capitale car une suspicion presque automatique sur tout les livres
composant le corpus « biblique » suivrait presque « légitimement ». La
religion s’étant déjà transformée en une vague religiosité sentimentale
de convenance pour une grande majorité d’occidentaux de cette époque, la
théorie de l’évolution permettait de tirer un trait sur les dogmes anciens
au nom de la science et de la déesse raison.
-La seconde est la justification scientifique de « l’individualisme »,
notion que René Guenon a défini en ces termes : « Ce que nous entendons par
individualisme, c’est la négation de tout principe supérieur à
l’individualité, et, par suite, la réduction de la civilisation, dans tous
les domaines, aux seuls éléments purement humains ; c’est donc, au fond, la
même chose que ce qui a été désigné à l’époque de la Renaissance sous
le nom d’humanisme, comme nous l’avons dit plus haut, et c’est aussi ce
qui caractérise proprement ce que nous appelions tout à l’heure le point de
vue profane. Tout cela, en somme, n’est qu’une seule même chose sous des
désignations diverses ; et nous avons dit encore que cet esprit profane se
confond avec l’esprit anti-traditionnel, en lequel se résument toutes les
tendances spécifiquement modernes » (3). L’homme passait de l’être fait
à l’image de Dieu et se devant de Le connaître à un animal raisonnable et
calculateur devant satisfaire ses besoins et désirs terrestres au détriment de
son « frère » ; la sélection naturelle servirait donc de point d’appui à
la mise en place de la société de consommation dirigée par l’idéologie
capitaliste totalitaire. Le Jugement du « Ciel » étant oublié ou nié, le
20ème siècle était placé inévitablement sous le règne du diable.

Nous avons pris l’exemple de la théorie de l’évolution car celle-ci
constitue le mensonge le plus abouti et le résultat le plus dangereux du
scientisme moderne. Ce dernier ne constitue qu’une collection d’hypothèses
les plus infondées qui restent dans la mentalité collective bien
qu’invalidées depuis fort longtemps par les scientifiques eux-mêmes. « Or,
les grands prêtres et le Sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage
contre Jésus, en vue de le faire mourir ; et ils n’en trouvèrent pas, bien
que des faux témoins se fussent présentés en grand nombre » (4). Ce passage
de l’évangile de Luc nous révèle qu’aucune chose terrestre n’est
susceptible de s’opposer réellement à la vérité et ce malgré leur nombre
indéfini et leur puissance. L’attachement à la multiplicité est une
tendance ténébreuse éloignant du pur Intellect divin faisant perdre le
souvenir de l’Unité de Dieu et de Sa Toute Puissance.


b) Productivisme et illusions : L’argent au service de Lucifer

-Le siècle dernier a été marqué par l’explosion des découvertes
scientifiques et leurs applications industrielles. Cela a généré une
diversité colossale d’objets associée à une disponibilité quantitative
presque inconcevable des dits-objets. L’offre créait désormais la demande.
Les deux guerres mondiales servant à relancer ce système économique instable
par nature et à « unifier » les nations afin de les soumettre plus facilement
au diktat du consumérisme. L’homme se pliera au système d’autant plus
facilement que son « mental » sera comme emporté par ce tourbillon renversé
de l’innovation et du désir de posséder. Il sera prêt au plus grand des
sacrifices : celui même de sa condition humaine mais ici à l’inverse de la
Passion du Christ. Frithjof Schuon décrit cela en ces termes : « En un certain
sens extérieur, le grand mal social et politique de l’Occident est le
machinisme ; c’est la machine qui engendre le plus directement les grands maux
dont souffre le monde actuel. La machine se caractérise, grosso modo, par
l’utilisation du fer, du feu et de forces invisibles. Rien n’est plus
chimérique que de parler de la sage utilisation des machines, de leur
asservissement à l’esprit humain, car il est dans la nature du machinisme de
réduire les hommes à l’esclavage et de les dévorer en entier, de ne leur
laisser rien d’humain, rien de supra-animal, de supra-collectif. Le règne de
la machine a suivi celui du fer, ou plutôt, lui a donné son expression la plus
sinistre : l’homme, qui a crée la machine, finit par devenir la créature de
celle-ci » (5). Le « travail à la chaîne » est pour nous une sorte
d’image ténébreuse du dikhr (répétition de formules sacrées dans la
tradition islamique). Si ce dernier, tout comme les mantrâs hindous ou la
prière de Jésus dans l’orthodoxie chrétienne, doit favoriser la résorbtion
du mental dans la Béatitude divine, le caractère répétitif et avilissant du
travail industriel contribue à neutraliser la faculté discursive humaine au
profit d’une instinctivité bestiale. Il est à noter que « la
tertiérisation » de la société qui s’est opérée dans la seconde moitié
du 20ème siècle répond à la même tendance, la procédure remplaçant le
geste mécanique, celui-ci étant réalisé désormais par les populations
asiatiques.  

-Nous n’exposerons pas ici les mécanismes de création monétaire par les
banques privés. Ceci est maintenant largement connu et exposé par des gens
bien plus compétents que nous sur ce sujet. Nous renverrons seulement au
documentaire « L’argent-dette » de Monsieur Paul Grignon qui est une
introduction fort intéressante à ces mécanismes ainsi qu’à la revue de
presse de Monsieur Pierre Jovanovic (« radio ici et maintenant »).
Ce qu’il importe de retenir c’est que la productivité à grande échelle
appelle l’endettement, cet endettement appelle à son tour la création
monétaire, celle-ci étant réalisée à partir de rien. Quand nous disons à
partir de rien, nous entendons par là qu’il y a une absence totale
d’équivalence au niveau concret entre la production du moyen de paiement et
le bien conçu. Cette équivalence n’existe que dans la psychologie
collective. La profusion matérielle que nous connaissons n’est que la
traduction d’une illusion psychique, et remarquable est le fait que
l’endettement associé à l’usure se traduisent par des chiffres négatifs,
symboles d’un développement à rebours et nuisible au véritable sens de
l’existence humaine.  
Ce pouvoir de « création monétaire » ex nihilo est détenu par un cartel
de banquiers internationaux, qui par ce biais, contrôlent toutes les politiques
monétaires et financières du monde. Le 23 décembre 1913, le député
Lindbergh déclarait : « Cette loi établit le plus gigantesque trust que la
Terre ait porté. En ratifiant cette loi, le Président légalisera le
gouvernement invisible du Pouvoir monétaire. Il est possible que le peuple ne
s’en aperçoive pas immédiatement, mais il suffira de quelques années pour
qu’il en prenne conscience […] » (6). La loi mentionnée ci-dessus
ratifiée par le Congrès américain le 22 décembre 1913, donnait les clefs du
Système de Réserve Fédéral des Etats-Unis à ces « banksters »
internationaux, objectif atteint après un siècle de lutte acharnée entre le
pouvoir politique et le pouvoir de l’argent (voir « Le complot de la Réserve
Fédérale » de Antony C.Sutton). Aujourd’hui ce fonctionnement est étendu
au monde entier (voir « article 104 de Maastricht » en ce qui concerne
l’Europe ou la loi « Pompidou-Giscard » de 1973 pour la France) et les
peuples ne s’en sont malheureusement pas rendu compte. « Donnez-moi le
contrôle de la monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait ses lois »
disait Mayer Amschel Rothschild. Les banquiers internationaux ont endetté
l’ensemble des Etats et leurs peuples. Henri Ford avouait que « l’unique
objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes
inextinguibles » (voir « Les secrets de la Réserve Fédérale » d’Eustace
Mullins) ; endettement obligatoire nous l’avons dit pour maintenir une
inondation de biens matériels ininterrompue, celle-ci hypnotisant les masses
incapables de discerner l’essentiel de l’accessoire.  
Nous avons fait référence au livre d’Eustace Mullins intitulé « Les
secrets de la Réserve Fédérale ». Cet ouvrage en tout point remarquable et
fort documenté expose avec une clarté salutaire les coulisses du pouvoir. Le
lecteur en ressort forcément indigné et dubitatif car ayant découvert que les
évènements majeurs du 20ème siècle ont été planifiés par cette élite
économique germano anglo-saxonne et que les oppositions politiques ne sont
qu’un jeu de dupes cachant les véritables cercles de pouvoir qui eux sont
toujours gouvernés par les mêmes familles et surtout les mêmes idéologies.
« Donc, mon cher Coningsby, vous voyez que le monde est gouverné par des
personnages très différents de ce qu’imaginent ceux dont l’œil ne plonge
pas dans les coulisses » (7) disait Benjamin Disraeli (premier ministre
britannique sous le règne de la Reine Victoria) à son interlocuteur.

-Ce complot immense nécessite une connaissance de la psyché humaine très
précise et il n’est pas étonnant de voir que ces « banksters », ainsi que
leurs « laquais » que sont nos politiciens, soient très proches ou affiliés
directement à la franc-maçonnerie. Il faut préciser ici le caractère
dégénéré de la franc-maçonnerie moderne, ne comprenant plus le sens des
symboles qu’elle a conservé et ayant rompu avec le caractère traditionnel et
initiatique de la maçonnerie opérative du moyen-âge durant le 18ème siècle.
Cette situation a permis à de sinistres personnages et surtout à des «
magiciens noirs », manipulateurs du domaine psychique, d’investir les loges
et d’utiliser les réseaux tissés par l’organisation. Certaines formes de
« satanisme » envahissaient donc progressivement les rites maçonniques ce qui
permettaient aux influences démoniaques de se répandre au plus haut niveau des
hiérarchies politiques et économiques. Les instituts et organismes de
recherches scientifiques étant financés par les banquiers (par
l’intermédiaire de leurs fondations), l’appui imméritée dont a
bénéficié la théorie de Darwin devient très compréhensible. Si les plus
hauts représentants de la finance internationale sont bien conscients de
participer à ces « plans diaboliques », la plupart des « banksters » sont,
eux, ignorants de faire le jeu des « forces des ténèbres », ces derniers
ayant juste préféré la vie de ce monde à celle l’au-delà pour reprendre
une expression coranique. René Guénon s’inquiétait d’ailleurs de voir
Hitler proche d’Aleister Crowley et quand on sait que l’Hitlérisme a été
financé par les banquiers anglo-saxons, il n’est guère surprenant de voir un
« émissaire » comme Monsieur Crowley (chef de la « Saturn-Loge » à Berlin)
auprès du Fürher. Les discours où ce dernier apparaît dans des états de
quasi-transe relève de paramètres autrement plus subtils qu’une simple
inclination à la folie. Si d’autres personnages sinistres comme Madame Helena
Blavatski, Gustav Meyrink, Nicolas Roerich ou Monsieur Anton Lavey sont bien des
agents conscient de la contre-tradition, c’est bien Aleister Crowley qui
semble avoir été le plus influent. Pour s’en convaincre il suffit
d’examiner avec un tant soit peu d’attention le contenu de la musique Rock
N’Roll, instrument au service des « sataniques », où les plus « illustres
» des représentants (Led Zeppelin, Jimi Hendrix, The Beatles, Black Sabbath
…ect …) de cette puanteur sonore participaient à des séances spirites et
vénéraient la mémoire d’Aleister Crowley ouvertement.

La fin du 20ème siècle a été donc fort logiquement le théâtre d’une
décadence intellectuelle et morale inouïe et le début du troisième
millénaire allait marquer la « réactualisation » (après la crise de 1929 et
les 2 guerres mondiales) de la méthode « ordo ab chao ». Cette formule est
authentiquement traditionnelle et correspond à un point de vue cosmologique,
mais comme à leurs habitudes ces « élites du diable » ont renversé le sens
du symbole en l’utilisant pour constituer leur « ordre » qui n’est en
réalité que l’inversion de toute hiérarchie normale.

c) Le 11 septembre 2001 : une étape décisive

-Certains considèrent les évènements s’étant déroulés aux Etats-Unis
ce jour-là comme le véritable début du 21ème siècle. En cela ils ont
raison, et nous allons voir en quoi exactement cette affirmation est juste.
Il est maintenant avéré que ces attentats ont été l’œuvre de « forces
obscures » ayant pris le contrôle de toutes les organismes de décisions
américains et mondiaux aussi bien au niveau politique qu’économique. Ces
personnes se confondent bien évidemment avec « les agents conscients » de la
contre-tradition, lucifériens et mandatés par les sectes diaboliques, dont
nous avons parlé dans la section précédente.

-Le 11 septembre 2001 révèle 2 choses de nature fort différente.
*La première « a sauté aux yeux » de beaucoup ; il s’agit de la
diabolisation voulue de l’Islam sous fond de lutte contre le terrorisme. Le
grand public occidental ne connaissant à peu près rien de la religion
islamique, il était évident que l’amalgame entre une forme d’extrémisme
et la tradition muhammadienne proprement dite se produirait inévitablement dans
les esprits. Il s’agit au fond d’une répétition sous une forme quelque peu
différente de l’annihilation quasi-achevée de l’influence chrétienne
(catholicisme et orthodoxie) opérée par les mêmes élites au début du 20ème
siècle. Tout ce qui a un rapport avec le divin doit être éradiqué car la
diffusion de l’idée d’une Toute Puissance divine, d’ailleurs très
nettement affirmée dans l’Islam, compromettrait gravement les « idéaux »
matérialistes propagés par ces « agents du mal ». L’Islam se présentant
comme un bloc, il fallait trouver un prétexte légitimant la force contre le «
monde musulman » (loin d’être uniforme d’ailleurs) afin de l’affaiblir.
La propagande anti-islamique actuelle se situe dans une sorte de continuité
logique de l’entreprise commencée à partir du 11 septembre 2001.
*La deuxième chose qu’il convient de déceler est de nature plus subtile.
Les « lucifériens » responsables de ces attentats sont friands de symbolisme,
origine franc-maçonne oblige, et la destruction des emblèmes de la société
capitaliste n’a certainement pas été un choix fortuit. Ces évènements
marquent en fait le « coup d’envoi » de la déchéance du système
occidental décidée et planifiée par ces élites malfaisantes ; le chaos est
annoncé, la crise économique actuelle en étant un des outils principaux.

-Le but de ces « manœuvres » est d’instaurer un gouvernement mondial
dominé par une tendance généralisée de rébellion contre Dieu et Ses
prophètes. On pourrait nous objecter que la continuation d’une propagande
bien organisée suffirait à anéantir petit à petit la conscience du sacré
mais cela serait méconnaître les « croyances » des élites dominantes. En
effet cette gouvernance mondiale ne se met en place que pour une seule raison :
rassembler les peuples du monde entier contre l’arrivée du Mahdi et le retour
du Christ. René Guenon, dans une de ses correspondances, précisait en 1935 :
« Il est bien difficile de parler de la « contre-initiation » plus nettement
que je ne l’ai fait dans quelques-uns de mes articles ; elle répond à un
dessein proprement satanique, c’est-à-dire qu’elle tend à développer
l’être dans un sens allant au rebours de la spiritualité ; quant à son
action générale dans le monde, elle prétend aller à l’encontre de la
réalisation du plan divin, ce qui est d’ailleurs forcément illusoire, car
rien ne peut s’y opposer réellement, et même tout y contribue bon gré mal
gré » (8). Apparaît donc clairement ici le fait que ces « élites »
ajoutent foi aux prédictions des religions monothéistes tout en voulant
s’opposer aux réalisations de celles-ci. Il est donc nécessaire pour ces «
diablotins » d’unir les peuples contre les manifestations divines de la fin
des temps en espérant que Dieu abandonne la terre aux « forces des ténèbres
» devant le constat de la rébellion générale. Cette attitude résulte
d’une ignorance des principes de base de toute métaphysique et c’est pour
cela que cette espérance est bien la pire des illusions. L ‘accélération du
processus de concentration des pouvoirs qui se déroule sous nos yeux est due au
fait que les « puissants » savent que ces évènements sont très proches et
la peur de n’être pas prêt les hante jour et nuit. La seule manière pour
les « élites » de rassembler les hommes derrière leur bannière est de
provoquer misère et désolation et de se présenter alors comme les uniques «
sauveurs » possibles.

-La compréhension de la Vérité divine est donc indispensable pour se
prémunir du chaos et des violences à venir et nous nous proposons donc, dans
une seconde partie, de donner des clefs pour ouvrir les cœurs à la foi si Dieu
le veut.





2) Dieu l’Unique, et Ses Messages

a)    Dieu et Ses signes

« Certes il y a dans les cieux et la terre des signes destinés aux croyants.

Votre propre création ainsi que les animaux disséminés [à la surface de la
terre] constituent autant de signes pour un peuple enclin à la certitude ;
La succession des jours et des nuits, l’eau que Dieu fait tomber du ciel en
guise de subsistance et grâce à laquelle Il vivifie la terre après qu’elle
eut été stérile, et la mise en mouvement des vents : autant de signes pour un
peuple porté à la réflexion.
Tels sont les signes de Dieu que Nous t’exposons en toute vérité ! A quel
discours vont-ils ajouter foi après avoir nié Dieu et Ses signes ? »

Coran (45 ; 3-6)

« C’est Toi qui m’as formé les reins,
qui m’as tissé au ventre de ma mère ;
je te rends grâce pour tant de prodiges :
merveille que je suis, merveille que tes œuvres. »

Psaume 139(138)


-Le Seigneur nous engage ici à méditer sur les signes dont la création est
tissée. Nous remarquons que les êtres doués de vie sont ici les supports
menant à la certitude de la présence du Créateur. Et comment nier
l’évidence ?
L’architecture de ces êtres, leur inter-dépendance, leur intelligence
notamment celle de l’homme ne peuvent qu’amener celui-ci dans le cadre
d’une démarche simplement « rationnelle et théorique » à admettre la
Vérité. « Comment peut-on ne pas sentir instinctivement, « viscéralement
», existentiellement, qu’on ne saurait être intelligent, même relativement,
sans une intelligence « en soi » à la fois transcendante et immanente, et ne
pas saisir que la subjectivité par elle-même est une preuve immédiatement et
quasi fulgurante de l’Omniscient, une preuve presque trop aveuglante
d’évidence pour pouvoir être formulée par des mots ? » (9).
D’ailleurs la science biologique et notamment dans sa branche examinant la
constitution de la cellule présente des faits indiscutablement en faveur de la
preuve téléologique. Il s’agit ici de bien distinguer les éléments, des
conclusions des biologistes souvent emplis de préjugés modernes et
universitaires.
Le Coran pose également une question à la fin de cette citation se
présentant comme une anticipation des conclusions bancales des philosophies qui
allaient pulluler à partir de la Renaissance en Occident. Quand on a nié la
Vérité, il faut construire des discours pouvant se présenter comme des
alternatives à la Science Sacrée. On tombe alors dans un relativisme de fait.
La succession des différentes conceptions de l’existence et de ses
caractéristiques qui ont marqué les 500 dernières années en est une preuve
incontestable. L’inanité des conclusions émises a fini par déboucher sur le
discrédit et l’abandon de la philosophie, terme signifiant « amour de la
sagesse », ce qui nous fait dire que les penseurs occidentaux moderne
n’étaient en réalité nullement des philosophes. On a gaspillé « des
torrents d’intelligence pour escamoter l’essentiel et pour prouver
brillamment l’absurde … » (10). Nous savons qu’on nous rétorquera que
les affrontements théologiques ont agité les civilisations traditionnels ; à
quoi nous répondrons que les Textes sacrés sont une base infaillible
permettant toujours en principe à des interprétations orthodoxes d’émerger.

« Car il faut que l’erreur comme la guidance soient mises en évidence par
la venue du prophète, comme si ce dernier avait été expressément envoyé
pour cela. Ainsi, manifester ouvertement son insoumission au prophète, revient
encore [en un sens] à lui obéir » (11). L’Emir Abd El-Kader, maître
spirituel musulman, nous informe ici que la Révélation établit une
hiérarchie dans la manifestation car l’aveugle n’est pas égal à celui qui
voit, et que Dieu est le Créateur de toutes choses. Celui qui ignore ou nie
cette hiérarchie n’a aucune prérogative pour en établir une autre et les
vaines « batailles » des penseurs occidentaux modernes ont fini par aboutir à
une conclusion que nous résumerons par l’expression populaire « chacun sa
vérité », expression ne pouvant trouver une application sociétal sous peine
d’anarchie ce qui a conduit à la domination de la « vérité » des riches
et des « lucifériens ».
La manifestation procède de la polarisation illusoire de l’Etre, Principe
de cette manifestation. C’est donc de cette « dualité » (Purusha-Prakriti ;
Essence-Substance ; Calame-Table Gardée...) que sort toute manifestation, elle
aussi illusoire vis-à-vis du Principe. Celle-ci est donc une myriade
d’oppositions et de complémentarisme symbolisant son néant existentiel. Nous
constatons tout les jours la réunion de choses que nous pensions incompatibles
et ce dans tout les petits détails de notre vie (voir « Du Divin à l’humain
» de Frithjof Schuon). La compréhension de cet enchevêtrement de «
contradictions » parfaitement coordonné ne doit se faire qu’à la lumière
de la Science de Dieu (ce qui fait dépendre la logique de l’inspiration
divine et de ses productions), en gardant la conscience que cette profusion
diversifiée n’est qu’une illusion et doit être considérée comme le signe
de ce Qui Seul Est ; « …il y a là, de la part de Dieu, différents plans de
volonté qui s’entrecoisent, et qui apparemment se contredisent ; un monde
n’est pas un bloc simple et inerte, c’est un jeu infiniment diversifié
d’antinomies et de combinaisons ; il procède pourtant d’une Idée divine
déterminée, d’où son caractère homogène » (12).
S’attacher à ces détails pour eux-mêmes comme l’a fait la science
moderne c’est se condamner à n’y rien comprendre véritablement et c’est
s’exposer à grand danger car « le diable est dans les détails ».

b) Unité et diversité des Messages divins

« Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait »
(13)

« J’ai vu mon Seigneur avec l’œil de mon cœur ; et je dis : Qui es-tu ?
IL me dit : Toi ! » (14)

« La fin de la connaissance est que l’homme arrive au point où il a été
à l’origine. » (15)

« Dans la graine de l’intelligence brille éternellement l’Atman, le
témoin radieux de toute chose. Prends cela comme but, un but qui n’a rien
d’irréel, et, par un courant continu de  
pensée, expérimente-le et jouis de Lui comme de ton propre Soi. » (16)

«IL sauvera les hommes de l’enfer quand ils seront brûlés comme du
charbon. » (17)

« Envoie Ta lumière et Ta vérité :
elles me guideront,
me mèneront à ta montagne sainte,
jusqu’en Tes Demeures. » (18)

« Du moment où certes Tu m’accueillis, entras en moi et m’accordas Ta
vie divine, je perdis mon individualité, ô Arunachala (ici symbole de
l’Essence) ! » (19).


-Ces sentences peuvent paraître au premier abord se référer à des
réalités différentes. Si toutes sont susceptibles d’être interprétées à
plusieurs niveaux, il n’en demeure pas moins que celles-ci font toute
référence à la doctrine de la « réalisation spirituelle ».
La « réalisation spirituelle » est l’union de la créature avec
l’Essence contenant toutes choses à l’état principiel qui demeure
inaffectée par ses productions multiples et indéfinies mais illusoires par
rapport à Elle. En empruntant la Voie de la connaissance, l’homme se donne
pour but de rejoindre son Origine.
Beaucoup de sages des diverses traditions orthodoxes ont rendu compte de cette
Union, fournissant les preuves nécessaires de la véracité de l’Inspiration
divine des écritures saintes. Tout les Prophètes des monothéismes
abrahamiques et les « avataras » de la tradition hindoue avaient atteint ce
niveau Suprême : « Moi et le Père nous sommes uns » (20), « Je suis Ahmad
sans le mîm » (21). Les soufis, les yogîs, ect …ont été leurs illustres
continuateurs mais sans mission que nous qualifierons d’expansive. Ce n’est
qu’en se référant aux écrits des « réalisés » que l’on peut
comprendre les sens les plus profonds des Révélations et en conclure
légitimement à leur Identité fondamentale. Car bien que se présentant sous
des aspects très divers, les Saintes Ecritures ne sont que des expressions de
la Vérité Une.
La présence de ces maîtres constituent d’ailleurs la preuve décisive de
la véracité des religions. En considérant d’ailleurs les preuves on ne peut
qu’être reconnaissant envers le Seigneur des mondes d’en avoir tant
données, surtout au sein des 2 traditions devant assumer la clôture du cycle.
En effet le Coran et l’expansion fulgurante de l’Islam sont les grands
miracles de la religion du Grand Prophète. Les vies et les prodiges des
innombrables saints de la chrétienté constituent des confirmations explicites
de la mission divine de Jésus de Nazareth. On ne peut être que subjugué par
des personnages comme Saint Martin, Sainte Geneviève, Saint Benoît, Saint
Bernard, Saint François d’Assise, Jeanne d’Arc, Saint Jean de la Croix ou
plus proche de nous des femmes comme Sainte Thérèse de Lisieux, Sainte
Bernadette ou Marthe Robin. Cette énumération appelle une précision
indispensable ; il s’agit du fait que les saints chrétiens n’étaient pas
tous « réalisés » en cette vie, néanmoins La Grâce était avec eux, seule
arme pouvant engendrer les actes de ces éminents représentants du
christianisme.


-« Nous t’avons révélé le Livre en toute vérité pour confirmer les
Ecritures antérieures et témoigner de leur authenticité ; arbitre entre eux
en te conformant à ce que Dieu a révélé et ne suis pas leurs passions en te
détournant de la Vérité qui t’a été donnée. A chacun d’entre vous Nous
avons accordé une loi et une voie, et si Dieu l’avait voulu Il aurait fait de
vous une communauté unique, mais Il a voulu vous éprouver à travers ce
qu’Il vous avait révélé ; faîtes montre d’émulation dans les œuvres
pies, c’est auprès de Dieu que vous serez tous ramenés et Il vous instruira
sur l’objet de vos différends. » - Coran(5 ;48)

Le Coran nous informe ici que la diversité des religions est une épreuve
pour les hommes et également que « c’est auprès de Dieu que vous serez tous
ramenés … ». Cette dernière sentence fait référence à notre fin
dernière qui sera l’Union avec Dieu. Pour la majorité des hommes, il faudra
de nombreuses vies à travers les différents mondes afin de se purifier alors
qu’une petite minorité ont atteint cet affranchissement d’avec la
Manifestation universelle dès cette vie et ce sont eux que nous appelons sages
ou délivrés-vivants (jivan-mukta). Il est à noter que la périgrination à
travers les différents états de manifestation n’est aucunement une
conception réincarnationniste mais transmigrationniste car ces différents
états ne font pas partie du monde « humain ». Il s’agit donc d’atteindre
le but final « le plus vite possible » car l’Etat Suprême constitue le
véritable bonheur et la véritable Paix : « Le bonheur réside dans un repos
paisible goûté en demeurant dans le Soi (l’Essence) » (22). On sait alors
le Hadith du Prophète qui a été cité, le charbon étant les conditions
limitatives de l’Existence universelle et le Paradis le « but final ». Pour
ceux voulant approfondir ces concepts, nous ne pouvons que conseiller les
ouvrages « Le symbolisme de la croix » et « Les états multiples de l’être
» de René Guénon.

En citant l’Emir Abd El-Kader précédemment, nous avons pu établir que la
création était constituée d’éléments hiérarchisés. Si les Ecritures
font bien référence à l’Union Ultime, elles révèlent aussi l’ordre des
choses par l’intermédiaire de symboles et de leurs lois. La foi, la
compréhension et le respect des lois sacrées sont des éléments de
connaissance véritable permettant de progresser dans la Connaissance de Dieu et
facilitant l’accès à l’Union ; l’enfer n’est que privation de
conscience et un rapide coup d’œil sur les différentes espèces animales et
végétales devraient nous interpeller.
Les Révélations et leurs différences formelles sont une épreuve.
Combien de fois nous est-il arrivé d’être questionné par les sceptiques,
ces derniers invoquant les altérités des traditions pour les invalider ?
Si il y a une constatation à faire, c’est que le créateur a établi sur
terre des races et des peuples différents. De ce constat, on peut conclure
assez logiquement que les Révélations divines adressées à ces « peuples »
soient aussi différentes et adaptées à la mentalité du réceptacle, celui-ci
ayant été aussi déterminé par le Révélateur. Les Ecritures qui diffèrent
nous permettent d’entrevoir les différentes manières de concevoir le Divin
ainsi que les aptitudes et les tendances mentales différenciant les « races
», les « peuples » ou les « communautés ». Il est à noter que les
traditions anciennes comme celle des anciens grecs et égyptiens ou comme
l’Hindouisme ne sont nullement des polythéismes dans leur essence. La
déviation polythéiste tardive n’est que le résultat d’une
incompréhension faisant prendre différents aspects de Dieu pour des divinités
indépendantes. C’est donc par les écrits des sages des différentes
traditions, nous le répétons, que l’on comprend leur Identité fondamentale
mais aussi les raisons de leurs différences formelles. Nous devons prévenir
ici que la prise de conscience de ces vérités ne peut conduire normalement à
un syncrétisme des plus vils. L’homme doit choisir une tradition et en
pratiquer les rites prescrits, cela ne le dispensant pas d’étudier les
autres.

-« Nous t’avons révélé le Livre en toute vérité pour confirmer les
Ecritures antérieures et témoigner de leur authenticité … » ; cette partie
du verset cité plus haut contient selon nous 2 enseignements très importants
surtout si celle-ci est mise en parallèle avec un autre verset énonçant : «
Muhammad n’est le père d’aucun d’entre vous mais il est l’Envoyé de
Dieu et le Sceau des prophètes et Dieu est Omniscient. »-Coran(33 ; 40). Le
Prophète arabe est donc le dernier « fondateur » d’une religion orthodoxe
et le Coran la preuve confirmant les Saintes Ecritures le précédant et c’est
ce qui donne à l’Islam son caractère hautement providentiel.
Le Coran est un miracle permanent. Le Livre sacré des musulmans est une
merveille linguistique foisonnant de symboles et de sentences profondes. Ce
miracle formel a été révélé par Dieu aux hommes des derniers temps, ayant
besoin d’un support « sublimissime » pour se rattacher à la Transcendance.
Le livre d’Allah confirme l’actualité de ces temps « troublés » par une
sourate claire : « Par l’époque, en vérité l’homme est en perdition, à
l’exception de ceux qui ont la foi, qui pratiquent les bonnes œuvres, qui se
conseillent mutuellement la Vérité et qui s’exhortent à la patience » -
Coran(103). L’obscurcissement graduel de la spiritualité au cours d’une
humanité se divise généralement en 4 grandes périodes : L’âge d’or
(Krita-Yuga), l’âge d’argent (Treta-yuga), l’âge d’airain
(Dwapara-Yuga), l’âge de fer (Kali-Yuga). Toutes les dernières révélations
qui constituent les monothéismes sémitiques sont apparues durant l’âge
sombre (ou de fer).
L’autre grande particularité de l’Islam est l’énonciation de la
Vérité de façon simple et percutante. La Vérité est l’Unité de Dieu. La
religion islamique rappelle et confirme cette évidence que toutes les
traditions orthodoxes reconnaissent. La notion de Djihad est reliée au concept
unitaire car une fois la vérité admise, il faut combattre intérieurement les
tendances qui s’y opposent dans notre âme et ensuite affronter ceux qui niant
La Vérité, vont répandre l’iniquité sur terre. Nier l’Unité est bien le
summum de l’injustice, base du désordre sur tout les plans (spirituel, moral,
social).
Les traditions plus anciennes avaient un caractère plus intellectuel, les
exemples les plus probants étant l’Hindouisme et le Taoïsme. Les défuntes
traditions occidentales comme le Druidisme, la religion grecque ainsi que celles
de l’Amérique centrale et du Sud (maya, inca, etc …) n’étant absolument
plus comprises, les étudier ne peut être d’aucun profit et pourrait même
présenter un danger très réel.
Les monothéismes abrahamiques, quant à eux, ont été des manifestations
grandioses de la Puissance divine adaptées aux hommes de la fin de l’âge
Kali afin que ceux-ci restent toujours en contact avec l’essentiel et c’est
bien vers ces traditions que les hommes doivent se diriger.


c)Que Faire ?

Le jour du Jugement paraît imminent. La foi s’étiole et la véritable
compréhension de la sagesse traditionnelle est pratiquement anéantie.  
La laideur nous entoure : misères, cupidité, égocentrisme, mensonges,
bêtise, luxure sont les maux de notre temps. Dans ces conditions une vie
fondée sur la foi et l’intellectualité devient un véritable chemin de
croix.
Néanmoins nous dégagerons quelques attitudes nous paraissant obligatoires et
salutaires

1)Se rattacher à une tradition et pratiquer. Pour les occidentaux, le
catholicisme et l’Islam sont les seuls choix possibles
2)Prier
3)Etudier la métaphysique, la théologie à la mesure de ses possibilités en
se référant aux textes sacrés.
4)S’exhorter mutuellement dans la foi en l’Unique car comme le dit Saint
Paul : « Frères, veillez à ce que personne d’entre vous n’ait un cœur
perverti par l’incrédulité au point d’abandonner le Dieu vivant. »(23)
5)Se détacher du monde et de ses attraits (argent, travail avilissant,
opinions politiques intéressées, drogue, fête, apparence formelle, ect …)
et s’exercer continuellement à voir le divin en chaque être.  

N’oublions jamais cette parole du Christ : « Venez à moi, vous tous qui
peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon
joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous
trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau
léger » (24).
Sri Ramana Maharshi par une de ses sentences donnent l’explication de ces
versets évangéliques : « Qu’on repose sur Lui n’importe quel fardeau, Il
le portera tout entier. C’est, en fait, l’indéfinissable pouvoir du
Seigneur qui ordonne, soutient et contrôle tout ce qui arrive. Alors, pourquoi
nous inquiéter, nous laisser tourmenter par des pensées contrariantes et dire
: « Faut-il agir comme ceci ? Non, comme cela », au lieu de nous soumettre
humblement mais avec joie à cette Puissance ? Sachant que le convoi porte tout
le poids, pourquoi donc devrions-nous, nous les passagers qu’il transporte,
porter nos bagages individuels sur nos genoux pour notre plus grand inconfort,
au lieu de les mettre de côté et de nous asseoir parfaitement à l’aise ? »
(25).

Pour conclure je souhaiterai rendre un hommage particulier à la mémoire de
René Guénon dont l’œuvre a été qualifié de « boussole infaillible »
par Michel Valsân et qui a été désigné comme « l’homme du siècle » par
Madame Catherine Delorme (arif bi’lah ou connaissant par Dieu) durant
l’émission Radioscopie présentée par Monsieur Jacques Chancel en 1980.
Je remercie également tout les hommes qui ont dénoncés avec courage les
maux de nos sociétés et leurs responsables. Mes salutations vont ici plus
directement à LLP, Pierre Hillard et à feu Anthony C.Sutton.

Mes frères, je prie pour vous tous et que Dieu vous guide dans la Vérité.




(1)    « Darwin, envers d’une théorie » de Jean-François Moreel
(2)    « La boîte noire de Darwin » de Michael J.Behe
(3)    « La crise du monde moderne » de René Guénon
(4)    « Evangile selon Saint Luc »  
(5)    « Perspectives spirituelles et faits humains » de Frithjof Schuon
(6)    « Le complot de la réserve Fédérale » de Anthony C.Sutton
(7)    « Les secrets de la réserve Fédérale » de Eustace Mullins
(8)    « Etudes traditionnelles (août-septembre 1986) »
(9)    « Du Divin à l’humain » de Frithjof Schuon
(10)    « Du Divin à l’humain » de Frithjof Schuon
(11)    « Le livre des Haltes » de l’Emir Abd El-Kader
(12)    « Du Divin à l’humain » de Frithjof Schuon
(13)    « Evangile selon Saint Matthieu »
(14)    Sentence de El-Hallaj
(15)    Sentence de Dhûn-Nûn El-Miçri
(16)    Sentence de Shankarâchârya
(17)    Hadîth du Prophète Muhammad
(18)    Psaume (43)42
(19)    « Œuvres réunies » de Ramana Maharshi
(20)    « Evangile selon Saint Jean »
(21)    Hadîth du Prophète Muhammad ; si on enlève le mîm de Ahmad cela donne
Ahad qui veut dire « l’Un ».

(22)    Sentence de Ramana Maharshi
(23)    Lettre de Saint Paul aux Hébreux
(24)    « Evangile selon Saint Matthieu »
(25)    « Œuvres réunies » de Ramana Maharshi


Mardi 18 Janvier 2011


Commentaires

1.Posté par tekbir le 19/01/2011 16:54 | Alerter
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Cher auteur,

Je partage la plupart de ce que vous avez écrits. Même si je ne prétend pas être guénonien, j'ai une certaine culture guénonienne véhiculée à travers l'éducation de ma mère guénonienne d'origine.
Cependant, comme vous connaissez le symbole du cercle ou bien de l'amande, il faut percer la coque (éxotérisme) pour arriver à extraire le fruit (ésotérisme, tariqa vers al Haqiqa). Un ésotérisme sans exotérisme n'a pas de sens. Même si l'éxotérisme n'est pas le but, c'est le moyen unique qui permet d'accéder à l'ésotérisme puis à La Vérité. Un autre exemple est celui de l'arbre, son tronc représente la Shariya unique, ses branches multiples sont les tariqats enseignés par les maîtres spirituels, ses feuilles La Vérité et ses fruits La Connaissance. Sans tronc pas de branches, sans branches pas de feuilles, sans feuilles pas de fruits.
Dans la tradition islamique, il est unanime que la seul religion qui est accepté par Allah après notre Prophète est l'Islam. Wa man yabtari rayral Islama dinan felen youqbalaminhou. Autrement dit, il ne sert à rien de chercher dans les traditions autre que celle de l'Islam pour celui qui espère la béatitude éternelle. C'est elle seule qui a su garder son authenticité et que son livre n'a pas été changé grâce à la protection assurée par Allah. Et ce même si certaines vérités sont restés dans les traces des autres religions.
Enfin, vous dîtes que les religions sont adaptés aux peuples, ceci est vrai, sauf que l'Islam a été envoyé pour toute l'humanité et ce jusqu'à la fin des temps. Wa ma arsalnaa ka illa rahmatan lil 'alamin. Et nous t'avons envoyé qu'en miséricorde pour les mondes.

Merci,


2.Posté par Jean le 19/01/2011 18:25 | Alerter
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Article très intéressant, mais outre de nombreuses erreurs d’association concernant le Christ, il manque l’essentiel qui permet d’accéder au Sein de Dieu : l’amour souffrant !!!
Le terme « réalisation » n’a aucun sens en vérité. D’ailleurs, ne peut-on y entrevoir quelque orgueil ?

Faire sienne la parole de Jésus-Christ, Verbe de Dieu fait Homme ; agir comme le Christ Sauveur qui n’a eu de cesse d’obéir à la Volonté de Son Père Tout-Puissant ; s’abandonner par amour de Dieu dans Sa Volonté, et jouir d’un parfait dosage de Son Amour ; cheminer et franchir le Pont Christique, qui, conformément à la Nouvelle Alliance, supplée définitivement le pont adamique brisé par le Péché originel de concupiscence, constitue depuis la mort du Christ en Croix la seule et unique Voie qui mène au Père dans son Amour.
Comme disait Marthe robin en particulier, « il nous faut aimer l’Amour ».

Aimer aussi soi-même, et l’autre ensuite, dans un esprit de Charité et de Compassion. Cette forme d’amour global nait des fruits de l’abandon et de l’humilité, qui en est la clef.
Comment aimer ce qu’on ne connaît pas ?
Il nous faut donc connaître Dieu avant de pouvoir L’aimer.
Considérant l’autre, nous ne pouvons manquer d’y voir une souffrance, ou l’objet de souffrances.
Aimant Dieu, nous aimons Ses créatures.
Puisque en effet, nous sommes nous aussi une créature du même Dieu, comment aimer son propre Créateur sans aimer Ses Œuvres ?

L’insatiable désir que notre prochain désire aussi connaître et aimer Dieu, et qu’ainsi il jouisse lui aussi d’une allégresse indescriptible, ce désir mène à la souffrance, à la souffrance par amour de Dieu d’abord, et ensuite de notre prochain, qui n’a de légitimité et d’existence que par l’Amour du Père.
C’est souffrir aussi que Dieu n’est pas honoré à travers cette créature d’un Honneur que nous Lui devons tous à travers tous les actes de nos vies. Conscients ou non de ce fait, nous devons tout à Dieu. Nous Lui devons d’être, ensuite de ce que nous sommes à travers les degrés de nos vertus, de ce que nous vivons, expérimentons, ressentons, imaginons… enfin de ce que nous possédons, ainsi que nos possessions terrestres.
Dieu est le Principe des principes. Sa Puissance est incompréhensible pour nous, et le demeurera toujours.
Avant même de nous avoir créés, Il nous a aimés.
Il est essentiel de se sentir aimé de Dieu, car c’est la Vérité.

La Passion du Christ impose qu’on y pense, impose notre immersion et une profonde méditation du cœur. Les trésors spirituels qui s’y cachent aux yeux ignorants de chair et aveugles d’orgueil luisent d’un éclat aveuglant aux cœurs ouverts, les « cœurs d’enfants ».
Alors Dieu s’engouffre selon une parfaite Mesure dans le vide créé par notre conscience de la Vérité que nous ne sommes pas, c'est-à-dire que nous ne sommes rien ni ne possédons rien par nous-mêmes.

Les souffrances de la Croix sont à la mesure de ce que représente comme prix à honorer envers Dieu tous les péchés du monde, pour son Salut…
Chacun de nos péchés a coulé sur les plaies du Sauveur. Une goutte de Sang divin pour un péché humain !
Il a payé de ses angoisses perlées de sang nos monstrueuses indifférences.
Prendre conscience de l’adorable et vénérable Majesté du Christ souffrant et offrant sa vie par Amour pour nous tous, que nous le connaissions ou pas, que nous l’aimions ou non, c’est expérimenter une souffrance digne et pleine d’un amour admiratif pour Lui et sa mission de Salut, et pour son Père, Dieu Tout Puissant.
Serions-nous tous capables d’endurer une petite partie de ses souffrances pour sauver n’importe lequel de nos prochains ?

Elle laisse contemplatif la majesté de cet Amour Divin qui donne sa vie pour nous sauver si nous le voulons, c'est-à-dire si nous franchissons le Pont.
Un insatiable désir de Dieu allié à la volonté et à la persévérance actionnent alors nos pas.
S’ensuit la reconnaissance que nos offenses faites à l’Infini sont beaucoup plus importantes que précédemment conçues et interprétées. Non que par elles-mêmes elles aient alors plus d’importance, mais que par Sa nature, l’Infinité de Dieu nous donne la juste mesure de nos offenses envers Lui et Ses créatures.
Une offense faite à l’Infini ne se répare pas par une œuvre finie, quelque soit l’ampleur de la contrition.
Il n’existe qu’un seul baume : l’insatiable désir amoureux de Dieu et la participation à la Passion de son Verbe incarné.
Et ainsi, pour Dieu, le péché pardonné n’est plus et n’a jamais été.

Comment ne pas aimer un tel Dieu ?

3.Posté par BAB le 19/01/2011 23:21 | Alerter
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Merci Glorflindel pour cette deuxième partie de votre essai.

Lorsqu’on observe la nature qui nous entoure, toute sa beauté, toute son ingéniosité et toutes ses merveilles, la certitude nous vient de l’existence d’un créateur : Dieu.

Lorsque l’on constate toute la méchanceté gratuite, tout le mal et toute la cruauté des humains, on acquière aussi la certitude qu’il existe des forces cachées qui veulent nous éloigner de Dieu.

Que ces forces cachées sont très puissantes mais très patientes, très malines et très actives pour diviser les humains et détruire leur noblesse et leur intégrité morale.

Dommage que votre essai oublie de mentionner le projet Talmudiste de destruction du Christianisme (et de l’Islam), de domination des peuples par une élite et de leur asservissement par une gouvernance mondiale.

4.Posté par glorflindel le 20/01/2011 10:56 | Alerter
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Bonjour,
je répondrai seulement à Jean
Je n'ai fait aucune association concernant le Christ et le concept de réalisation spirituelle s'oppose justement à l'orgueil puisque comprenant la destruction de l'ego.
Ce que vous ne percevez pas c'est que les voies sont différentes pour arriver à un tel niveau, la voie christique est différente de la voie purement muhammédienne.
Ce que vous dîtes sur la passion est juste mais néanmoins il faut tenir compte des différentes aptitudes des gens.
Il fallait donc à mon sens exposer les preuves de la véracité des religions et ensuite, pour ce qui est des conseils à donner, réduire en quelque sorte au minimum la difficulté car les temps prochains vont être atroces à vivre et il n'est question pour pratiquement personne d'entreprendre une démarche de réalisation mais de gagner son salut.
Une dernière chose. ...ne soyez pas exclusiviste et ne nier pas les autres religions surtout la tradition islamique car faire cela c'est s'exposer à la possibilité de choisir la mauvaise direction.

5.Posté par BAB le 20/01/2011 14:53 | Alerter
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D'accord avec vous glorflindel (post 4)
Neanmoins Merci de nous donner votre avis sur mes interrogations(post 3)

Ce qui compte n'est pas tant le juridique que d'aimer sincèrement Dieu.
Dieu est bien au dessus de toutes nos divisions.

6.Posté par glorflindel le 20/01/2011 16:33 | Alerter
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En ce qui concerne le projet talmudique, il est nécessaire d'établir une corrélation avec le peuple d'Israel et ce sans jamais remettre en cause l'authenticité du message des prophètes juifs.
Si l'on regarde la Bible, on s'aperçoit que le peuple d'Israel correspond à l'âme humaine dans ses périgrinations vers le divin avec tout ce que cela implique de rébellion, de négation mais aussi de piété fervente et de bravoure.
Néanmoins dans les derniers temps, nous sommes obligés de constater la perversion de l'âme humaine et il est normal que les "israélites" soient en quelque sorte le sommet de la déviation ...Il ne serait pas étonnant que l'antechrist sorte du peuple d'Israel bien si les spéculations de ce genre soient tout à fait inutiles en fait.

ps : en ce qui concerne la gouvernance mondiale, il me semble bien en avoir parler dans mon article et spécifiant même ce qui est pour moi le véritable objectif d'un tel projet ...

Je compte, si Dieu le veut, écrire un petit article sur le sentiment humain et le symbolisme de l'union de l'homme et de la femme en précisant leur nature et leur ambivalence dans ce monde qui est le notre.

7.Posté par BAB le 20/01/2011 17:05 | Alerter
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Vous me paraissez ignorer que la reference du judaîsme n'est plus la Bible mais le Talmud.
Ce dernier ouvrage n'as rien a voir avec les prophetes mais a été composé par les rabbins.
Le Talmud est en fait un ouvrage anti-christ et anti-goy.
Il n'y a plus qu'une minorité de rabbins qui conservent pour guide la Bible et la Torah (Pentateuque).

8.Posté par glorflindel le 20/01/2011 19:27 | Alerter
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Je parlais du peuple juif en général, en dehors de toute inclination pour un livre ou un autre meme si l'attachement aux livres de la Bible est le fondement du Judaisme.
Il s'agit de pur symbolisme et de correspondances sur les différents plans d'existence et surtout en fonction des conditions cycliques.

9.Posté par BAB le 20/01/2011 20:44 | Alerter
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Les rabbins en Israel paraissent beaucoup plus attachés au Talmud qu'à la Torah.

VOIR: http://www.alterinfo.net/L-integrisme-dont-on-ne-parle-jamais-les-rabbins-engages-dans-l-incitation-a-la-haine-et-a-la-guerre-des-civilisations_a52110.html

10.Posté par Jean le 21/01/2011 23:45 | Alerter
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Bonjour,

Bien que la polémique n’apporte le plus souvent rien de bénéfique, chacun restant sur sa position, une réponse parait nécessaire à votre commentaire, Glorfindel. Et je dois vous dire dans un esprit fraternel que, outre nos divergences, si ce genre de discussion était le premier souci du monde, nous vivrions dans l’antichambre du Paradis plutôt que dans le sas infernal des Tribulations finales.

Tout de suite, parlons un peu de la notion d’ego.
Il est important de clarifier le sens à donner aux termes d’Ego, de Moi et de Soi. En vertu du fait que tout être humain est un, c’est à dire un en corps, âme et esprit, il ne s’agit nullement de prétendre qu’il en serait autrement par un effet de scission, de double ou de partitionnement, ce qui reviendrait à définir plusieurs êtres en un seul.

Tout ce qui a trait à l’amour-propre, à l’estime de soi, l’orgueil, la vanité, l’égoïsme… est à considérer comme constituant et fortifiant une sorte de carapace aveuglante éloignant un individu de Dieu, de Sa vision, de Son Amour et de Sa Volonté. Le terme ego peut être entendu comme symbolisant une tendance d’amour propre, ou le réservoir des effets résultant d’une direction opposée au Cœur Divin, et en lutte avec la seule autre tendance consistant au contraire à se positionner volontairement comme réceptacle des Vertus et Volontés Divines.
L’être humain peut apparaitre alors sur un plan comme un sinus oscillant avec plus ou moins d’amplitude autour de l’Axe Divin, et dans un volume comme un vortex plus ou moins ample.

Il est bien évident que l’esprit moderne, matérialiste, mécaniste et athée octroie aux « valeurs de l’ego » une importance, un encouragement et une publicité considérables, dont le credo infernal peut se résumer ainsi : « Faites votre propre volonté ».
D’où le venin diabolique qui coule dans les veines de l’Humanisme.

En cela, l’Homme est libre qui est définitivement délivré des illusions inhérentes à sa propre volonté face aux choix posés, étant donné que Dieu « voit à travers ses yeux », « parle à travers sa bouche », « agit au travers de ses actes »…
En définitive, l’on ne peut agir qu’en fonction de deux volontés : Celle de Dieu, ou celle de l’adversaire, le diable. La position de neutralité n’existe pas, n’est qu’une illusion, et une expression de la déclaration mensongère luciférienne : la liberté.
Suivi comme son ombre par sa Cour emplie d’orgueil, de vanité, d’envie, de concupiscence, de sensualité désordonnée et de tous les vices qui en découlent, le tyran amour-propre conduit irrémédiablement dans les filets de l’adversaire.

Notre conscience d’être, « je », surfe continuellement sur deux pentes contraires : soit, considéré sous l’aspect moral sur la Vertu, ou sur son inverse ou son degré d’absence relative ; soit, au niveau spirituel tantôt sur la Vérité et la Connaissance, tantôt sur le mensonge et les ténèbres de l’Ignorance ; et enfin, par Amour pour Dieu par l’abandon de notre volonté en Lui, ou au contraire par notre soumission à la tyrannie infernale de l’ego.

Existe-t-il plus grande folie que de se prendre pour Dieu ?
C’est pourquoi chacune de nos prières devrait se terminer par cette pensée sincère :
« Que Ta volonté soit faite, et non la mienne ! »
Dieu n’abandonne jamais le prieur constant, humble et persévérant.

Les attitudes de reniement, d’ignorance, de refus et de haine envers le Bien, l’Amour, la Toute Puissance de Dieu, le Salut, la Vie éternelle…forment une élaboration monstrueuse de valeurs dégénératives liées à l’amour-propre, au mensonge et à l’orgueil.
Sous cet angle, la folie est partie intégrante de la démonologie. Elle en est un principe fondamental, au sens où elle est contenue : un démon est fou par nature !
La psychopathie est l’expression « humaine » de ce principe…
Le « psychopathe de nature » est un fou démoniaque ou démon incarné lui-même.
Adopter cette attitude conduit donc à devenir fou et démoniaque. C’est le cas des psychopathes d’adoption, sortes de captifs ou possédés.
Sous son angle « ordinaire », scientifique, derrière la folie apparente apparait nettement, comme une constante, la présence de l’angoisse, à des degrés divers, certes. Mais les très grandes angoisses, celles qui provoquent le vertige de l’abîme, du désespoir et du néant sont littéralement effrayantes.
Il s’agit alors d’angoisses résultant d’un rétrécissement de la perception du monde extérieur devenu insupportable, d’une amputation considérable de sa variété, de ses finesses, de sa sensibilité, bref, de ce que contient l’Amour, dont la Connaissance. Et nous pouvons ajouter, de l’objet final de l’amour, c'est-à-dire l’Amour.
De telles angoisses ultimes résultent d’un manque d’Amour, d’Amour des choses, et de Dieu par conséquent.
Dans cet état, il n’y a plus de lumière. Ce sont quatre murs de fer qui se resserrent qui tels des chaînes oppressent, étouffent, annihilent, et provoquent l’amnésie. Car pour perdre ainsi la conscience de ce qui fut connu, et parfois aimé, il faut en avoir eu conscience auparavant, ce qui est le cas de toute âme.

Face à une telle coupure du monde, faut-il s’étonner d’un disfonctionnement sociétal ?
Plus important encore, que faut-il de plus qu’aujourd’hui pour constater et admettre que notre monde actuel est gangréné par ce phénomène maléfique, pour admettre qu’il est fou et démoniaque, et est entré en putréfaction ?
Je ne vous apprends rien en disant cela.

Il est un fait que pour un peu de temps encore, les commandes du monde sont aujourd’hui confiées à l’adversaire et à ses dévots.
Pour s’en convaincre, il suffit d’un peu de courage et de lucidité : les événements passés et actuels parlent d’eux-mêmes.
Le démoniaque est actif en tant que tentateur, et l’homme est passif en tant que récepteur. Mais ce dernier devient actif dans l’option qui est prise et le don de sa volonté propre à l’adversaire, le scorpion doré ainsi que Dieu le présente dans Son « Dialogue » avec Catherine de Sienne, sainte stigmatisée.

Le principe du mal, mû par l’amour du « moi », l’amour-propre et son alliée la concupiscence, inclut de facto l’amour du mal. Plus précisément, l’amour de ce que l’on connait du « moi » enfante l’amour de la propriété de cet état et du pouvoir qui lui est inhérent. Enfin, l’illusion induite par les ténèbres de l’ignorance de la Vérité mène à l’amour malsain de la séparation avec Dieu, c'est-à-dire de l’homme érigé en dieu.

Les Saintes et les Saints ont toujours procédé à l’inverse de ce schéma de perdition. La Sainteté véritable s’acquiert par un acte d’abandon total et volontaire en la Volonté de Dieu.
Plus vertueux encore, l’Amour du Christ et de sa Passion peut engendrer la stigmatisation. Manifestation tangible dans le corps qui relaye et incarne « l’Acte de Sacrifice d’Amour qui Sauve », le stigmate apparait alors comme une manifestation, une « preuve » par sa tangibilité, une expression de la fusion d’une âme dans l’Amour Christique, ou de l’Amour fusionnel qui unit une âme au Sacrifice rédempteur de Dieu à travers Son Verbe incarné.

Il est important de noter ici que depuis le péché originel adamique, l’accès à la Vie éternelle était impossible. Il est tout aussi important de savoir qu’une offense faite à l’Infini – le péché – ne pourrait se réparer que par une action ou une contrition infinie, ce qui est impossible dans le domaine fini.
Ainsi, quelques furent les œuvres des grandes âmes de Foi, patriarches, prophètes… tous « attendaient leur libération dans les Limbes, sorte de salle d’attente pour le Paradis.
Toutes les âmes hormis la Vierge Marie naturellement, dont « l’essence » fut retirée du sein adamique avant le péché originel.
Cette libération tant espérée eut lieu juste après la mort du Christ en Croix. Et fut ainsi reconstruit le Pont que tout homme peut s’il le veut, emprunter depuis lors.
Est-il si difficile d’entrevoir l’infinie Bonté de Dieu à travers le Sacrifice Rédempteur de Son Fils ?
Et tout comme le Père, le Fils et l’Esprit ne font qu’Un en Principe, Dieu se révèle au monde d’une façon Trine.

Poursuivons.
Le principe du mal, l’amour-propre, incite à l’amour fusionnel avec notre « moi », avec nous-mêmes, conférant l’illusion favorable à l’émergence d’hommes - dieux ô combien pitoyables ! Cette quête au plus profond des ténèbres est mère de toutes les barbaries, et s’érige comme principe essentiel des doctrines New-Age. Or, nous savons à quel point ces pseudos doctrines mensongères sont les gênes de la future « religion » mondiale : la pseudo « religion » du mal dont l’artisan est le diable !
La lumière qu’il promet est celle l’appropriation de ce qui appartient seulement à Dieu. Il s’agit donc d’un vol, du vol de ce qui est à Dieu. C’est pourquoi le Christ nomme l’Adversaire le Larron.

Ainsi, le premier péché de l’Homme, le péché adamique, est l’appropriation de la Connaissance. L’Amour véritable ne s’approprie pas, mais toujours se reçoit, se « subit ». Aussi peut-on déduire que Dieu « protège ainsi sa Nature Primordiale », l’Amour infini.
Et l’Amour contient la Connaissance. Il est le Précédent ultime, Alpha de tous les omégas, de Qui tout est enfanté et qui n’est enfanté par rien.
Lorsque l’amour est entré dans sa phase ultime, l’Amour pour Dieu, Grâces et Connaissance sont octroyées de surcroit.

A l’inverse, l’abandon dans l’Amour du « moi » conduit à la servilité aux valeurs diaboliques de l’amour-propre et projette la conscience dans l’illusoire absolutisation du « moi ».
Plus un monde comprendra d’éléments de cette nature, quels qu’en soient le degré et le domaine, plus les fruits du mal seront tangibles, « matérialisés », « charnels », sensibles, visibles…
Pire, car aboutissement inéluctable d’une telle tendance, l’homme et son environnement font alors office de générateurs-relais du mal.
Une fois que tous les domaines inhérents à l’Homme seront affectés par l’inversion de toutes les Vertus, apparaitra, tel un Golem infernal, l’Homme de Péché : l’antichrist.

Il sera aimé des deux tiers, car ceux-là aimeront le mal.
Alors qu’à l’origine de l’Humanité le Paradis incarnait l’Amour pour Dieu par l’ignorance de l’amour-propre et de la concupiscence, la Fin des Temps est caractérisée par une dévotion à l’estime de soi, à l’amour des hommes pour eux-mêmes par l’abandon de leur volonté dans les illusions maléfiques des valeurs mondaines et de l’ego absolutisé. Nous pouvons parler alors d’amputation du « souvenir » de Dieu.

Ainsi, apparaitra l’ultime degré d’illusion possible : l’adoration d’un autre « dieu » que Dieu !
L’antichrist dont la pensée a dors et déjà envahi ce monde sera adoré, et à travers lui seront normalisés et adorés le mensonge, les vices et les péchés de toutes sortes. Synthétisés et « unifiés » en lui, tous les degrés possibles d’illusions humaines se manifesteront à travers ses dévots. Il sera connecté à ses serviteurs, à ses esclaves, victimes, et en fin de compte, ne cherchera que la damnation de ses fidèles.
Vampire suprême, il se saoulera de leur sang impur après les avoir nourris de son souffle fétide, en une communion satanique exprimée dans la liesse et la frénésie de la foule des despotes amoureux des vices, des facilités, des plaisirs, des divertissements, des concessions, du mensonge, du bien-être… par amour d’eux-mêmes.
L’épreuve est d’ors et déjà redoutable…

C’est au désespoir qui ronge perpétuellement l’adversaire que ce dernier veut mener l’Humanité actuelle.
Or, il suffit de toujours se souvenir et garder vivant en soi que l’Amour de Dieu est et sera toujours plus grand que n’importe quel péché, hormis le péché contre l’Esprit Saint, ce qui peut se comprendre comme suit.
Que Dieu me pardonne si je me trompe ici, mais le péché contre l’Esprit Saint est la négation que Dieu peut tout pardonner à une âme dont le repentir est sincère, c'est-à-dire que la vision de l’offense faite à son Créateur fait véritablement souffrir. Souffrant pour Dieu de L’avoir ainsi offensé, l’âme prouve qu’elle L’aime.
Et si sa connaissance de Dieu et de Son Amour est suffisante, alors elle ne doute pas plus du Pardon que Dieu lui accordera qu’un enfant aimant et confiant doutera du pardon de son père terrestre.
Voilà exactement l’inverse du désespoir, si tant est que nous placions notre espérance en Dieu, et non en l’homme… ce qu’à grands renforts d’illusions technologiques, de fausse Histoire, d’évolutionnisme diabolique, de promesses mensongères l’on tente de nous faire adopter.

Le monde moderne est semblable à une vitrine pleine de belles décorations, de jouets, de luminaires, le tout emballé pour séduire le plus grand nombre, derrière laquelle le pouvoir d’illusion fait croire qu’il existe une fabrique éternelle, et qu’ainsi durera perpétuellement l’infantile mascarade consumériste pour peu que l’on se fasse esclave de cette source d’eau de mort.
En réalité, il n’existe rien derrière la vitrine. Il n’y a que le néant du mensonge et la voie qui passe sous le Pont Christique, ce fleuve du monde qui mène à la perdition.

Face à de telles constatations, nous ne pouvons que déduire et conclure que la seule Voie qui mène au Salut passe par l’Amour et la Connaissance progressifs et sans fin de Dieu. Cet acte de Foi et de Confiance en Dieu se traduira progressivement alors par l’abandon total de notre volonté en Sa Volonté, c'est-à-dire par l’adoption progressive des Vertus et la haine du mal et du péché.
Faire la volonté de Dieu est la seule Liberté salvatrice pour l’Homme. Toute autre expression de liberté tend vers la perdition.

La prière constante et sincère « permet » à Dieu, Le conduit à nous tenir par la main de l’âme, et si telle est Sa Volonté, de nous guider vers cet Etat de Sainteté.
Quelle magnificence que cet Etat, dont les souffrances indicibles sont toutes acceptées par amour pour Dieu, par charité envers les hommes, et par la transcendance des Grâces Divines et de l’Amour qu’Il octroie à Son Serviteur.
Si les souffrances de la Sainteté sauvent des âmes en grand nombre, celles du Christ crucifié ont sauvé potentiellement l’Humanité, entendu qu’il appartient à chacun d’emprunter le Pont salvateur.
La Passion du Christ en fut la parfaite manifestation humaine… car Divine dans sa perfection et sa nature.

Résumons une dernière fois.
L’abandon au monde et aux sens humains est le meilleur moyen de constituer et prédisposer une âme pour la souffrance incomprise et la perdition.
A l’inverse, les valeurs de l’Amour, comme la miséricorde, la charité, le pardon, la compassion… libèrent progressivement l’âme de l’enchainement à sa volonté propre, à ses propres illusions et à celles du monde. Le credo de Salut et de promesse de Vie éternelle se grave alors progressivement dans l’âme qui est : « Que la Volonté de Dieu soit faite à travers moi ».
Lorsque l’abandon à la Volonté de Dieu est total, les forces centripètes de l’ego, c'est-à-dire les « valeurs » liées à l’amour-propre disparaissent, et ainsi que la haine du péché se manifeste, l’amour des vertus ouvre les portes du Salut.

Enfin et si l’on s’en tient à ce langage, les termes ego et moi désignent ce qui en l’être humain le pousse à faire sa propre volonté et à se rendre gloire de ses œuvres, tandis que le terme Soi inclut ce qui pousse l’homme à s’abandonner progressivement, par Connaissance et Amour, à la Volonté de Dieu.

D’autre part, le concept de « réalisation » est ambigu, en ce sens qu’il laisse apparaître la notion de finitude, d’œuvre terminale. Plus ennuyeux, cette œuvre semble être obtenue par nos propres mérites, alors qu’en réalité, les Portes du Paradis ont été ré ouvertes par la Passion du Christ uniquement.
Aucun mérite humain n’a pu, ne peut ni ne pourra rétablir à lui seul l’accès à la Vie éternelle, ce qui est fait depuis 2000 ans environ, car c’est précisément pourquoi Jésus-Christ fut incarné.
C’est pourquoi il nous faut passer par le Pont de Sa Passion.

Dans mon précédent commentaire, j’ai souhaité être très bref, et dans un esprit de synthèse, rappeler certaines vérités. En particulier que Jésus-Christ n’était autre que le Verbe de Dieu fait Homme.



Que l’on y croit ou non, qu’on apprécie ce fait à sa juste valeur, tout cela ne change rien à l’affaire, et chacun d’entre nous aura tôt fait de reconnaître cette Vérité cardinale lors du face à face avec Dieu inhérent au Jugement dernier. Aussi sera-t-il un peu tard pour beaucoup, malheureusement.

Par un procédé Divin inconnaissable humainement et par le biais de la nouvelle Arche d’Alliance qui n’est autre que la Vierge Marie Immaculée, « Marie », rappelons-le ayant été retirée « du sein » d’Adam, ou du germe adamique avant le péché originel, Dieu a voulu incarner son Verbe-Fils pour le Rachat des péchés et le Salut potentiel de tous les hommes. C’est un fait, et quel homme pourrait contester la Volonté de Dieu Tout Puissant ?
Qu’est-ce que cela signifie ?
Une foule de choses, et ceci notamment que le Christ ou Messie n’est pas un prophète, mais la Prophétie incarnée. Si bien que tout prophète humain a parlé par le Christ, c'est-à-dire par le Verbe de Dieu.
Il semble que cette distinction ne permet pas de mettre au même niveau le Christ Sauveur et les prophètes, les patriarches, Buddha et « les autres »…
C’est une Vérité, et comme toute Vérité, elle ne supporte pas d’être modifiée. Le Christ n’est comparable à personne.

Que l’on y croit ou non n’est pas de mon ressort.
Est-ce proférer la moindre insulte que d’affirmer cela ? Ne serait-ce pas au contraire insulter Dieu et son Fils-Verbe que de le nier ?
Vous me dites : « Ne soyez pas exclusiviste et ne nier pas les autres religions surtout la tradition islamique car faire cela c'est s'exposer à la possibilité de choisir la mauvaise direction ».
Qu’ai-je écris qui permette une telle affirmation ? Quels sont les mots où s’entend l’exclusion ?
Chacun prend le chemin qui est le sien, et il ne m’appartient pas plus qu’à quiconque ici d’imposer quoi que ce soit.
Mais il m’importe de dire les choses selon ma Foi, ma connaissance et mon expérience avec le Divin, comme chacun est libre (pour peu de temps encore) de le faire, surtout dans un pays d’essence chrétienne comme la France, « Fille ainée de l’Eglise » malgré le sécularisme qui y sévit, trahissant ainsi ses promesses et les attentes du Ciel. Mais rien n’est définitif en ce domaine.

Si dire revient à imposer, et qu’imposer autre chose que des taxes est un interdit, alors ne disons plus rien, qui que nous soyons. Et qu’en serait-il de la tolérance de celui qui voudrait imposer l’idée fausse que Jésus-Christ n’est pas le Verbe Divin, incarné pour nous sauver ?

J’ai lu et relu l’ensemble de l’œuvre guénonienne. Aussi ai-je eu le temps de méditer durant des années sur de nombreux ouvrages d’Ibn Arabi, dont la nature purement métaphysique porte à une certaine Connaissance de Dieu. C’est indéniable, et la métaphysique m’apparaît comme une mathématique spirituelle sur laquelle, pour peu que l’on soit humble de cœur et de bonne foi, le désaccord n’est que la marque d’une ignorance à combler.
Tout comme les mathématiques ne s’appliquent qu’au domaine quantitatif, la métaphysique n’est pas à proprement parler la « science » de l’amour. Et comme les mathématiques peuvent opérer une ouverture du Cœur vers le Transcendant par les merveilles qu’elles dévoilent, la métaphysique peut être une voie vers l’amour par l’admiration suscitée envers Dieu.
Ibn Arabi ne disait-il pas que toute connaissance dépourvue d’amour est comme une feuille morte.
Tout œuvre humaine, quelle qu’elle soit, dépourvue de charité envers son prochain, est vaine. Et nous sommes notre premier prochain. Si en plus, nos œuvres sont une offrande reconnaissante à notre Créateur car conformes à Sa Volonté, alors elles sont emplies de la Grâce.

Il y a donc un grand intérêt et une satisfaction certaine à étudier ces textes. Mais il en ressort aussi un parfum de déception, d’inachevé, d’insatisfaction, comme une sorte de « sécheresse ».
Par exemple, « définir » métaphysiquement Dieu comme étant l’infinité des Possibilités est vrai, mais ce n’est pas toute la Vérité. Et paradoxalement, c’est synthétiser par la particule. Alors qu’affirmer que Dieu est avant et par-delà toute autre chose Amour Infini est non seulement vrai, mais Juste.
Juste car c’est Lui rendre hommage que de reconnaître Son indicible Amour et Sa Bonté.
Vrai en ce que nous reconnaissons ainsi que Dieu est Un en Son Amour infini.

Quel père aimant serait comblé par un fils qui ne reconnaîtrait en lui que l’homme social, l’autorité, le pouvoir, la culture, l’apport de nourriture et de confort… et qui ne verrait pas derrière les bienfaits qu’il lui accorde la marque et la preuve de son amour ?

Nos âmes seules furent créées à l’Image de Dieu. Que ce soit sur Terre, en enfer, au Purgatoire ou au Paradis, nos âmes ne peuvent mourir. On reconnaît un arbre à ses fruits, alors charge à nous de faire le meilleur usage possible des vertus dont Dieu nous a pourvus, charge à nous non pas de haïr le pécheur, mais de haïr le péché, je veux dire les offenses faites à Dieu à travers son prochain, et d’opérer dès cette vie tout ce qui est en notre pouvoir pour acquérir la Vie éternelle que le Pont Christique a de nouveau rendue accessible.
A nous de le franchir.

Au-delà de la remarquable complexité « technique » Divine, trône l’Amour infini.
La nature de cet Amour ne s’est trouvée que dans le Christ incarné. Telle que léguée par les Apôtres et non telle que véhiculée actuellement par le Vatican (II), domaine en lequel il y aurait bien trop à dire et à nuancer, la religion catholique « primitive » est la Religion de l’Amour et du Sacrifice.
C’est la religion d’un Dieu qui Se donne aux âmes humbles qui ont soif de Lui, essentiellement à travers l’Eucharistie, mais pas seulement.
De fait, Dieu n’est plus inconnaissable, sauf dans sa Globalité ou Infinité naturellement.
Ce qu’affirme notamment Ibn Arabi qui conseille vivement d’avoir une image précise de Dieu, puisque Dieu nous voit et qu’une relation ne peut s’entendre qu’à deux.
Chaque vision particulière de Dieu est fondée et véritable puisque Dieu ne peut Se voir qu’à travers Son regard, et selon que nous sommes tous des miroirs plus ou moins purs d’une « possibilité » Divine.
Mais il y a nuance entre voir et aimer ce que l’on voit.

Voir Dieu - Tel qu’Il se manifeste et Se montre partiellement en nous - conduit le chercheur persévérant, humble et sincère, à reconnaître qu’il En est totalement dépendant, qu’il n’est qu’une créature du Créateur, que tout lui est octroyé par l’infinie Bonté de Dieu etc.
Cette vision particulière peut ouvrir le Cœur humain à la contemplation vivante de l’Amour Divin, ce qui provoque naturellement chez un être équilibré une réaction d’amour, puisqu’on ne peut ressentir l’Amour qu’en le vivant.
Or, on ne peut mieux jouir de Dieu, c'est-à-dire être plus proche de Lui, que dans Son Amour.

Souffrons-nous à la vision de la souffrance d’autrui ? Si oui, alors nous l’aimons.
Souffrons-nous à la vision intérieure du Christ humilié, insulté, torturé, blasphémé, cloué et crucifié… lui qui ne fit que le Bien, qui par Dieu son Père opéra des milliers de miracles, qui enseigna et fut l’Hypostase vivante de la Vérité, de la Justice, de la Tolérance, de la Compassion, du Pardon, de la Charité… alors nous l’aimons.
Ainsi, l’incroyable Bonté du Père qui a donné Son Fils pour nous apparaît spontanément, et nous l’aimons à travers Son Fils, Agneau livré à la cruauté des démons de ce monde, Verbe incarné Rédempteur.
Ajoutons que la Justice de Dieu intervient lorsque Sa Miséricorde ne peut plus agir, dans le sens où elle ne suffit plus pour maintenir un état d’équilibre, là où il n’y a plus assez de Lumière pour que l’ombre subsiste.
Nous sommes d’accord sur ce point que les temps prochains vont être atroces. Il nous faut être tombés particulièrement bas et avoir inversé toutes les Valeurs par l’oubli des Vertus pour ne plus mériter la ô combien patiente Miséricorde de Dieu et subir Sa Justice ainsi que nous en voyons les prémices.

Lorsqu’on aime une personne, le désir de communiquer avec elle est d’autant plus fort que nous l’aimons. Si cette personne est éloignée de nous, alors, à notre époque de machines, nous utilisons pour cela le téléphone ou internet.
Ainsi, lorsque notre amour pour Dieu nous pousse irrésistiblement à vouloir nous entretenir avec Lui et ainsi jouir de Sa Présence, la prière est à notre disposition.
L’oraison est fondamentale dans notre rapport avec Dieu, et l’on ne connaît pas d’homme qui, ayant persévéré dans de sincères et quotidiennes prières, fut jeté dans les tourments indescriptibles et perpétuels de l’enfer.
Comme tout prieur le sait, l’oraison humble et sincère est un guide infaillible, un tuteur qui redresse.

La Sainteté sans prières est comme un pain sans farine.
Plutôt que de figer nos cœurs dans l’intransigeance d’une Loi, figeons une Loi dans nos cœurs.
Quelle Loi ? Celle de la Charité envers notre prochain et nous-mêmes, de faire de notre vie une source d’Honneur et de Gloire rendus à Dieu : la Loi de l’Amour.
Alors Dieu pourvoira aux besoins de ce monde, bien au-delà de ce que notre imagination peut concevoir…

Les deux principaux Commandements ne sont-ils pas d’aimer Dieu plus que nous-mêmes et notre prochain comme nous-mêmes ?
Je vous souhaite la Paix.

11.Posté par BAB le 22/01/2011 00:03 | Alerter
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A Jean:

Merci de votre longue communication interessante.
Pourriez- vous nous en faire un résumé et une synthèse, SVP, afin de me permettre de mieux comprendre l'essentiel.
Par avance Merci!

12.Posté par glorflindel le 22/01/2011 13:59 | Alerter
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Je suis d'accord avec à peu près tout ce qui vient d'être écrit.
Néanmoins, il est presque normal de trouver l'oeuvre de Guénon assez aride. Mais cet auteur a su bien mettre en évidence le caractère intellectuel des traditions et le concept d'écorce sous le noyau qui est l'essence des traditions.
Si votre texte est empreint de beauté et même d'une certaine majesté, je ne peux que vous conseiller de bien relire les passages où Guénon parle de la "réalisation spirituelle", vous y verrez sans aucune doute que le degrè suprême ne s'obtient nullment gràace à nos mérites et nos efforts mais par la Grâce du Tout mais paradoxalement ces efforts sont indispensables.
Merci pour vos réactions.

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