Sciences et croyances

Poussière et croyances surannées



Samedi 3 Avril 2010

Poussière et croyances surannées

Image composite du rayonnement X (bleu), infrarouge lointain (vert) et infrarouge (jaune) des soi-disant restes de la supernova G54.1+0.3.
Crédit : rayons X : NASA/CXC/SAO/T.Temim et autres ; infrarouge : NASA/JPL-Caltech


Thunderbolts, Stephen Smith, 2 avril 2010


      Les effondrements d’étoiles, les explosions d'étoiles, les vents stellaires, et les étoiles poussiéreuses commandent un élément manquant : l'électricité.


      Un récent communiqué de presse de l'Observatoire des rayons X Chandra décrit l'image ci-dessus comme « ...constituée de gaz et de poussière concentrés sur les débris de la supernova. » Les nuages incandescents sont « ...excités et chauffés par l'onde de choc de la supernova. »


      Les matériaux emportés par l'explosion de la supernova sont dits filer à une vitesse énorme au-delà des autres étoiles qui étaient proches au moment où la masse de la géante stellaire s'est effondrée et a rebondi en projetant ses couches externes dans l'espace. Est-ce que cette explication correspond aux observations ? Comment se fait-il que des explosions à l’intérieur de nuages de gaz brûlants produisent des rayons X ?


      Comme cela a été relevé à plusieurs reprises dans des articles précédents de notre série Picture of the Day, les étoiles ne sont pas de simplistes globes de gaz ardents sous pression, elles sont faites de plasma. Étant ionisé, le plasma est un milieu chargé électriquement. Puisqu’il est ionisé, il n’a pas le comportement d’un gaz sous pression. C’est pourquoi les ondes de choc et les instabilités gravifiques sont insuffisantes quand elles viennent pour expliquer la naissance et la mort des étoiles.


      En laboratoire, le plasma forme des cellules isolées par une paroi mince de charge opposée appelé double couche. Se pourrait-il que la séparation des charges ait lieu également dans cette décharge de type court-circuit, connue sous le nom de restes de supernova ? Il se pourrait qu’il faille des siècles avant de pouvoir répondre à cette question, car pour détecter une double couche dans l'espace, le seul moyen c’est qu’une sonde passe à travers. Néanmoins, partout dans notre propre Système Solaire abondent des structures cellulaires séparées par des doubles couches : l'héliosphère du Soleil, les queues cométaires et les magnétosphères, tous sont des exemples de séparation de charge dans le plasma.


      Comme l’expose la théorie de L'Univers électrique, une supernova est une étoile qui explose, mais pas au sens classique du terme. C’est plutôt une explosion de double couche dans le plasma. L’énergie stellaire provient de courants électriques externes qui circulent dans l’espace à travers d’immenses circuits. Ainsi, le rayonnement et le « vent » stellaire sont dus à des décharges d'arcs dont la puissance varie. Par exemple, ce sont ces arcs électriques qui constituent la couronne, la chromosphère et la photosphère de notre Soleil.


      Les supernovae résultent en réalité du fait qu’une étoile « actionne un interrupteur » dans le circuit galactique. Le résultat est similaire à la rupture non intentionnelle du circuit d’un réseau électrique terrestre, provoquant la concentration soudaine en un seul point de l'énergie électromagnétique emmagasinée dans le circuit entier.


      Quand une double couche explose, l'énergie d'un circuit entier afflue dans l'explosion en amplifiant son expansion bien au-delà de la surface de l'étoile. Émettant des salves de lumière de haute énergie, le rayonnement de la double couche est favorisé dans les longueurs d'onde de l'ultraviolet ou des rayons X. Les ondes de choc et la chaleur (infrarouge) ne sont pas une preuve du principe de ce genre d’événement, ce sont les manifestations secondaires d’un événement à l’origine électrique.


      Grossièrement concentriques et radiaux, les filaments de G54.1+0.3 suggèrent que le télescope regarde l’intérieur de la formation cylindrique du filament de Birkeland interstellaire pincé en forme de sablier qui alimente l’étoile centrale excessivement brillante.


      L’analyse de la température faite par l’équipe de Chandra est aussi très probablement douteuse. De l'énergie thermique est créée quand des atomes entrent en collision les uns avec les autres. Les diverses longueurs d'ondes infrarouges émises par ces collisions d’atomes correspondent à leur température. Toutefois, le rayonnement synchrotron des électrons traversant le champ magnétique produit l'énergie la plus éclatante dans l’espace.


      Un déplacement d’électrons s’appelle courant électrique. Un courant électrique dans un champ magnétique est défini comme « aligné suivant les lignes de force du champ » et est connu sous le nom de courant de Birkeland. Les courants de Birkeland diffusent un rayonnement synchrotron, et le rayonnement synchrotron ne donne aucune indication de température.


      Ce sont des courants électriques dans le plasma qui forment ce que nous observons. Plutôt qu'un front de choc gazeux en expansion, les caractéristiques montrées par l'image de Chandra sont illuminées par l'électricité qui traverse le plasma poussiéreux. Le rayonnement X, typique de celui dégagé par les étoiles hautement excitées, indique une tension électrique extrêmement forte.



Original : thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/100402outworn.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard




Samedi 3 Avril 2010


Commentaires

1.Posté par zed974 le 03/04/2010 20:04 | Alerter
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A propos de science et d'astronomie, rappellons que le Coran est le seul livre religieux à ne pas contredire la science moderne, puisqu'il différencie étoiles ( lumières) des planètes et satellites ( lueurs). Par ailleurs le soleil n'y tourne pas autour de la terre, le mouvement des corps celestes est décrit comme "roulant" dans l'Univers.

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