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Pourquoi nous refusons le marquage électronique des brebis et nous nous débattons dans le monde qui le produit


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bergerouest@no-log.org
Lundi 29 Octobre 2007

Pourquoi nous refusons le marquage électronique des brebis et nous nous débattons dans le monde qui le produit

Au 1er janvier 2008, l’ensemble du cheptel ovin et caprin de la communauté Européenne doit être identifié avec des puces électroniques pour répondre aux exigences industrielles de " sécurité alimentaire " (règlement CE n°21/2004 du conseil du 17/12/2003). Ces mouchards arrivent à une époque où la machine industrielle s’emballe au rythme des crises sanitaires (grippe aviaire, vache folle, fièvre aphteuse…). Le dernier moyen de maintenir l’illusion d’une maîtrise est de considérer les éleveurs comme des risques industriels potentiels. Il faut donc assurer leur flicage.

Dans la marche du progrès, refuser le puçage électronique des brebis peut paraître anodin. Pourtant, cette nouvelle mesure de traçabilité, nous la prenons en pleine figure car nous savons qu’elle nous pousse un peu plus loin dans un monde où l’on commence à se sentir de trop.

L’élevage n’est pas seulement une industrie produisant du lait ou de la viande. La domestication n’est pas seulement la soumission d’un animal, c’est aussi un long compagnonnage commencé à la révolution du néolithique. Ces interdépendances influencent depuis 10.000 ans nos relations aux animaux, aux humains et au monde. Cette longue compagnie a participé à construire nos imaginaires, nos mythes, notre culture.

Avec le puçage électronique, toute cette partie de l’histoire de notre humanité est anéantie, détruite, niée.

Comme la plupart des professions, une part de plus en plus importante de nos activités est régie par un ailleurs : normes industrielles, obligation de s’expliquer, permanence de la suspicion à notre égard. Cela suffit !

Pour nous, il ne s’agit pas de se justifier. Nous ne voulons plus cogérer les modalités de notre soumission. Nous ne voulons plus nous " adapter ". Nous ne pouvons regarder nos brebis se transformer en machine, en émetteurrécepteur sans rien dire. Dans un monde où l’humiliation est devenue tellement familière que l’on ne la reconnaît plus, où le contrôle ne choque plus personne et peut même être citoyen ou participatif, nous avons fait comme tout le monde. Nous avons fait profil bas, nous avons ménagé les administrations et entretenu notre asservissement au système des primes agricoles en traînant les pieds face aux " nouveautés ".

Aujourd’hui refuser le puçage électronique, c’est voir son troupeau euthanasié. Malgré tout, si nous prenons publiquement la parole, c’est que nous ne voulons pas plonger dans l’aigreur et le désespoir que génère la résignation ( " de toute façon ça se fera ", " les gens ne comprennent rien ", " le monde est devenu fou ", " on n’arrête pas le progrès ").

La révolution industrielle a réalisé la volonté de tout transformer en machine. Après les outils, il est question aujourd’hui des animaux domestiques avec le marquage électronique. Vient le tour du cheptel humain.

Déjà, il est question de bornes biométriques dans les cantines, de fichier ADN, de cartes d’identités biométriques,… Ce puissant processus de mécanisation du monde vivant est en train de détruire tout ce qui fait que l’humain n’est pas seulement une construction biologique usinable à merci.

Nous avons encore quelques espoirs mais ils peuvent disparaître si l’on continue à se taire, à baisser la tête, à laisser échapper ce que l’on a dans les mains. Ici, il s’agit pour nous de conserver quelques chances d’élever des bêtes à peu près dignement, de ne pas collaborer par notre silence à l’automatisation et à la déshumanisation de l’élevage, à la transformation définitive des bêtes en marchandise et à notre enfermement dans un monde invivable pour les brebis et pour nous tous.

Nous, bergers des plaines, des causses et des montagnes, réunis pour notre sauvegarde, appelons toutes et tous à refuser les entraves électroniques. Nos troupeaux ne sont pas des machines et nous n’habitons pas dans des usines. Nous vous invitons à reproduire ce texte, et à en parler autour de vous.

Des bergères et bergers opposés à la mécanisation de la vie





Août 2007
Pour poursuivre, contact :
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Groupe sud-ouest : Bergères et bergers languedociens rue du Port 81500 Lavaur
Groupe sud–est : Léon Nampepusse ancienne école 84400 Sivergues



Lundi 29 Octobre 2007


Commentaires

1.Posté par ouioui au darfour pour les pièces détachées humaines le 30/10/2007 12:53 | Alerter
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après les brebis ça va être à notre tour d être pucé, car tel est le bon plaisir des enc qui gouvernent au dessus des marionnettes présidentielles!!!!

2.Posté par Ph.Nicot le 04/12/2007 15:15 | Alerter
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Voir Votre santé de décembre 2007 page 7 pour info...
Objet la puce RFID de Verichip serait cancèrigène.
Site Katherine Albrecht "www.spychips.org"

3.Posté par MAHE Elizabeth le 11/04/2008 11:57 | Alerter
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bonjour,je suis de l'île de Groix,un caillou de 20km² au large de Lorient(Morbihan).J'y ai 6 ânes depuis une dizaine d'années.Nous devons,nous aussi,pucer nos bêtes mais le seul véto qui vient de temps en temps n'a pas le matériel et aucun autre de la région ne veut se déplacer.Il faudrait passer les ânes 2 par 2 dans notre fourgon(nouvelle loi depuis 2ans :nous n'avons plus le droit de les passer sur le pont du bateau) seulement voilà,autre nouvelle loi:désormais,ilfaut,même pour un simple particulier,une habilitation pour le fourgon et le conducteur(habilitation à passer,sur 3 jours à Rennes, en Ille et Vilaine...et puis il faudrait changer de fourgon).On a droit à une tolérance de 60 kms sans habilitation.L'ahuri qui a pondu cette loi et ceux qui l'ont votée vont sûrement pouvoir me dire si,dans les 60 kms,on doit compter la vingtaine de kms de trajet en mer........Et puis,vous savez quoi:on va rester chez nous!Bon courage à vous tous.
E Mahé

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