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Pourquoi je mets en garde contre les expériences prévues à l’aide du Grand collisionneur à hadrons


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Lundi 11 Août 2008

Pourquoi je mets en garde contre les expériences prévues à l’aide du Grand collisionneur à hadrons

par Otto E. Rössler, biochimiste et physicien

hd. Le texte ci-dessous du biochimiste, pionnier de la théorie du chaos et physicien Otto E. Rössler expose tout d’abord ses inquiétudes à propos des expériences qui vont être réalisées au CERN. Cette première partie du texte ne sera pas immédiatement accessible à la plupart des profanes, mais les conclusions de ces réflexions scientifiques le seront et elles sont si importantes que nous tenons à présenter le texte à nos lecteurs dans sa totalité. En résumé, il s’agit de ceci: A partir du 1er août, le CERN va procéder à une série d’expériences permettant très probablement de créer des trous noirs. Deux théories s’opposent à ce sujet: selon Stephen Hawking, les trous noirs ainsi produits se désintègrent en l’espace de 10-26 secondes. («évaporation des trous noirs»). D’autres scientifiques, notamment Rössler, craignent que les trous noirs ne se dématérialisent pas mais restent sur terre, se nourrissent d’autres particules de matière (quarks), se développent de manière exponentielle et ne puissent plus être éliminés de l’environnement terrestre. En conséquence, il demande qu’avant le début des expériences, une commission de sécurité scientifique examine attentivement les théories existantes.
C’est un honneur pour moi de pouvoir écrire un article accessible à tous. Les auditeurs de mon cours sur le chaos et moi-même sommes tombés sur un fait nouveau de la théorie générale de la relativité qui nous distingue de la presque totalité des spécialistes mais n’a jamais été contesté. Nous l’avons exposé en anglais en 1998 sous le titre Gravitational slowing-down of clocks implies proportional size increase (in: A Perspective Look at Nonlinear Media, Lecture Notes in Physics, Springer Verlag, 1998;503:370-372) sans enregistrer de critiques. Ce résultat est la vraie raison de ma mise en garde contre les expériences prévues par le CERN sur des faisceaux protoniques soumis à des accélérations extrêmes, jamais atteintes jusqu’ici.
Notre découverte modifie l’interprétation – pas la justesse – de la théorie générale de la relativité. Einstein supposait que dans un champ gravitationnel, là où la lumière, comme il l’avait découvert, est décalée vers le rouge (diminution de la fréquence) et où les horloges avancent plus lentement, la vitesse de la lumière est ralentie. Car vue d’en haut, la lumière «traîne» deux fois plus lentement quand sa fréquence est divisée par deux. Cette question troubla profondément le confrère d’Einstein Max Abraham, son aîné, qui rappela à Einstein, en 1912, que la constance de la vitesse de la lumière était sa découverte la plus remarquable. Pourtant ce qu’Einstein avait observé d’en haut, était correctement décrit. Ce que nous avons trouvé, c’est que les deux observations sont justes. Cela ne tient pas au fait que la vitesse de la lumière, en bas, est par exemple divisée par deux, mais au fait que l’extension de tous les objets, et de l’espace lui-même, est doublée en bas dans toutes les directions. Ce qui s’oppose apparemment à cette interprétation, c’est le fait que la largeur reste inchangée. Cela tient à ce que, selon le principe d’équivalence, la transformation de Lorentz modifie certes la longueur d’un corps mais pas sa largeur. Le fait que la transformation de Lorentz puisse non seulement provoquer une contraction de l’espace, comme Lorentz l’a montré, mais également une extension, comme nous l’avons observé ici, avait déjà été décrit par Walter Greiner dans son manuel en plusieurs volumes (ce que nous avons appris plus tard). L’apparente constance de la largeur vue d’en haut est un effet de distorsion. Pour les observateurs situés sous le champ gravitationnel, avec leur taille doublée, tout est normal (isotropie). Ils sont certes deux fois plus ­larges mais cela ne se voit pas d’en haut (anisotropie). C’est pourquoi la lumière, en bas, ne «traîne» qu’en apparence.
L’expansion relative de l’espace (ou, inversement, sa contraction) indépendante du temps est une chose difficile à comprendre. C’est pourquoi il ne s’est rien passé pendant presque 10 ans. Pourtant l’année dernière un livre particulièrement accessible sur la théorie générale de la relativité nous a permis de retrouver notre résultat de 1998 sous son aspect quantitatif dans la version définitive, de 1915, de la théorie générale de la relativité d’Einstein. Effectivement, la «distance radar» entre le haut et le bas y est, comme dans notre résultat, deux fois plus longue de haut en bas que de bas en haut. La formule donnée page 130 de l’ouvrage de J. Foster et J. D. Nightingale (A Short Course in General Relativity, Springer Verlag, 2006) le montre bien. La même intégrale se trouve naturellement dans beaucoup d’autres textes en tant que résultat de la métrique radiale de Schwarzschild. Mais le fait qu’elle soit différente dans les deux sens verticaux n’apparaît aussi clairement que dans ce manuel, si bien que cela nous a sauté aux yeux.
C’est ainsi qu’est né le «théorème » Il existe dans la théorie générale de la relativité une mesure de distance naturelle, la «distance » (à ne pas confondre avec la distance I, appelée souvent également distance R) qui est, pour la vitesse de la lumière, universellement, et non pas seulement localement, constante. Elle reflète l’augmentation de taille en dessous et explique pourquoi la lumière met un temps infini à monter et sortir d’un trou noir à partir de sa surface (l’«horizon»): parce que la distance  est infinie. Jusqu’ici, on supposait au contraire que le retard infini provenait de ce que la lumière, en bas, se déplaçait avec une infinie lenteur. Les deux hypothèses sont formellement équivalentes, mais la seconde est plus simple et plus naturelle et elle permet de nouvelles prédictions.
Et nous voici arrivés aux expériences à réaliser à l’aide du Grand collisionneur à hadrons (LHC). Pour nous, les trous noirs (ceux que l’on espère produire au CERN) pos­sèdent de nouvelles propriétés physiques. Par exemple, la lumière – chaque rayonnement – a besoin, pour parvenir de l’horizon vers l’extérieur, d’un temps infini parce qu’elle doit parcourir une distance infinie. Aussi les trous noirs ne peuvent-ils plus se dématérialiser «à la Hawking», ou plus précisément, ils ne le peuvent qu’au bout d’un temps infiniment long ou infiniment lentement (ce qui revient au même). Ainsi, ils ne peuvent pas disparaître en 10-26 secondes en une pluie de particules secondaires, comme on le supposait jusqu’ici. Les particules doivent donc soit s’échapper sans être vues ou, si elles sont assez lentes, disparaître dans la terre de manière invisible pour y tournoyer, ralentir de plus en plus et être absorbées par un quark s’il vient à croiser leur route. Le seul problème non encore résolu consiste dans la rapidité de croissance, qui donne lieu à une nouvelle hypothèse, celle d’une croissance exponentielle par formation d’attracteurs.
Le théorème  différencie notre petite minorité des autres spécialistes, si bien que nous seuls pouvons dire «Objection, votre Honneur.» Pourquoi devrait-on nous écouter? Nous n’en demandons pas tant. Nous voudrions seulement que notre nouveau résultat (cf. www.wissensnavigator.com/documents/ottoroesslerminiblackhole.pdf) soit débattu au cours d’une conférence de sécurité par les experts mondiaux de la question avant que les expériences ne deviennent critiques cet été. Si notre théorie est réfutée, nous nous inclinerons. Dans le cas contraire, nous ne serons plus seuls. C’est ça, la science. Nous mettons en jeu notre réputation, c’est tout.
Malheureusement, le CERN ne veut pas entendre parler d’une telle conférence. Même la Commission européenne ne peut pas l’y contraindre. (Robert-Jan Smits, directeur général de la recherche de la Commission européenne, est intervenu.) Il n’est pas facile de comprendre les raisons de ce refus. Les enfants ont toujours eu la possibilité d’être entendus par la science, même quand le roi était nu, même si cela était gênant.
Il existe cependant une raison impérative pour laquelle le CERN doit autoriser cette conférence. A supposer que nous ayons raison, il en résultera premièrement, comme nous venons de le démontrer, que les trous noirs qui seront éventuellement produits ne vont pas s’évaporer et s’il en subsiste sur la terre, qu’ils vont se multiplier. Deuxièmement, ils ne laisseront pas de traces lors de leur production. Par conséquent, l’expérience, en ce qui concerne la production de trous noirs, va apparaître comme un échec. Le CERN va annoncer fièrement ce résultat. Dans ce cas, malheureusement, personne ne sera soulagé. Même une conférence convoquée après coup ne pourra plus rien faire. Car dire (Car au cas où le consensus visé serait) «qu’il y a une probabilité donnée que des trous noirs aient quand même pu être produits et qu’ils y a une probabilité donnée qu’au moins l’un d’eux se trouve sous terre et est en train de croître, peut-être très rapidement» serait irresponsable. Même un consensus absolu concernant le contraire (absence de danger) ne serait plus, pour cette raison, crédible. Le monde ne pardonnerait pas l’expérience, ni les scientifiques ni l’Europe. Ils considéreront cette expérience qui leur a été imposée comme le plus grand crime de l’histoire de l’humanité, même si, finalement, il ne s’est absolument rien passé.
Ce serait évidemment à tort car les chercheurs du CERN sont des gens honnêtes et sympathiques. Mais les conséquences seraient mille fois pires. C’est pourquoi on ne peut plus convoquer de conférence d’experts crédible après l’expérience. Il faut la convoquer dans les quelques semaines qui restent et cela malgré le fait que seule une petite minorité de spécialistes voient là actuellement un danger.
Me voici arrivé à la fin de mon plaidoyer adressé à l’opinion publique. Je trouve extrêmement gênant de devoir adresser cette mise en garde. La poursuite des réflexions ­d’Einstein cent ans après la parution du principe d’équivalence (le 22 janvier 1908 dans le Jahrbuch der Radioaktivität und Elektronik à la demande de Johannes Stark) fait encore mal. Jouer les prophètes de malheur procure un sentiment inhabituel. Jona était déçu qu’on l’écoute. Je vous pardonnerai si vous m’écoutez. Je vous en prie, pardonnez-moi de vous demander de l’aide pour que l’on me réfute. C’est mon seul objectif. Montrez-moi mon erreur. Tout cela tient uniquement au fait que le temps presse.    •

Je remercie Dieter Fröhlich, mon collaborateur et ami depuis de nombreuses années, ainsi que ­Wolfgang Fedyszin, Jeannette Fischer, Enrico Pellegrino, Joachim Frank, Peter Plath, Frank Kuske, Peter Weibel et Artur Schmidt.

Source: www.wissensnavigator.ch/documents/enrico.pdf, 9/6/08
(Traduction Horizons et débats)


Pourquoi je mets en garde contre les expériences prévues à l’aide du Grand collisionneur à hadrons

CERN – la physique des particules piégée par l’OTAN

Andre Gsponer, ancien directeur de l’Independent Scientific Research Institute (ISRI) à Genève

et Jacques Grinevald, professeur émérite à l’Institut Universitaire d’Etude du Développement (IUED), Université de Genève
En publiant une adaptation de l’article de l’historien John Krige sur l’origine du CERN, La Recherche d’octobre 2004 (no 379; p. 64–69) a eu le grand mérite de dépasser les légendes qui circulent à ce propos, et ainsi d’ouvrir le débat sur les vraies fonctions du CERN, qui comme pour toute organisation internationale, sont avant tout politiques.
En tant que participant actif, ou (et) observateur attentif, du dévelopment du CERN et de la physique des hautes énergies durant ces trentes dernières années, nous voudrions faire quelques commentaires, notamment en nous référant à l’original: «I.I. Rabi et la naissance du CERN» (Physics Today, September 2004, p. 44–48)1.
D’abord le titre, devenu: «CERN l’atome piégé par le plan Marshall». En effet, si les idées à l’origine du CERN en 1954 remontent au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sa création proprement dite a beaucoup moins à voir avec le plan Marshall (1948–1952) qu’avec l’initiative «Atomes pour la Paix» de l’Administration Eisenhower en 1953. En effet, comme l’ont montré les politologues2, cette démarche américaine de déclassement d’une partie des secrets de la fission nucléaire était avant tout une intiative de politique étrangère, tout comme la création du CERN, ainsi que le démontre John Krige.
De fait, l’initiative «Atomes pour la Paix» a été suivie en 1957 par une initative soviétique dont on parle peu, une démarche similaire de déclassement d’une partie des secrets de la fusion thermonucléaire, initiative rapidement récupérée par les Américains en 19583. Il en a résulté que la Grande Bretagne, suivie par d’autres Etats, se sont rapidement engagés dans des programmes nationaux, ce qui explique en partie pourquoi aujourd’hui encore l’effort international pour la fusion thermonucléaire n’est pas comparable à celui de la recherche centralisée en physique des hautes énergies, dont le CERN est le prototype.
Ainsi, l’épisode relaté par John Krige démontre, documents officiels à l’appui, que la création du CERN s’inscrit dans une dynamique où les trois axes scientifico-technologiques du nucléaire (la fission, la fusion, et l’accélération des particles – voir La Recherche no 124, juillet/août 1981, p. 866–868) ont été autant que possible endigués, neutralisés, «piégés» voire même «pillés» par la politique étrangère américaine. En fait, ces conclusions étaient déjà les nôtres quand nous avons publié «La Quadrature du CERN» en 1984 (voir La Recherche no 165, avril 1985, p. 506)4. Mais nous ne savions pas alors que François de Rose, considéré comme l’un des fondateurs du CERN (dont il a présidé le Conseil de 1959 à 1962), avait écrit en tant qu’ancien Représentant permanent auprès du Conseil atlantique, dans la Revue de l’OTAN d’octobre 1978, pages 16–20 et 26–30, un article sur la politique scientifique de l’OTAN où le CERN était montré en exemple, et dont les conclusions vont largement dans le sens de celles de John Krige ou des nôtres. En particulier, dans une perpective de complémentarité atlantiste, où domine la vision d’une Amérique plus «apte» à «assimiler et utiliser les développements scientifiques et techniques», donc mieux «disposée» que l’Europe «à accueillir les innovations et les progrès», François de Rose rappelle qu’il aurait été «dommageable pour l’Amérique elle-même» de ne pas avoir un accès direct «aux découvertes de base, aux enseignements et aux travaux accomplis en Europe»5.
C’est ainsi que, bien que ne faisant pas partie de l’Organisation, les Etats-Unis ont toujours eu un accès privilégié aux résultats scientifiques et technologiques du CERN. Ceci est illustré par le fait que des expériences cruciales pour le développement des armes à faisceaux de particules ont pu être faites sans difficultés au CERN au début des années 19806, et qu’en ce moment même des scientifiques américains travaillant sous contrat Défense participent à des expérience sur l’antimatière7, alors qu’il est explicitement reconnu que ce genre de collaboration permet aux USA de faire l’économie de la construction d’installations similaires sur leur propre territoire, voir La Recherche de novembre 1986 (no 182; p. 1440–1443)8.
Mais cela ne veut pas dire que les Européens n’ont pas pu profiter de la «tête de pont» CERN, notamment pour détourner à leur avantage certains aléas de la démocratie. C’est ainsi que lorsqu’en 1965 des complications politico-administratives ont freiné la livraison d’un super-ordinateur CDC 6600 dont la France avait besoin pour mettre au point sa bombe à hydrogène9, les scientifiques français ont pu utiliser une machine similaire que le CERN venait de recevoir10 pour apprendre à s’en servir et commencer à écrire leurs programmes. En fait, si dans ce cas un Etat européen dont la politique nucléaire indépendantiste inquiétait le Congrès américain a pu bénéficier du CERN, un événement assez semblable s’est produit en 2001 lorsque le CERN a signé un accord de coopération avec l’Iran11, au grand dam de la classe politique américaine.
Pourquoi? Comme nous le confirme John Krige dans son article original, avec référence à la CIA, le CERN avait aussi été créé à l’avantage de l’Occident pour que «les scientifiques américains puissent discrètement juger la compétence de leurs collègues soviétiques et d’ailleurs, […] en bref, pour que le CERN puisse constituer une base utile à l’espionnage scientifique informel»12. C’est ainsi que lorsque les scientifiques et ingénieurs irakiens ont assidûement fréquentés le CERN dans les années 1970, par le biais de collaborations avec des Universités anglaises, il ne fait aucun doute que Washington fut rapidement informé de ce que les Irakiens s’inspiraient de la technologie des accélérateurs pour enrichir de l’uranium à des fins militaires13. Si on les a laissé faire, pour ensuite prétendre en 1991 que l’on ne savait rien, c’est que la règle de ce jeu là consistait, et consiste toujours, à frapper fort au moment où l’autre commettrait une erreur.
C’est ainsi que le CERN, né avec la Guerre froide, continue à jouer, voir à étendre, son rôle politique de passage obligé pour tout pays voulant accéder à la technologie des accélérateurs de particules, que ce soit en raison de leurs applications scientiques, industri­elles, ou militaires. Il n’est donc pas étonnant de constater que depuis qu’ils ont fait des essais nucléaires, l’Inde et le Pakistan sont devenus des partenaires hautement considérés au CERN, comme le démontrent les nombreuses pages consacrées à ces deux pays dans le Courrier CERN depuis quelques années14.
Que dire alors du CERN à l’occasion de son 50e anniversaire? Principalement qu’il a largement concrétisé, voir dépassé, les rêves de ses promoteurs – les visionnaires atlantistes tels que Isidor I. Rabi (qui représenta les Etats-Unis auprès du Comité scientifique de l’OTAN), J. Robert Oppenheimer (président de 1946 à 1952 du «GAC», le très influent comité de huit personnes, dont Rabi, conseillers scientifiques et politiques de l’«AEC», la Commission américaine pour l’énergie atomique), François de Rose en France, Edoardo Amaldi en Italie, et beaucoup d’autres15. Il est donc navrant, pour nous qui sommes convaincus que l’Europe a un autre message à apporter au monde que celui de la puissance, de voir que le CERN piégé dans la dynamique atlantiste, a empêché plutôt que favorisé un véritable processus d’unification européenne centré sur des valeurs morales et scientifiques qui lui seraient propres.    •

1    J. Krige, http://www.physicstoday.org/vol-57/iss-9/p44.html: I.I. Rabi and the birth of CERN, ­Physics Today (September 2004) p. 44–48.
2    R. Kollert, Die Politik der latenten Proliferation. Militärische Nutzung ‹friedlicher› Kerntechnik in Westeuropa, Dissertation (Deutscher Universitätsverlag, Wiesbaden, 1994, ISBN-3-8244-4156-X) 551 pp.
R. Kollert, ‹Atoms-for-peace›: A foreign policy concept of the Cold War gets into a clue to latent proliferation, INESAP Information Bulletin, no 9 (May 1996) 22–24.
3    A. Gsponer et J. P Hurni, http://arXiv.org/pdf/physics/0401110
ITER The International Thermonuclear Experimental Reactor and the Nuclear Weapons Proliferation Implications of Thermonuclear-Fusion Energy Systems (PDF), report ISRI-04-01 (2 February 2004) 80pp. Voir plus particulièrement la section 2.9, pages 51 à 54.
4    J. Grinevald, A. Gsponer, L. Hanouz, and P. Lehmann, http://cui.unige.ch/isi/sscr/phys/Quadrature.html «La Quadrature du CERN», avec: http://cui.unige.ch/isi/ssc/phys/Jungk-preface.html
préface de Robert Jungk (Editions d’En bas, ­Lausanne, 1984) 186 pp.
5    François de Rose, Les progrès scientifiques et techniques: Les problèmes qu’ils posent à l’Ouest, Revue de l’OTAN, Vol.26 (Octobre 1978)16–20, 26–30. Pour le CERN, et la fusion thermonucléaire, voir plus particulièrement les pages 26 et 27.
6    Voir la postface, Le CERN, vingt ans après, http://cui.unige.ch/isi/ssc/phys/Jungk-postface.html que Robert Jungk a écrite en 1986 pour la réédition de son livre de 1966 sur le CERN. Voir aussi La Quadrature du CERN, pages 29 à 34. Pour les détails techniques, voir section 9.1. de A. Gsponer: http://arXiv.org/pdf/physics/0409157 Physics of high-intensity high-energy Particle Beam Propagation in open Air and outer-space Plasmas (PDF), Report ISRI-82-04 (September 2004) pages 63–71.
7    G. Gabrielse et al., First measurement of the velocity of slow antihydrogen atoms, Phys. Rev. Lett. Vol. 93 (13 August 2004) 073401-1. En page 073401-4 on lit que l’expérience est partiellement financée par l’Air Force Office of Scientific Research of the United States. Cette publication est annoncée dans: «CERN Courier» (October 2004): http://www.cerncourier.com/main/article/44/8/6 p. 8.
8    http://cui.unige.ch/isi/ssc/phys/LaRecherche.html
Version web avec quelques liens internet supplémentaires.
9    U.S. delays jumbo systems for France, Datamation, Vol. 11 (January 1965) 95.
10    C. Jones, Computing at CERN, «CERN Courier» (September 004): http://cerncourier.com/main/article/44/7/27 p. 32.
11    Un premier accord de coopération apportant 1.4 millions de francs suisses au CERN a été signé le S juillet 2001: «CERN Courier» (September 2001): http://cerncourier.com/main/article/41/7/18/4/cernpeo15_9-01 p. 38.
12    Référence no 8 de: http://www.physicstoday.org/vol57/iss-9/p44.html (erreur de lien?!…) version Physics Today de l’article de John Krige: Wilton Lexow, The Science Attaché Program (CIA, Studies in Intelligence, Spring 1966) p. 21: http://www.cia.gov/csi/studies/declass Instructions pour la commande.
13    Voir l’article de Suren Erkman: http://cui.unige.ch/isi/ssc/phys/Erkman.html Bombe atomique: L’Irak est passé par le CERN, dans le Journal de Genève du 22 avril 1995. Voir aussi «La Quadrature du CERN» pages 60, 70, 71, et 73. Pour plus de détails techniques et politiques, voir A. Gsponer: http://nuclearweaponarchive.org/Iraq/Calutron.html Iraq’s calutrons: 1991-2001.
14    Pour un numéro consacrant une page entière de nouvelles à l’Inde, et une autre au Pakistan, voir le «Courrier CERN» de décembre 2003, pages:
http://cerncourier.com/main/article/43/10/6 8-1 et http://cerncourier.com/main/article/43/10/7 8-2, et respectivement pages: http://cerncourier.com/main/article/43/10/10 10-1 et http://cerncourier.com/main/article/43/10/11 10-2 . Il va sans dire que la Chine, qui pour les USA a remplacé l’URSS en tant grand rival, jouit d’une considération similaire, voir par exemple «Courrier CERN» mars 2003: http://cerncourier.com/main/article/44/2/20 p. 31–32.
15    L’importance du rôle d’Oppenheimer est plus particulièrement soulignée par François de Rose, ce que rapporte notamment l’historien Robert Jungk, voir La Quadrature du CERN p. 51. Voir aussi: http://www.cerncourier.com/main/article/44/8/22
Origins: the early days of CERN, dans le numéro commémoratif du «Courrier CERN» (Octobre 2004) p. 74; ainsi que: http://cerncourier.com/main/article/42/6/20/3
CERN Pioneers, «CERN Courier» (July/August 2002) p. 35.
Source: La Gazette nucléaire, 217/218 auf http://resosol.org/Gazette/2004/217_218_p09.html


La science doit servir à la protection et à l’amélioration de la vie

Réflexions sur la controverse à propos du CERN

par Erika Vögeli

Depuis le début des années nonante, la guerre est revenue en Europe. Dès lors, les Etats européens sont impliqués dans les guerres les plus diverses: la Somalie, la Bosnie, le Kosovo, l’Afghanistan, l’Irak et le Liban figurent parmi les étapes de cette évolution.
Nous semblons nous y habituer dans une mesure effrayante, car la mort et la souffrance frappent la plupart du temps les autres. Or les rapports et les images de médecins, de témoins oculaires et d’experts en armes nous parviennent constamment de ces pays. Ils parlent d’explosions monstrueuses, de cratères sans débris, de symptômes et de bles­sures étranges: de corps aux tissus dépéris sans blessures apparentes, de cadavres rétrécis, d’êtres dont il a fallu amputer certains membres sans pouvoir empêcher le dépérissement des autres tissus ni que mort s’ensuive, de cadavres aux blessures importantes mais sans saignement, de blessures internes étendues sans traces visibles de munitions, mais aussi de maladies inconnues jusqu’alors et d’une augmentation en flèche des cancers et de malformations incroyables de nouveau-nés. L’appel à l’aide des médecins de Gaza qui demandaient des informations sur le type des armes utilisées dans leur secteur pour chercher l’aide correspondante autant que possible est resté sans réponse. Les groupes internationaux d’armement, le commandement des armées et les gouvernements responsables, qui savent parfaitement ce qu’ils ont utilisé, persistent à se taire.

La science au service de l’industrie de l’armement

Les guerres ont toujours permis d’essayer de nouvelles armes. Ainsi ont visiblement procédé, ces dernières années, des pays soi-disant civilisés qui prétendent imposer leurs «valeurs» au monde. Les bases scientifiques et techniques de ces nouvelles armes ont dû être développées en certains lieux. Tout cela n’a rien de nouveau, la recherche militaire a avancé depuis des décennies et les crédits d’armement des Etats-Unis, mais aussi ceux des pays de l’Union européenne montrent que ces puissances ne se proposent pas de marcher sur des routes pacifiques dans un avenir rapproché. Dans le monde entier, des scientifiques d’innombrables instituts de recherche sont en train de développer des armes nucléaires, biologiques, chimiques, dites conventionnelles et tout à fait nouvelles. A cet égard, un domaine non dépourvu d’importance est celui du développement de nou­velles armes ato­miques. Le vieux rêve des militaires concernant des bombes aux effets d’une bombe atomique ou à hydrogène sans ou avec peu de retombées radioactives continue d’être rêvé intensément. La «faisabilité» d’une guerre atomique fait l’objet de documents stratégiques.

Pourquoi pas de discussion objective?

Si, dans ce numéro, nous revenons sur le débat entamé ces dernières semaines à propos du CERN1, Organisation européenne pour la recherche nucléaire, ce n’est pas pour juger des doutes exprimés par le professeur Otto E. Rössler à propos des dangers potentiels que feraient courir les expériences faites avec le Large Hadron Collider (LHC). Comme le demande Rössler lui-même, c’est aux scientifiques à en débattre lors d’une discussion honnête et objective. Malheureusement, la discussion menée jusqu’à maintenant manquait souvent de sérieux, de nombreuses réactions étant empreintes d’effets faciles, visant à ridiculiser l’interlocuteur ou pédants. Rössler a demandé que l’on examine sa thèse ou la réfute. Tel devrait être le souhait d’une organisation qui entend faire de la recherche pure. Ainsi se présente le CERN, fondé en 1954 dans cette intention. Une coopération internationale franche, dépourvue de secrets et d’objectifs militaires de quelque sorte que ce soit2 devrait être possible dans ce cas. Visiblement, les réflexions de physique nucléaire et d’astrophysique faites par Rössler ne se laissent pas repousser du pied.

Pourquoi un «statut extraterritorial»?

Sur ce plan, le statut du CERN n’est pas dépourvu d’importance. Entité extraterritoriale sujette au «seul contrôle de l’organisation», c’est-à-dire d’elle-même, elle n’est soumise à aucune juridiction nationale des Etats membres. C’est pourquoi le CERN bénéficie de l’immunité juridique!3 Il se contrôle lui-même, élit son organe de surveillance lui-même. Chacun des 20 Etats membres délègue au Conseil du CERN un représentant de ses autorités et un représentant des intérêts nationaux de la recherche. Chaque Etat a une voix, la plupart des décisions néces­sitent une majorité simple, mais le consensus le plus large est recherché normalement. Indépendamment du jugement scientifique porté sur le cas en question, une telle construction est inconcevable du point de vue de la démocratie et de la neutralité. Les hommes – même les physiciens – ne sont pas infaillibles. Les doutes de Rössler mettent pour le moins un fait en évidence, qui pourrait avoir des conséquences considérables pour la Suisse et non pour elle seule, si ce n’est lors de l’expérience en question, peut-être lors d’une autre. Depuis Marie Curie, les risques de cette recherche n’ont pas diminué. Malgré l’importance de la liberté de la recherche et en raison du fait qu’aucun laboratoire de recherche – surtout de ce type et de cette taille – ne peut se dérober aux influences directes ou indirectes de l’industrie, de la politique et de l’armée, ces questions doivent être discutées de nouveau. Car supposer qu’une physique nucléaire fondamentale de ce type – avec plus de 3000 scientifiques des meilleurs et un budget alimenté par 20 Etats – n’intéresse pas le complexe militaro-industriel serait bien naïf. Ni la Suisse ni les autres pays participants ne sauraient dégager leur responsabilité. Il n’est pas concevable qu’une institution d’une telle portée soit totalement exclue d’un cadre juri­dique. Ici se posent des questions fondamentales de la démocratie et du droit international public, dans le cas de la Suisse des questions de neutralité. Même si le CERN n’est de loin pas seul à participer à la recherche militaire du secteur nucléaire, domaine fondamental du CERN, nous devons nous demander comment rendre compatible une telle organisation et le droit international public.

Importance militaire de la physique des particules

Un de ceux qui, depuis des décennies, indiquent que tous les Etats «utilisent» aussi la recherche du CERN pour leur développement militaire est André Gsponer, qui a été collaborateur du CERN pendant des années. Les expériences faites dans le LHC doivent également être jugées à cet égard.
Dans le LHC, des particules (des hadrons, tels que neutrons et protons) doivent être soumises à une accélération pour atteindre presque la vitesse de la lumière, puis entrer en collision avec d’autres particules afin de les dématérialiser en de nombreuses petites particules. On entendrait considérer individuellement des quarks entre autres et prouver la validité de certaines suppositions théoriques. Lisant la description de ces expériences, on ne peut s’empêcher de comparer ce processus avec celui de la fabrication d’antimatière, que décrivent André Gsponer et Jean-Pierre Hurni dans leur article «Antimatter weapons (1946–1986): From Fermi to Teller’s speculations to the first open scientific publications». Le but principal de leur exposé est de montrer quelle importance de telles recherches ont ou pourraient avoir pour la fabrication d’armes. Dès les années quarante et cinquante, on s’est occupé, dans les laboratoires américains et russes, de la bombe atomique «propre», c’est-à-dire d’une bombe ayant la force de destruction de la bombe atomique et de la bombe à hydrogène, mais sans les retombées radioactives résultant de la fission nucléaire. Comme la mise à feu de la bombe à hydrogène (fusion nucléaire) nécessitait une fission nucléaire (bombe au plutonium), elle a aussi contaminé l’environnement. Dans ces conditions, l’antimatière (les pendants respectifs à charge inverse des protons et des électrons – les positrons – et les protons à charge négative – les antiprotons) et la réaction d’annihilation (dégagement d’énergie considérable dans le rayonnement d’annihilation lors de la rencontre de la matière et de l’antimatière) ont semblé, en tout cas théoriquement, offrir une possibilité à suivre, parmi d’autres. Selon Gsponer et Hurni, deux caractéristiques de la réaction d’annihilation ou du rayonnement d’annihilation ont expliqué et fondé le grand intérêt porté à l’antimatière: «La première est que le rayonnement d’annihilation dégage davantage d’énergie utilisable par unité de masse que toute autre réaction nucléaire. Une annihilation proton-antiproton dégage 300 fois plus d’énergie qu’une réaction par fission ou par fusion. La seconde caractéristique est que l’annihilation commence d’elle-même lorsque de l’antimatière est amenée à proximité de matière sans qu’une masse critique soit nécessaire comme dans la fission ni qu’une énergie de mise en marche ne s’impose comme dans la fusion.»4 A l’heure actuelle, aussi bien la production que la conservation et, partant, le pouvoir de contrôle sur l’antimatière sont visiblement possibles. En juillet 1986, le CERN est parvenu pour la première fois à réaliser cette dernière opération, à vrai dire pendant dix minutes seulement. Gsponer et Hurni décrivent la production d’antimatière de la façon suivante: «Les protons subissent une accélération qui leur donne presque la vitesse de la lumière, puis ils sont tirés sur un but. La collision qui s’ensuit est si forte qu’une partie de l’énergie est transformée en couple matière-antimatière.»5 Les spéculations sur les possibilités d’utilisation de cette source colossale d’énergie à partir d’une masse minimale vont de l’utilisation de carburants dans l’espace6 à des armes électromagnétiques à impulsion par antimatière permettant de détruire toute l’infrastructure électrique et électronique d’un adversaire, en passant par des armes antimatière ou par des bombes à hydrogène mises en marche par antimatière. Ou pour des boucliers anti-missiles.7 Quelle que soit l’utilisation de l’antimatière ou la réaction d’annihilation – qu’une bombe thermonucléaire déclenchée par antimatière soit réalisable ou non et que des armes recourant à l’énergie d’annihilation puissent ou non –, l’intérêt des militaires est certainement considérable. En mars 2004, Kenneth Edwards, directeur de l’équipe de «munition révolutionnaire» du département Munitions de la base aérienne Eglin, en Floride, a communiqué que Gerald Smith, ancien président de la division Physique et chef du projet Antimatière de l’Université d’Etat de Pensylvanie, cherchait, en laboratoire, à rendre stockables des atomes de positrons (formés d’un électron et d’un anti-électron). En cas de succès, «cette méthode devrait permettre de stocker des masses importantes militairement d’atomes de positrons».8

Compte tenu de l’influence exercée par la politique et les groupes d’entreprises …

Pour comprendre la discussion relative au CERN, il faut tenir compte de tous ces aspects de la recherche qui y est effectuée. Ce faisant, Gsponer estime à propos du CERN: «Il n’y a pas de conspiration visant la fabrication d’armes. Il y a beaucoup de bonne volonté incitant à chercher, à comprendre, à utiliser les technologies jusqu’à leurs limites. Et c’est exactement ce que les militaires veulent.» Grâce à son grand nombre de chercheurs hautement qualifiés, le CERN occupe visiblement une position de pointe dans ce secteur de la recherche, mais n’est pas – nous l’avons vu – la seule institution de ce genre. Comme dans d’autres secteurs de l’industrie de l’armement déjà (par exemple, les munitions d’uranium appauvri développées en Allemagne), on semble avoir attribué à l’Europe le rôle du développement scientifique et du financement des conditions de la technologie de l’armement, les Etats-Unis se considérant comme plus qualifiés et habilités à appliquer pratiquement ces techniques.
Dans ces circonstances – et compte tenu de l’influence exercée par la politique et les groupes d’entreprises que subit toute science actuellement – un débat éthique sur le sens et le but d’une telle recherche et sur un contrôle efficace par les pouvoirs publics s’imposent d’urgence, car les scientifiques risquent partout dans le monde, en raison de la fascination qu’exercent les possibilités offertes, de la carrière scientifique du chercheur, des influences visibles et invisibles exercées par les groupes de pressions, de négliger les principes éthiques de leur science, le premier et le plus important étant de servir l’homme et la vie. La science est fascinante, mais elle ne doit servir qu’à la protection et à l’amélioration de la vie.    •

1    Abréviation du nom initial (Conseil européen pour la recherche nucléaire) devenue pratiquement le nom de l’organisation.
2    Voir Robert Jungk, Préface. In: Grinevald, Jacques; Gsponer, André; Hanouz, Lucile; Lehmann, Pierre. La Quadrature du CERN. Lausanne, Editions d’en bas, 1984.
3    Voir aussi: http://www.3sat.de/mediathek/mediathek.php?obj=8877&mode=play#
4    André Gsponer et Jean-Pierre Hurni. Antimatter weapons (1946-1986): From Fermi to Teller’s speculations to the first open scientific publications. Version ISRI -86-10.3, 2 février 2008.
5    Ibid.
6    Voir notamment Keay Davidson: Air Force pursuing antimatter weapons Program was touted publicly, then came official gag order. In: San Francisco Chronicle du 4 octobre 2004, (il se réfère à une conférence de Kenneth Edwards, directeur de l’équipe de «munition révolutionnaire» à la direction générale des munitions de la base aérienne de Floride): http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/c/a/2004/10/04/MNGM393GPK1.DTL
Extremely Efficient Nuclear Fuel Could Take Man To Mars in Just Two Weeks. Adapted from materials provided by the Ben-Gurion University of the Negev: http://www.sciencedaily.com/releases/2001/01/010103073253.htm
7    Voir Gsponer et Hurni, ibid. «Antimatter weapons for the destruction of enemy missiles and warheads were one of the possibilities cited by an early Pentagon inquiry into the feasibility of a shield against nuclear weapons. The Pentagon study, completed in October 1983, was headed by Dr. James C. Fletcher, a former Administrator of the National Aeronautics and Space Administration‚ ‹Antimatter beams could provide an effective and highly lethal kill mechanism› the report said.» William:j. Broad. Space Arms Projecets Ignite Debate on U.S:-Soviet-Science-Exchanges. New York Times du 1er juillet 1985
8    Keay Davidson: Air Force pursuing antimatter weapons Program was touted publicly, then came official gag order. In: San Francisco Chronicle du 4 octobre 2004.

Les scientifiques élisent en leur sein les membres du Comité des directives scientifiques, que nomme par la suite le Conseil.
Les membres actuels sont la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l’Allemagne, la Finlande, la France, la Grèce, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l’Italie, la Norvège, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la Suède, la Suisse, la Slovaquie, ­l’Espagne, la République tchèque et la Hongrie.
Les organisations et Etats à statut d’observateur sont la Commission européenne, l’Inde, Israël, le Japon, la Fédération russe, la Turquie, l’Unesco et les Etats-Unis.
Sont impliqués actuellement dans des programmes: l’Algérie, l’Argentine, ­l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Brésil, le Chili, la Chine, l’Estonie, la Géorgie, l’Islande, l’Iran, l’Irlande, le Canada, la Colombie, la Croatie, Cuba, la Lituanie, le Mexique, le Montenegro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, le Pérou, la Roumanie, la Serbie, la Slovénie, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, Taiwan, la Thaïlande, l’Ukraine, le Vietnam, la Biélorussie et Chypre.
Outre les 2500 collaborateurs de l’organisation, quelque 8000 scientifiques hôtes du CERN y travaillent, soit la moitié des physiciens des particules au monde, provenant d’environ 580 universités et représentant 85 nationalités.


Pourquoi je mets en garde contre les expériences prévues à l’aide du Grand collisionneur à hadrons

Souveraineté nationale et armes nucléaires: le mensonge de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire

Que signifient liberté et démocratie dans un monde nucléaire?

par André Gsponer

Le principal document de ce recueil, le «Paper 2», a été rédigé en 1995, année où André Gsponer reprit son travail à Genève après une longue convalescence suite à un traitement anticancéreux1. Cette année-là, il postula pour un emploi à l’Office fédéral [suisse] de l’énergie (OFEN), celui de sous-directeur des affaires de non prolifération nucléaire. Il pensait qu’il était quasiment la personne idéale pour ce poste car il pensait qu’aucun citoyen suisse ne possédait plus d’expérience (en matière de physique nucléaire et d’affaires internationales) et une plus forte motivation que lui. De plus, il obtint facilement le soutien de personnalités comme Maurice Cosanday, ancien président du Conseil des Ecoles polytechniques fédérales suisses, et Claude Zangger, mondialement connu comme auteur de la «liste Zangger» des installations nucléaires à double usage placées sous contrôle international par le London Club of Nuclear Suppliers.
Aussi Gsponer fut-il interrogé par Eduard Kiener, directeur de l’OFEN, ainsi que par Alec-Jean Baer, sous-directeur sortant auquel il espérait succéder. A sa grande surprise, Baer lui posa un certain nombre de questions embarrassantes et méchantes. Il voulait notamment savoir comment Gsponer, en tant que pacifiste et adversaire du nucléaire qui ne mâche pas ses mots, pouvait être favorable à l’abolition des armes nucléaires tout en travaillant dans un Office dont la mission était de promouvoir l’énergie nucléaire, principale source d’approvisionnement en énergie de la Suisse.
Gsponer répondit qu’il ne voyait pas là de contradiction. En tant que sous-directeur des affaires de non prolifération, il avait pour mission d’encourager la non prolifération des armes nucléaires et de représenter les intérêts de la Suisse auprès du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, deux tâches dont il pouvait parfaitement s’acquitter en tant que démocrate convaincu puisque son opposition à l’énergie nucléaire était subordonnée à ses devoirs de citoyen suisse.
Mais Baer continua de poser, avec le sourire, ses méchantes questions qui impliquaient que Gsponer était trop naïf pour ce poste et qu’il ne comprenait pas qu’on ne peut pas défendre l’énergie nucléaire si l’on n’est pas en même temps en faveur des armes nuclé­aires. C’est pour cette raison, et très probablement pour d’autres encore, qu’il n’a pas été nommé.
L’année suivante, le 25 avril 1996, à 14 h 30 précises, le Conseil fédéral suisse déclassifia un rapport tenu secret jusque-là: Il s’agissait de l’histoire officielle du programme d’armes nucléaires suisse, couvrant la période du 5 ­février 1946 au 1er novembre 1988, c’est-à-dire 8 ans avant que son existence soit formellement reconnue et son achèvement annoncé au Parlement et à la population2. Gsponer écrivit aussitôt au Service historique du Département militaire et obtint une copie du rapport3.
A sa grande surprise, il découvrit dans ce rapport qu’Alec-Jean Baer avait été, depuis le 1er janvier 1986, membre d’un groupe d’étude ultrasecret des questions nucléaires dont la mission consistait à s’assurer que la Suisse avait la capacité de fabriquer des armes nucléaires à court terme, cela à la demande du Conseil fédéral4. Par conséquent, le représentant de la Suisse auprès de l’AIEA avait la douteuse mission de prétendre que son pays était favorable à la non prolifération alors qu’en réalité la Suisse n’avait pas renoncé à l’armement nucléaire pendant au moins 19 ans après avoir signé le Traité de non prolifération nucléaire (TPN) (en 1969) et 11 ans après l’avoir ratifié (1977)5. Mais il y a pire: selon le rapport déclassifié, la Suisse possédait une réserve secrète d’uranium non déclarée à l’AIEA6. Ainsi, bien que les accords de garanties avec l’AIEA, fussent entrés en vigueur le 6 septembre 1978, des activités d’armement nucléaire illégales ont été poursuivies jusqu’au 1er novembre 1988.
Outre ces faits d’ordre politique, pendant les 42 années d’existence du programme suisse d’armement nucléaire, de nombreuses technologies liées aux armements nuclé­aires ont été développées et exportées dans d’autres pays7. Ainsi, des usines de séparation à eau lourde ont été exportées en Inde où l’eau lourde est utilisée comme modérateur dans des surgénérateurs à plutonium ou à tritium, des composants pour l’enrichissement par centrifugation ont été exportés au Pakistan qui les utilise dans des usines d’enrichissement de l’uranium à des fins militaires et, bien sûr, divers composants et machines-outils de haute technologie sensible ont été exportés en Irak durant les années 1980.
Par conséquent la question se pose de savoir pourquoi la Suisse, contrairement à l’Irak et à l’ex-Yougoslavie (qui, comme la Suisse, avait des ambitions d’armement nucléaire), n’a pas été envahie par l’armada occidentale ou du moins sanctionnée pour avoir violé ses obligations envers le TNP.
La réponse est peut-être dans la constatation naïve que les dirigeants politiques ­suisses ont abandonné leur politique de neutralité8 vieille de près de 200 ans à peu près au moment où ils renonçaient définitivement à l’armement nucléaire, si bien que la Suisse n’a plus de politique étrangère indépendante depuis 1988 environ  …
En ce qui concerne la Yougoslavie, le défi lancé aux principaux pays européens (en particulier à l’Allemagne, qui fut le premier Etat à reconnaître la Slovénie au début de l’éclatement de la Yougoslavie) était qu’un pays important et culturellement fort émerge en Europe du Sud-Est, pays qui ne s’alignerait pas automatiquement sur l’Union européenne mais préférerait rester indépendant et collaborer avec les pays de l’Est qui faisaient partie de l’Union soviétique. Comme la Yougoslavie était prête à défendre son identité et pouvait fabriquer des armes nucléaires9, les principaux Etats européens et les Etats-Unis estimèrent qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de détruire la République fédérale de Yougoslavie …
C’est pourquoi, lorsque des agents de l’AIEA flanqués de forces spéciales américaines et russes firent une incursion, le 22 août 2002, dans la centrale nucléaire de Vinca, dans la banlieue de Belgrade,10 le plus tôt possible après la guerre contre la Serbie, pour emporter les 48 kg d’uranium hautement enrichi qui y étaient stockés11, de nombreux pays comprirent qu’avec l’effondrement de l’Union soviétique le monde était entré non seulement dans une ère de dénégation d’identité mais d’interventions militaires sans restrictions et de contre-prolifération active.
La Corée du Nord, en particulier, fut parmi les premiers pays à tirer les leçons de ce qui s’était passé à Vinca et remit en marche son surgénérateur à plutonium.
De même, maintenant que l’Iran constate que les forces dominées par les Américains sont présentes dans deux pays voisins (Irak et Afghanistan), il devient de plus en plus suspect de poursuivre un programme nucléaire indépendant. C’est comme si la communauté internationale, et plus particulièrement les trois pays européens les plus importants – le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne – découvraient soudain le message d’Alec-Jean Baer à André Gsponer («L’énergie nucléaire ne peut pas être dissociée de l’armement nucléaire.»)!
Mais ce n’est pas le cas. L’énergie nucléaire, la science nucléaire et l’armement nucléaire ont toujours fait partie de la même politique étrangère12. Et cela en tout cas depuis l’initiative «Atome pour la paix» du président Eisenhower présentée dans un discours tenu devant l’Assemblée générale des Nations Unies le 8 décembre 1953.13
En effet, comme le montre l’analyse politique de cette initiative et les réactions de l’Europe occidentale, la politique «Atome pour la paix» des Etats-Unis était un concept de politique étrangère et non pas de politique énergétique ou de politique économique.14
Elle avait avant tout pour but de faire une démonstration de leadership mondial afin d’attacher à l’Occident les pays neutres ou politiquement indifférents. Mais son objectif à long terme, dont nous voyons les effets principaux aujourd’hui, était d’utiliser la puissance nucléaire comme une arme à double tranchant: l’accès à l’énergie nucléaire devait donner aux Etats qui n’avaient pas ­d’armes nucléaires l’impression de s’approcher du statut d’Etat nucléaire tandis qu’en même temps le développement de la technologie nucléaire par ces Etats justifierait une intervention préventive s’ils s’approchaient trop de l’étape suivante, c’est-à-dire de la fabrication d’armes nucléaires.
Ce même concept implicite de politique étrangère était contenu dans le TNP entré en vigueur en 1970. Ceux qui l’ont signé en tant qu’Etats non nucléaires pouvaient pour­suivre des activités ambiguës en relation avec les armes nucléaires (comme l’explique remarquablement le rapport – déclassifié en 1996 – sur le programme nucléaire suisse cf. note 3), mais dès que ces activités ne seraient plus tolérables par les Etats maintenant officiellement nucléaires, elles justifieraient des sanctions immédiates et éventuellement une intervention militaire. En d’autres termes, si les intentions cachées des Etats nucléaires officiels étaient de donner accès à l’énergie nucléaire au plus petit nombre d’Etats possible afin de s’assurer qu’eux-mêmes pourraient conserver à jamais leurs armes nucléaires, on peut dire aujourd’hui qu’ils ont réussi!
Dans cette perspective, il est évident que ce qui est arrivé en Irak au cours des 30 dernières années devrait être considéré plutôt comme un jeu «au chat et à la souris» nucléaire que comme une histoire de dangereux dictateur à la recherche d’armes nuclé­aires pour conquérir le monde. Pour ceux qui ont lu le rapport il ne fait aucun doute que les ambitions nucléaires de l’Irak auraient pu être stoppées longtemps avant qu’il envahisse le Koweït en 1990. Il ne fait aucun doute que si le physicien du CERN André Gsponer, le professeur Richard Wilson de Harvard et beaucoup d’autres connaissaient depuis longtemps les intentions de l’Irak, les services secrets des puissances nucléaires officielles devaient être au courant depuis bien plus longtemps encore.
En fait, ce sont surtout les Etats occidentaux, comme le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis qui ont formé les scientifiques irakiens et fourni à l’Irak tout le matériel dont ils avaient besoin pour essayer de fabriquer des armes nucléaires dissuasives. C’est également pour cette raison que ces pays savaient que le programme nucléaire de l’Irak était tout à fait différent de ceux d’Israël ou du Pakistan, par exemple. Son objectif, décrit en détail dans les rapports d’inspection de l’UNSCOM15 rédigés entre 1991 et 1996, n’était pas seulement de fabriquer des armes nucléaires le plus rapidement possible mais aussi de transformer l’Irak en un Etat industriel moderne sur le modèle des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France. Un Etat au Moyen-Orient, comme la Yougoslavie en Europe du Sud-Est, aurait pu devenir un pays puissant, indépendant, moderne, laïque et potentiellement démocratique jouissant d’un niveau de vie élevé et de ressources naturelles abondantes et représenter un danger beaucoup plus grand que Saddam Hussein pour les intérêts occidentaux.
En conclusion, une analyse approfondie de l’origine et des conséquences du programme d’armement nucléaire de l’Irak et sa comparaison avec des évolutions similaires dans d’autres pays montrent clairement que l’énergie nucléaire et la souveraineté nationale sont plus que jamais intimement liées, autant pour les Etats officiellement nuclé­aires (et les Etats non nucléaires qui ont définitivement renoncé à une souveraineté totale en adhérant au TNP) que pour les pays qui luttent pour exister en tant qu’Etats nations vraiment indépendants. Cela signifie que l’énergie nucléaire, dont l’abolition est le préalable à l’élimination des armes nucléaires, est le plus grand obstacle à l’abolition des armes nucléaires, contrairement aux prétextes que sont «Atome pour la paix», le TNP et l’AIEA, qui nous font croire que l’énergie nucléaire peut, d’une certaine manière, apporter la paix dans le monde.
Le drame, au cours des plus de 50 ans qu’a duré l’imposition de ce mensonge, est que ce sont justement les pays dits démocratiques qui sont à son origine. C’est aussi parce que les pays occidentaux les plus importants sont justement ceux qui s’opposent le plus à l’abandon de l’énergie et des armes nucléaires, dont la seule possession est déjà un crime, que l’on a de nombreuses raisons d’être pessimiste. Par conséquent, il est très décevant de découvrir, au bout de 25 ans d’efforts de recherches sur la paix et de désarmement nucléaire, qu’il n’y a dans aucun pays occidental un intérêt sincère pour ces deux sujets et que leur attitude à l’égard des calutrons [installations d’enrichissement de l’uranium] irakiens est une illustration de leur hypocrisie en ce qui concerne le sens véritable de la liberté et de la démocratie.    •

1    Bien qu’écrit à la 3e personne, ce texte est ­d’André Gsponer. Il s’agit de la postface de l’ouvrage de Suren Erkman, André Gsponer, Jean-Pierre Hurni, Stephan Klement, The Origin of Iraq’s Nuclear Weapons Programm: Technical Reality and Western Hypocrisy. (Independent Scientific Research Institute, Box 30, CH-1211 Geneva-12, Switzerland, ISRI-05-09.9, February 4, 2008)
2    Gsponer était de ceux qui soupçonnaient fortement l’existence de ce programme et qui écrivit plusieurs articles à ce sujet. Cf. A. Gsponer, la Suisse et la bombe, Le Rebrousse-poil nos 20, 21, 23, 25, 26, Lausanne, 1979, 1980, env. 21 pp. et Die Schweiz und die Atombombe, Virus, nos 32, 32, 33, Zurich, 1980, 99 pp.
3    J. Stüssi-Lauterburg, Aperçu historique d’un armement nucléaire pour la Suisse, Bibliothèque militaire fédérale et Service historique, Département militaire fédéral, printemps 1995, déclassifié le 25 avril 1996. Ce rapport n’est pas technique et consiste essentiellement en une chronologie de l’histoire administrative des commissions de haut niveau ayant surveillé le programme. Une traduction approximative en anglais de son introduction et de sa conclusion est disponible sur le site http://nuclearweaponarchive.org/Library/Swissdoc.html
4    A vrai dire, A.-J. Baer n’était qu’un membre parmi d’autres de ce groupe que Gsponer avait rencontrés sans le savoir au cours des 25 années précédentes. Le premier était le ministre adjoint aux Affaires étrangères Herbert von Arx, qu’il avait rencontré au Palais fédéral en 1983 sur la recommandation de Claude Zangger et qui refusa de soutenir un projet de non prolifération présenté par Gsponer, probablement parce que ce projet répondait à des objectifs de désarmement.
5    La Suisse n’était pas la seule dans ce cas: le premier directeur de l’AIEA, Sigvard Eklund, était en même temps le chef du programme secret d’armement nucléaire de la Suède.
6    De plus, la Suisse disposait, bien que soumise aux accords de garanties de l’AIEA, de 100 kg de plutonium séparé à usage militaire, prêt à long terme de l’Angleterre. (cf. R. de Diesbach, Une bombe A suisse en quelques jours? La Tribune-Le Matin, 6 août 1980) qu’elle a restitué à contrecœur avec un retard considérable.
7    La Suisse a également publié les simulations informatiques – probablement les plus détaillées jamais publiées – de l’explosion d’une bombe à implosion. Cf. A. Pritzger and W. Hälg, Radiation dynamics of nuclear implosion, J. of Appl. Math. and Phys., ZAMP, 32 (1981) 1–11
8    qui datait du Traité de Vienne, en 1815
9    L’ex-Yougoslavie, qui défendait farouchement son non-alignement par rapport aussi bien au bloc soviétique qu’au bloc occidental, a toujours figuré sur la liste des pays soupçonnés d’avoir un programme nucléaire secret parce qu’elle avait d’importantes installations et des activités nucléaires aux nombreuses possibilités.
10    Cf. R. Stone, Belgrade Lab Sets New Course After Top-Secret Uranium Grab, Science, 30 août 2002, 1456
11    Cela suffisait juste pour deux bombes à uranium. Toutefois, en collaboration avec le CERN, les scientifiques de Vinca envisageaient depuis quelques années d’utiliser un petit accélérateur comme multiplicateur de neutrons sous-critique qui aurait été susceptible de transformer ces 48 kg d’uranium 235 en une quantité de plutonium 239 suffisante pour fabriquer au moins 20 bombes à plutonium. Cette technique dans laquelle une cible secondaire faite d’U-235 sert à multiplier les neutrons de spallation produits dans une cible primaire bombardée par le faisceau de protons d’un accélérateur est utilisée à Los Alamos depuis plus de 30 ans. (Cf. A. Gsponer, B. Jasani, S. Sahin, Emerging nuclear energy systems and nuclear weapon proliferation, Atomkernenergie – Kerntechnik 43, 1983, 169–174
12    Le principal ouvrage de Kissinger, «Nuclear Weapons and Foreign Policy», devrait par conséquent être réécrit et intitulé «Nuclear Power and Foreign Policy».
13    Concernant les implications moins connues de la science nucléaire en politique étrangère, cf. en particulier A. Gsponer et J. Grinevald, CERN, La physique des particules piégée par l’OTAN, La Recherche, no 381, Paris, décembre 2004 (www.larecherche.fr/special/courrier/courrier 381.html).
14    Cf. par exemple R. Kollert, Die Politik der latenten Proliferation. Militärische Nutzung ‹friedlicher› Kerntechnik in Westeuropa, Dissertation, Deut­scher Universitätsverlag, Wiesbaden, 1994, ISBN: 3-8244-4156-X et R. Kollert, «Atoms for Peace»: A foreign policy concept of the cold war gets into a clue to latent proliferation, INESAP-Information Bulletin, Nr 9, May 1996, 22–24
15    Commission spéciale des Nations Unies pour l’Irak(Traduction Horizons et débats)



Vendredi 10 Octobre 2008


Commentaires

1.Posté par Max Plank le 11/08/2008 12:25 | Alerter
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Mais quelle connerie que la première partie de ce texte.

J'ai rarement lu autant de balivernes sur la relativité.

Monsieur doit retourner à l'école vitement, en science le ridicule tue.

2.Posté par Shum le 11/08/2008 13:02 | Alerter
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Comme si le CERN pouvait être sur de ce qu'ils font, ils n'en n'ont pas la moindre idée et pour preuve il ne savent pas encore à quelles questions fondamentale pourra répondre leur expérience.
On joue avec le feu... d'un autre coté il faut bien prendre des risques pour avancer la connaissance.
J'espère que tout ceci ne sera que réeussite.

3.Posté par jfk le 11/08/2008 13:09 | Alerter
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en tous cas, les amateurs apprécieront le logo du cern qui est un 666 stylisé....
maudit shaytan....

4.Posté par patanjali le 11/08/2008 16:06 | Alerter
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Difficile de se faire une idée du théorème  de Roessler sur ces quelques lignes mais c'est loin d'être une connerie. Il exige seulement une révision des interprétations d'Einstein comme le demandent aussi plusieurs sites qui récusent la conception officielle de la relativité et du "modèle standard" et reviennent aux conceptions de Maxwell, Lorentz, Abraham et Poincaré etc. postulant l'existence d'un milieu de propagation d'ondes électromagnétiques appelé éther.
Il faut relever qu'il est actuellement établi qu'Einstein a utilisé les travaux de ses prédécesseurs sans les nommer. Ce qui est plus grave que le plagiat, c'est qu'il a attribué à leurs théories ses propres interprétations erronées d'espace-temps courbe niant l'éther.
Des sites de chercheurs indépendants dénoncent ces erreurs et défendent une "théorie ondulatoire de la matière" expliquant la relativité par l'effet Doppler dans le milieu d'éther (M.Wolff, Cabala, LaFrenière etc).
Le livre "la relativité" de Leveugle ou l'article de A. Logunov sur Poincaré laissent entendre que l'accession à la gloire du petit fonctionnaire de Berne par un article bien problématique n'aurait pas eu lieu sans influence politique à une époque où le nationalisme allemand (et aussi sioniste) était déchainé.
Einstein a reçu le prix Nobel en 1921 pour son invention du photon, particule sans masse (?) parcourant le vide (?). Reconnaissance par la communauté siontifique? Pourtant il y avait encore un vif débat entre physiciens au sujet de ses théories, débat clos politiquement en 1927 par ce qu'on a appelé le compromis de Copenhague signifiant en résumé que seuls les résultats comptaient et non pas l'interprétation.
Cette attitude typiquement anglosaxonne a dominé la physique depuis lors: les résultats pour les britanniques doivent être économiques et financières, pour les étatsuniens ils doivent être militaire. Cela est l'antithèse même de l'idéal de la connaissance (philosophie) qui animait les Descartes, Curies ou Poincaré.
L'histoire de la physique moderne est liée au moins depuis Einstein à la politique. Remettre en cause la relativité et le modèle standard, c'est mettre en cause la politique. Mais c'est avant tout aussi une question culturelle.

5.Posté par Max Plank le 11/08/2008 16:48 | Alerter
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"d'espace-temps courbe niant l'éther"

Faux, la relativité ne nie pas l'ether, ni ne le valide, on en a juste pas besoin.
C'est une hypothèse inutile, simplement.

retourne en Fac. ou relie tes cours...

6.Posté par Népios le 11/08/2008 17:03 | Alerter
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Très humblement, je n'entrerai pas dans ce débat qui dépasse mes connaissance. Tout ce que je sais c'est que j'attendais un gentil boson (celui de Higgs) et me voilà avec d'affreux trous noirs... Je ne sais quoi en penser mais évidemment, avec le peu d'étendue de mes connaissances, ça me fait un peu flipper, cette polémique...

7.Posté par Patanjali le 11/08/2008 17:12 | Alerter
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Je n'ai pas besoin de "relier " mes cours, il y a longtemps que je ne fais plus confiance aux informations officielles. En fait, que cherche celui qui se donne le pseudonyme de Max Planck sur alterinfo.net puisque seuls comptent pour lui les légendes officielles?

8.Posté par Max Plank le 11/08/2008 17:26 | Alerter
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En fait, que cherche celui qui se donne le pseudonyme de Patanjali sur alterinfo.net puisque seuls comptent pour lui les légendes non-officielles?

9.Posté par Max Plank le 11/08/2008 17:29 | Alerter
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je crois que tu n'as jamais déterminé une métrique de ta vie, ni vu un lagrangien.
Pour critiquer la RG encore faut-il la connaitre...
Reste que le modèle standard a ses limites, c'est juste le moins mauvais...

10.Posté par Max Plank le 11/08/2008 17:36 | Alerter
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Au LHC, il n'y aura aucun problème, pour la simple raison que les trous noirs n'existent pas.

Les trous noirs sont qu'un coup de marketing sans fondement scientifique.

Un interprétation boiteuse, une solution à l'équation de champs d'Einstein pour un univers sans énergie-matière. De la pure SF.


11.Posté par Max Plank le 11/08/2008 17:37 | Alerter
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Moi non plus je n'avale pas la doxa sans l'étudier, et ce, d'où qu'elle vienne...

12.Posté par Patanjali le 11/08/2008 17:32 | Alerter
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….et s'il faut faire un pari sur ce que produira la collision de hadrons, j'opterais pour un grand couac: ni boson de Higgs ni trou noir, seulement un chaos de particules et d'ondes de toute sorte. Les savants en déduiront une nouvelle théorie académique encore plus délirante pour justifier les dépenses, ne pouvant pas mettre en cause l'autorité d'Einstein.

13.Posté par Max Plank le 11/08/2008 17:40 | Alerter
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Le seul trou noir sera financier.

Ça c'est certain.

14.Posté par Patanjali le 11/08/2008 17:41 | Alerter
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Contrairement à l'éolienne qui utilise le vent pour faire de l'énergie, la physique utilise l'énergie pour faire du vent, comme Sarkozy….

15.Posté par isa le 12/08/2008 15:33 | Alerter
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Bonjour
Népios, je vous ai fait une reponse suite a votre commentaire sur l'autre article intitulé.

Grand collisionneur de hadrons: la Terre va-t-elle disparaître le 21 octobre? - 07/08/2008

Bien avous.

16.Posté par humm le 13/08/2008 15:31 | Alerter
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Bien que je n'ai absolument aucune connaissance scientifique du sujet, j'ai juste une petite question à poser:
Est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi a on installé une statue du dieu hindou de la destruction à l'exterieur des batiment?
image :
http://starbucksgirl.files.wordpress.com/2008/08/cernpeo9_7-04.jpg
Trouvée sur ce blog:
http://www.lhcfacts.org/

17.Posté par humm le 13/08/2008 15:33 | Alerter
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Des petites manip wikipediennes :)
http://www.lhcfacts.org/?cat=124

18.Posté par Alan Gillis le 24/08/2008 19:33 | Alerter
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A propos de Dr Rössler, j'ai eu le plaisir d'une interview avec cet homme remarquable. Mon article, "Professor Rössler Takes On The LHC" se trouve à ScientificBlogging,
]url:http://www.scientificblogging.com/alan_gillis Lisez donc la suite où Dr Rössler se défend face aux critiques.

Si vous cherchez d'autres renseignements, plutôt drôle, sur le LHC, consultez mon blog, The Science
of Conundrums,
[

19.Posté par Marie- Thérèse le 10/09/2008 21:04 | Alerter
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c'est mon sentiment depuis ce matin ,je sais pas comme çi ,c'est cette petite voix qui me dit L'ARGENT

cela a coûté des sommes fénoménales dites vous ? et si ? et si c'était du même tonneau que ?

je sais pas moi ,mais par exemple les frégates de Taiwan ? des fortunes se sont constituées avec les pots de vin "frégates de Ta¨iwan " Que la science soit devenue folle ça on le sait ,mais c'est jamais

sans contre-partie¨ le veau d'or

20.Posté par Marie- Thérèse le 10/09/2008 21:10 | Alerter
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et derrière IL Y A RIEN ,DU PIPEAU ,FAIRE PEUR AVEC LES TROUS NOIRS ,FAIRE PEUR AVEC

TOUT UN FATRAS PSAUDO SCIENTIFIQUE ,ON FAIT MUMUZ COMME LES ENFANTS

21.Posté par Blackhole le 29/09/2008 12:08 | Alerter
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@Patanjali

Merci pour tes interventions postes 4 et 12. Je pense que cela résume bien la situation.

La science actuelle est devenue une sorte de religion/politique où il est impossible de remettre en cause certains dogmes qui ne sont à la base que des hypothèse de travail

Ce que j'espère, c'est que les scientifiques ne vont pas inventer de nouvelles inepties pour "valider" leur débilitante théorie des cordes, supersymétrie, p-branes, théorie M et autres psychopathie de matématiciens..

22.Posté par Daydreamer le 30/09/2008 13:34 | Alerter
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Je ne ferais ici que citer la loi de murphy
"S'il y a plus d'une façon de faire quelque chose, et que l'une d'elle conduit à un désastre, alors il y aura quelqu'un pour le faire de cette façon."


23.Posté par Ether odeur? le 06/10/2008 22:15 | Alerter
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Je croyait à la physique.... mais c'est fini, il lui manque une patte : l'amour

Expliquez moi pourquoi je sent la même odeur que les gents qui pensent à moi même si ils se trouvent à des milliers de kilomètres?

Je connais les 4 forces fondamentales de l'univers mais là je sais vraiment pas ce que c'est.

Pitié! je comprend pas!




24.Posté par Intellecterroriste69 le 09/10/2008 15:23 | Alerter
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Pardonnez mon intrusion au sein de cette conversation mais je reste un peu interloqué par la réaction de M. Max Plank.
Je peux me tromper mais il me semble que c'est un chercheur qui émet cette hypothèse, et que pour en arriver là il est certainement passé par les bancs de la fac! Je ne connais rien à la physique des particules, mais si certains chercheurs émettent des doutes, ne devrait on pas vérifier ce qu'ils racontent avant de réaliser les premiers essais? Leur théorie tient elle réellement de la science fiction? L'Homme en sait il suffisamment pour se lancer dans une telle expérience, et impliquer avec lui toute la population?

Par contre, comme on ne peut pas spéculer sur une telle théorie (du fait du manque de connaissances), pourriez vous (M. Max Plank) alors nous éclairer sur votre théorie, qui vous pousse à nier en bloc tout ce dont parle ce Monsieur ; si et seulement si cela se révèle compréhensible par tous, ce qui je le sais bien n'est pas toujours évident.

Ceci n'est pas de la provocation, loin s'en faut, mais j'aimerais connaitre les arguments sur lesquels vous vous basez. Merci!

Cordialement...

25.Posté par Christian Soulié le 12/10/2008 01:42 | Alerter
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Il est de notre devoir de rechercher tout risque possible au LHC lorsqu'on a quelques compétences pour l'analyser. La démarche de Otto Rössler est donc louable quelle que soit la valeur scientifique de son analyse. Rössler mérite aussi le respect quand on connaît ses apports à la théorie du chaos et son esprit innovatif multidisciplinaire. En ce qui concerne le sujet débattu, il n'est pas le seul scientifique à penser que les micro-trous noirs ne s'évaporent pas. D'ailleurs les meilleurs spécialistes ont écrit un article en septembre démontrant qu'à l'appui de plusieurs théories voisines, un micro-trou noir de type LHC laisse un résidu de 1 TeV environ. La théorie de Hawkins (1975) prévoit une évaporation totale, mais en passant par une température infinie, ce qui semble impossible en tant que tel. Un trou noir micro ou macroscopique ne disparaît jamais et il semble que cette irréversibilité soit admise par tous les scientifiques, même Hawkins qui établissait que le rayon d'un trou noir ne pouvait que croître.
Devant l'incertitude sur ce sujet, il est étonnant que les physiciens des particules aient des réactions aussi violentes et méprisantes, même vis à vis de leurs pairs. La plupart de ceux qui réagissent ne sont d'ailleurs pas des spécialistes des micro-trous noirs. Leur réaction fait effectivement penser à celles des prêtres appartenant à un dogme religieux dominant, face à une contradiction sacrilège.
Il est vrai que la théorie des cordes et des petites dimensions qui justifie théoriquement l'apparition des micro-trous noirs peut se révéler être fausse, mais nous devons la considérer comme juste si nous voulons analyser le risque, et étudier ses différentes variantes.
L'argument rassurant le plus souvent cité est que le rayonnement cosmique crée des miliards de collisions d'énergie supérieure à celles du LHC, chaque seconde. C'est vrai et c'est basé sur des observations (observatoire Pierre Auger actuellement) mais les protons arrivent isolément dans notre atmosphère et épuisent leur énergie en gerbes de collisions, alors qu'ils sont environnés de particules hautement énergétiques dans le LHC.
Le nouvel argument devient alors le suivant: la vie des étoiles à neutrons serait plus courte si ces micro-trous noirs existaient. Cet argument est plus spéculatif: l'observation n'est pas aisée et les calculs sont eux-mêmes contestables vu la complexité du phénomène.
La quantité de mouvement des particules choquant l'atmosphère indique que les micro-trous noirs vont traverser la terre et se perdre dans l'univers comme des neutrinos. N'oubliez pas que les micro-trous noirs ont une taille sub-atomique et ne mangent que des quarks dans leur premiers moments de vie. Il pourrait en être de même pour les étoiles à neutrons, à cause de la superfluidité ambiante.

Lorsque j'interroge le CERN sur leur forum ''questionnez un expert'' sur la géométrie et la densité du paquet de protons, ils ne me répondent pas. Personne n'a étudié à ce jour (confirmé par plusieurs spécialistes) l'influence d'un micro-trou noir sur le paquet de protons et vice-versa. Je m'intéresse donc d'abord à caractériser cet environnement pour jauger ces interactions. Je suis d'ailleurs fort étonné que certains arguments se voulant rassurants se bornent à citer l'extrême petite taille du trou noir et l'extrême brièveté de sa vie. Or, mes calculs très approximatifs, basés sur une longueur de paquet de 5 cm (j'attends toujours les données du CERN), indiquent que la distance transversale entre protons est de quelques nanomètres, soit du même ordre de grandeur que la distance parcourue par l'(hypothétique) micro-trou noir pendant la durée de son évaporation partielle.
Bien qu'agnostique sur le sujet, mon intuition est que les micro-trous noirs ont besoin de beaucoup plus d'énergie pour se former, mais que s'ils se forment, on va droit à une catastrophe. Une réaction en chaîne ne serait pas à exclure dans l'état actuel de nos connaissances. Je fais partie des passionnés de science, avides de connaître le résultat des expériences au LHC, mais un accident de la nature de celui que nous pouvons imaginer ne permet pas d'autoriser le doute, aussi restreint soit-il.

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