Sciences et croyances

Pourquoi la région basse de la couronne solaire est plus chaude que la photosphère



Donald Scott
Vendredi 21 Mai 2010

Pourquoi la région basse de la couronne solaire est plus chaude que la photosphère

Les ions positifs sont accélérés par la charge électrique de la double couche de la chromosphère du Soleil électrique.
En haut : énergie électrique d'un ion positif en fonction de sa position.
Au milieu : force d’éloignement d’un ion positif en fonction de sa position.
En bas : vitesse d’éloignement d'un ion positif en fonction de sa position.


Thunderbolts, Donald Scott, 19 mai 2010


      L’agitation brownienne chaotique crée la température élevée constatée dans la couronne solaire.


      De toutes les idées proposées pour expliquer la température extrême (plus de 2 millions de Kelvins) mesurée dans la partie basse de la couronne du Soleil, les collisions à cet endroit entre ions positifs accélérés électriquement à grande vitesse et ions et atomes neutres relativement statiques, représentent la solution la plus simple.


      Les propriétés électriques de la photosphère / chromosphère / région basse de la couronne à la limite visible du Soleil, sont sous la domination d’une charge électrique de double couche. Cette charge de double couche est illustrée dans le graphique du haut de la figure principale du Picture of the Day du 11 mai 2010, Impulse Control [copiée ci-dessous, ndt]. Les graphiques du haut et du milieu de cette illustration sont reproduits dans la figure ci-dessus.



Energie, force du champ électrique, et densité de charge en fonction de l’éloignement radiale à la surface du Soleil.
Crédit : Ouvrage The Electric Sky de Donald Scott.


      Tant qu’ils sont dans le plasma de la photosphère (région a à b de la figure du haut), les ions positifs ne subissent pas les forces électrostatiques externes. Seules se produisent la diffusion du mouvement (due au gradient de concentration ionique) et l’agitation thermique aléatoire (brownienne). La température mesure tout simplement la violence de cette agitation aléatoire. La photosphère, la surface du Soleil, est l’endroit où la température, mesurée à environ 5800 Kelvins, est minimum.


      Le graphique du haut, de l'énergie électrique (tension), montre que les ions positifs ont une énergie potentielle électrique maximum quand ils sont dans le plasma de la photosphère. Mais leur énergie cinétique (température) est relativement faible. À un point situé juste à gauche du bord droit du pallier d'énergie de la photosphère (point b), tout mouvement aléatoire vers la droite (radial vers l'extérieur) déplaçant même imperceptiblement un ion positif de l’autre côté du bord, fera qu’il sera emporté en bas de la colline d’énergie, vers la droite.


      Le graphique du milieu de la figure ci-dessus montre la force du champ électrique (gradient de tension), en accord avec la distribution de la tension spatiale. Ce champ électrique est la force par unité de charge positive appliquée à tout ion positif se trouvant dans cette région. Dans la région b à d, cette force accélère les ions positifs vers l'extérieur. L'accélération produite par ce champ électrique est maximale au point c, et, quelque part près du point d, la vitesse d’éloignement des ions positifs atteint sa valeur maximale.


      Tandis que ces ions positifs accélèrent en s’éloignant, leur énergie potentielle chute considérablement. Ils changent la haute énergie potentielle (électrique) qu'ils avaient dans la photosphère en énergie cinétique – ils gagnent une vitesse d’éloignement radiale extrêmement grande et perdent de gauche à droite leur agitation aléatoire. De cette façon, ils perdent leur état d’agitation thermique (become « de-thermalized »). C'est ainsi car, dans cette région de grande accélération radiale, le mouvement des ions devient extrêmement organisé (parallèle [ou polarisé]). Leur température, qui n’est qu’une mesure de leur agitation aléatoire, tombe à un minimum. Ces ions positifs voyageant rapidement, quand ils parviennent hors de portée de la force du champ électrique dirigée vers l'extérieur qui les a accéléré, ils ont atteint le bas de la colline et se déplacent bien plus vite que quand ils étaient au sommet. À ce moment, du fait de leur grande énergie cinétique, leurs collisions avec d'autres ions ou atomes neutres sont toutes violents. Cela crée dans cette région (rouge) une agitation aléatoire de forte amplitude, qui ramène de cette façon tous ces ions et atomes à l’état thermique (re-thermalizing), à une température beaucoup plus élevée. Les éclatantes émissions de rayons X qui ont été observées à cet endroit, dans la partie basse de la couronne, sont sans doute dues à ces collisions.


      Juste au-dessus (à droite dans le diagramme), les ions au point d sont signalés être à des températures de un à deux millions de Kelvins. Ce genre de résultat peut être prévu uniquement à partir du modèle du Soleil électrique.


      La récupération de l’état thermique (re-thermalization) se passe dans une région analogue à des eaux vives turbulentes qui bouillonnent en bas d'une coulée d'eau laminaire sans ride. Dans le modèle thermonucléaire, aucun phénomène de ce genre (toboggan aquatique) n’existe – et il n’y a donc pas d’explication simple sur la discontinuité de température observée.


      Notez que la reconnexion magnétique, ni aucun quelconque mécanisme magnétique quel qu’il soit, n’a été mentionné dans ce processus. Le phénomène observé est uniquement dû aux forces électriques qui se produisent dans la charge de la double couche au-dessus de la surface du Soleil.


      Il est clair par conséquent que le modèle du Soleil électrique prévoit aisément l'existence du profil des températures observé et montre comment il se produit. S'il n'y avait pas de discontinuité de température, cela poserait un problème à l’hypothèse du Soleil électrique.



      Donald Scott, l’auteur de l’ouvrage The Sky électrique, a obtenu son baccalauréat et une maîtrise en génie électrique à l'université du Connecticut à Storrs. Après ses études il a travaillé pour General Electric à Schenectady dans l’État de New York, et à Pittsfield dans le Massachusetts. Il a obtenu un doctorat en génie électrique à l'Institut polytechnique de Worcester dans le Massachusetts, et a été membre du corps professoral au Département du génie électrique et informatique à l'université du Massachusetts à Amherst à partir de 1959 jusqu'à sa retraite en 1998.



Original : thunderbolts.info/tpod/2010/arch10/100519corona.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



Dernier article apparenté


Extraits de l’ouvrage « Univers électrique, » partie 6 (15/05/2010)
      Ce passage, qui fait suite au sixième, détaille ce qui s’est passé lors de la mission Deep Impact, la preuve flagrante de la nature électrique des phénomènes cométaires.




Vendredi 21 Mai 2010


Commentaires

1.Posté par Arthur Gohin le 17/08/2010 20:54 | Alerter
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Ce modèle de la couronne solaire me paraît irréaliste. En effet les charges électrostatiques sont très instables car elles vont spontanément à la rencontre l'une de l'autre pour s'annuler. Il faut pour maintenir écartées des charges de signe opposé un mécanisme qui est évidemment absent dans ce modèle: le seul donnant de hautes tensions que l'on connaisse est celui du frottement entre solides.
Il existe toutefois bel et bien un mécanisme pour expliquer la haute température de la couronne: le chauffage par induction.
En effet elle est ionisée de par sa très faible densité et le chauffage par contact avec la photosphère, donc conductrice. Ensuite les sources de champs magnétique émis par le soleil sont en mouvement relatif par rapport au différentes parties de cette couronne car le soleil est en rotation. Ce champs magnétique est donc créateur d'un champs électrique à rotationel non nul, c'est à dire capable de produire des boucles de courants (contrairement au champs électrostatique dont le rotationel est nul). Ces boucles de courant chauffent la couronne par effet joule.

On peut remarquer que cette induction existe de même pour le champs magnétique terrestre.


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