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Prise d'une conscience collective ou accepter le suicide collectif ?

Dossier spéciales religions, suite fin...


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Jeudi 8 Décembre 2016 - 13:05 Formidable reprise économique aux USA

Jeudi 8 Décembre 2016 - 12:40 Fidel et le Che : deux politiques différentes


Pour clore ce dossier spéciales religions, et peut-être aussi dégagé une réflexion alternative et pour un système mondial équitable, j'ai jugé plus intéressent et surtout instructif de vous donner une vision occidentale d'un monde alternatif et équitable, et loin d'une vision apocalyptique. Cette perception dont les médias et la presse mondiale (soumise) se font les portes voix. Tout ceci n'est qu'artifice et trompe l’œil ; initié et mise en place part et pour des intérêts privés. Ce monde que nous observons à travers la lucarne médiatique et les perceptions animées par les appétences des ''journalistes'' soumis ne peut qu’être le reflet d’une volonté de perdurer le néo-colonialisme avec des subterfuges comme la démocratie universelle et intemporelle ? C’est la plus grosse escroquerie que l’élite dominante et dirigeante essaie de maintenir et ainsi préserver ses privilèges acquis au prix du sacrifice de millions de victimes ; esclaves volontaires pour certains et soumission par manque d’alternative pour les autres.

Je suis croyant, n’ont pas une croyance folklorique, mais une croyance réfléchie et dépassionnée qui je l’espère conforme aux enseignements du Tout-puissant. J’ai une approche du monde, des relations internationales, des droits fondamentaux et individuels dont la dignité humaine est en droit d ‘exiger de nos élites avilis qui soumettent toute l’humanité à leurs désirs pervers et méphistophéliques.
Cette approche du monde et cette similarité des perception, je retrouve chez certains hommes qui pourtant aux appartenances religieuses et qui a priori sont aux antipodes de mes convictions. Cependant, face à la montée d’une union sacré entre le Vatican et les néo-conservateurs US qui appartiennent à une croyance issue du schisme de l’église romaine qui elle-même avait bâtit son pouvoir sur une structure prétorienne romaine. Les Protestant issus de ce schisme provoqué et initié à des fins bien pensées et réfléchies pour des desseins qui dans l’ombre des mensonges s’esquissent de manière claire et sans ambiguïtés, seulement à ceux qui veulent bien transcender et dépasser les barrières religieuses et intellectuelles dans lesquelles nous avons été enfermés. Pour enfin constater à quel point une minorité des hommes ont asservi l’humanité.
Je cherchais en Occident une école de pensée qui serait par analogie des perception de ce monde et du comportement humaine en générale, et par rapprochement des idées, une vision pacifique de l’avenir avec la diversité des croyances et des cultures. Une vision du monde certes utopiste, courir après une chimère, mais sans cette quête de la justice et de l’équité entre les peuples, notre monde se dirige tout droit vers sa fin. Et, cela sous le regard désenchanté de la population qui accepte la fatalité, la catastrophe arriver.

Je suis de confession musulmane, cela enlèvera ainsi toute suspicion et questions futiles. Depuis fort longtemps j’ai une approche et une vision iconoclaste du monde. Peut-être naïvement je pense un monde meilleur dans lequel l’humanité pourrait vivre dans une harmonie authentique et non cette perception de la société de consommation qui est l’arme de propagande la plus probante dont nous sommes tous victimes, à moindre mesure pour une minorité, et l’illusion de vivre dans un monde presque parfait pour les autres; ce monde onirique dans lequel nos élites ont décidé de nous maintenir à coup de mensonges et de crimes qui ont marqué le XX° siècle particulièrement. Nous assistons depuis le 11 septembre 2001 à la mise en place d’une junte mondiale, et nous nous dirigeons vers l’apogée d’une ère de dictature militaire américaine qui s’est mis en place depuis la seconde guerre. Même si cette stratégie est plus visible depuis une trentaine d’années, sa genèse est plus en ancienne…
Nous sommes à l’aube d’une union entre Église catholique et protestante voir nos dossier 2/3 qui a pour origine le schisme du XV° siècles. Mais l’idéologie qui anime les néo-conservateurs n’est ni plus, ni moins qu’une interprétation puritaine et apocryphe imposée à la foi chrétienne (pourtant religion de paix et d’amour selon les enseignements de Jésus) durant des siècles. Le protestantisme et son enseignement étonnamment et relativement proche de certains sionistes ‘’religieux’’ (expression antinomique en soit) a dû subir des adaptations aux besoins de la géostratégie qui est à l’origine des plus grand conflits culturels qui ont stigmatisé l’histoire depuis des siècles.
Cette mutation et transformation intentionnelle de l’enseignement de Jésus est bien préméditée et la source même des atrocités commises aux noms de valeurs présentées comme la panacée universelle. Cette solution miracle pour guérir les blessures affligées à l’humanité par les mêmes qui sont à l‘origine des plus grands mensonges et les manipulations intrinsèquement liées à l’histoire. Les mêmes qui ont transformé l’enseignement de Jésus en un instrument de contrôle des esprits, et à son tour sacrifiés pour les intérêts d’un autre instrument de contrôle des masses et ô combien plus insidieux et pervers qui se met en place.

Aujourd’hui les petits-fils des criminelles responsables des génocides commis travers le monde en y exterminant toutes cultures et croyances en asservissant des hommes qui avaient le malheur de concevoir le monde différemment.
Le monde occidental a été terrifié au nom d’une croyance, puis aujourd’hui la crainte générée par cette croyance artificielle suggère aux hommes que l’arrivé d’un âge d’or serait bientôt là. L’humanité devrait ainsi voir une ère d’harmonie et de bonheur sociale?
Mais pour ce, l’humanité doit porter le poids d’un nouveau génocide planifié. Cette fois les victimes qui seront [les musulmans. Ne sont-ce pas ces derniers qui sont responsable de tous ces drames ? Ne sont-ce pas les mêmes qui sont à l’origine du 11/09 ? J’espère que vous aurez saisi l’ironie, pourtant 90 % de la planète pensent ainsi, grâce, ou à cause de qui ? Ne sont-ce pas les médias et la presse atlantistes à l’origine de ces mensonges, avilis et attirés par le partage du pouvoir. Pour résumer, on peut réduire la stratégie mise en place actuelle :
Provoquer le monde musulmans, quitte à créer des terroristes qui pensent combattre pour leur foi… afin de provoquer ‘’un choc des civilisation ‘’ tant prôné par Hungtinton et confirmé et entériné par les néo-cons.

Si l’apocalypse est une invention, les néo-cons se seront sans nulle doute donnés comme mission ultime de le provoquer.
Contrairement à ce que mes écrit pourraient laisser paraître une quelconque empathie à cette perception d’un avenir apocalyptique, je n‘en ai point, je suis bien trop pragmatique pour ainsi donner crédit à ce genre d’extrême. Néanmoins, avec une approche tout aussi pragmatique, il serait risqué voir dangereux d’ignorer un aspect qui a son importance dans la recherche d’une logique, si logique il y a. Selon mes croyances, il y aurait bien un évènement majeur qui pourrait changer en profondeur notre façon de penser, nos sociétés… et a fortiori, il y a des similitudes entre certains événements qui ont marqué l’histoire, et des référence mystiques / religieux dans les trois monothéismes auxquels je fais foi. Cependant ce qui n’est pas précisé clairement, ou plus exactement ce qui pourrait ne pas ‘’m’être accessible’’ (allusion volontairement kabbalistique et mystique soufie, perception assez proche du métaphysique), c’est de savoir si la cause, l'acte déclencheur de ce moment apocalyptique serait divin ou humain ?
Les écoles de pensées sont partagées quant à la réponse, et me je ne m’y aventurerai pas. Cependant, si l’homme est bien à l’origine de l’apocalypse, il y a fort à craindre que les US et leur volonté de démocratisation , nouvelle croisade et évangélisation, pourraient bien provoquer, précipiter l’Heure ?

Si nous ne réagissons pas rapidement, ces prédictions pourraient être l’avenir sombre qui pourrait attendre l’humanité. Toutes les idéologies , pensées, religions et croyants dont les motivations seraient articulées autour du bien-être commun, devraient chercher une union face à quelques privilégiés qui jouent leurs dernières cartes , et cela ne pourra se concrétiser à condition que chacun d’entre nous fait fi des différences culturelles et cultuelles, qui normalement sont une bénédiction pour ceux qui cherchent une paix durable.

Pour toutes ces raisons, j’ai jugé utile de reproduire les écrit de Lyndon LaRouche et son mouvement, nous avons une vision quasi commune, si nous faisons abstraction des nos religions respectives . A priori il serait de confession chrétienne, (souvent des références à Jeanne d’Arc…) pas protestant, mais un Chrétien éclairé et sage dans sa vision du monde. Mais ce choix de LaRouche peut aussi être interprété comme une vision et une perception d’un occidental, qui plus est chrétienne, et trouvera sans plus d’échos auprès des nos lecteurs non musulmans qui souvent sont victime d‘un blocage quant la parole est musulmane. De plus, La vision ‘’laRouchienne’’ à l’avantage de simplifié ma conclusion, puisque et au risque de me répéter nous avons une vision commune dans les choix d’un avenir plus serein pour les hommes.

Bonne lecture


Zeynel CEKICI


Lundi 20 Juin 2005
 

Une opportunité unique pour la jeune génération


Trois ou quatre années après sa création, le mouvement des jeunes larouchistes représente une force d'intervention sans nul autre équivalent sur la scène politique américaine.

Plusieurs observateurs se sont demandés : « comment LaRouche arrive-t-il, dans un contexte de morosité et d'immobilisme sans précédent dans l'occident moderne, à mobiliser autant de jeunes, particulièrement autour de questions aussi exigentes que la politique internationale, l'histoire et la philosophie ? »

La profondeur des questions soumises aux jeunes par LaRouche, l'asbence de tout compromis politicien, la variété des sujets abordés et sa grande cohérence épistémologique constituent sans doute quelques éléments de réponse.

Nous soumettons ici aux jeunes et aux moins jeunes de langue française la transcription de présentations faites par LaRouche lors de deux séminaires organisés à l'attention de jeunes américains :

novembre 2002
septembre 2003

Pour plus d'informations, nos lecteurs sont invités à se rendre sur le site international des jeunes de LaRouche (le LaRouche Youth Movement, LYM), à l'adresse suivante :

www.wlym.com

ou à s'adresser au webmestre de Solidarité et Progrès pour contacter le mouvement des jeunes en France.

Le LYM a demandé à ce que certains des « exercices pédagogiques » sur lesquels ils ont travaillé soient mis en lignes sur le site de la revue FUSION, consacrée à l'épistémologie et l'histoire des sciences. Ils sont par conséquent disponibles à l'emplacement suivant :

www.revuefusion.com

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Des jeunes du LYM en campagne à Philadelphie

Lyndon LaRouche s'adresse aux jeunes américains, réunis à Los Angeles pour un week-end de réflexion, les 16 et 17 novembre 2002


La question que nous voulons examiner est celle de l’histoire. Et aussi l’importance de considérer le moment présent comme appartenant à l’histoire et non pas à l’« actualité ». Je veux dire par-là que certains principes de comportement, qui sont ancrés, comme autant de valeurs fixes ou changeables, dans les institutions populaires et dans les gouvernements, déterminent une onde longue de l’histoire, s’étendant sur une ou deux générations, voire plus, contrairement à l’« actualité », qui ressemble un peu à ces jeux d’enfants consistant à relier des points entre eux, pour savoir qui a frappé qui, récemment, ou qui pourrait frapper qui, demain. Ça, ce n’est pas de l’histoire.

Au contraire, nous devons voir dans l’histoire les effets induits par certains aspects axiomatiques des institutions existantes et de la culture. Prenez votre ças : vous êtes victimes de trois générations successives, qui sont encore en vie (plus ou moins). Les gens de ma génération (disons la génération des grands-pères) sont un peu plus gentils que celle de vos parents — la génération du baby boom. Vous avez été élevés dans une société dominée par cette dernière, qui occupe la plupart des postes au gouvernement, dans les universités et d’autres institutions similaires. Les changements intervenus au cours de cette période dans la culture américaine et mondiale, ont façonné les conditions dans lesquelles vous vivez, ainsi que l’ensemble des règles, explicites ou implicites, qui déterminent les conditions dans lesquelles les gens agissent aujourd’hui.

L’histoire réelle, c’est cela — un processus permanent de détermination de changements volontaires dans les axiomes de la pensée et les conditions de vie. Ces changements ne doivent pas être évalués à court terme, comme des réactions immédiates ou des événements actuels, mais comme le déroulement du processus de développement de la société : l’horizon vers lequel la société se dirige, l’enfer ou le progrès. C’est le plus important. (...)

Moi-même, je suis actuellement le prévisionniste le plus compétent du monde en matière d’économie physique ; depuis environ 35 ans que je fais des prévisions écrites, je ne me suis jamais trompé. La raison, c’est que je comprends ce principe de l’histoire : comment les événements se développent ou évoluent, comment les sociétés changent à travers les générations successives.

Ce sur quoi je me concentre, et c’est mon point fort, c’est que c’est le principe platonicien de découverte de principes physiques universels qui nous permet de percer le rideau — le rideau de la perception sensuelle — pour pénétrer dans le monde de la réalité physique se trouvant au-delà de ce que nos sens nous révèlent. Ce que nous éprouvons est une expérience, mais non la réalité qui cause cette expérience. Nous devons rechercher les principes : le principe de la gravitation universelle, par exemple, ou celui de la moindre action ou du moindre temps, qui déterminent la façon dont fonctionne l’univers. Ces principes, on ne peut ni les voir, ni les toucher, ni les sentir. Mais nous les connaissons et nous les utilisons afin de changer notre comportement, de façon à augmenter notre contrôle, en tant qu’espèce humaine, sur le monde extérieur et sur l’univers.

Voilà ce qui nous intéresse. La question qui se pose, c’est : les principes qu’on utilise nous permettent-ils de changer l’histoire pour le bien de l’humanité ou, au contraire, sommes-nous influencés par de faux axiomes, établis en principes, qui conduisent inexorablement les sociétés à leur perte ?

Les jeunes du LYM européen lors de la quinzaine d'action à ParisDans l’histoire européenne, la cause la plus courante des grandes catastrophes qui ont frappé les civilisations, c’est l’opinion populaire — à savoir l’inculcation de certaines croyances dans l’opinion populaire, comme la vox populi des Romains. Rome ne fut pas détruite par ses empereurs, mais par son opinion populaire. Les empereurs étaient un reflet du mal ancré dans cette opinion populaire. Dans le cas d’Hamlet, de Shakespeare, contrairement à ce que l’on professe dans des cours incompétents, le héros n’est pas un personnage tragique parce qu’il a mal dirigé sa population ou parce qu’il est la cause de la catastrophe, mais parce qu’il n’a pas su tenir tête à l’opinion populaire, à la culture populaire alors en vigueur dans son pays, le Danemark. C’est le peuple danois qui a provoqué la tragédie, et Hamlet incarne le dirigeant qui s’est conformé à l’avis du peuple. Il a contribué à la tragédie en s’inclinant devant l’opinion populaire.

Dans cette tragédie, vous avez une population qui se condamne elle-même, par l’évolution de son opinion populaire. Il arrive un moment où, l’opinion populaire ayant créé les conditions de la destruction (totale ou considérable) de la société, les gens doivent changer leur façon de penser, sinon, comme les lemmings du mythe, ils sombreront dans l’abîme, dans la tragédie.

C’est là que se pose la question de savoir si un dirigeant se manifeste, amenant le peuple à abandonner son opinion erronée et à choisir une autre voie. Dans la tragédie classique, Jeanne d’Arc en est l’exemple type. La France était condamnée, car elle perpétuait la tradition des Plantagenet, des Anjou, des Normands. La France n’était pas une nation, elle était victime de guerres féodales internes, fratricides. Jeanne d’Arc alla trouver le roi et lui dit : « Mon roi stupide, Dieu me dit qu’Il veut que vous deveniez un vrai roi et que vous unissiez la France ». Ça, c’est de l’ histoire réelle, pas seulement une pièce de théâtre. En raison de son courage, de son adhésion sans faille à cette vision, en dépit du fait que son propre roi l’avait trahie — pour le compte de cette folle Inquisition gnostique — en raison de ce courage, le premier Etat-nation moderne fut créé, la France de Louis XI. Elle contribua fortement à amener l’Eglise catholique à entreprendre la grande réforme qu’on appelle la Renaissance du XVème siècle, réforme centrée sur le grand Concile de Florence, au milieu du siècle.

Jeanne d’Arc a changé la situation, en défiant les « machos », en défiant la culture, avec une idée élémentaire claire, avec un principe axiomatique : la France doit devenir une nation, elle doit le devenir pour le bien-être général. Dieu veut que vous serviez le bien-être général en devenant un vrai roi et en instaurant une véritable monarchie nationale dans ce but. Elle s’est accrochée à ce message simple, peut-être inspiré par l’éducation religieuse qu’elle avait reçue dans sa région d’origine. C’est cela qui sauva l’Europe.


Le sublime

Ceci se retrouve dans toutes les grandes manifestations d’héroïsme de l’histoire. Prenons l’exemple d’une grande découverte scientifique, comme l’oeuvre de Pasteur. Pasteur ne prétendait pas avoir prouvé le principe de la vie, mais il le démontra, et il montra la direction que ses successeurs, comme Curie et Vernadski, pourraient emprunter pour prouver que la vie est un principe intrinsèquement anti-entropique, qui n’est pas engendré par l’univers dit « abiotique ». Sa contribution était donc une idée, qu’il n’a pas perfectionnée, tout comme Jeanne d’Arc n’a pas perfectionné le concept d’Etat- nation moderne, mais l’a rendue possible.

C’est vrai aussi pour Képler. Il a rendu possible une transformation de l’humanité. Il est le fondateur d’une forme compréhensive et cohérente de physique mathématique, qui n’existait pas avant lui. Et tout ce que l’Europe a produit de positif en science découle de cet accomplissement.

Idem dans le domaine de l’art, où Bach fut le plus grand découvreur, s’inspirant de ses prédécesseurs comme Orlando di Lasso, de l’Ecole flamande, ainsi que de l’échange entre Lasso et le répertoire bel-canto de Florence, au XVème siècle. Léonard de Vinci est l’auteur d’un livre De musica, dont la majeure partie a été perdue, mais dont quelques fragments existent encore. Sa conception de la musique, qui rappelle celle de Platon et de Pythagore, est devenue la base de la découverte, par Bach, du système bien tempéré — à ne pas confondre avec un système à tempérament égal. Le système bien tempéré se base sur la polyphonie vocale, celle de la voix formée au bel canto, et non sur les instruments.

La chrorale du LYM de Paris avec Jacques Cheminade et Maestro BrianoPythagore accorda un monocorde en fonction du chant humain, puis il nota les différences entre cet instrument à une corde et la voix humaine chantant les mêmes notes en montant et en descendant, dans différentes modalités. Ceci révéla l’existence d’un phénomène, déterminé en fait par la voix bel canto, qu’on appelle le « comma ». Ce n’est pas un concept mathématique, c’est un concept physique, qui a aussi une expression mathématique. Il est basé sur la différence physique entre la voix humaine chantée et un monocorde qui rend divers sons quand on le touche. La source du comma n’est pas une théorie mathématique, c’est la différence entre la voix humaine chantée et un objet non vivant, le monocorde.

Voilà la nature de la découverte. C’est la nature du « sublime », ou ce que Schiller nomme l’Erhabene. Les découvertes de principes qui amènent l’humanité à renverser des systèmes erronés et à s’aventurer dans de nouveaux domaines de maîtrise de l’univers, relèvent du sublime.


La crise actuelle

Lorsque vous considérez la crisequi frappe le monde actuellement, et les Etats-Unis en particulier, il est évident qu’il faut opérer un vaste changement fondamental au niveau des conceptions suivant lesquelles les Etats-Unis et d’autres pays sont gouvernés depuis 35 ans. Plus spécifiquement, jusqu’en 1964, les Etats-Unis étaient, de par leurs traditions et leurs pratiques, une société de producteurs, puis, avec le début de la guerre d’Indochine, ils se sont transformés en société de consommateurs parasite, une société de cartes de crédit où l’on n’a pas de revenu, mais seulement une dette qui s’accumule sur sa carte de crédit. (...)

Cette société est condamnée — en raison des axiomes qui caractérisent la société dite de consommation ou postindustrielle, ou encore la « nouvelle économie ». Le système financier est fini, le système économique défini par les habitudes actuelles, est fini. Une bonne partie des lois adoptées ces 35 dernières années devraient être annulées.

C’est ainsi que nous pourrions survivre, parce que nous en avons encore la capacité. L’esprit humain est capable de résoudre tous les problèmes qui sont à la portée de l’homme. Si nous savons quels sont les changements de principes à opérer, la solution est proche. Cette solution, c’est le sublime.

La tragédie réside dans les individus, pas en soi, mais dans l’opinion populaire — dans le fait qu’ils se sont habitués aux axiomes qui conduisent la société, pas à pas, depuis près de deux générations, à sa perte.

La génération du baby boom est entrée dans l’adolescence au cours d’une période de transformation, si bien qu’elle n’a jamais connu, dans sa vie adulte, de société de production. Ils ont atteint l’âge adulte en parasites, nourris d’une contre-culture rock-drogue-sexe et postindustrielle, où l’on rêvait que les ordinateurs ou des robots feraient tout le travail. Dans la nouvelle économie, personne n’aurait à travailler : tout le monde porterait un costume-cravate — ou un jeans sale, si l’on préfère !

Cette société tire à sa fin. Dès lors, la question principale est celle du leadership. De même qu’en science, le leadership se manifeste dans la découverte et l’application d’un principe physique fondamental. Or un principe politique doit avoir les mêmes caractéristiques qu’un principe physique. (...)

Je me tue à répéter depuis des décennies que ce système est condamné et va subir des crises successives. Depuis 35 ans, j’ai prévu tous les grands changements qui ont eu lieu. Si j’ai pu le faire, c’est parce que je comprends ce processus, à savoir l’évolution légitime d’un système condamné dès le départ. Il m’a suffi de suivre cette évolution, de manière légitime, compte tenu de l’écart entre la réalité et les axiomes qui sont à la base de nos politiques. (...)

La solution existe, objectivement. J’en connais les ingrédients essentiels, pas les détails, mais les accords essentiels qui devront être conclus entre les divers pays afin d’assurer notre survie pour les 40 ans à venir. Ce point est déjà clair. Ferons-nous le changement requis ? Mon rôle consiste à fournir la solution, tel fut toujours mon rôle. Depuis 1976, je suis la seule personne compétente pour occuper la présidence des Etats-Unis, parce que personne d’autre n’était prêt à opérer le changement politique qui nous aurait permis d’éviter la catastrophe qui s’abat actuellement sur nous.

Ce rôle est celui du sublime. Je dois introduire dans la situation actuelle un concept qui soit à même de sortir la nation, et le monde, du pétrin actuel. Les faux dirigeants s’insurgeront, se tournant vers l’opinion populaire : « Ne pourriez-vous pas être plus raisonnable ? » « Vous insistez toujours sur vos idées, pourquoi n’apprenez-vous pas à faire des compromis ? »

Moi, je réponds : « Nous avons déjà fait trop de compromis. Voilà le problème. Cela doit cesser. Vous devez accepter de changer vos convictions et obtenir des autres qu’ils en fassent autant, sinon, nous sommes tous condamnés. »


Votre génération

Pour vous, qui êtes plus jeunes, le choix est un peu plus facile. Vous avez déjà dépassé le stade de folie légitime qu’est l’adolescence. Les adolescents sont fous, légitimement, suivant les normes d’un adulte. Si quelqu’un de 25 ou 30 ans se comporte comme un adolescent, il est fou, mais si quelqu’un de moins de 18 ou de 17 ans se comporte comme un fou, cela fait partie de l’adolescence. Cette crise existentielle entre l’enfance et la puberté provoque un énorme stress émotionnel, des problèmes d’identité et peut entraîner différents troubles, comme une tendance au suicide.

Mais vous avez dépassé ce stade — du moins je l’espère. Vous êtes dans une phase que nous associons aux études supérieures, à l’université. Normalement, dans une société saine, vous devriez suivre des études jusqu’à obtenir un diplôme, au niveau du doctorat. Vous entreriez dans le monde du travail avec une profession, vous contribueriez à changer la société, en devenant un dirigeant sur le plan économique, politique ou autre. Vous seriez, pour ainsi dire, le fer de lance du progrès dans la société. Notre objectif est de faire en sorte que toute la population adolescente puisse, dans la période à venir, suivre un tel processus de développement, afin d’établir une véritable parité dans la société, dans une société saine, où on pense ensemble. Nous n’en sommes pas encore là, mais c’est la direction que nous voulons emprunter.

Par conséquent, vous êtes capables d’assimiler des idées, comme celle dont je vous ai parlé, concernant Gauss et l’attaque qu’il publia en 1799 contre d’Alembert, Euler et Lagrange à propos du théorème fondamental de l’algèbre. (Je n’en donnerai pas les détails ici, je l’ai déjà fait par ailleurs.) Cela ne veut pas dire que vous comprendrez immédiatement la solution. Mais, comme dans toute bonne université, certains d’entre vous se battront avec le processus jusqu’à ce qu’ils entrevoient la solution aux paradoxes posés. Ensuite, dans vos discussions, vous direz « oui, mais, je ne sais pas comment l’expliquer ». Ainsi, un processus intellectuel de partage sur un pied d’égalité se développe entre les membres de cette organisation, certains saisissant l’idée plus vite que d’autres, et par ce type de processus social, une conception de la vie se développe entre tous. Vous partagez une même vision du monde, vous êtes capables de travailler ensemble.

Vous êtes donc capables de vous tourner, en tant que jeunes adultes, vers la génération suivante et commencer à l’éduquer. C’est comme cela que nous pourrons sauver la société. Rien d’autre ne marchera. Mais il faut faire vite.

Maintenant, vous devez aussi prendre conscience, par rapport à toute l’étendue de l’histoire, de l’immense opportunité historique qui se présente à vous, dépassant celles des générations qui vous ont précédés. Vous avez peut-être l’impression d’être la « génération perdue », la « génération sans espoir », qui a été jetée dans la bourbe ; surtout lorsque vous assistez à un cours, à l’université, c’est de la vraie bourbe intellectuelle.

Mais en réalité, votre génération se trouve dans une position unique. En effet, avec les connaissances que nous possédons, aux Etats-Unis, en Europe et ailleurs, nous pouvons poser, à partir de votre génération, les bases pour une humanité meilleure, qui comprenne vraiment les implications des principes qu’illustrent les problèmes posés par Gauss dans cet essai de 1799. C’est pourquoi j’insiste sur ce point.

Il existe très peu de diplômés en science, ou de professeurs de science physique, qui comprennent ce qu’est une idée, alors que vous êtes tous potentiellement capables de le comprendre. Ce qui passe aujourd’hui pour de la science est, en grande partie, de l’idéologie. Elle comporte quelques éléments véridiques, voire même utiles, mais le tout est dénaturé par une épaisse couche d’idéologie, provenant directement de l’influence corrompue d’un Lagrange ou de ses successeurs.

Vous êtes en mesure d’aborder la question de savoir comment l’ homme pense, comment il est capable d’organiser, ce que n’ont pas réussi à faire les générations qui vous ont précédés. Certes, parmi elles, il y a eu des individus exceptionnels qui l’ont fait. Mais aucune couche dirigeante, sur l’ensemble d’une génération, n’est parvenue à comprendre ce principe sur lequel se fonde toute science véritable : celui qui est la prémisse de toute compréhension de la dynamique de l’histoire en général.

Vous avez donc une opportunité unique.

Mon objectif, en tant que vieux, est de sortir notre nation du pétrin où elle s’est fourrée et, ce faisant, de mobiliser des gens comme vous, afin de vous préparer à assurer la direction de la société, de vous qualifier pour assumer le rôle unique qui vous incombe — en tant qu’Américains, dans votre cas — de sortir l’homme des reliques du passé pour bâtir une véritable république, ou une forme vraiment républicaine de gouvernement. Et pour rendre plus humaines les relations entre nations souveraines du monde entier. Vous êtes capables d’assumer ce rôle. Mon rôle consiste à déclencher un processus qui nous sorte du pétrin et à inciter des personnes comme vous à relever la grande opportunité, ce défi de votre vie, qui est devant vous.




Lyndon LaRouche en discussion avec des jeunes européens

Comment penser à la science économique. Exposé fait par Lyndon LaRouche le 2 septembre 2003, lors d'un séminaire de jeunes près de Washington


Nous allons aborder trois sujets : d'abord l'aspect essentiel, en principe, de l'économie, ensuite un double point, celui de la relation entre l'activité économique de l'individu ou de la petite entreprise et la communauté dans son ensemble, ou la nation, ou le monde, et des processus sociaux qui connectent et coordonnent les diverses activités individuelles dans un tout qui fonctionne, au niveau national. Enfin, nous verrons quels sont les motifs des synarchistes et pourquoi ils représentent un tel danger pour nous, et nous pour eux.

Tout d'abord, le grand mythe qui trouble les gens lorsque l'on mentionne le mot « économie », c'est l'argent. Ils essaient d'expliquer qu'un système basé sur l'argent est solide et permet le bon fonctionnement de l'économie. Moi, je dis qu'un système basé sur l'argent est un non-sens, intrinsèquement, parce que ce n'est que du papier, c'est un système arbitraire, sans aucun contenu physique. Avez-vous déjà vu l'argent labourer un champ ? Avez-vous déjà entendu une pièce de monnaie parler ? Si la réponse est oui, vous savez ce qu'il vous reste à faire …

L'argent n'a donc aucune valeur intrinsèque, pas plus que l'or, en tant que monnaie. Ces objets acquièrent une valeur déterminée dans le cadre des processus dans lesquels ils interviennent. L'argent n'est qu'un simple moyen d'échange. Il est nécessaire parce que la société est composée de relations sociales complexes, étroitement intégrées, et que pour faciliter l'échange de biens et autres services, on a besoin d'argent, en tant qu'étalon pour le processus socio-politique de l'échange. Son émission devrait être réservée aux gouvernements. L'un des grands maux que nous devons traiter est que certains intérêts privés créent de l'argent et le mettent en vente sur le marché ; c'est le cas, par exemple, des banques centrales ou des banques commerciales privées de type familial. Ce groupe de banquiers revendique le monopole de la monnaie : voilà la racine du problème.

Dès lors que ce groupe détient le pouvoir de déterminer la valeur de l'argent, au moyen des taux d'intérêt, des taux de rémunération, etc., l'homme devient victime du papier et le mal s'impose. L'important, c'est de savoir comment définir la production de ce moyen d'échange, effectivement nécessaire, qu'on appelle l'argent, ou encore le crédit, accordé contre le remboursement futur d'argent. Comment évaluer cela et comment le contrôler ?

Eh bien, cette tâche relève d'un gouvernement souverain. Pourquoi ?

Parce que le processus de production et de distribution dépend d'une relation entre le revenu de l'individu ou de l'entreprise - disons, de l'entité qui consomme - et ceux qui produisent. En général, l'objectif est que le coût de production des biens soit inférieur à leur prix de vente, mais c'est seulement en moyenne.

Le fond du problème est simple. L'essentiel de toute économie, c'est l'homme. Les animaux n'ont pas, à proprement parler, d'économie. Toute économie reflète la caractéristique propre de l'être humain, qui le différencie de la bête. Ce sont nos pouvoirs cognitifs qui nous permettent de découvrir des principes physiques universels et d'en tirer de nouvelles technologies que nous mettons en application afin de résoudre nos problèmes. Ainsi, par rapport aux efforts physiques et au temps que nous y consacrons, nous nous apercevons que nous sommes capables de produire plus de richesse qu'il ne nous en coûte pour maintenir le processus de production; à la fois en termes de travail - assurer la subsistance de nos familles - et aussi par rapport au coût social des dépenses capitalistiques nécessaires, tant dans l'industrie privée qu'au niveau du gouvernement, y compris l'infrastructure et les équipements à grande échelle dont dépend notre productivité.

C'est donc la capacité de l'homme à découvrir des principes physiques universels et à les utiliser qui augmente la valeur de ce qui est produit par rapport au coût de production. Pour l'essentiel, l'économie s'appuie sur des valeurs purement physiques, à savoir celles découlant de la capacité de l'homme à découvrir des principes physiques universels et à appliquer les technologies mises au point à partir de ces principes. Voilà la vraie science économique.

Cette science économique présente deux aspects essentiels. D'une part, nous avons ce que nous appelons des principes physiques universels en tant que tels. C'est la découverte, par l'esprit individuel, de certains principes - de nombreux esprits en feront sans doute, mais chacun individuellement. On n'apprend rien ou, du moins, il n'existe pas de processus créatif lorsqu'une personne décrit une découverte car, dans ce cas, elle ne la transmet pas réellement. En effet, ceux qui reçoivent cette instruction, qui apprennent cette information, ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. Seule la personne qui crée l'idée, ou qui recrée elle-même la découverte de l'idée, sait vraiment de quoi elle parle. Elle seule est qualifiée pour comprendre comment appliquer ce qui est simplement décrit à ceux qui ne font qu'apprendre. Seule la participation à la reproduction de découvertes du passé et à leur application sociale est source d'enrichissement.

Ce processus englobe l'éducation, la formation du caractère, les relations familiales, la création artistique classique, etc., tout cela se conjuguant pour permettre aux êtres humains de faire des découvertes de principes, de les reproduire , de les mettre en pratique, et aussi de savoir comment utiliser les outils générés à partir de ces découvertes. C'est essentiellement ainsi que la richesse est produite, du point de vue de l'individu.

Pour ce qui est de l'entrepreneur individuel qui dirige une petite entreprise, sa principale fonction est celle de médiateur des découvertes de ce type ou des technologies qui en découlent. Ayant déjà maîtrisé l'application de ces technologies à quelque procédé, dans un but ou un autre, il est capable d'utiliser son jugement de façon à les amener, effectivement, à produire plus de richesse pour la société, en termes nets, que le coût de production. C'est une relation physique simple, comme la relation de l'esprit individuel à la découverte d'un principe physique universel.

Maintenant, voyons le deuxième aspect.

Qu'est-ce qui détermine la productivité ?

Imaginons un type très intelligent, parachuté quelque part sur la planète et à qui l'on donne une machine-outil et d'autres objets, tout ce qu'il lui faut pour produire. Est-ce cela qui va déterminer sa productivité ? Non. Ce qui va déterminer sa productivité, c'est le système d'éducation pratiqué par la société dans laquelle il vit, c'est le niveau d'équipement infrastructurel, par exemple la production et la distribution de l'électricité, c'est le degré de contrôle de l'environnement grâce à la gestion de l'eau, des forêts, etc., tout ce qui est « conditions de vie ». Ce sont les conditions de la vie sociale qui détermineront la productivité de l'entrepreneur ou du travailleur individuel.

Ce n'est donc pas du travail de l'individu en tant que tel que provient la richesse. La capacité de l'homme à donner à un produit une valeur plus grande que son coût de production dépend non seulement de l'individu mais des conditions de vie de la société dans laquelle il vit. (…)

L'activité de l'individu, qui utilise la technologie ou en perfectionne les applications grâce aux principes physiques universels que l'esprit a découverts - la relation de l'esprit individuel à la nature est, ici, l'aspect le plus important - ne détermine pas la productivité du travail. Ce qui la détermine, ce sont les conditions de la société. Vous avez donc deux aspects à considérer dans l'économie: l'activité locale et l'organisation de la société dans son ensemble - infrastructure nationale, gestion de l'eau, systèmes d'éducation et de santé publique, toutes ces choses qui relèvent principalement de la responsabilité du gouvernement. En effet, c'est au gouvernement qu'il incombe de s'occuper de l'ensemble du territoire appartenant à la nation, c'est lui qui en est responsable, que ce territoire soit exploité de manière productive ou non.

Par exemple, la qualité des transports affecte directement la productivité de l'entreprise individuelle. La productivité de deux entreprises, égales par ailleurs, sera différente en fonction, entre autres, du système de transport qui les dessert. Si l'on doit passer deux heures par jour dans les embouteillages pour se rendre au travail et en revenir le soir (…), c'est, en gros, du temps perdu, du moins par rapport au gain de temps que permettrait un système de transports rapides qui vous amènerait vite et bien là où vous devez vous rendre.

De même, si vous implantez les industries hors des villes, loin des centres de population, vous augmentez le coût de production et vous risquez de rendre négatif le taux de profit de l'économie, en termes physiques. Un système de transport efficace, à grande vitesse, est donc un élément essentiel, de même que l'aménagement des villes, de façon à situer commodément les lieux de travail. La meilleure organisation est celle qui met les entreprises à quelques minutes de marche des lieux de résidence, ou à quelques minutes par les transports en commun. Cela permet une ville efficace, et une production efficace. L'idée de se réfugier dans les banlieues, le développement des banlieues après-guerre, est un exemple de débilité de la part des gouvernements. (…)


Eliminer la pollution

On a dit que c'était pour échapper aux fumées d'usine. Mais nous avons la possibilité d'éliminer ces fumées, grâce à la technologie actuellement disponible. Nous avons l'énergie nucléaire, par exemple, et le refus d'y avoir recours et de développer l'énergie de fusion est un acte insensé de la part d'un gouvernement. Si nous en sommes là, c'est parce qu'on a fait subir aux jeunes un lavage de cerveau, au milieu des années 60 et par la suite, pour les amener à croire que toute technologie est mauvaise. Ils ont alors proclamé : nous devons nous débarrasser du nucléaire, nous devons retourner aux centrales thermiques. Ou encore pédaler sur son vélo pour avoir une unité génératrice locale, ou construire un moulin à vent. Maintenant, je sais pourquoi Don Quichotte était nécessaire : pour éliminer ces maudits moulins à vent !

Quoi qu'il en soit, le rôle du gouvernement comme fournisseur d'infrastructures à grande échelle constitue un facteur essentiel de la capacité productive de l'entreprise locale, tant en ce qui concerne la production elle-même que les conditions de vie - sociale comme individuelle - dans lesquelles les relations entre production et consommation, et la vie en général, sont organisées rationnellement. Cela allège le coût des efforts à consentir et augmente la productivité du travail en fournissant une électricité abondante, abordable et de bonne qualité, ainsi qu'un réseau de distribution hydraulique, etc. Il revient moins cher de fournir un service dans une zone urbaine correctement équipée que partout ailleurs. De ce point de vue, la ville est donc préférable à la banlieue.

Si vous en doutez, essayez d'y vivre ! Et vous verrez les faillites en cascade. Ces baraques en aggloméré, recouverte de plastique, qui coûtent entre 500 000 et 1 million de dollars ! Il y a tout juste quelques millimètres de béton ou de ciment apposés sur l'aggloméré. Ca ne vaut pas un dixième de la valeur inscrite sur l'hypothèque.


Comment définir l'homme

Le plus important dans tout cela, c'est la conception que l'on a de l'homme et du processus social.

Comment définissons-nous l'homme ? Comment définissons-nous l'individu ? Et ses besoins, quels sont-ils ?

A mon époque, circulait un point de vue pas très éclairé - comme celui de mon père qui était, sur certains points, plutôt arriéré sociologiquement - selon lequel, si vous travaillez de manière vraiment inefficace mais que vous n'êtes pas payés pour cela, ce n'est pas grave parce que votre temps ne vaut rien. Si le temps que vous passez n'est pas rémunéré, il n'a aucune valeur.

C'est totalement faux. Je me suis battu sur ce sujet avec mes parents et avec d'autres, pendant mon enfance : mon temps est précieux parce que je l'utilise pour me développer. L'essentiel, pour chacun d'entre nous, c'est notre développement. Nous ne sommes pas des bêtes, nous ne sommes pas des singes, vivant comme tous les singes avant nous. Nous sommes des êtres humains capables d'assimiler les contributions culturelles des générations précédentes. Nous sommes capables de résoudre les problèmes que nous ont laissés les générations précédentes.

Tout ce que nous faisons pour nous développer dans ce but ou pour promouvoir le développement de la culture est essentiel pour la société. Le potentiel productif de la population dépend du développement de l'individu. L'essentiel de ce développement ne s'acquiert pas dans la vie professionnelle. Il se fait avant que l'enfant ne commence à travailler, ou avant le moment où l'on devrait lui demander de travailler. C'est cette qualité de développement que l'on a permis à l'individu d'acquérir qui détermine de manière décisive sa productivité. Même si ce temps n'est pas rémunéré. Ainsi, il n'existe pas toujours de lien avec l'argent.

Par conséquent, il est important d'économiser le temps des gens en réduisant la durée de leur trajet pour se rendre au travail. On les vole en les forçant à passer plus de temps que nécessaire dans les transports, à cause de la façon dont la société est organisée.

Si les gens étaient payés pour chaque heure qu'ils passent quotidiennement dans les transports, on se rendrait peut-être compte de leur importance.

Regardez la société actuelle. En plus du problème des baby boomers, on a le phénomène des latchkey children1 qui est en hausse. Les parents n'ont plus le temps de s'occuper de la vie familiale pour en maintenir la cohésion. Il n'y a plus de dîner en commun le soir. Si quelqu'un tombe malade, qui va le soigner ? Les enfants traînent dans les rues, privés de toute vie sociale digne de ce nom, vivant souvent dans la peur - peur pour leur propre vie - surtout dans les quartiers pauvres, cherchant où trouver refuge.

Les parents rentrent tard, de mauvaise humeur. Ils ont probablement un emploi d'appoint ou font des heures supplémentaires pour essayer de boucler les fins de mois. Le prix des loyers flambe, les notes d'électricité et d'eau également. La qualité des biens se dégrade. Les centres commerciaux sont de plus en plus dégoûtants et offrent de moins en moins de qualité. Ces choses minent la vie familiale, qui constitue une partie essentielle du développement social de l'enfant. Or, tout enfant a droit à une vie familiale normale, soutenant cette période de l'enfance et de l'adolescence.

Et aussi à une vie de voisinage. Dans le passé, les voisins prenaient, en partie, la responsabilité des enfants. Ils venaient aussi en aide à un voisin qui tombait malade. C'était normal, lorsque j'étais jeune, et même plus tard. Les voisins étaient prêts à aider, ils s'occupaient les uns des autres. Si un enfant errait dans la rue, inconscient du danger, les voisins s'en inquiétaient. Parfois, bien sûr, ils étaient un peu trop curieux, mais néanmoins, ils s'intéressaient aux autres. C'est là l'essentiel.

Aujourd'hui, qui s'intéresse encore à tout cela ? « Non, ce n'est pas mon problème ». Ils s'en fichent. Ce désintérêt constitue une part essentielle du problème. Or l'intérêt est un coût de la vie. La façon dont on l'organise est importante. Comment faire, alors ?

Dans le temps, nous avions une certaine culture classique; ce n'était pas extraordinaire, mais ça existait. (…) L'aspect créatif, qui n'admet pas de formules mécaniques, est le même dans l'art ou la musique classiques, ou même dans l'interprétation d'une oeuvre. L'interprétation d'une composition classique pose le même problème. Pourquoi ?

On m'a posé hier une question sur les quatuors à corde de Beethoven, opus 131 et 132. Si l'on se contente de jouer les notes, ça ne marche pas. Tout est fragmenté. Il faut avoir une conception unifiée de la composition, du début à la fin. Une conception unifiée depuis la pause, avant le début de l'oeuvre, jusqu'à la pause, après la fin. Ces pauses font partie intégrante de la musique, car la musique n'est pas comme un saucisson. Elle ne se coupe pas en tranches. La musique représente la distinction d'un objet, d'une unité, et cette unité se distingue, d'abord, par une pause avant que la musique ne commence et une autre lorsqu'elle se termine.

Un bon pianiste va vers le piano, s'assied et ne fait rien. S'il entre et se met à jouer immédiatement, c'est qu'il ne comprend pas la musique, parce qu'il ne réfléchit pas à l'esprit du public.

Il fait une pause. Pourquoi ? Pour amener l'auditoire à se concentrer en vue de la transition du domaine de la perception sensible au domaine de l'imagination, où se produit toute activité créatrice. Et lorsque le musicien a fini la composition, il fait à nouveau une pause, pour que la conclusion de la composition ne se mélange pas à la réponse visible de l'auditoire. Il facilite ainsi le processus par lequel l'imagination s'active.

De même, au théâtre, le drame classique commence par une ouverture. Celle-ci doit s'achever avant que le rideau ne se lève, sinon, le directeur a fait une terrible erreur. La fin de l'ouverture amène une pause. Le rideau se lève alors. Il s'agit de transporter le spectateur, rapidement, du domaine de la perception sensible, visuelle et auditive, au domaine de l'imagination.

C'est vrai pour toute forme d'art. Il y a toujours quelque chose qui fait que la composition classique est un objet distinct, et non une collection de morceaux, un saucisson qu'on peut découper, tranche par tranche. Il faut pouvoir élever l'auditoire, qui regarde ces tranches - les sensations - afin de lui donner un sens de cette composition en tant qu'unité.

Revenons à l'opus 131, qui est brillant, par un certain aspect que j'ai déjà explicité. On part d'une pause, la production commence et l'on passe par sept étapes de développement. Les musiciens qui savent ce qu'ils font ne permettront jamais une rupture de la concentration entre les sections. Ils articuleront toujours la fin d'une section de telle façon qu'elle entre - qu'elle exige d'entrer - dans le début de la section suivante. Avec ces petites dissonances apparentes, ainsi introduites, qui sont intégrées dans la composition, l'esprit est forcé de voir ces étapes de transition comme une unité.

Autrement dit, les transitions deviennent une unité - avec la pause du début et celle de la fin - et les idées deviennent une seule idée, tout comme pour une découverte scientifique, ou l'expérience d'une découverte scientifique.

Le problème est là. Il ne sera résolu que lorsque la découverte sera achevée. La découverte d'un principe physique universel est donc une idée unifiée, car c'est un processus de développement qui ne se laisse pas couper en tranches. Dans ce processus de découverte, et d'essai expérimental, il vous faut passer d'une étape à la suivante, sinon vous ne comprendrez pas.

C'est une caractéristique de la culture classique.

Je mentionnerai un autre exemple. Prenons le cas facile et visible de la différence entre l'art grec archaïque et l'art grec classique : la sculpture archaïque comparée à la sculpture classique. Dans la première, l'intention consiste à créer une figure qui est équilibrée, sur le principe du trépied. Elle est solidement plantée, par la gravitation, et ne penche pas. Par contre, dans la sculpture classique, elle est, par nature, en déséquilibre. Ce n'est jamais vraiment un portrait, comme un portrait photographique. Jamais. Si vous essayez de peindre une photo, c'est que vous n'avez rien compris à l'art.

L'artiste classique fait autre chose. Il crée ce qui est compréhensible du point de vue du principe de moindre action physique. Il crée une distorsion, telle que ce que vous voyez, si vous y réfléchissez, rerpésente la transition d'une condition à une autre. Ce que vous voyez, c'est un mouvement, un mouvement gelé, comme le disait Keats dans son poème « Ode à une urne grecque ».

Voilà l'accomplissement majeur de Léonard de Vinci qui, en définissant la perspective, a fait entrer le mouvement dans une surface plane, par diverses ruses comme les couleurs, etc.

La grande architecture se base sur le même principe. L'important est la manière dont elle touche l'esprit. Une grande œuvre d'architecture doit être belle, dans le sens de l'esprit, elle doit être classique, elle doit contenir un sens de mouvement.

Vous voyez la différence en comparant la sculpture et l'architecture de la Grèce classique aux lamentables et lourdes tentatives des Romains pour les imiter. Le contraste est frappant.

La question culturelle est très importante, même si, pour certains, elle n'est qu'un divertissement, ce qu'elle n'est pas du tout. C'est une partie essentielle du développement des pouvoirs mentaux. La capacité de penser de manière créative dépend de la capacité d'amener l'idée de créativité, identique à celle qui s'exprime dans la créativité scientifique, à la dimension du comportement social organisé.

Cette conception de l'homme, qui est associée à l'art classique, est la motivation essentielle, le conditionnement, de l'esprit humain dans une économie saine. Des gens bornés, méchants et stupides sont nocifs pour l'économie.

Non seulement l'individu doit être productif, au sens physique du terme, mais il doit aussi vivre dans une société dont le gouvernement assure l'infrastructure économique de base nécessaire pour rendre la production individuelle efficace. C'est cette infrastructure qui fait l'échec ou la réussite d'une économie en général.

Mais ce n'est pas suffisant. Sans culture classique qui mette l'emphase sur l'homme comme étant à l'image du Créateur, à travers l'art classique, le théâtre, la peinture, la sculpture, etc., pour communiquer cette conception, vous n'aurez aucune créativité dans la société.


Synarchie contre Renaissance

Pour ce qui est des banquiers et autres parasites, comme les sophistes, s'ils n'ont rien contre une hausse de la productivité, en revanche ils sont fortement gênés par un effet secondaire de cette amélioration. En effet, si les gens deviennent plus productifs, ils ne toléreront pas d'être traités comme du bétail. Or, aujourd'hui, nous avons une population qui, au cours des deux dernières générations, a régressé vers un statut de bétail.

On a commencé par éliminer la productivité scientifique, dégradant ainsi la vie humaine. Ensuite, en détruisant les conditions environnementales, en obligeant les gens à passer plus de temps dans leurs déplacements domicile-travail, en les privant de meilleures installations énergétiques ou d'un meilleur aménagement des villes, on les rend relativement moins productifs et plus stupides.

C'était bien là leur intention ! Ils ont reconnu, surtout avec la Renaissance et la Révolution américaine, le danger de voir émerger une société comme les Etats-Unis, une république qui fournirait toutes sortes de bonnes choses - ce qu'ils ne reniaient pas, pour la plupart ! Cependant, ils se disaient: « Si on laisse les gens prendre confiance en eux, ce qui est le propre de véritables citoyens, on ne pourra plus les traiter comme notre bétail, et cela, nous ne le tolérerons jamais! Par conséquent, nous allons réduire leur niveau de vie. Nous allons décourager la créativité scientifique . »

C'est là la source de l'empirisme. « Vous n'êtes pas capables de découvrir. Vous êtes limités à vos seuls sens. Vous êtes un animal. Vous ne connaissez que ce que vos sens vous transmettent. N'espérez pas devenir plus qu'un animal. Et si vous ne devenez pas trop nombreux, de sorte qu'on soit obligé de vous trier, et si vous ne vieillissez pas au point où nous ne voudrons plus vous nourrir, alors nous vous laisserons vivre. Nous vous permettrons même de croire que vous vous amusez. Nous vous donnerons des divertissements, la liberté sexuelle totale, bon marché, à chaque coin de rue. Ca, nous vous le laissons, mais n'essayez pas d'obtenir le pouvoir de décider du sort de la société, parce que nous nous le réservons. Si vous deveniez trop intelligents, vous pourriez tenter de contrôler votre société ou de décider qui la dirigera, et c'est une chose que nous ne permettrons jamais! »

Voilà le nœud du problème. Ils disent : « Nous ne voulons pas d'une planète de six milliards d'habitants. Nous allons donc réduire drastiquement la population mondiale, à moins d'un milliard. » Telle est l'intention déclarée des gens qui soutiennent cette politique, comme le Club de Rome. Ils l'ont dit clairement : « Nous n'acceptons pas que vous vous procuriez l'électricité nécessaire pour soutenir une société moderne. Il vous est interdit d'accéder à l'énergie nucléaire. Nous n'avons rien contre l'énergie nucléaire, dès lors que nous la contrôlons. Mais vous n'y avez pas droit parce qu'elle vous rendrait trop puissants, trop indépendants par rapport à nous. Vous auriez alors la possibilité de développer des technologies. Nous voulons que vous en restiez aux moulins à vent. Nous ne vous permettrons pas d'avoir une culture classique, sinon vous allez vous mettre à penser et ça, nous n'en voulons surtout pas! Par contre, vous pouvez aller aux rave-parties et nous vous donnerons toutes les drogues que vous voulez pour cela . »

Pourquoi George Soros, George Shultz et d'autres veulent-ils légaliser la marijuana et d'autres stupéfiants ? Pour vous rendre stupides ! Ils veulent que vous soyez stupides. Et les gens se laissent aller à la drogue parce qu'ils se disent : « je ne veux pas penser, je dois décompresser, je dois m'abrutir. Je dois aller danser à une rave-party, ce qui me fera le même effet. Je tomberai alors épuisé, dans mes danses dionysiaques folles. » C'est le culte de Dionysos qui inventa la drogue et la danse.


Retour à l'économie

Tels sont donc les problèmes de l'économie. Tout d'abord, l'économie est physique et non monétaire. Croire que l'économie soit basée sur le monétaire est le premier pas vers le désastre. Le gouvernement doit réguler l'économie, de façon à ce que la valeur monétaire - le prix - des produits ne dépasse pas la valeur des produits eux-mêmes. Ce qui implique que le pourcentage du revenu moyen nécessaire pour acheter un produit soit maintenu en relation avec le niveau de vie et de revenu.

Comment y parvenir ? En régulant les taux d'intérêt et la mise en circulation de l'argent, au moyen d'une taxation. On impose un taux plus élevé aux produits les moins valables pour la société. On augmente l'impôt sur les plus-values financières qui ne sont pas investies à bon escient. Sur des investissements dans des valeurs productives, l'impôt sera plus faible ou peut-être même décidera-t-on de l'annuler, en fonction de l'importance que la société leur accorde. Par contre, des activités parasitaires pourront être taxées.

Il faut protéger le prix des choses vitales, par exemple le prix de production de produits de base. Si vous voulez de meilleurs produits agricoles, vous devez vous assurer que l'agriculteur obtienne un prix juste. Si vous souhaitez des investissements dans certain type d'industrie, assurez-vous que le producteur bénéficie d'une rémunération équitable dans cette branche. Le crédit d'impôt est un exemple de cette approche.

Nous devons réguler l'émission et le flux d'argent, ainsi que les taux d'intérêt et les tarifs douaniers. Nous passons alors des accords commerciaux avec d'autres pays en vue de protéger leurs investissements et les nôtres. Nous régulons les flux d'argent de sorte que le prix de vente ne dépasse pas trop le prix de revient des biens. Plus encore, nous faisons en sorte, par le biais de l'accroissement de la productivité, de faire baisser le prix des biens, en termes d'argent, par rapport à la qualité des biens produits.

Nous exigeons aussi un programme fiscal favorisant le type d'investissements infrastructurels dont nous avons besoin. Pour l'infrastructure publique, comme la production et la distribution de l'électricité, nous fournirons ce que certains appellent des subventions - l'infrastructure bénéficiera ainsi d'un traitement privilégié, en termes de taux d'intérêt sur les prêts, etc.

Vous savez, dans le passé, les familles ordinaires investissaient leur épargne dans des entreprises publiques de fourniture d'électricité, de gaz, d'eau, etc. A l'époque de Roosevelt, ces sociétés étaient régulées. Ces investissements ne rapportaient pas beaucoup, mais la rémunération était fiable. On savait que son investissement dans des obligations de cette entreprise garderait sa valeur, et l'on pouvait compter dessus pour sa retraite ou en cas de sinistre. On savait qu'elles ne subiraient pas les fluctuations du marché, du fait que c'était régulé.

Le point essentiel, c'est que le gouvernement doit réguler. Ce n'est pas un conflit entre étatisme contre libéralisme, ce qui est ridicule. Mais 50% du coût total de fonctionnement d'une économie va à l'infrastructure économique de base: électricité, transport, gestion de l'eau, éducation, soins médicaux, gestion urbaine, etc. C'est l'Etat qui doit l'assumer, soit sous forme d'investissements directs, à divers niveaux du gouvernement, soit en fournissant le cadre visant à encourager l'investissement privé dans l'infrastructure publique. Ce domaine doit être régulé afin d'assurer qu'il fonctionne bien. Par ailleurs, nous pouvons accorder des avantages financiers en termes d'impôts, de crédit, etc., à une famille qui achète un logement. Cela correspond à l'intention de notre Constitution.

Or, aujourd'hui, nous suivons une direction différente. (…) Nous nous trouvons dans une crise parce que nous avons perdu de vue le sens de ce qu'est une économie. Nous substituons aux responsabilités du gouvernement des systèmes monétaires contrôlés par des intérêts privés, telle la banque centrale. Le résultat, c'est une économie en plein effondrement. Le problème réside en grande partie dans la tête des citoyens qui ont subi un lavage de cerveau et croient au libre-échange.

Nous ne croyons pas au capitalisme, nous ne croyons pas au socialisme, nous croyons au système américain qui veut que le gouvernement crée en totalité un environnement qui protège et promeuve l'esprit d'entreprise du citoyen, que ce soit pour son revenu, son profit ou autre.

Notes

1. Enfants dont les parents travaillent et qui ont la clé de la maison pour pouvoir rentrer seuls après l'école.



Lundi 26 Septembre 2005


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