Néolibéralisme et conséquences

Problématique de la durée de vie des réserves de gaz en Algérie et urgence d’un débat national sur la production /distribution de la rente des hydrocarbures


Algérie


ademmebtoul@gmail.com
Jeudi 4 Mars 2010

Problématique de  la  durée de vie  des réserves de gaz en Algérie   et urgence d’un débat national   sur la production /distribution   de la  rente des hydrocarbures
I.-DES ESTIMATIONS CONTRADICTOIRES  SUR  LES RESERVES  DE GAZ  DE  L’   ALGERIE  

Dans son édition du 28 février 2010, un important quotidien national ( le soir d’Algérie) à la UNE reprend les propos d’un expert qu’il ne cite pas, démentant atégoriquement les propos du ministre de l’Energie et des Mines et le président directeur général par intérim de Sonatrach, qui avaient déclarés officiellement que des découvertes importantes de gaz ont été réalisées à Tiaret et dans d’autres régions. Ces propos contradictoires reproduits largement dans la presse internationale spécialisée nuisent à l’image internationale de l’Algérie surtout que les hydrocarbures représentent 98% des recettes en devises, permettent le fonctionnement de la majeure partie des secteurs de l’économie nationale via la dépense publique (300 milliards de dollars ente 1999/2009 et une programmation de 140 milliards de dollars entre 2010/2013) et font donc vivre la majorité de la population algérienne.
Beaucoup plus grave, qui s’ajoutent aux scandales financiers de Sonatrach, cet expert affirme que les réserves de gaz ne seraient pas de 4 500 milliards de mètres cubes gazeux (qui étaient d’environ 3% des réserves mondiales)  mais serait fin janvier 2010, que de 2 500 milliards de mètres cubes gazeux.

Si pour le pétrole, le consensus, à moins d’un miracle d’une découverte à l’instar de Hassi Messaoud, est que l’épuisement serait dans 16/18 ans (fonction du vecteur prix et coût),  pour le gaz  cette nouvelle donne, si elle venait à être vérifiée,  donnerait au vu des exportations prévues de 85 milliards de mètres cubes gazeux en 2012 et d’environ 65/70 milliards de mètres cubes gazeux pour la consommation intérieure-2015, également un épuisement dans 16/18 années et l’Algérie ne pourrit remplir  ses engagements internationaux pour ses contrats à moyen et long terme. Alors pourquoi pousser vers cet l’épuisement accéléré sacrifiant la consommation intérieure ? Il appartient donc au ministère de l‘Energie et des Mines et à la direction de Sonatrch d’éclaircir l’opinion publique, soit de confirmer ces informations soit de les  démentir catégoriquement. Pour cela, ces responsables doivent montrer clairement  que  les données qu’ils annonçaient en 2002  de 4500 milliards de mètres cubes gazeux de réserves de gaz, données reprises par le même ministère en 2009, au vu des exportations et de la consommation intérieure durant cette période, (devant donc soustraire ces quantités) que des nouvelles  découvertes rentables entre 2002/2009 ont été réalisées.  Car,  précision de taille  pour éviter des polémiques inutiles, les gisements ne sont rentables financièrement qu’en fonction de  la durée de vie des gisements, du coût d’exploitation, (un débat sur les coûts est stratégique permettant une gestion transparente de Sonatrach car la publication de comptes consolidés par Sonatrach a peu de significations),   du vecteur prix au niveau international tenant compte de la concurrence  et des énergies substituables, et en prenant en  compte également la concurrence du gaz non conventionnel qui a fait chuter récemment les prix sur le marché libre. Car l’on peut découvrir des milliers de gisements mais non rentables.
Car 16/17 ans c’est demain et qu’adviendra t-il des générations futures sans le pétrole et le gaz  sans que l’on ait préparé l’après hydrocarbures se contentant de dépenses monétaires sans se préoccuper tant de la gestion que d’une vision stratégique ? Nous serions alors sans énergie et sans ressources financières, si le statut quo actuel perdure dans la politique socio-économique, un pays des plus pauvres de la planète.  Il y va donc de la sécurité nationale et c’est pour cela que j’ai proposé dans les colonnes de la presse algérienne un large débat  sur la production de la gestion de la rente des hydrocarbures y compris les réserves de change, propriété de toute la Nation.

II-POUR UN LARGE DEBAT NATIONAL  EN ALGERIE

L’Algérie ne pourra aller vers un Etat de droit , une bonne gouvernance  que si sept   (7) questions fondamentales  sont  traitées dans la plus grande transparence , car évoquer le secret défense ne tient pas la route , mais voile des intérêts d’une minorité rentière souvent sous le couvert de discours  chauvinistes  d’intérêt national,   puisque la majorité des pays dits démocratiques et pays émergents  à travers , la presse et le leurs parlements  évoquent ce genre de sujet. Or, existe un théorème en  sciences politiques dit 80/20%, devant  s’attaquer à l’essentiel et non à l’accessoire : 80% d’actions mal ciblés  que l’on  voile par de l’activisme ministériel  ne donnent qu’un impact sur 20%, alors que  20% d’actions  bien ciblées  donnent  un impact de 80% sur la société.

1.-Premièrement, la   gestion de la rente  de  Sonatrach qui est la propriété de tout  le  peuple algérien impliquant sa gestion démocratique  et  un calcul  cumulé  de 1990/2010 pour déterminer les évolutions des recettes qui transitent certes par la  banque d’Algérie , la part  d’autofinancement de  Sonatrach/ Sonelgaz ( coûts projet par projet des dépenses   prévues et les dépenses réalisées-) mais également idem pour tous les secteurs dont la route Est-Ouest et ce en comparaison avec les couts des projets similaires dans le monde.

2.- Deuxièmement, la gestion de la distribution de la rente ( 98% des exportations étant constituées des hydrocarbures)  c’est à dire l’octroi des crédits également  le montant  cumulé  structurellement et sectoriellement  depuis 20 ans  , impliquant  la réforme profonde de tout le système financier  et non des replâtrages techniques ou organisationnels, réforme souvent annoncée mais toujours différée .

3.-Troisièmement, la gestion  des  réserves de change d’environ 146 milliards de dollars  début janvier 2010 mais impliquant   une consolidation : combien  avons-nous placé  à l’étranger depuis 20 ans ,  en précisant  la nature, en bons de trésor ou dans  des  banques internationales, par qui,  dans quel pays et  à quel taux d’intérêt .

4.- Quatrièmement, la  quantification de la dépense publique  et son impact ,non des taux artificiels gonflés, sur le  taux de croissance ( des créateurs de  richesses autonomes de la  rente)  et le taux  de chômage( en enlevant les emplois improductifs), sur le  social notamment sur le niveau réel de l’inflation et sur le  pouvoir d’achat  de la majorité de la population  en spécifiant  la répartition du revenu national entre les différentes couches sociales.

5.- L’efficacité de la dépense publique  en référence  aux institutions mis ou qui devaient être mis   en place  dans le cadre de cette difficile transition vers l’économie de marché qui ne saurait signifier anarchie mais un Etat régulateur fort , fort que par la moralité  de ses hommes et de ses institutions,  pour suivre  cette efficacité , évitant  notamment la mauvaise gestion et  la corruption, notamment des organes au sein de l’exécutif , les structures  d’audits , les commissaires aux comptes qui sont devenus au fil des années des fonctionnaires des conseils d’administration  sans rotation, , l’inspection générale des finances  , et surtout les organes  indépendants de l’exécutif comme la cour des comptes( pourquoi son gel ? ) , et le parlement. Il s’agit d’éviter  de nouveaux observatoires  ou de nouvelles  commissions  qui ont montré leurs inefficacités,  comme cette solution de facilité de changer de lois à chaque problème. L’Algérie selon l’avis unanime des experts juridiques a trop de lois  et   les textes juridiques existants sont  parmi les meilleures du  monde sur le papier,  alors que les pratiques sociales contredisent quotidiennement ces lois,  l’objectif stratégique  étant  de maîtriser la régulation d’ensemble. Cela  suppose  que l’on débatte  du futur rôle de l’Etat dans le développement économique et social face aux turbulences d’une économie mondialisée en perpétuelle évolution tenant compte du nouveau défi écologique,  du passage de collectivités locales providences  aux collectivités locales entreprises par une réelle décentralisation, et non encore la vision bureaucratique d’ une déconcentration,  et donc  des institutions appropriées souples et non caractérisées par des lourdeurs bureaucratiques , la bureaucratie étant le frein essentiel à l’investissement utile pour plus de 60%, suivi du système financier  sclérosé et du foncier.

6.-La sixième action est la prise en compte de la sphère informelle dominante qui  est proportionnelle au poids de la bureaucratie tendant à fonctionner non pour l’économie et le citoyen mais pour elle même  en tant que pouvoir bureaucratique. Pour consolider l’Etat de droit et les institutions, comme l’ont montré les travaux des prix Nobel de sciences économiques 2009  suite aux travaux d'autres prix Nobel de D. North et A.Sen, pour qui il ne peut y avoir de développement sans démocratie réelle et non formelle, pour renverser la tendance, les  institutions à mettre en place doivent  comprendre   des règles formelles c'est-à-dire des règles codifiées   au niveau légal (constitution, lois et décrets) et des règles informelles issues de rapports sociaux et de comportement réguliers et continus et qui n’ont pas fait l’objet jusque là d’une législation (routines et habitudes persistantes, coutumes, traditions, sanctions, tabous, croyances mythes), les enquêtes précises montrant  que  les  institutions formelles et institutions  informelles vivant dans le même espace et étant donc interdépendant que  de nombreuses règles formelles ne sont   qu’une validation ex post de règles informelles issues de la tradition ou de la coutume et réciproquement, une institution formelle peut être prolongée voire modifiée par une institution informelle. L’importance de la sphère informelle  a un impact  sur le fonctionnement des institutions et  on peut émettre l’hypothèse que lorsque l’Etat agit par des mesures administratives autoritaires, (comme  c’est le cas actuellement en Algérie voulant réglementer les prix par des  textes juridiques,)  étant  en retard par rapport à la société, cette dernière  enfante des règles qui lui permettent de fonctionner dans son propre espace mais entretenant  des liens  diffus avec  la sphère réelle favorisant la corruption.  Et là on revient à l’élément fondamental  la confiance et toujours la confiance,  sans laquelle ne peut exister ni un  système politique, ni un système économique fiable.  Pour preuve, le cash prédomine et  selon les  statistiques officielles  pour 2009 74% des importations évaluées à plus de 39 milliards de dollars soit une baisse de 0,95% par rapport à 2008,  se sont faites en cash,  alors que la base de  l’économie de marché et de l’Etat  de droit comme l’a montré  le grand économiste Joseph Schumpeter repose sur deux fondamentaux –le respect du contrat et le crédit.  Son intégration  est fondamentale pour crédibiliser  toute action  politique.  Car, où est la crédibilité d’un Etat et des institutions qui  ne contrôlent  que 20 à 30% des activités économiques ?


7.-Septièmement, réaliser  un consensus national minimal entre les différentes forces politiques, sociales et économiques, évitant des monologues avec des créations bureaucratiques  qui ne sont là que pour  des captations de rente,  en intégrant également  la force sociale et économique dominante , la sphère informelle,  telle est la septième  question  pour réaliser cette transition   douloureuse mais nécessaire,  la réforme globale étant  très complexe car déplaçant d’importants segments de pouvoir comme j’ai  eu à le démontrer récemment lors de mon intervention devant plusieurs Ministres africains  et  des directeurs généraux  chargés des réformes  à Tanger le 8 février 2009 lors du  colloque international Cafrad-Unesco-  sur la bonne gouvernance et l’efficacité des institutions en Afrique face à la crise mondiale ( voir  document original- dossier 60 pages- réonotypé in - African Training Research centre in  Adminsitration for Development Unesco-Cafrad).

III-CONCLUSION –POUR UN CONTROLE DEMOCRATIQUE TRANSPARENT

Ce  sont là les sept questions fondamentales auxquelles le gouvernement doit répondre en urgence, loin de tout discours démagogique qui ne porte plus , comme vouloir incomber  la responsabilité à l’extérieur alors que le mal profond est en nous,  ou à des force occultes internes, alors que personne ne peut se targuer d’être plus nationaliste qu’un autre,  s’il veut mobiliser   la population algérienne et notamment la jeunesse qui a montré son nationalisme à travers les prouesses  de notre jeune  équipe de foot baal  en se réappropriant le drapeau Algérie  ( l’instrumentalisation  politique n’ayant pas porté),  population  qui traverse, à travers les différents scandales financiers,  une névrose collective  se traduisant par un  divorce croissant Etat/citoyens. Car en ayant  programé 200 milliards de dollars entre 2004/2009 de dépenses publiques dont 70% en infrastructures qui ne sont qu’un moyen, il fallait penser surtout à l’entreprise et la valorisation du savoir,  ce qui constitue une mauvaise allocation des ressources financières forcément limitées., il fallait s’attendre aux dérives que relatent chaque jour la  presse algérienne.  Le volontarisme étatique et les relations personnalisées, ne peuvent  remplacer  les institutions de suivi et de contrôle efficaces. Il y a fort risque qu’il en sera de même  pour les 150 milliards de dollars programmés entre 2010/2013.
Tout en évitant la sinistrose  car l’Algérie a toutes les potentialités pour réussir, face à cette mondialisation impitoyable où toute Nation qui n’avance pas  recule, mais également l’autosatisfaction à l’image   du Titanic ( les gens dansaient pendant que le bateau coulait), ou de Narcisse ( c’est moi qui a raison  et tout le reste est mensonge). Il y a  donc urgence pour redresser la situation de l’Algérie qui traverse une crise multidimensionnelle, et pour une production et exportation hors hydrocarbures condition de survie des générations futures, de débats contradictoires constructifs, d’un dialogue serein   et responsable loin de tout autoritarisme bureaucratique  ère des années passées. Certes comme l’a démontré   Erastus Mwenda  vice président  de la commission de l’Union africaine  lors du 14ème  sommet ordinaire des chefs d’Etat  dans la capitale éthiopienne fin janvier 2010,  ce n’est pas que la corruption  n’existe pas  ailleurs dans le monde , mais la grande différence  c’est qu’en  Afrique et cela s‘applique à l’Algérie,  elle plombe le développement et décourage tout investissement porteur. Les ressources gaspillées  du fait de la corruption en Afrique  atteignent 25% du PIB total du continent soit un manque à gagner  de plus de 150 milliards de dollars par an.   Analyse confirmée par la  banque  africaine de développement dans son rapport de 2009 pour qui  ce fléau  conduit à une  perte  d’environ 50% des recettes fiscales  annuelles , augmente le cout des projets entre 10/20%  et engendre une augmentation des prix  proche de 25% supporté par les couches les plus pauvres  du fait de la répercussion  de ces « vols »  dans le prix final de la marchandise.

L’exigence fondamentale pour l’Algérie est donc est une gouvernance  renouvelée, des mécanismes de contrôle véritablement démocratiques impliquant la société entière  et une nouvelle politique économique car continuer dans l’actuelle voie est suicidaire pour le pays. Méditons cette  phrase pleine de sagesse   du grand philosophe Aristote «  le doute est  le commencement de la sagesse ».


-Docteur Abderrahmane MEBTOUL   Professeur  d’Université en management stratégique (Algérie)


Jeudi 4 Mars 2010


Commentaires

1.Posté par momo le 06/03/2010 12:24 | Alerter
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Où va L'algerie ? Achat d'armes massif, epuisement des finances publiques
opposition pour le Sahara ( Polisario)
La Georgie un an après la guerre avec la russie elle rouvre ses frontieres avec la russie .
Voila un bon exemple a mediter.
Une economie bureaucratique dépassant l'industrie et l'agriculture sinistrée
La fuite de capitaux
la corruption généralisée ;;;;Voila l'image de l'Algerie!!!!

2.Posté par Saber le 06/03/2010 14:02 | Alerter
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LE MALHEUR DE L'ALGÉRIE C'EST QUE SES ÉLITES SONT DE VÉRITABLES PERROQUETS QUI CALQUENT LEUR SAVOIR FAIRE SUR L'OCCIDENT INTERRESSE.

HIER L'ALGÉRIE ÉTAIT DITE LE GRENIER DE L'EUROPE OU DE ROME; ALORS, QU'EN EST-IL AUJOURD'HUI ? LA TERRE S'EST RÉTRÉCIE ? L'EAU S'EST ÉVAPORÉE ? LES HABITANTS SONT-ILS TOUS MORTS ?.

QU'EST-CE QU'IL A CHANGE ENTRE HIER ET AUJOURD'HUI QUAND LES CITOYENS ALGÉRIENS VENAIENT EN FRANCE POUR FAIRE DES FORMATIONS PROFESSIONNELLES POUR PLUSIEURS MOIS ET PAYES AU SMIC FRANCAIS DURANT LEUR STAGE ET EN ÉTANT HÉBERGÉ GRATUITEMENT AVEC UN CONFORT RELATIF AU MÊME TITRE QUE LES CITOYENS FRANÇAIS CE QUI DANS LA DURÉE AURAIT DONNE UNE CLASSE DE PROFESSIONNELS INDÉPENDANTS ET CRÉATEURS DE RICHESSE EN TOUT GENRE ?

A QUOI SERVENT LES ÉLITES SI CE N'EST QUE POUR GÉRER LA RICHESSE HÉRITÉES DE CEUX QUI SONT MORTS ?

COMME ON DIT EN ALGERIE: ILS CONVOITENT LE TRÉSOR DONT LE PROPRIÉTAIRE EST MORT.

TAMMAÎNE FI RAZQ LI MAT MOULAH. HARAM ALIKOUM CAR LE PEUPLE SOUFFRE.

S'IL Y A UN PAYS OU L'IMAM ALMAHDI DOIT SORTIR C'EST BIEN ALGERIE POUR PLUSIEURS RAISONS QUE LA DÉCENCE NE PERMET PAS DE DÉCRIRE SUR LE NET PAR CE QU'IL Y A TROP D'ENNEMI QUI LISENT ET ESPIONNENT LES ÉCRITS DES PEUPLES QUI VEULENT S'AFFRANCHIR DE LA TUTELLE DES DÉMONS.

TOUJOURS LE PÉTROLE ET LE GAZ HÉRITAGE SORTI DES PROFONDEURS DE L'ENFER.

ASTAGHFIROU ALLAH ALMOUSTAÎN.

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