Politique Nationale/Internationale

Plus de 7 milliards de dollars pour abandonner les droits nationaux sur la Palestine



Mardi 18 Décembre 2007

Plus de 7 milliards de dollars pour abandonner les droits nationaux sur la Palestine
La conférence des donateurs de Paris a permis lundi de rassembler 7,4 milliards de dollars pour les Palestiniens, une bouffée d’oxygène dans un contexte marqué par une fragile reprise des négociations de paix avec Israël.

La somme rassemblée est supérieure à ce qu’espérait l’Autorité palestinienne, représentée par Mahmoud Abbas et Salam Fayyad. "Nous visions 5,6 milliards de dollars et nous en avons 7,4, ce qui n’est pas mal", a déclaré Bernard Kouchner, lors de la conférence de presse finale.

Les Etats-Unis participeront à hauteur de 550 millions de dollars. La Commission européenne donnera 639,4 millions de dollars (440 millions d’euros) et la France 300 millions de dollars, soit un peu plus de 200 millions d’euros.

L’argent servira à doper une économie palestinienne moribonde via le paiement des salaires de quelque 160.000 fonctionnaires et la construction d’infrastructures.

Sans aide financière, les territoires palestiniens - la Cisjordanie, où domine le Fatah d’Abbas, et la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas - courent "à la catastrophe", avait prévenu Mahmoud Abbas plus tôt dans la journée. "Cette conférence est littéralement le dernier espoir du gouvernement d’éviter la banqueroute", avait déclaré Condoleezza Rice, tandis que Nicolas Sarkozy invitait les participants à se montrer généreux.

Selon une enquête du Programme alimentaire mondial (PAM) publiée lundi, le revenu moyen par foyer à Gaza a baissé de 30% ces six derniers mois et dans environ 70% des foyers de personnes non réfugiées, on doit vivre au quotidien avec moins de 1,2 dollar par personne.

L’autre objectif, plus politique, de la conférence de Paris était de renforcer Abbas dans le conflit qui l’oppose au Hamas et dans ses efforts de reprise du dialogue avec l’autorité d’occupation.

Il y a un mois à Annapolis, aux Etats-Unis, Mahmoud Abbas et Ehud Olmert se sont engagés à tenter de trouver d’ici fin 2008 un terrain d’entente qui pourrait déboucher sur la création d’un Etat palestinien.

Malgré l’enveloppe promise, la réunion de Paris a été assombrie par les divergences entre les deux parties, notamment à propos du projet israélien de construire quelque 300 logements nouveaux près de Jérusalem. "Si nous voulons lancer des discussions sérieuses pour mettre fin au conflit comme nous l’avons décidé avec le reste du monde, alors comment l’une des parties-clés peut-elle poursuivre ses activités d’implantation", a déploré Mahmoud Abbas.

Tzipi Livni ne lui a pas directement répondu mais elle a réaffirmé le désir de paix de son pays et son intention de respecter la feuille de route définie en 2003, qui prévoit le gel des colonies. "Malgré les difficultés, nous sommes prêts (...) à remplir nos obligations, y compris en ce qui concerne nos activités d’implantation", a-t-elle dit.

La Banque mondiale a estimé la semaine dernière que l’économie palestinienne ne serait relancée qu’à condition qu’Israël lève ses barrages routiers qui entravent la circulation. Ce à quoi se refuse toujours l’autorité d’occupation, qui invoque des raisons de sécurité.

Dans la foulée de la conférence d’Annapolis, les négociations de paix ont officiellement repris le 12 décembre.

Mais de l’avis de nombreux analystes, les efforts de paix n’iront pas loin en raison des divisions dans le camp palestinien et de la position de faiblesse d’Olmert, qui dirige un gouvernement de coalition. "La conférence de Paris était une réunion pour déclarer la guerre au Hamas et aux autres factions de résistance", a estimé un responsable du Hamas, Sami Abou Zouhri

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4318


Mardi 18 Décembre 2007

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