Sciences et croyances

Plus rapide que la lumière (suite)



Samedi 16 Mai 2009

Plus rapide que la lumière (suite)

Anneau de galaxies en interaction, nommé Arp 147.
Crédit : NASA, ESA, et M. Livio (STScI)


Thunderbolts, Stephen Smith, 15 mai 2009


      Si le calcul des distances fondé sur le redshift est inexact, qu'en est-il de l’opinion consensuelle sur l'âge ou la taille de l'Univers ?


      Dans les années 60, les astronomes découvrirent les objets quasi-stellaires, mieux connus sous le nom de quasars. Ils semblent dotés d’un très grand redshift [décalage vers le rouge du spectre lumineux, ndt], ce qui implique qu'ils sont situés près de la limite extrême de l'Univers observable. Les quasars sont dits « quasi-stellaires » du fait de leur relative petitesse, souvent un peu plus d'une année-lumière de diamètre apparent, mais leur dégagement d'énergie est tel, que l’on pense ce sont les objets de l’Univers dont le rayonnement continu est le plus puissant.


      Les seules autres sources actives d'énergie détectables à ces immenses distances, sont celles qui émettent des rafales de rayons gamma (GRB, gamma ray bursters). Mais, les GRB durent quelques instants, alors que les quasars produisent un éclat constant. Ils demeurent aussi brillants qu’au moment de leur première découverte.


      Quelques astronomes découvrirent que nombre de quasars sont associés à des galaxies spirales (comme M82), et semblent en réalité situés dans leur voisinage, au lieu d’être distants de milliards d'années-lumière. Sur la base d'autres données, comme l’anormale luminosité apparente des quasars par rapport à leur redshift, la théorie de l’expansion de l’Univers de Hubble a été questionnée.


      Quoi qu’il en soit, bien avant que le problème des quasars ne se pose, Edwin Hubble lui-même avait été poussé à suggérer que l'expansion pourrait ne pas avoir eu lieu dans la « jeunesse » de l’Univers. Il pensait que de nouvelles données d'observation sont nécessaires pour décider si c’est certain. En 1947, il attendait que le nouveau télescope de 200 pouces du Mont Palomar soit construit :

      Il semble vraisemblable que le redshift puisse ne pas être dû à l’expansion de l'Univers, et la plupart des spéculations sur la structure de l'Univers pourraient exiger un réexamen ... Nous pouvons prédire avec assurance que le 200 pouces nous dira si le redshift doit être accepté comme preuve de la rapide expansion de l’Univers ou bien attribué à quelque nouveau principe de la nature. (Publications de Astronomical Society of the Pacific, Vol. 59, n° 349).


      Malheureusement, rien de définitif n’est sorti du travail des astronomes avec le télescope Hale ou les nombreux télescopes spatiaux qui ont été lancés depuis. À la place, comme nous en discutions dans la première partie [lien en français], le redshift et l'expansion sont devenus une sorte de dogme dans la communauté astronomique, et de nouvelles digressions mathématiques toujours plus ésotériques ont été ajoutées au micmac.


      Bien que depuis 40 ans ou plus de nombreuses observations contredisent l’opinion consensuelle, ces données sont ignorées ou marginalisées. Des quasars à hauts redshifts, comme mentionné précédemment, ont été découverts alignés sur des galaxies dotées de redshifts nettement plus faibles. En fait, ils sont parfois liés à ces galaxies dotées d’un redshift plus faible par un « pont » de matière lumineuse.


      Halton Arp était la seule voix dans une foule de scientifiques qui s’accommodaient du modèle standard du Big Bang, quand il commença à publier des documents qui réfutaient la recevabilité de l'expansion et, par définition, de l’hypothèse du Big Bang. Comme l’avait prédit Edwin Hubble, en utilisant le télescope Hale de 200 pouces, les recherches de Arp révélèrent un « nouveau principe de la nature. »


      L’une des plus intéressantes images, justifiant la nécessité de revoir la cosmologie, est celle de NGC 4319 et Markarian 205, son compagnon quasar. Arp a attiré l'attention sur le fait que cette galaxie dotée d’un faible redshift est liée physiquement au quasar doté d’un haut redshift. Un filament entre les deux objets contrevient à l’indication de distance, puisque aucune connexion ne devrait être possible. Après tout, on dit que NGC 4319 (d’après le calcul des redshifts) serait à environ 600 millions d'années-lumière de la Terre, tandis que Markarian 205 serait aux alentours de un milliard d'années-lumière.


      Si ces objets sont reliés physiquement, ils doivent se trouver à même distance de la Terre. La différence de redshift doit provenir de quelque autre facteur, sans rapport avec l’éloignement, quelque chose d’intrinsèque dans leur composition doit provoquer la différence.


      Arp a dressé le Catalog of Discrepant Redshift Associations (Catalogue des redshifts en association discordante), qui décrit les structures anormales ou les liens physiques entre objets dotés de redshifts radicalement différents. Quelques observations montrent des paires de quasars éjectés dans des directions opposées par des galaxies actives. Cela a conduit à ce qu’on appelle le modèle de la formation des galaxies par éjection. En bref, les quasars à haut redshift à proximité de galaxies, comme la galaxie M82 susmentionnée, sont des « rejetons » de galaxies matures. Leurs différents redshifts n’indiquent pas leur distance, mais leur âge depuis l’époque de leur éjection.


      Arp spécule que la mesure du redshift des quasars n’indique pas que la valeur de la vitesse, mais dépend aussi de ce qu'il appelle le « redshift intrinsèque. » Le redshift intrinsèque est une propriété de la matière, comme la masse ou la charge, et qui peut évoluer au fil du temps. Selon sa théorie, quand les quasars sont éjectés de la galaxie mère, ils possèdent un haut redshift intrinsèque, z = 2 (~ 95.000 km/s) ou plus.


      Comme le quasar s'éloigne de son lieu de naissance dans le noyau galactique, les propriétés de son redshift commencent à diminuer jusqu'à ce qu'il atteigne environ z = 0,3 (~ 15.000 km/s). À ce moment, le quasar ressemble à une galaxie, mais à une petite. Le moment d'inertie de l'éjection est par la suite surmonté, et la nouvelle galaxie revient vers sa mère. C'est ainsi que les galaxies se forment et vieillissent, évoluant de quasars à haut redshift en petites galaxies irrégulières, et puis en grandes galaxies spirales barrées [ndt : La galaxie spirale barrée est l'un des quatre types de galaxies. Ses bras se détachent perpendiculairement aux extrémités d'une barre nébulaire rectiligne qui traverse son noyau. Un tiers des galaxies spirales reconnues sont de ce type].


      D’autres exemples de quasars en pleine évolution devant des galaxies en évolution plus lente, ou connectées à eux par un filament lumineux, ont été observés. NGC 7603, par exemple, une galaxie spirale déformée avec un seul bras, reliée par un petit bras à un compagnon doté d’un redshift bien plus grand. Dans les matériaux brillants du bras, il y a deux autres objets, doté chacun d’un redshift différent de la galaxie associée.


      Dans les revues scientifiques du courant dominant, il n'y a rien de concluant sur les données de Arp au moment de la rédaction de cet article. Son temps de télescope lui a été enlevé il y a plusieurs années par les décideurs qui attribuent ce temps aux divers groupes de recherche. Ses révélations concernant les problèmes du dogme consensuel ont été considérées comme trop controversées pour être admissibles. De cette manière, il a été sommairement censuré par ses pairs. Pourtant, les preuves qu’il a rassemblées et continue de promouvoir devraient nous faire arrêter et réfléchir : Le Big Bang est-il tout ce qui existe ? Quelle est la taille de l'Univers si la mesure du redshift n’est pas un indicateur convenable de la distance ?



Original : thunderbolts.info/tpod/2009/arch09/090515faster2.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info





Lundi 18 Mai 2009


Commentaires

1.Posté par Metraya le 17/05/2009 11:02 | Alerter
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Ampoules basses consommation et le numérique dans tout les foyer en 2012, Le projet Blue Beam va bientôt devenir une réalité. Comme quoi, le réchauffement climatique et les préoccupations environnementales ne sont encore qu'un prétexte pour les élites pour imposer au peuple leurs "solutions".

2.Posté par Arthur Gohin le 20/05/2009 19:49 | Alerter
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Je vois plutot que les quasars ne sont pas des objets définis mais des effets d'optique.
En effet la haute densité du coeur des galaxies spirales et elliptiques en fait des lentilles gravitationnelles. Ceci joint à la courbure générale de l'univers augmente dans des proportions colossales la puissance lumineuse d'une petite zone de l'univers en arrière de ces galaxies, et ce d'autant plus qu'elle sont lointaines. D'ou le décalage spectral plus important pour les quasars que pour la galaxie qui se trouve alignée avec lui.
Ceci explique aussi bien l'élargissement des raies spectrales des quasars.

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