Propagande médiatique, politique, idéologique

Pierre écoute un disque de slam… et vomit, À propos d’un détournement de cadavre signé Abd Al Malik et intitulé « Gilles écoute un disque de rap… et fond en larmes »



Dimanche 8 Février 2009

Pierre écoute un disque de slam… et vomit, À propos d’un détournement de cadavre signé Abd Al Malik et intitulé « Gilles écoute un disque de rap… et fond en larmes »

La presse peut s’émerveiller : Abd Al Malik rend hommage à Gilles Deleuze ! Non, ce n’est pas une blague...


Par Pierre Tevanian, 6 février

On parle bien d’Abd Al Malik, le slammeur préféré d’Eric Zemmour [1], le chantre de la France qui se lève tôt et « ne se plaint jamais », dont le dernier titre, C’est du lourd, professe, dans une langue qui se veut « jeune » et « populaire », un éloge hallucinant du travail , de la famille et de la patrie.

Et de Gilles Deleuze (1925-1994), le philosophe du désir et du « devenir révolutionnaire », celui qui a écrit que la guerre du Golfe était « une guerre immonde », celui qui a soutenu les luttes des détenus dans les prisons, celui qui a soutenu sans faille le peuple palestinien face à l’occupation israélienne.

Ça se trouve dans le dernier album du slammeur, Dante, et ça s’appelle

« Gilles écoute un disque de rap… et fond en larmes ».

Avant que Gilles n’écoute son disque de rap – et, donc, fonde en larmes – il nous faut d’abord faire connaissance avec le personnage. D’où quelques couplets introductifs qui nous présentent, dans la langue simplette, limite débile léger, qui est la marque de fabrique d’Abd Al Malik, une sorte de Gilles Deleuze for dummies (Gilles Deleuze pour les nuls) :

« Gilles, il est pas laid, il a les cheveux mi-longs et il est plus tout jeune, ça se voit, il aime pas les animaux, non, mais il est tapi chez lui comme un chat, avec des livres… ».

Nous sommes ravis, dans ce premier couplet, d’apprendre que Gilles Deleuze a vécu vieux et qu’il avait les cheveux mi-long. Mais au fait, quel est l’intérêt de la chose ?

Nous apprenons aussi que « ça se voit » quand quelqu’un n’est plus tout jeune. Certes, mais ce constat n’est pas non plus bouleversant par sa nouveauté.

Abd Al Malik regarde un DVD de Deleuze... et s’endort

Nous devinons surtout qu’Abd Al Malik a visionné un (passionnant) DVD de Claire Parnet : « L’Abécédaire de Gilles Deleuze », dans lequel le philosophe, effectivement assez âgé, les cheveux « mi-longs », est assis « chez lui », parle de son rapport aux animaux et confesse qu’il n’aime pas les chats. Abd Al Malik a donc visionné l’Abécédaire, mais enfin, comme on dit, on s’en tape un peu.

Nous soupçonnons aussi qu’Abd Al Malik a dû s’endormir devant l’Abécédaire, puisque Deleuze y exposait longuement ce qui le passionnait chez certains animaux (et de cela, qui est la chose intéressante du chapitre « A comme Animal » du DVD, Abd Al Malik ne retient rien dans sa chanson), en expliquant bien qu’il ne détestait pas « les animaux » en bloc, mais seulement les animaux domestiques, notamment les chats (il n’est donc pas très gentil de rendre hommage au « vieil homme » en le comparant à l’une des espèces animales qu’il détestait le plus).

Mais tout cela n’a que peu de gravité et d’importance. Plus gênant peut-être, bien que pas gravissime non plus, l’enchaînement de lieux communs auxquels Abd Al Malik réduit la pensée deleuzienne :

- « Il sait toujours reconnaître le beau dans le langage, surtout quand il déplie et redéploie de façon neuve ce qui a toujours été là… »

- « C’est vrai qu’il se pose beaucoup de questions, Gilles »

- « Gilles, il s’en fout d’être beau, il dit que l’important c’est de rester toujours fidèle à soi… »

Rien n’est en effet plus éloigné de la pensée de Deleuze, telle qu’il l’expose aussi bien dans ses livres que dans l’Abécédaire, que le cliché du philosophe qui « se pose beaucoup de questions » (la philosophie n’est pas réflexive mais créatrice de concepts, répétait Deleuze) ou que l’idée selon laquelle « tout » est toujours-déjà donné, et seulement à redécouvrir (Deleuze a au contraire passé son temps à souligner que tout s’inventait et que la philosophie comme l’art consistaient à créer du « nouveau »). Rien n’est plus éloigné surtout de la pensée de Deleuze que cette injonction new age à « rester toujours fidèle à soi-même » : Deleuze récuse dans l’Abécédaire la notion de « fidélité », et a passé son temps à théoriser la « trahison » [2], la « dépersonnalisation » et le « devenir-autre que soi » (« devenir-femme », « devenir-minoritaire », « devenir-animal », « devenir-imperceptible ») [3].

Autre lieu commun sans intérêt :

« Il a su rester un mec simple ».

Suivent quelques démonstrations d’érudition, dénuées de toute portée et de tout intérêt, si ce n’est celui, narcissique (pas très « mec simple », donc), de nous signifier qu’Abd Al Malik sait des choses. Et plus précisément qu’ Abd Al Malik connaît Spinoza, Paul Verlaine, Michel Foucault, Félix Guattari, et sait que Gilles Deleuze les appréciait :

- « Dans une autre vie il a parlé le hollandais et s’est appelé Spinoza »

- « Mais au fait, savez vous qu’il habitait la rue Nollet, la rue où Verlaine buvait plein d’absinthe et de vodka ? »

(Non, mais on s’en tape un peu)

- « Il le sait, comme son pote Félix, son gars Michel, car pour lui ce sont des gens qui pensent droit »

Notons en passant que « penser droit » est ce que Gilles Deleuze a passé toute son existence à éviter de faire, lui qui n’a cessé de valoriser la bifurcation et le « rhizome », et dont le tout dernier mot dans l’Abécédaire (Abd Al Malik a dû s’endormir, c’est maintenant certain) est un éloge – peut-on être plus clair ? – du « zig-zag ».

Ces démonstrations gratuites d’érudition, cet étalage de références culturelles prestigieuses, ce name-droping, suscitent à vrai dire un certain malaise. Il est vrai que n’importe qui, noir ou blanc, riche ou pauvre, peintre, chanteur ou slammeur, peut très bien s’enthousiasmer sur Gilles Deleuze et vouloir exprimer et partager son enthousiasme, pourquoi pas dans une chanson ?

Il est vrai aussi que le besoin d’afficher à outrance des références culturelles prestigieuses peut être perçu comme une réaction de défense, voire de révolte, contre un certain discours dominant qui dénie aux classes populaires et aux jeunes issus de la colonisation toute capacité de connaître, comprendre et apprécier un philosophe comme Gilles Deleuze.

Mais l’impression qui prédomine, quand on écoute le morceau d’Abd Al Malik, est ni celle d’un simple hommage à un philosophe apprécié ni celle d’un défi adressé à la caste des intellectuels professionnels, mais celle, beaucoup plus déplaisante, d’une volonté de distinction aux dépens des prolétaires, indigènes et autres « jeunes de banlieue ».

En somme, quand on entend

« Gilles écoute un disque de rap »,

on entend aussi, en sous-texte :

Abd Al Malik lit des livres de philo

et donc :

Abd Al Malik est un bon immigré, un bon noir, un bon banlieusard, civilisé, « évolué » comme on disait dans les colonies. Pas comme « tous les autres » (cf. Faysal Riad, « Un truc de malade »), pas comme ces foules de racailles incultes et basses du front qui peuplent nos banlieues.

Interprétation malveillante ? Soupçon exagéré ? Méchanceté gratuite ?

La suite montre hélas que non.

Gilles a donc acheté un disque de rap

« Il est comme un bête curieuse, c’est ce qui l’a poussé à acheter ce disque de rap, je crois ».

Voilà donc où Abd Al Malik voulait en venir. Malgré les longs couplets introductifs en forme d’hommage, Gilles Deleuze n’est pas traité par Abd Al Malik comme une fin mais comme un moyen : il ne s’agit pas d’écrire un morceau pour Gilles Deleuze, afin de lui rendre hommage, mais d’utiliser Gilles Deleuze, ou plutôt son nom [4], son prestige, son autorité, son capital symbolique, pour légitimer un discours sur autre chose – en l’occurrence sur le rap.

Et c’est là que Pierre cesse de rire et commence à avoir mal au ventre. Car enfin, il n’y a rien en soi de répréhensible à citer un auteur en déformant sa pensée. Deleuze lui-même, en bon nietzschéen, passait son temps à dire qu’il se contrefoutait des instrumentalisations et des contresens, et qu’il était dans l’ordre des choses qu’une idée se déforme et se re-signifie en fonction des forces qui s’en emparent. L’important, ajoutait-il, est de savoir quelles forces s’en emparent, pour quel usage, et avec quelle créativité.

Et le problème est bien là : à quoi sert le nom de Gilles Deleuze dans le texte d’Abd Al Malik ?

À ça :

« Il s’apprétait à écouter un disque de rap classique, au sens de consternant, égo-tripé, bourré de clichés victimaires, de lieux communs et d’attitudes pseudo-gangsta, mais à ce moment là de l’histoire il ne le savait pas encore ».

Ce qu’en revanche nous savons déjà, pour notre part, « à ce moment là de l’histoire », c’est qu’Abd Al Malik détourne un cadavre, celui d’un grand philosophe mort il y a quatorze ans, pour l’enrôler dans une bien déplaisante croisade :

« C’est vrai qu’on a les poètes qu’on mérite, pensa-t-il, mais après avoir écouté, quand la platine s’arrêta, il éclata en sanglots ».

Fin de la chanson.

Le message est donc clair : ces petites racailles basanées, non contentes de « se lever tard dans la journée », de « se gratter les bourses » et de « dealer du ke-cra » (cf. « C’est du lourd », l’autre manifeste réactionnaire d’Abd Al Malik), non contentes d’être des voleurs, des violeurs et des voileurs de femmes, sont en plus coupables du crime des crimes, du crime contre la pensée que symbolise, par métonymie, le crime de lèse-Deleuze.

Abd Al Malik détourne un cadavre... et crache sur les siens

Ils glandent, ils volent, ils cassent, ils brûlent, ils agressent et en plus, les salauds, ils font pleurer Gilles !

On pourra objecter qu’Abd Al Malik a bien le droit de critiquer un rap caricatural, fait d’ « ego-trip », de poses « pseudo-gangsta » et de clichés, puisque ce rap existe bel et bien. Sauf que :

- c’est tout le rap, ou l’essentiel du rap, voire l’essence du rap qui est ainsi dénigrée par notre slammeur, puisqu’il pose l’équation : « rap classique » = « rap consternant » ;

- l’adjectif « victimaire », utilisé pour qualifier les « clichés » et les « lieux communs » de ce mauvais rap, est lui-même l’un des plus gros clichés, l’un des lieux communs les plus réactionnaires de l’époque, qui ne sert qu’à une chose : disqualifier a priori tout discours vindicatif, revendicatif ou simplement critique contre l’ordre dominant [5] ;

- Abd Al Malik sait très bien que l’« ego-trip », même dans ses formes les plus excessives et caricaturales, obéit à une rationalité et remplit une fonction réparatrice pour une catégorie de la population sans cesse incitée par les discours dominants à se dévaloriser, se dénigrer, se mépriser elle-même.

Bref : de même que « C’est du lourd » n’opposait, au sein de l’immigration, que quelques individualités méritantes (« le père de Majid », « ceux qui ont su rester dignes sans basculer dans le ressentiment ») à « tous les autres » (accusés de « se lever tard » et de « se gratter les bourses »), « Gilles écoute… » oppose le « rap classique », forcément « consternant », à un mystérieux rap nouveau, hérétique, utopique ou à venir, trop minoritaire ou exceptionnel en tout cas pour que « Gilles » ait pu en avoir connaissance.

En fait, on l’aura compris, quand on entend :

« Gilles écoute un disque de rap – classique (donc consternant) – et fond en larmes »,

il faut naturellement entendre :

« Ah, si seulement Gilles avait vécu assez longtemps pour entendre les disques – novateurs (et pas victimaires du tout) – d’Abd Al Malik ! Il n’aurait pas fondu en larmes ! ».

Ou, plus simplement :

« S’il était encore en vie, Deleuze adorerait Abd Al Malik »

Et ça, pour le coup, ça s’appelle un ego-trip – et pourquoi pas ? Mais il n’était pas indispensable, pour s’ego-triper, de détourner un cadavre , ni surtout d’en rajouter sur les tonnes de crachats qui se déversent quotidiennement sur les rappeurs, les « racailles » et autres « jeunes à casquettes ».

On a des poètes qu’on ne mérite pas, pensa Pierre, et après avoir écouté, quand la platine s’est arrêtée, il est parti vomir un coup.

Notes

[1] Authentique : notre éditorialiste raciste et hétérosexiste national a récemment confessé, sur le plateau de l’émission « On n’est pas couchés », son admiration pour le « fond » du discours d’Abd Al Malik.

[2] Cf. notamment dans son livre Dialogues, co-écrit avec Claire Parnet

[3] Cf. notamment L’Anti-Œdipe et Mille plateaux, co-écrits avec Félix Guattari

[4] Son prénom, en l’occurrence.

[5] Cf. Christophe Gaudier, « À quoi sert “la victimisation” »


http://lmsi.net/spip.php?article859



Lundi 9 Février 2009


Commentaires

1.Posté par blah le 09/02/2009 00:38 | Alerter
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critique aussi consternante de bien-pensance de faux-cul à la moraline que l'objet critiqué.

2.Posté par Diogène le 09/02/2009 01:14 | Alerter
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Pierre a l'air spécialisé dans un certain racisme à lire le titre de ses articles ... Le racisme naît, grandit et pourrit dans, pour et par le travail ! Seulement, je n'ai pas lu de titre concernant la cause de cette maladie (Trop complexe pour pierre peut-être ?) Il aurait pu choisir n'importe quel album de rap pour le démonter, mais il préfère surement ce qu'il a fait : remplir sur du vide. Certes, il peut avoir eu de la sympathie pour deleuze, por son oeuvre, et être outré au point de faire le commentaire à propos de l'aspect physique du gogo chanteur (ce qui est très bas) ... Même si le chanteur est mauvais, reste la bassesse des propos, quand tout le monde sait ce qu'il faut à chacun : sa part de terre et la paix !

ps : je ne souhaite pas à pierre de trouver du boulot ; ça voudrait dire qu'il n'y a pas d'avenir !

3.Posté par Montaigne pourquoi La Boetie? ou Kikinou pour d'autres... le 09/02/2009 04:38 | Alerter
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Diogène, je te connais certes très peu mais en tout cas assez pour m'être rendu compte que tu as -relativement à l'article écrit par Pierre Tevanian- peut etre présumé de ce que tu ne maitrisais que trop peu. Bien entendu, il est possible que je me trompe, si c'est le cas que tu ne te fasses pas prier pour me le faire savoir. Avant cela, je dois dire que le cas d' ABD AL MALIK est des plus interessant puisque celui-ci semble faire partie des "rappeurs" se subsumant dans le groupe de "ceux" qui s'intéresse au plus beau des joyaux -et ceci pour moi comme pour beaucoup ne souffre aucune contestation- que représente la culture. Ceci étant peut-etre ne manifeste-t-il pas son amour comme il conviendrait de le faire (à mon sens Roméo n'était pas meilleur que lui quant à la manifestation de son amour pour Juliette...). Pour autant, plutot que de l'assaisonner de mépris au travers de tournures de phrases ,pour le moins exceptionnelles, comme celles de Mr. Tavernian, je me demande s'il ne vaudrait mieux pas reconnaître que ce chanteur (et oui! au cas où on l'aurait oublier un rappeur est un chanteur et donc par voie de conséquence un ARTISTE...) voue "maladroitement" un culte à un homme qui l'a profondément marqué. D'autre part, certainement que Mr.Tavernian s'est-il attaché de tout son être à concurrencer Siné dans son domaine de prédilection ( la caricature,faut-il le rappeler?) -pour le coup,un temps soit peu,c'est déjà beaucoup trop! mais,bien entendu ça n'engage que moi. En tout et pour tout, la façon dont l'auteur de l'article introduit le débat nous conduit sur un chemin où il ne faut s'aventurer sans solides références. Et le renchérissement de Diogène,bien que pertinent en quelques endroits, exacerbe à mon sens sa tendance pernicieuse...

4.Posté par We Are Star Stuff le 09/02/2009 15:06 | Alerter
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"Critique aussi consternante de bien-pensance de faux-cul à la moraline que l'objet critiqué." Bravo Blah!
J'ajouterais même que Pierre Tevanian dépasse manifestement Malik dans cet exercice. Je trouve suspect cet obstination à clouer au pilori Abd Al Malik. Bien que sa tendance "Père la morale" donneur de leçons puisse m'agacer également, je le perçois comme bien moins navrant que les autres rappeurs médiatisés nous infligeant invariablement des lyrics genre "Si tu niques ta mère, t'auras des Nike Air". Le gangsta-rap est consternant, c'est un fait, et n'est nullement le rap classique qui délivrait lui un message "Peace Love and Unity". Ecoutez les rappeurs médiatisés (donc gangsta-rap), regardez leurs clips, sous couvert d'un discours pseudo-revendicatif, on y voit et entends que l'apologie du sarkozysme qu'il prétendent dénoncer, c'est à dire : avoir une grosse bagnole pour y asseoir des bombasses siliconées en string, afficher une dentition en or et d'énormes diamants aux lobes d'oreilles, se transformer en homme-sandwich pour marques de luxe, en bref vouer un culte à l'argent et aux signes ostentatoires de richesse constituerait donc le summum de la subversion. De plus, en incitant à mettre le feu, les pseudo-révolutionnaires remplissent là leur rôle de bons petits soldats du nouvel ordre mondial, invitant les jeunes les plus influençables à participer au bordel indispensable au fameux "ordo ab chao" du plan illuminati, les émeutes de banlieue étant un bon alibi pour l'instauration de lois sécuritaires et liberticides. Malik serait donc coupable de ne pas se cantonner à sa fonction pré-définie de racaille décérébrée, allant jusqu'à avoir l'outrecuidance d'afficher un goût pour la culture, et se refusant à jeter de l'huile sur le feu.
L'ampleur de l'ego-trip de Tevanian et son inanité confinent à l'indicible; aussi exaspérant, dans son genre, que le honni Zemmour, ce dernier ayant au moins le mérite de ne pas se complaire dans la fange du politiquement correct.

5.Posté par Arturo le 09/02/2009 18:02 | Alerter
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Monsieur Pierre Tévanian, c'est dommage votre critique ! Abd Al Malik est quelqu'un de bon et sincère, qui se passe bien de vos interprétations et de vos projections !
Je vous invite, vous Monsieur Tévanian, ainsi que tout ceux qui veulent lire un beau livre, pour mieux comprendre Abd Al Malik, à lire son livre sorti en 2 0 0 4 : "Qu'Allag bénisse la France !".

Bonne lecture à tous. Et bonne écoute.. ;)

6.Posté par Arturo le 09/02/2009 18:02 | Alerter
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pardon, "Qu'Allah bénisse la France !"

7.Posté par Montaigne pourquoi La Boetie? ou Kikinou pour d'autres... le 09/02/2009 20:46 | Alerter
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Pierre Tavernan ce coup-ci n'a pas été compris par tous. Car pour ceux qui ont eu l'occasion de s'intéresser à son oeuvre il s'entend qu'on ne pourrait sans faillir le comparer à un Zemmour. Attendu que ces deux individus sont diamétralement opposés si on se fie à leurs positions et discours respectifs. Pierre Tavernan,bien qu'ayant l'air de faire dans le ressentiment tout au long de son exposé, s'attaque à un problème de fond qui - comme j'ai pris soin de l'indiquer auparavant- ne peut etre compris sans solides références ,au risque de sombrer dans les travers d'un procès d'intention primaire. Faire honneur à son intelligence c'est surtout s'échiner à l'utiliser; si possible à l'écart de toutes passions. De là, peut etre vaudrait-il mieux consentir à l'idée de s'intéresser aux travaux de ceux qui exposent leurs vues. Histoire d'éviter de travestir leurs raisonnements et de permettre un plus libre accès au savoir,par la seule entremise de notre sens critique...à bon entendeur salut!

8.Posté par blah le 09/02/2009 23:26 | Alerter
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Lettre ouverte à l’anus de monsieur Tévanian
Par Alain SORAL


Ou pourquoi “les mots sont importants”, surtout pour ceux qui ont besoin de maquiller les faits…

Cher monsieur Tévanian,

Ayant été quelque peu accaparé par les persécutions sionistes réelles que j’ai récemment subies et qui vous épargnent heureusement, je n’avais pas encore trouvé le temps de vous remercier pour votre bel article, intitulé “Le cas Soral”, qui circule actuellement sur les différents sites de votre réseau, dit “islamo-gauchiste”.

Un dossier de type “Renseignements Généraux”, dans le plus pur style “flic trotskiste” (le rapport étroit qui unit le trotskisme à la police, qu’elle soit celle de la pensée ou de la matraque, est une longue histoire d’amour qui court de Trotski lui-même à Edwy Plenel).

Pas eu le temps, dis-je, de vous remercier pour cette excellente mise au point qui, en plus de faire savoir aux honnêtes gens que je n’ai effectivement rien à voir avec vous, a aidé les plus lucides à mieux comprendre le rôle que jouent de fait, vous et les associations comme la vôtre, tant dans le contrôle des Français de confession musulmane et d’origine maghrébine, que dans la division de la cause palestinienne…

N’ayant pas, pour des raisons de vécu (eh oui, je ne suis pas, je l’avoue, l’un de ces rebelles-fonctionnaires qui passent leurs longs loisirs rémunérés à cracher sur l’état qui les paye, mais un éternel précaire, d’où ma sensibilité…) ; n’ayant pas, pour des raisons de praxis, donc, votre côté tâcheron de la délation, je me contenterai juste, pour étayer ma thèse, de rappeler, en bon marxiste, d’où vous “parlez” exactement * :

Pierre Tévanian : enseignant marseillais et principal animateur de l’association Les Mots Sont Importants (lmsi.org). Membre du vaste réseau trotskiste, allant de la LCR à Euro-Palestine, dont la fonction, outre le contrôle et la manipulation actuelle des pro-palestiniens de banlieue, est le contrôle et la manipulation de l’extrême gauche adolescente dans son ensemble depuis 30 ans.

Sous couvert de lutte contre les “fachos” - catégorie fantasmée dans laquelle on doit ranger aussi les “staliniens” quand ils ont, comme moi, longtemps milité au parti communiste -, la principale activité de ce genre d’animal, mi-taupe, mi-fourmi, se résume en fait, au-delà des mots, à jeter le soupçon d'antisémitisme sur quiconque n’appartient pas ou ne se soumet pas, du côté des pro-palestiniens, au réseau trotskiste dont fait partie notre enseignant marseillais. Réseau trotskiste de manipulation et de contrôle (capable de prendre position contre la loi Chirac d’interdiction du voile, tout en militant activement au côté des laïcards anti-musulmans du Parti socialiste), et dont les leaders historiques travaillent TOUS, comme leurs trajectoires et leurs postes l’attestent, également dans les faits, pour les puissances d’argent ou l’appareil d’état français, soit à la promotion du sionisme de fait **.

à bon entendeur…

Alain SORAL

* Tâcheron de la délation… et grossier falsificateur, comme le prouve cet extrait de la chronique de Clémentine Autain où vous puisez l’une de vos citations :
« Alain Soral se trouvait dans le public, appelé par Dechavanne dans le premier quart d'heure d'émission, il rejoint la tribune des invités, où un fauteuil vide l'attendait. Un beauf à la Cabu, peut-être un comédien, faisant office de “macho” donnait le ton : ” Avec tout ce qu'on vous a donné depuis cinquante ans ! ” ” Et vous nous obligez maintenant à faire les courses et la vaisselle.” Son clou de la soirée fut d'insulter une “Chienne de Garde “, en se réjouissant qu'elle ne soit pas nue : ” J'irai même plus loin… à madame, j'irai pas lui passer la main au cul. ça, elle peut être tranquille ! ” . »
Pour moi aussi, monsieur Tévanian, les mots sont importants, c’est pourquoi je me permets de révéler à vos lecteurs que ceux que vous m’attribuez, faute de les trouver dans mes livres, furent prononcés par un autre, un acteur.
** à moins qu’on m’explique que tous ces gens sont des traîtres à la cause de leur jeunesse, auquel cas le trotskisme se résumerait encore à l’école de la trahison .

9.Posté par ayatollah le 12/02/2009 14:04 | Alerter
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Son slam pu la merde , meme roff fait de la merde musical en se moment sans parlé de la lonnnnngue periode d'abdelmalikation de Kerry James qui semble revenir sur un rap intelligent et agressif et encore je n'ai entendu que son dernier son .

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