Proche et Moyen-Orient

Pour Human Rights Watch, c’est la Résistance libanaise et non Israël qui doit être jugée pour crimes de guerre


Les médias locaux et régionaux se sont longuement attardés sur la levée de boucliers provoquée par la conférence de presse que Human Rights Watch comptait organiser à Beyrouth pour dénoncer la Résistance libanaise. L’intention de George Bush de réclamer 50 milliards de dollars supplémentaires au Congrès pour financer la guerre d’Irak a fait la Une de plusieurs journaux et médias internationaux.


Vendredi 31 Août 2007

Tendances et événements au Proche-Orient

La tournée au Moyen-Orient de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, prévue à la mi-septembre, sera essentiellement consacrée aux préparatifs de la conférence de paix internationale convoquée par le président George Bush en novembre. Mme Rice aura du pain sur la planche en raison de l’incapacité de Mahmoud Abbas et d’Ehud Olmert de conclure un accord à cause de l’intransigeance israélienne concernant les questions des réfugiés, des frontières du futur État palestinien et du statut de Jérusalem.
Les indices actuels ne présagent pas d’une réussite de la tournée de Mme Rice. L’Égypte a ainsi ouvertement déclaré que la Syrie (qui n’est pas conviée) devrait participer à toute Conférence internationale consacrée à la cause palestinienne. Ce qui constitue un appel du pied à Washington afin qu’il entame un dialogue avec Damas qui insiste, de son côté, sur la simultanéité de tous les volets des négociations de paix israélo-arabes. La Syrie a par ailleurs réaffirmé son attachement aux droits nationaux des Palestiniens, notamment le droit au retour que les États-Unis cherchent à tout prix à supprimer.
Pour sa part, l’Arabie saoudite, bien qu’elle ait donné un accord de principe à la participation à la conférence de Bush, ne semble pas très enthousiaste. De nombreux analystes estiment que le royaume ne cèdera pas facilement aux pressions états-uniennes afin d’assurer une couverture à une déclaration d’intentions, considérée par une majorité écrasante des Palestiniens comme une liquidation de la cause sacrée de la Palestine. Le Hamas et d’autres organisations palestiniennes ont d’ailleurs mis en garde contre toute tentative de brader les droits d’un peuple qui lutte depuis plus de 60 ans pour retrouver sa terre et ses biens.
Pour revenir à Damas, la Syrie va rejeter en bloc toute décision émanant d’une conférence à laquelle elle n’a pas participé, alors qu’elle est l’un des pays les plus concernés par le conflit israélo-arabe. Elle estimera que les décisions de cette conférence sont en contradiction avec les dispositions de l’initiative de paix arabe, réactivée lors du sommet de Riyad, le 28 mars dernier.
Enfin, les Libanais vont considérer que cette conférence constitue un pas en avant en vue de l’implantation des réfugiés palestiniens et de la liquidation de leur Résistance nationale, seule capable de défendre l’intégrité territoriale du pays comme elle l’a prouvé lors de la guerre de Juillet 2006.
On voit mal, dans ces conditions, comment la Conférence de paix de George Bush a des chances de réussir.

Presse et agences arabes et internationales

• Le leader chiite irakien, sayyed Moqtada Sadr, a ordonné à ses partisans regroupés au sein de l’Armée du Mahdi, de suspendre toutes leurs activités pour une période de six mois en prévision d’une restructuration.
Le jeune chef a pris cette décision au lendemain de heurts sanglants qui ont fait 52 morts dans la ville sainte de Kerbala, dans lesquels seraient impliqués ses partisan.
Sayyed Sadr s’est engagé à purger l’Armée du Mahdi des groupes indisciplinés qui échappent à son autorité et entament la crédibilité de sa formation, la plus populaire au sein de la communauté chiite majoritaire en Irak.
Cette initiative, dont la portée doit être mesurée dans les faits, intervient au lendemain d’affrontements entre la police et des hommes armés qui ont fait au moins 52 tués et plus de 300 blessés, à Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad. Ils ont provoqué la panique et l’indignation dans une foule de pèlerins venus célébrer dans la joie l’anniversaire de la naissance au IXème siècle de leur dernier imam, Mohamed al Mahdi.
Des témoins et des correspondants de presse ont assuré que les miliciens qui ont affronté la police appartenaient au mouvement de Sadr, une accusation démentie par l’armée du Mahdi —ouvertement opposée à l’occupation états-unienne et qui boycotte l’actuel gouvernement irakien. Toutefois, mercredi, dans un communiqué publié à Najaf, le siège de la plus haute autorité religieuse des chiites irakiens (la Hawza), Moqtada Sadr a annoncé que les activités de sa formation étaient suspendues pour six mois, et qu’elle allait être restructurée. Par la suite, Ahmad al-Shaïbani, porte-parole de Sadr à Najaf, a déclaré que « le gel des activités veut dire que l’armée du Mahdi cessera de mener des actions militaires contre l’occupant, ou contre tout autre groupe ».
Al-Shaïbani a ajouté que « l’objectif est de réorganiser l’armée du Mahdi mais pas de la démanteler. Il s’agit d’un effort pour éliminer des groupes indisciplinés dans les rangs du mouvement ».

• Abdullah Gül, le premier président de la Turquie laïque à être issu de la mouvance islamiste, a reçu un accueil glacial, mercredi, au cours de sa première rencontre avec les militaires depuis son élection la veille.
Son deuxième rendez-vous de la journée s’est en revanche déroulé sans incident, le nouveau président approuvant la composition du gouvernement que lui a présenté le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Plus tôt dans la journée, M. Gül, soupçonné par certains défenseurs de la laïcité de vouloir islamiser la Turquie, avait rejoint le chef de l’état-major, le général Yasar Buyukanit, et d’autres officiers pour une cérémonie de remise de diplômes à l’hôpital militaire GATA d’Ankara. Les généraux ont serré la main du nouveau président, mais le général Buyukanit et certains officiers supérieurs se sont abstenus de le saluer comme il est de coutume en montant sur l’estrade où ils devaient présenter leurs diplômes aux étudiants.
M. Gül s’était présenté à la cérémonie sans son épouse Hayrunnisa, dont le voile islamique est perçu par le camp laïque comme un symbole de rejet de la laïcité.
Les généraux, qui se considèrent comme les gardiens du régime laïque, n’en ont pas moins exprimé leur désapprobation en boudant la cérémonie de prestation de serment, également désertée par certains hauts fonctionnaires et une partie de l’opposition.
Dans un message de conciliation avec l’armée, M. Erdogan a appelé mercredi à l’unité. « Nous avons plus que jamais besoin de laisser de côté nos différences et de nous unir autour des valeurs de notre nation, les principes de la République et nos objectifs communs », a déclaré le Premier ministre dans un communiqué diffusé en prévision des célébrations du Jour de la Victoire, ce 30 août.
Le Premier ministre a ensuite rencontré M. Gül qui a approuvé sa liste de 25 ministres, qui comprend des membres de l’exécutif sortant et de nouvelles figures sans lien passé avec l’islam politique.
Ali Babacan, ministre de l’Économie dans le précédent gouvernement, a été nommé aux Affaires étrangères en remplacement d’Abdullah Gül et conserve sa fonction de négociateur en chef avec l’Union européenne.
Parmi les nouveaux arrivants figurent Ertugrul Gunay, un transfuge de l’opposition social-démocrate nommé ministre de la Culture et du Tourisme, Zafer Caglayan, l’ex-président de la Chambre d’industrie d’Ankara, devenu ministre de l’Industrie et du Commerce, et Mehmet Simsek, économiste en chef chez Merrill Lynch à Londres, devenu ministre d’État en charge de l’Économie.

WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
George W. Bush s’apprête à demander 50 milliards de dollars supplémentaires pour financer la guerre en Irak. Cette demande semble indiquer que la Maison-Blanche entend poursuivre jusqu’au printemps 2008 la stratégie actuelle qui a vu le renforcement des effectifs d’environ 30 000 hommes cette année, et qu’elle n’a pas l’intention de céder aux pressions en faveur d’un retrait. La somme financerait principalement la stratégie actuelle, selon un responsable de la Maison-Blanche s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.
Dans un communiqué, la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi a indiqué que « les Américains demandent un nouveau cap en Irak, pas un autre virement bancaire ».
« Il est temps de faire rentrer les troupes bientôt et en toute sécurité », a-t-elle ajouté. Pour sa part, l’influent sénateur Robert Byrd a déclaré que le « Congrès ne doit pas continuer à céder son autorité constitutionnelle et écrire des chèques en blanc pour une politique erronée en Irak ».
La demande montrerait que M. Bush s’attend à remporter son bras de fer avec le Congrès, où ses adversaires démocrates, majoritaires, veulent le forcer à un désengagement.
La Maison-Blanche a refusé de « spéculer ». Mais elle a souligné avoir préalablement laissé la porte ouverte à des « ajustements » à ses demandes budgétaires.
La demande sera officiellement déposée après le témoignage du commandant de la force multinationale en Irak, le général David Petraeus, et de l’ambassadeur US à Bagdad, Ryan Crocker, devant le Congrès autour du 10 septembre.
Les deux hommes doivent rendre compte de la situation politique et militaire dans le pays. Leurs témoignages très attendus doivent précéder la remise d’un rapport que le gouvernement états-unien est tenu de présenter au Congrès. La stratégie de M. Bush et sa décision de porter à environ 160 000 le nombre de GI’s pour sécuriser le pays et créer l’espace nécessaire à la réconciliation politique seront alors soumises aux questions des parlementaires.
Les 50 milliards s’ajouteraient à 460 milliards demandés par l’administration dans le budget 2008 de la Défense et à 147 milliards inscrits dans un collectif budgétaire toujours pendant et destiné à financer la guerre en Irak et en Afghanistan.
Malgré l’impopularité de la guerre aux États-Unis et la pression parlementaire, M. Bush n’a donné aucun signe qu’il pourrait annoncer un désengagement en septembre. Il a au contraire exhorté à la patience mardi, tout en invoquant les progrès accomplis selon lui grâce à sa nouvelle stratégie.

NEW YORK TIMES (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Thomas Freidman écrit que lorsque des officiers US tentent d’expliquer les défis auxquels est confrontée la reconstruction de l’Irak, ils évoquent trois horloges différentes. Celle des États-uniens est un chronomètre où chaque seconde de plus passée dans ce pays constitue un problème. L’horloge du gouvernement, dirigé par les chiites, semble en panne. Les sunnites, eux, veulent remonter leur horloge à l’heure de Saddam Hussein, lorsque tout le pouvoir était concentré entre leurs mains.
Dans ses déplacements entre Baaqouba et Balad et entre les quartiers sunnites et chiites, l’auteur affirme avoir constaté un fait nouveau. « Si on sait réagir convenablement à l’égard de ce développement, cela pourrait aider à stabiliser l’Irak », souligne-t-il.
Thomas Freidman affirme avoir rencontré des chefs de tribus et des responsables des principaux quartiers sunnites de Bagdad prêts à travailler côté-à-côté avec les GI’s sur lesquels ils tiraient ces quatre dernières années. Ils veulent récupérer leurs villes et leurs quartiers des sunnites irakiens semblables aux taliban et proches d’al-Qaida qui ont étendu leur contrôle sur de vastes zones en 2006. Il est dans l’intérêt des USA d’édifier une fédération au sein de laquelle chaque communauté contrôlerait ses régions qui seraient financées par le pouvoir central à Bagdad grâce aux ressources du pétrole.

AFP (AGENCE FRANCE PRESSE)
Le Canada a annoncé mercredi l’expulsion d’un diplomate soudanais, une mesure de représailles après « l’expulsion injustifiée », selon Ottawa, de sa chargée d’affaires au Soudan. « La décision, qui prendra effet le 1er septembre 2007, a été communiquée à l’ambassadeur du Soudan à Ottawa », a indiqué le chef de la diplomatie canadienne dans un communiqué, Maxime Bernier, sans préciser le nom ou le rang du diplomate.
Il s’agit de la première secrétaire de l’ambassade du Soudan à Ottawa, Mme Mawada Omer Hageltom el-Badawi, a toutefois précisé l’ambassade dans un communiqué.
« Le chef de protocole qui a remis la note à l’ambassadrice du Soudan a exprimé le désir des autorités canadiennes de maintenir des relations diplomatiques normales entre les deux pays », poursuit le communiqué.
Le Soudan « comprend » que le Canada est dans son droit « souverain » de prendre des mesures de « représailles » de la sorte, soulignent les autorités soudanaises.
« L’ambassadrice Faiza Hassan Taa a fourni les assurances que le gouvernement soudanais entendait maintenir des relations diplomatiques stables et normales » avec le Canada, selon le communiqué. Khartoum avait annoncé jeudi dernier l’expulsion de la chargée d’affaires du Canada, Nuala Lawlor, et de l’émissaire de la commission européenne, le Suédois Kent Degerfelt, les accusant « d’ingérence » dans ses affaires internes.
Mais M. Degerfelt a été invité samedi par le gouvernement soudanais à reprendre son poste à Khartoum, après que la Commission européenne eut présenté des « excuses » au président soudanais Omar el-Béchir.
« Il n’est pas question que le Canada présente des excuses », avait assuré dimanche le nouveau chef de la diplomatie canadienne, Maxime Bernier, en poste depuis le 14 août.
« Le Canada considère que l’expulsion de sa chargée d’affaires est tout à fait injustifiée », a-t-il réitéré mercredi.
L’agence de presse soudanaise Suna avait justifié l’expulsion des deux diplomates par « leurs ingérences dans les affaires intérieures du Soudan ». Un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères leur avait notamment reproché d’avoir eu des contacts avec l’opposition. Ils auraient cherché, selon lui, à faire libérer des opposants arrêtés à la mi-juillet pour leur implication dans une tentative présumée de coup d’État.

AL WATAN (QUOTIDIEN SAOUDIEN)
Les combats qui ont secoué la ville de Kerbala montrent à quel point la situation en Irak est compliquée. Ces affrontements ont mis à mal les relations entre les composantes d’une même communauté (chiite, ndlr). Les complexités étaient connues depuis un certain temps, mais personne n’imaginait qu’elles se traduiraient en accrochages pendant une cérémonie religieuse. La direction de l’Irak perd tous les jours un peu plus à cause de la politisation de la religion. Impliquer les confessions dans le conflit politique constitue un grave danger. Ce problème pourrait constituer un facteur de déstabilisation permanente de l’Irak, malgré toutes les initiatives entreprises par les élites politiques.

Audiovisuel arabe

AL-ALAM (TELEVISION IRANIENNE ARABOPHONE)
Déclaration exclusive
- Mohammed Ali Husseini, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères
Les orientations états-uniennes au Moyen-Orient ne sont pas utiles et sont infructueuses.
Le président George Bush doit changer ses positions et ses décisions politiques.
L’Iran réitère sa détermination à voir se construire un Irak sûr et stable.

Tendances et événements au Liban

Les forces du 14-mars mars semblent avoir opté pour l’élection d’un président de la République issu de leurs rangs, et qui serait imposé aux autres composantes politiques du pays et à la majorité de la population qui soutient l’opposition. La coalition au pouvoir prépare activement son plan qui s’articule autour de deux mesures anticonstitutionnelles : l’élection d’un président à la majorité absolue ; l’organisation de la séance d’élection à l’extérieur du Parlement libanais, et peut-être même à l’extérieur du Liban. C’est ce qu’a clairement déclaré le chef druze Walid Joumblatt qui a exprimé son ferme refus de toute entente avec le Hezbollah, le mouvement Amal (du président du Parlement Nabih Berri) et le Courant patriotique libre (CPL, du général Michel Aoun).
Dans ce contexte, la classe politique libanaise et les diplomates étrangers attendent le discours très important que doit prononcer vendredi 31 août Nabih Berri à l’occasion d’un meeting à Baalbeck pour célébrer le 28ème anniversaire de la disparition en Libye de l’imam Moussa Sadr, fondateur du mouvement Amal. De source bien informées on apprend que l’ambassadeur américain Jeffrey Feltman, de retour de Washington, a transmis aux ténors du 14-mars l’engagement de son administration que tout président élu même à la majorité absolue, bénéficiera d’une reconnaissance internationale. _ Ce nouveau chef de l’État sera également reconnu par la Ligue arabe et les régimes arabes alliés des États-Unis.
Le correspondant du quotidien libanais Al Akhbar (proche de l’opposition) à Washington a rapporté que Saad Hariri, un des principaux chefs du 14-mars, a chargé ses conseillers de sonder le terrain auprès des Nations unies pour voir s’il serait possible d’organiser la séance d’élection présidentielle au Palais de verre.
En parallèle, les milieux de l’opposition assurent que toutes les options sont actuellement examinées par ses chefs pour riposter à une éventuelle élection anticonstitutionnelle d’un président par le 14-mars. Dans ce cadre, le président Émile Lahoud a réaffirmé qu’il ne remettrait pas le pouvoir et ne livrerait pas le palais présidentiel à un président qui ne serait pas élu conformément au quorum des deux tiers.
Le peu d’espoir qui reste est placé dans la prochaine visite à Washington de l’émissaire français Jean-Claude Cousseran, qui intervient après les propos de Nicolas Sarkozy qui a déclaré devant ses ambassadeurs que le prochain président du Liban doit être capable de parler à toutes les communautés et à tous les acteurs régionaux, y compris la Syrie. Or ce profil est en totale contradiction avec celui qui est fabriqué aux États-Unis.

Articles relatifs au Liban

• Les journaux libanais ont repris les propos du chef druze Walid Joumblatt qui a qualifié d’« hérésie inventée par certains membres de l’opposition et du pouvoir » l’affaire du quorum des deux tiers nécessaire à la séance de l’élection présidentielle. Réaffirmant son attachement à la Constitution, il a déclaré qu’« entre le 14 et le 23 novembre, c’est notre droit constitutionnel absolu de nous réunir et d’élire (un président) à la majorité absolue. C’est aussi notre droit constitutionnel de nous réunir là où ne le souhaitons si les portes du Parlement sont fermées ». .

• L’armée libanaise a reçu mercredi des États-Unis 130 véhicules blindés de type « Humvee », à l’occasion de la visite à Beyrouth du chef des opérations militaires US au Moyen-Orient, l’amiral William Fallon.
Ces véhicules, qui font partie des dons militaires états-uniens au Liban, ont été remis à l’armée en présence de son commandant en chef, le général Michel Sleimane, du ministre de la Défense Elias Murr et de l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Jeffrey Feltman.
L’amiral US a affirmé que son pays voulait contribuer au « renforcement des capacités de l’armée libanaise pour qu’elle serve le pays encore plus qu’aujourd’hui ».
L’aide militaire octroyée par les États-Unis au Liban « s’est élevée à plus de 270 millions de dollars en 2007 », a déclaré pour sa part M. Feltman dans un discours prononcé au ministère de la Défense. « Ce chiffre est cinq fois plus important que le montant octroyé » en 2006, a-t-il précisé, rappelant que les aides militaires octroyées par Washington à Beyrouth s’élevaient à environ 700 000 dollars par an jusqu’en 2004.
L’administration Bush a consacré un montant de 321 millions de dollars en aides militaires au Liban pour la période 2006-2007, selon le ministère libanais de la Défense.
L’armée mène depuis le 20 mai une bataille féroce contre les combattants du groupe intégriste sunnite Fatah al-Islam dans le camp de réfugiés palestinien de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban.

• Human Rights Watch a été obligée d’annuler une conférence de presse prévue jeudi dans un hôtel de Beyrouth pour présenter les conclusions d’un rapport sur la guerre de juillet 2006, de crainte que cet événement ne soit perturbé par de possibles manifestations de sympathisants du Hezbollah.
Le Hezbollah et le gouvernement avaient dénoncé mercredi ce rapport de l’organisation, affirmant qu’il déformait la réalité.
« Le Hezbollah cherche à faire taire ceux qui critiquent la façon dont il a mené la guerre », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord. « Mais la justesse et la précision de nos enquêtes parleront d’elles-mêmes, avec ou sans conférence de presse ».
« Lors de l’attaque de juillet 2006, Israël a violé toutes les conventions et lois internationales », a répliqué dans un communiqué le bureau du Premier ministre. Israël « a tué près de 1 200 Libanais et en a blessé des milliers, et 72 heures après l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU il a déversé 3,5 millions de sous-munitions sur le sud du pays », a ajouté Fouad Siniora.
Quelque 160 Israéliens, des militaires pour la plupart, ont péri au cours de ce conflit. Human Rights Watch parle d’au moins « 39 civils israéliens tués ».
Le gouvernement libanais a par ailleurs rejeté la recommandation de l’organisation qui en appelle à l’Onu pour juger des membres du Hezbollah pour crimes de guerre. « C’est inacceptable car sans fondement légal. Cette organisation ne devrait pas adopter ce ton, mais demeurer impartiale et objective », a dit le gouvernement dans un communiqué.
Le porte-parole du Hezbollah Hussein Rahal a lui aussi affirmé que HRW aurait dû diriger ses premières critiques contre Israël. « Nous n’avons pas visé de civils et Israël de son côté a visé la population civile du Liban », a-t-il dit.

AN-NAHAR (QUOTIDIEN PROCHE DU 14-MARS)
Le député Boutros Harb ouvre aujourd’hui le bal des candidatures à la présidentielle. Nabih Berri lance son initiative demain et le Hezbollah appelle à l’entente.

Audiovisuel libanais

NBN (PROCHE DE NABIH BERRI)
Émission : En résumé
- Elie Ferzli, vice-président du Parlement (opposition)
Pour Walid Joumblatt, l’entente inter-libanaise est mortelle est constitue une trahison.
Les attaques contre le président de la Chambre, Nabih Berri, visent à torpiller les possibilités d’entente en détruisant sa crédibilité, car c’est lui qui mène les négociations avec les ambassadeurs étrangers.


Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth. Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française. Consultez également Indicators, le bulletin quotidien de veille économique sur le Proche-Orient, disponible en versions anglaise et arabe.


Vendredi 31 Août 2007


Commentaires

1.Posté par TE le 31/08/2007 16:40 | Alerter
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C'est en anglais, mais ca vaut la peine de faire l'effort de le lire

Voir ici

Et ici


ou googler "Who is behind human rights watch" (acec les guillemets).


Who is behind Human Rights Watch?
By Paul Treanor, [February 2003]

No US citizen, and no US organisation, has any right to impose US values on Europe. No concentration camps or mass graves can justify that imposition. But Human Rights Watch finds it self-evident, that the United States may legitimately restructure any society, where a mass grave is found. That is a dangerous belief for a superpower: European colonialism shows how easily a 'civilising mission' produces its own atrocities. Sooner or later, more people will die in crusades to prevent a new Holocaust, than died in the Holocaust itself.

For a century there has been a strong interventionist belief in the United States—although it competes with widespread isolationism. In recent years attitudes hardened: human-rights interventionism became a consensus among the 'foreign policy elite' even before September 11. Human Rights Watch itself is part of that elite, which includes government departments, foundations, NGO's and academics. It is certainly not an association of 'concerned private citizens'. HRW board members include present and past government employees, and overlapping directorates link it to the major foreign policy lobbies in the US. Cynically summarised, Human Rights Watch is a joint venture of George Soros and the State Department.

The September 11 attacks will intensify the interventionist mood among the foreign policy elite. Paradoxically, they might also lead to an isolationist mood among the general public in the USA. After a war of retaliation in Afghanistan (and Iraq), Americans might want to retreat inside a Fortress America—certainly if the war in Afghanistan begins to look like another Vietnam. In any case, the public response to the September 11 attacks, illustrates the almost absolute identification of Americans with their own value system, and their inability to accept that any ethical criticism can be valid. Without any embarrassment (or public criticism), President Bush declared, that a war between good and evil was in progress. Ironically, that mirrors the language of the Islamic fundamentalists. It implies a Crusader mentality, rather than the usual pseudo-neutrality of liberal-democratic political philosophy. Obviously a society which believes in its own absolute goodness, and the absolute and universal nature of its own values, is a fertile ground for interventionism.

HRW itself is an almost exclusively US-American organisation. Its version of human rights is the Anglo-American tradition. It too is 'mono-ethical'—recognising no legitimate ethical values outside its own. Attitudes to redistribution of wealth illustrate the limited nature of human rights ethics. In the Anglo-American human-rights tradition, seizure and redistribution of the property of the rich is unethical. The human-rights tradition recognises no inherent value in equality itself, and does not recognise many other ethical values. The human-rights tradition is not, and can never be, a substitute for a general morality.

I do not believe that ethical values are culturally specific. However, it is true that one ethical tradition has become associated with the United States. It has been absorbed in the national culture, it is symbolised by the flag, and it is capable of generating intense national emotion. That tradition has emphasis on rights, especially the universal rights set out in the American Declaration of Independence and its Constitution. In a sense the US was 'designed' or 'pre-programmed' as an interventionist power. Universal human rights, by their nature, tend to justify military intervention to protect them.

If the United States was inhabited by pacifist relativists, then probably it would not go to war so often. However, most US-Americans believe in the universality and superiority of their ethical tradition. Interventionist human-rights organisations are, in a sense, a logical result. Human Rights Watch is not formally an 'association for the promotion of the American Way of Life' - but it tends to behave like one.

Human Rights Watch operates a number of discriminatory exclusions, to maintain its character.

* Firstly, it is linguistically racist. Although it publishes material in foreign languages to promote its views, the organisation itself is English-only.
* Secondly, the organisation discriminates on grounds of nationality. Non-Americans are systematically excluded at board level. (One 1974 Indian immigrant was recently appointed, but presumably she is long since an American citizen). HRW recruits its employees only in the United States, in English. US readers of this site may be unfamiliar with multilingual cross-border employment, but it does exist in Europe. HRW has the option of going multilingual in this way—it would even facilitate its work—but it remains organisationally Anglophone.
* Third, the organisation discriminates on grounds of social class. Again, the list makes clear that board members are recruited from the upper class, and upper-middle class. Although I traced almost all the board members professions, there are none from middle-income occupations—let alone any poor illegal immigrants, or Somali peasants.

Human Rights Watch can therefore claim no ethical superiority. It is itself involved in practices it condemns elsewhere, such as discrimination in employment, and exclusion from social structures. It can also claim no neutrality. An organisation which will not allow a Serb or Somali to be a board member, can give no neutral assessment of a Serbian or Somali state. It would probably be impossible for an all-American, English-only elite organisation, to be anything else but paternalistic and arrogant.
Why are human rights linked to interventionism?

Any modern society which wants to engage in a war of conquest would need an ideology of justification. If nation state is clearly the victim of an unprovoked attack by another state, then it can appeal to the idea of national self-defence. However, such unprovoked attacks are rare, and self-defence is inherently implausible for super-powers at war with small countries. A super-power can get involved in hostilities all over the planet, usually preceded by a complex chain of events. From its point of view, an ideology is needed to justify these wars, preferably all of them.

Such an ideology should ideally meet some criteria. First, it should not be a simple appeal to self-interest. Simply stating We own the world! or We are the master race, submit to us! is not good propaganda. An appeal to higher values is preferable.

Second, these higher values should be universal. This is why Islamism would probably fail as an interventionist ideology: it is specific to Islam. A geopolitical claim to intervene in support of Islamic values can be answered simply by saying: We are not Muslims here. The doctrine of universal human rights is, by definition, universal and cross-cultural.

Third, the ideology should appeal to the population of the super-power. In the United States, for historical reasons, rights doctrines have become part of its national culture. It would be pointless for a US President to justify a war by appealing to Islam, or royal legitimacy, because very few Americans hold these beliefs. Most Americans believe in rights theories: very few know that these theories are disputed.

Fourth, if possible, the ideology should appeal to the 'enemy' population. It should ideally be part of their values. This is very difficult, but the doctrine of human rights has itself succeeded in acquiring cross-cultural legitimacy. This does not mean it is inherently right, but simply that no non-western cultures have an answer to the doctrine. The government of China, for instance, fully accepts the concept of human rights, and claims to uphold them. So when it is accused of human rights violations, it can do nothing but deny. It will be perpetually on the defensive. Even if the US bombs Beijing in support of human rights, the Chinese regime would be incapable of simply saying Human rights are wrong. This effect could be seen as the Holy Grail of war propaganda: if the enemy leadership is incapable of presenting an alternative value system, it will ultimately collapse. If the US was a devoutly Islamic country, what response would it offer to an invasion of Islamist purists? If they came to destroy Las Vegas for being un-Islamic what could the US Government do? Offer pathetic denials, that's all. That is all the Chinese government can offer to international public opinion, when facing claims of human rights violations.

Human rights are not the only possible option, for a general ideology of intervention. The 'civilising mission' which justified 19-th century colonisation is another example. However, it is important to note that human rights can serve a geopolitical purpose, which is unrelated to their moral content. It is not possible to show that 'human rights' exist, and most moral philosophers would not even try. It might not be a very important issue in ethics anyway - but it is important in politics and geopolitics. And that's what Human Rights Watch is about—not about ethics.


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