Le Service de contrôle spécial (SCS) du ministère russe de la Défense a enregistré depuis sa création le 13 mai 1958 jusqu'à 730 tests menés sur des sites américains, chinois, français, indiens et pakistanais, a annoncé mardi le chef de la 13e Direction du ministère, le général Vladimir Verkhovtsev.
"En tant que membre du Traité sur l'interdiction universelle des tests nucléaires, la Russie a accès à l'information recueillie par les quelque 320 postes de contrôle international, notre Service enregistre des explosions nucléaires de plus de 1 KT de puissance dans le monde entier", a indiqué le militaire dans un entretien accordé au quotidien Etoile Rouge (journal du ministère russe de la Défense) à l'occasion du 50e anniversaire du SCS.
L'objectif numéro un du SCS consiste à contrôler en continu les essais nucléaires dans le monde et, dans le même temps, à surveiller le respect de ces traités, a rappelé le général.
Les laboratoires du SCS sont situés sur l'ensemble du territoire russe, surtout dans le Grand Nord et en Extrême-Orient. "L'essentiel consiste à garantir leur sensibilité maximale à l'enregistrement des signaux d'explosions nucléaires", a rappelé le représentant du ministère de la Défense.
Selon lui, la dislocation de l'URSS en 1991 a porté un coup dur au SCS, certains laboratoires s'étant retrouvés du jour au lendemain à l'étranger, notamment en Ukraine, au Kazakhstan et Kirghizstan.
Nos chercheurs ont dû alors trouver de "nouvelles méthodes pour relever l'efficacité du contrôle et celles-ci fonctionnent avec succès", a poursuivi le général Verkhovtsev.
Le rééquipement technique de ces laboratoires est un des moyens d'améliorer l'efficacité des laboratoires du SCS, a poursuivi le général. Le passage à l'enregistrement numérique à large bande et l'abandon de l'enregistrement analogique permet de réduire la marge d'erreur en analysant les informations et le temps de traitement, a encore annoncé le représentant du ministère de la Défense.