ALTER INFO

Plus de 100 000 musulmans en danger de mort imminente pour que les texans volent leur pétrole ?


Dans la même rubrique:
< >

Jeudi 23 Novembre 2017 - 08:39 Insultée, la Turquie souhaite sortir de l'OTAN



tani68
Dimanche 3 Septembre 2017

Le génocide des Rorhinya décidé par une agent de la CIA Aung San Suu Kyi et des compagnies pétrolières?

Plus de 100 000 musulmans en danger de mort imminente pour que les texans volent leur pétrole ?
La Birmanie de Aung San Suu Kyi aurait tué au moins 100 000 musulmans rohingyas en 2016 !


Plus de 60 000 musulmans ont fui l'armée boudhiste birmane qui a interdit aux organisations humanitaires de les nourrir ou de les soigner ! Cela cette semaine depuis le 29 Aout 2017 !


Car leur terres sonr riches en pétrole! La minorité Karen a aussi subit un génocide alors qu'ils ne sont pas musulmans le gouvernement birman a été accusé de répandre le choléra sur ce peuple pour tuer les enfants en larguant des ballons infectés par ce virus !


Ce génocide a été planifié de longue date par la puissance colonisatrice l'Angleterre ! L'Angleterre a décidé des frontières entre le Bengladesh et la Birmanie !
La famine du Bengale de 1943 est la deuxième famine la plus meurtrière à s'être déroulée durant la colonisation du sous-continent indien par l'Empire britannique, après la Grande Famine de 1770 lors de la domination du Bengale par la East India Company. Il est estimé qu'un million et demi à quatre millions de personnes sont mortes de faim en 1943.

L'Angleterre avait mis sous embargo le Bengladesh ce qui avait provoqué la mort de trois mllions de Bengalis peut être même 20 millions !

Les puissances colonialistes ont organisé le génocide des musulmans de Bosnie et celui du Rwanda car sur la carte d'identité des yougoslaves ou Rwandais le nom de la religion ou de l'éthnie était imprimés et cela par les anglais !



Dans des vidéos du Darkweb on peut y voir des birmans boudhistes découper des enfants Rohingyas vivants avec des tronçonneuse leur viande est ensuite exporté en Thailande et parfois leur organes sont revendus avec l'aide de l'Angleterre des USA et de Israel.

Leur viande peut être étiquetée viande de porc ou broyée pour la charcuterie certaines parties du corps peuvent servir à fabriquer des crèmes de beauté !





Près de 30 000 déplacés, des accusations d'exécutions extrajudiciaires et de tortures... En Birmanie, l'Etat de l'Arakan est à feu et à sang suite à l’offensive de l'armée birmane à la frontière du Bangladesh, officiellement pour arrêter de prétendus assaillants islamistes. Les Nations unies et Amnesty International accusent les militaires birmans de représailles contre la minorité rohingya. Cette crise affaiblit le gouvernement d'Aung San Suu Kyi, aux affaires depuis avril 2016.

Avec notre correspondant à Rangoon, Rémy Favre

Il s'agit « d'un nettoyage ethnique » selon un représentant des Nations unies qui a utilisé l'expression pour décrire les opérations militaires dans l'Arakan. Il détaille ses accusations : meurtres, massacres d'enfants, viols, pillages...

Depuis un mois, la situation se dégrade dans l'Arakan. Les témoignages de réfugiés sont de plus en plus précis, concordants et accablants. Ainsi, l'armée birmane pousserait des milliers de Rohingyas musulmans à fuir vers le Bangladesh.

Colporter de fausses nouvelles

A chaque fois, le gouvernement d'Aung San Suu Kyi a répondu de la même manière : il a nié les allégations, accusé les ONG et la presse de colporter de fausses nouvelles. Il assure par ailleurs qu'il gère la crise dans le respect de l'état de droit. Plus de cent suspects ont été tués par l'armée, certains sont morts en détention. Les Nations unies réclament une enquête indépendante.

Dans l'Arakan, 150 000 personnes dépendent de rations alimentaires distribuées habituellement par les Nations unies et les ONG. Elles ne les reçoivent plus depuis un mois et demi et 3 000 enfants qui souffrent de malnutrition risquent de mourir, prévient l'ONU. Le gouvernement birman et l'armée empêchent les personnels humanitaires d'accéder librement à l'Etat de l'Arakan.

Alors qu'en 1948, les Rohingyas étaient reconnus en tant que minorité nationale, l'arrivée en 1962 au pouvoir du dictateur Ne Win a changé leur situation. De 1962 à 2012, la succession de juntes militaires entraînera une politique de « birmanisation » rejetant toutes les minorités ethniques. En 1982, les Rohingya sont privés de la nationalité birmane devenant de facto apatrides. Ils sont exclus des 135 ethnies officiellement reconnues par l’État birman16. Ces 135 ethnies correspondent aux minorités présentes en Birmanie avant 1824, c'est-à-dire avant l'arrivée des colons Britanniques dans la région. Étant considérés comme un peuple importé par les Britanniques, les Rohingya n'étaient pas vus comme Birmans.

En plus de leur condition d'apatrides, les Rohingya subissent de graves violations portant atteintes à leurs personnes et à leurs biens, selon un rapport récent de l'ONG Human Rights Watch intitulé « Tout ce que vous pouvez faire c'est prier »17. On leur a interdit tous droit politiques (comme voter ou se présenter à une élection), économiques (comme tenir un magasin et commercer avec des bouddhistes) ou encore sociaux (comme avoir accès aux soins, se marier et avoir plusieurs enfants). Les dernières lois les concernant sont celles de 2012 qui interdisent tous mariage inter-religieux entre Musulmans Rohingyas et Bouddhistes Birmans. Une autre loi vise aussi à entraver leur fertilité décrite comme « animale »18.

La population Rohingya est en proie à un nettoyage ethnique et systématique19. Ainsi, depuis 2010, plusieurs dizaines de milliers de migrants Rohingya s'enfuient vers le Bangladesh20. Cependant, depuis juin 2012, un regain de violence interethnique opposant la majorité Arakanaise à la minorité Rohingya contraint ces derniers à l'exil dans les pays avoisinants (Bangladesh, Malaisie, Thaïlande)21. Ces migrants utilisent essentiellement comme moyen de locomotion des bateaux fournis par des passeurs, souvent impropres à la navigation comme le souligne le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés22. Le 7 janvier 2009, près d'un millier de réfugiés birmans de l'ethnie Rohingya sont arrivés dans quatre bateaux sur l'île de Weh en Indonésie. Ils ont été parqués sur une base navale près de Sabang.

En 2012, des affrontements éclatent dans la province de l'Arakan entre les Rohingya et la majorité bouddhiste, suscitant des actes de racisme islamophobe. De juin à octobre, 200 personnes sont tuées, plus de 75 000 doivent fuir leurs habitations, incendiées en très grand nombre. Le président birman Thein Sein ordonne alors l'envoi de renforts militaires, mais des observateurs ont signalé le peu d'empressement des troupes gouvernementales à protéger les Rohingya. Par ailleurs, en dehors même de la province, des milliers de moines bouddhistes ont organisé en septembre et octobre des défilés dans les rues de Rangoun/Yangon et de Mandalay pour protester contre le projet d'installation à Rangoun d'un bureau de l'Organisation de la coopération islamique (O.I.C.), dont une délégation s'était rendue en Arakan avec l'accord de Thein Sein23.

Au Bangladesh, dont ils sont originaires, ils vivent dans le dénuement, et sont donc de moins en moins nombreux (environ 300 000) en 2013.

Selon le quotidien Le Monde, les 800 000 Rohingya se trouvant dans l'État rakhine, « sont vus par la plupart des Birmans comme des immigrés illégaux du Bangladesh, un ostracisme qui alimente un racisme quasi unanime à leur encontre24. » Ils n’ont donc pas de liberté de circulation et s’entassent dans des camps (près de 150 000 en 2013). Musulmans, ils sont également méprisés par une partie de la majorité bouddhiste de Birmanie, et sont victimes de violences comme en 2012. Ils fuient la violence et la misère de leur vie en Birmanie. La majorité d'entre eux cherchent à rejoindre la Thaïlande par l'intermédiaire de passeurs, où ils sont détenus dans des camps dans la jungle jusqu’au paiement de rançons.

Selon le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, entre janvier 2015 et mars 2015, plus de 25 000 migrants issus du Bangladesh, en majorité des Rohingyas, ont pris la mer pour tenter d’atteindre la Malaisie ou l’Indonésie (ce nombre a doublé par rapport à la même période en 2014). La Malaisie et l'Indonésie sont des destinations prisées pour les Rohingya puisque ces pays sont à majorité musulmane. Ils pourraient enfin vivre leur religion en accord avec le reste de la population.

Cependant, l’Indonésie, qui n’a pas signé la convention de Genève, refuse d'accueillir les réfugiés et les demandeurs d’asile. Ces migrants vont donc être redirigés vers l’agence des Nations unies pour les réfugiés, auprès de laquelle où ils pourront enregistrer une demande d’asile pour un pays tiers. Pendant l’étude de leur dossier, ils ne perçoivent aucune aide financière, ne disposent d'aucun logement et n'ont pas le droit de travailler. Ces réfugiés, victimes d'une grande précarité choisissent donc de se livrer à la police pour être placés dans des centres de détentions souvent surpeuplés et insalubres. L’Indonésie, pour qui ces 10 000 réfugiés sont un fardeau, critique la politique migratoire de l'Australie. Le pays envisage même d'installer ces migrants, de force, sur une île déserte de son territoire. Quant à l’Australie, elle est signataire de la convention de Genève25,26,27.

En mai 2015 un charnier a été découvert en Thaïlande, dans un camp clandestin. Plus d'une vingtaine de corps de Rohingya ont été exhumés. Ils étaient retenus dans ce camp par des trafiquants qui réclamaient une rançon élevée aux familles des détenus28.

En décembre 2016, l'Organisation internationale pour les migrations estime à environ 30 000 le nombre de Rohingya qui doivent fuir au Bengladesh, suite aux violences en Birmanie, entre octobre et décembre 201629.

Face aux persécutions, des organisations armées se forment alors, comme l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA). En octobre 2016, des postes frontières sont attaqués, ce qui provoque de féroces représailles de la part de l'armée : viols, tortures et massacres. Le 25 août 2017, une vingtaine de postes frontières sont à nouveau attaqués par 150 rebelles : au moins 71 personnes sont tuées, dont une dizaine de policiers30. Dans la semaine qui suit les combats font plus de 400 morts, dont 370 rebelles, 13 miliaires ou policiers et 14 civils selon l'armée birmane31. Le projet Arakan, une organisation de défense des droits des Rohingyas, évoque pour sa part près de 130 morts, dont des femmes et des enfants32. Selon l'ONU, 27 000 personnes trouvent refuge au Bangladesh, où plus de 400 000 réfugiés rohingyas sont déjà présents ; mais le pays ne veut pas en accueillir davantage et ferme sa frontière, bloquant ainsi 20 000 civils31

Réactions internationales[modifier | modifier le code]
L’ASEAN, dont fait partie la Birmanie, a uniquement des buts économiques. Les pays membres n’ont donc entrepris aucune action globale et commune pour accueillir les réfugiés, et encore moins pour faire cesser les violences.

De son côté l'Union européenne a levé les sanctions économiques qui pesaient sur la Birmanie depuis la mise en place de juntes militaires. Elle donne ainsi à la Birmanie l’accès au FMI et à la Banque mondiale. En revanche, concernant les Rohingya, aucune action n’est prévue.

Les États-Unis ont eux aussi permis à nouveau des investissements en Birmanie. Cependant, concernant la minorité musulmane, Barack Obama a déclaré qu’il fallait arrêter de les discriminer. Il se dit prêt à accueillir des réfugiés cependant il accueillerait surtout des réfugiés économiques, ayant pour objectif de travailler et de s’insérer. Il a aussi promis un don de 3 millions de dollars, en faveur de l’Organisation internationale pour les migrations, pour contribuer à gérer la crise. Elle devrait coûter au total environ 26 millions de dollars.

Il y a aussi l’action d’Amnesty Internationale33, Médecins Sans Frontières34 , Action Contre la Faim et Solidarités Internationale35 qui essayent d’agir de leur mieux pour apporter à cette minorité des soins et de l’eau potable. Ces ONG essayent aussi de rendre publique la situation des Rohingyas et de soulever des fonds pour le financement d'aides. Cependant ces aides restent très limitées et la possibilité d’action à l’intérieur de la Birmanie se fait obligatoirement contre le régime de Thein Sein et le mouvement 969. Les risques sont donc importants et entravent largement toutes actions.

Depuis quelques années on voit naitre des associations qui veulent défendre la cause de cette minorité. Par exemple l’association fondée par un Rohingya, Tun Khin36, qui a réussi à quitter la Birmanie en 1997. Il a créé la BROUK (Burmese Rohingya Organisation in UK) pour se battre contre l’intolérance religieuse et défendre les droits de sa minorité. Par l’intermédiaire de son association il a rencontré des membres du parlement Britannique, du Parlement européen, du Sénat américain et des Nations unies.

Le Parlement européen a appelé le 7 juillet 2016 la Birmanie à agir pour mettre un terme à la « répression brutale » et aux « persécutions systématiques » contre la minorité musulmane des Rohingyas, un dossier sur lequel la dirigeante Aung San Suu Kyi devrait intervenir davantage!
Alors qu'en 1948, les Rohingyas étaient reconnus en tant que minorité nationale, l'arrivée en 1962 au pouvoir du dictateur Ne Win a changé leur situation. De 1962 à 2012, la succession de juntes militaires entraînera une politique de « birmanisation » rejetant toutes les minorités ethniques. En 1982, les Rohingya sont privés de la nationalité birmane devenant de facto apatrides. Ils sont exclus des 135 ethnies officiellement reconnues par l’État birman16. Ces 135 ethnies correspondent aux minorités présentes en Birmanie avant 1824, c'est-à-dire avant l'arrivée des colons Britanniques dans la région. Étant considérés comme un peuple importé par les Britanniques, les Rohingya n'étaient pas vus comme Birmans.

En plus de leur condition d'apatrides, les Rohingya subissent de graves violations portant atteintes à leurs personnes et à leurs biens, selon un rapport récent de l'ONG Human Rights Watch intitulé « Tout ce que vous pouvez faire c'est prier »17. On leur a interdit tous droit politiques (comme voter ou se présenter à une élection), économiques (comme tenir un magasin et commercer avec des bouddhistes) ou encore sociaux (comme avoir accès aux soins, se marier et avoir plusieurs enfants). Les dernières lois les concernant sont celles de 2012 qui interdisent tous mariage inter-religieux entre Musulmans Rohingyas et Bouddhistes Birmans. Une autre loi vise aussi à entraver leur fertilité décrite comme « animale »18.

La population Rohingya est en proie à un nettoyage ethnique et systématique19. Ainsi, depuis 2010, plusieurs dizaines de milliers de migrants Rohingya s'enfuient vers le Bangladesh20. Cependant, depuis juin 2012, un regain de violence interethnique opposant la majorité Arakanaise à la minorité Rohingya contraint ces derniers à l'exil dans les pays avoisinants (Bangladesh, Malaisie, Thaïlande)21. Ces migrants utilisent essentiellement comme moyen de locomotion des bateaux fournis par des passeurs, souvent impropres à la navigation comme le souligne le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés22. Le 7 janvier 2009, près d'un millier de réfugiés birmans de l'ethnie Rohingya sont arrivés dans quatre bateaux sur l'île de Weh en Indonésie. Ils ont été parqués sur une base navale près de Sabang.

En 2012, des affrontements éclatent dans la province de l'Arakan entre les Rohingya et la majorité bouddhiste, suscitant des actes de racisme islamophobe. De juin à octobre, 200 personnes sont tuées, plus de 75 000 doivent fuir leurs habitations, incendiées en très grand nombre. Le président birman Thein Sein ordonne alors l'envoi de renforts militaires, mais des observateurs ont signalé le peu d'empressement des troupes gouvernementales à protéger les Rohingya. Par ailleurs, en dehors même de la province, des milliers de moines bouddhistes ont organisé en septembre et octobre des défilés dans les rues de Rangoun/Yangon et de Mandalay pour protester contre le projet d'installation à Rangoun d'un bureau de l'Organisation de la coopération islamique (O.I.C.), dont une délégation s'était rendue en Arakan avec l'accord de Thein Sein23.

Au Bangladesh, dont ils sont originaires, ils vivent dans le dénuement, et sont donc de moins en moins nombreux (environ 300 000) en 2013.

Selon le quotidien Le Monde, les 800 000 Rohingya se trouvant dans l'État rakhine, « sont vus par la plupart des Birmans comme des immigrés illégaux du Bangladesh, un ostracisme qui alimente un racisme quasi unanime à leur encontre24. » Ils n’ont donc pas de liberté de circulation et s’entassent dans des camps (près de 150 000 en 2013). Musulmans, ils sont également méprisés par une partie de la majorité bouddhiste de Birmanie, et sont victimes de violences comme en 2012. Ils fuient la violence et la misère de leur vie en Birmanie. La majorité d'entre eux cherchent à rejoindre la Thaïlande par l'intermédiaire de passeurs, où ils sont détenus dans des camps dans la jungle jusqu’au paiement de rançons.

Selon le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, entre janvier 2015 et mars 2015, plus de 25 000 migrants issus du Bangladesh, en majorité des Rohingyas, ont pris la mer pour tenter d’atteindre la Malaisie ou l’Indonésie (ce nombre a doublé par rapport à la même période en 2014). La Malaisie et l'Indonésie sont des destinations prisées pour les Rohingya puisque ces pays sont à majorité musulmane. Ils pourraient enfin vivre leur religion en accord avec le reste de la population.

Cependant, l’Indonésie, qui n’a pas signé la convention de Genève, refuse d'accueillir les réfugiés et les demandeurs d’asile. Ces migrants vont donc être redirigés vers l’agence des Nations unies pour les réfugiés, auprès de laquelle où ils pourront enregistrer une demande d’asile pour un pays tiers. Pendant l’étude de leur dossier, ils ne perçoivent aucune aide financière, ne disposent d'aucun logement et n'ont pas le droit de travailler. Ces réfugiés, victimes d'une grande précarité choisissent donc de se livrer à la police pour être placés dans des centres de détentions souvent surpeuplés et insalubres. L’Indonésie, pour qui ces 10 000 réfugiés sont un fardeau, critique la politique migratoire de l'Australie. Le pays envisage même d'installer ces migrants, de force, sur une île déserte de son territoire. Quant à l’Australie, elle est signataire de la convention de Genève25,26,27.

En mai 2015 un charnier a été découvert en Thaïlande, dans un camp clandestin. Plus d'une vingtaine de corps de Rohingya ont été exhumés. Ils étaient retenus dans ce camp par des trafiquants qui réclamaient une rançon élevée aux familles des détenus28.

En décembre 2016, l'Organisation internationale pour les migrations estime à environ 30 000 le nombre de Rohingya qui doivent fuir au Bengladesh, suite aux violences en Birmanie, entre octobre et décembre 201629.

Face aux persécutions, des organisations armées se forment alors, comme l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA). En octobre 2016, des postes frontières sont attaqués, ce qui provoque de féroces représailles de la part de l'armée : viols, tortures et massacres. Le 25 août 2017, une vingtaine de postes frontières sont à nouveau attaqués par 150 rebelles : au moins 71 personnes sont tuées, dont une dizaine de policiers30. Dans la semaine qui suit les combats font plus de 400 morts, dont 370 rebelles, 13 miliaires ou policiers et 14 civils selon l'armée birmane31. Le projet Arakan, une organisation de défense des droits des Rohingyas, évoque pour sa part près de 130 morts, dont des femmes et des enfants32. Selon l'ONU, 27 000 personnes trouvent refuge au Bangladesh, où plus de 400 000 réfugiés rohingyas sont déjà présents ; mais le pays ne veut pas en accueillir davantage et ferme sa frontière, bloquant ainsi 20 000 civils.
Depuis des générations, les Birmans de Shweri Chai, petite île du golfe du Bengale, extraient seuls le pétrole d'une terre aride. Mais à l'heure où les groupes étrangers convoitent le potentiel énergétique du pays, ils craignent de voir cette manne s'évaporer.
La Birmanie est riche en gaz et en pétrole, exploités notamment par le français Total (associé à l'américain Chevron) et le malaisien Petronas, avec l'entreprise publique Myanmar Oil and Gaz Enterprise (MOGE).
Mais les ONG dénoncent le fait que les Birmans ne profitent pas de ces richesses.
«Avant, il y avait beaucoup de foreurs traditionnels dans la région, mais à cause des entreprises étrangères, il y en a beaucoup moins», raconte San Kyaw, 60 ans, qui vit à Shweri Chai, à six heures de bateau de Sittwe, capitale de l'Etat Rakhine (Ouest).
Le puit de pétrole de sa famille donne environ 35 litres par jour. Les hommes dorment à tour de rôle dans la cabane qui abrite la poulie grâce à laquelle remonte le liquide rougeâtre, gisant à près de 200 mètres de profondeur.
«Je préfère forer moi-même que de laisser ça à des étrangers», insiste San Kyaw en tirant sur son câble, cigare aux lèvres. «On fait ça depuis 300 ans».
C'est sans doute exagéré. Mais la Birmanie est bien l'un des plus anciens producteurs de pétrole, avec son premier baril exporté vers 1850. Un siècle et demi plus tard, dans un pays où la majorité n'a pas l'électricité, le village de pêcheurs de Shweri Chai est fier d'alimenter seul ses générateurs, après avoir passé au four son pétrole brut.
Mais tous les habitants de cette région frontalière du Bangladesh ne sont pas si bien lotis, relève Khaing Pyi Soe, secrétaire du Parti pour le développement des nationalités rakhines. «Nous voulons certains bénéfices de Shwe Gaz», plaide-t-il.
«Shwe Gaz» fait référence à un ensemble de projets controversés: l'exploitation de gaz au large de l'Etat Rakhine, la construction d'un gazoduc de 800 km pour acheminer ce gaz en Chine, et un oléoduc parallèle pour faire venir du pétrole d'Afrique et du Moyen-Orient.
L'entreprise d'Etat chinoise China National Petroleum Corporation (CNPC) est le partenaire majoritaire des deux pipelines, qui devraient transporter 10 à 13 millions de m3 de gaz et 22 millions de tonnes de pétrole par an à partir de 2013, selon son site internet.
Si CNPN assure que la Birmanie pourra utiliser le gazoduc «pour satisfaire les besoins locaux», les opposants au projet n'y croient pas. «Nous sommes victimes d'une sorte de colonialisme», martèle Khaing Kaung San, arborant un T-shirt «Notre gaz, notre avenir».
Shwe Gaz va générer 29 milliards de dollars sur 30 ans, selon un récent rapport de l'organisation locale Arakan Oil Watch (AOW). Mais la population voit aussi lui échapper l'argent des concessions de l'Etat.
Pétrole et gaz «ont généré d'énormes revenus, mais un manque de transparence et une mauvaise gestion de ces revenus ont laissé la Birmanie avec l'un des indicateurs de développement les pires du monde, créant une malédiction des ressources», dénonce AOW.
Il existe bien «certains espoirs» que le nouveau gouvernement «soit plus transparent» que ses prédécesseurs, tempère de son côté Sean Turnell, économiste à l'université Macquarie de Sydney. Mais «les craintes (de statu quo) sont bien réelles».
Une chose est sûre, l'énergie constituera une destination majeure pour les investissements étrangers des prochaines années, même si personne ne connaît exactement l'étendue des réserves dans un pays où l'exploration a à peine commencé.
Selon les chiffres de la CIA américaine, la Birmanie disposerait de 50 millions de barils de pétrole et de 283,2 milliards de m3 de gaz naturel, dont une grande partie offshore.
Le gouvernement attribue petit à petit ces blocs aux Sud-Coréens, Indiens, Chinois ou Thaïlandais, qui "refusent de publier combien et comment elles paient le régime militaire", fustige AOW.
Loin de ces considérations, les foreurs de Shweri Chai essaient de se faire oublier. «Avant, on remontait plus de 100 gallons (450 litres) par jour avec des dizaines de puits dans le village», explique San Kyaw. «Mais nous avons fermé des puits, pour que les entreprises étrangères ne viennent pas forer».


Dimanche 3 Septembre 2017


Commentaires

1.Posté par franck le 03/09/2017 09:45 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Bonjour juste nous donner vos source pour ce passage digne d un f ilm de spielberg:-)

Leur viande peut être étiquetée viande de porc ou broyée pour la charcuterie certaines parties du corps peuvent servir à fabriquer des crèmes de beauté !


2.Posté par Depositaire le 03/09/2017 10:03 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Cet article nous montre la sauvagerie des multinationales et la complicité des gouvernements pour l'exploitation des richesses de pays qui en sont pourvus.

Concernant la Birmanie, un important rectificatif est à faire sur l'article : En effet, il est parlé des "bouddhistes" qui massacrent les rohyngias musulmans. Alors ces gens sont autant bouddhistes que les bandes de sauvages qui sévissent en Syrie de daesh ou du front en-nosra, sont musulmans.

En clair, on ne peut pas, en aucune façon et sous aucun rapport se dire appartenir à une religion ou à une Tradition spirituelle et agir selon une sauvagerie inouïe. C'est radicalement incompatible. Le Bouddha était un homme de paix et jamais il n'a prêché la haine et la sauvagerie.

Ces gens, s'ils méritent encore d'être appelés "des gens", car ils ont perdus jusqu'à la nature humaine, ne sont que des animaux, animés d'une extrême sauvagerie, à forme humaine. Mais ne peuvent en aucun cas et sous aucun rapport être appelés" bouddhistes", pas plus que les bandes de sauvages qui sévissent en Syrie ne peuvent être appelés "musulmans". Il y a là un abus très grossier de langage véhiculé par les médias fort peu soucieux de la vérité.

Il y a là un rectificatif important à faire. On voudrait attiser les conflits entre communautés religieuses que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Comme on dit, cherchez à qui le crime profite. Le fait que ce problème est mondial devrait nous faire réfléchir sur qui propage ce genre d'infos et attise les conflits.

Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS

Publicité

Brèves



Commentaires