Conflits et guerres actuelles

Philippines: entre terrorisme et rebellion


Depuis l’élection du Président Obama et de l’agravation de la crise économique l’actualité des philippines est passée sous silence dans la presse occidentale. Le 26 fevrier 2009 l’opposition philippine manifestait contre la présidente Gloria Macapagal Arroyo. Elle est accusée d’avoir truqué les élections et d’avoir tolérer la corruption. Les manifestants ont affronté la police alors qu’ils se dirigeaient vers l’ambassade des Etats-Unis en protestant contre le traité qui organise la tenue de manoeuvres militaires entre les Philippines et les Etats-Unis.


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Dimanche 15 Mars 2009

Philippines: entre terrorisme et rebellion
Depuis l'élection du Président Obama et de l'agravation de la crise économique l'actualité des philippines est passée sous silence dans la presse occidentale. Le 26 fevrier 2009 l'opposition philippine manifestait contre la présidente Gloria Macapagal Arroyo. Elle est accusée d'avoir truqué les élections et d'avoir tolérer la corruption. Les manifestants ont affronté la police alors qu'ils se dirigeaient vers l'ambassade des Etats-Unis en protestant contre le traité qui organise la tenue de manoeuvres militaires entre les Philippines et les Etats-Unis. D'après les manifestants, ce traité réserve un traitement inégal aux citoyens philippins face aux citoyens américains (1). La Constitution philippine permet de déposer une mesure de défiance envers le gouvernement une fois par an. les groupes anti-Arroyo ont donc attendu la toute fin du délai avant de renouveler leur motion et ceci dans un climat de contestation minoritaire mais permanente avec des rumeurs persistantes de coup d'Etat. Les opposants accusent la présidente Arroyo de tolérer les assassinats politiques, et de violer la constitution pour museler les dissidents. Les plaignants sont constitués d'intellectuels, d'anciens membres du gouvernement, ainsi que des opposants politiques et des militants de gauche (2). Assassinats politiques, et violation de la constitution. Le lundi 23 février2009 le journaliste Ernesto Rollin a été sauvagement assassiné. C'était un présentateur qui frappait fort, a affirmé le responsable de la radio Alex Sy au Centre de Doha. Son dernier reportage traitait de la plainte déposée contre le gouverneur concernant les salaires des travailleurs de santé . Ce journaliste de 49 ans est le deuxième professionnel des médias à être assassiné depuis le début de l'année aux Philippines. Tous deux travaillaient dans cette partie ouest de l'île de Mindanao. Ernesto Rollin est le 63e journaliste assassiné depuis le début de la présidence de Gloria Arroyo en 2001 d'après l'Union Nationale des Journalistes Philippins (National Union of Journalists of the Philippines - NUJP) (3). Les assassinats concernent aussi les leaders du mouvement paysan, les défenseurs de l'environnement et des militants étudiants. Ils ont été assassiné par de mystérieux escadrons de la mort qui semblent avoir des liens étroits avec l'armée du pays. Des militants affirment que depuis l'accès au pouvoir en 2001 de la Présidente Gloria Arroyo, plus de 900 personnes ont été exécutées de façon extra-judiciaire et 200 autres ont « disparu » (4). Un rapport des Nations Unies en 2007 rendait l'armée responsable de la majorité des meurtres mais aucune mesure n'a été prise et les assassinats inexpliqués continuent. Une des zones les plus dangereuses est la vallée de Compostela, au sud, sur l'île de Mindanao. C'est un lieu d'une grande beauté et d'une grande pauvreté rurale. C'est aussi là où se trouvent les mines d'or qui appartiennent à des étrangers et qui depuis longtemps sont responsables des mouvements d'insurrection communiste. Dans les dernières semaines de 2008, cinq hommes apparemment paisibles et respectueux des lois ont été abattus mystérieusement dans la région (5). Une des première victime était Danilo Qualbar, activiste du parti de gauche "Le Peuple d'abord" (Bayan Muna/People First), qui a été tué le 6 novembre. Les observateurs des droits de l'homme ont déclaré qu'aucune autopsie ni enquête n'a été réalisée : la police n'a même pas interrogé la famille de la victime. Quatre jours plus tard, Rolando Antolihao, âgé de 39 ans, travailleur dans une plantation de bananes et membre du parti Le Peuple d'abord, a été abattu devant sa femme et sa fille âgée de 2 ans. Un petit poste militaire se trouvait à une cinquantaine de mètres mais, selon les rapports officiels, les soldats en service ont répondu aux coups de feu. Les semaines suivantes, deux autres militants sont tombés sous les balles. Enfin, deux jours avant Noël, Fernando Sarmiento, un écologiste de 39 ans qui soutenait que la mine d'or locale portait atteinte aux intérêts de la population locale, fut tué par des assassins correspondant à la même description. Des amis de M. Sarmiento ont déclaré qu'il avait été arrêté par l'armée en juillet et accusé d'être un guérillero communiste. Malheureusement aucune enquête officielle n'a été faite sur les assassinats ni même pour savoir si les décès étaient liés entre eux d'une façon ou d'une autre. Des militants des droits de l'homme affirment que les meurtres font partie d'une offensive lancée par la Présidente Arroyo en vue d'éliminer, d'ici 2010, les guérilleros maoïstes appelés la Nouvelle Armée du Peuple (NPA, New People's Army). Bien qu'ils démentent les assassinats, les cadres supérieurs de l'armée affirment que les partis légaux comme "Le Peuple d'abord" et d'autres groupes activistes dont la plupart des victimes sont issues, sont des façades pour les communistes. Selon le lieutenant-colonel Ernesto Torres, un porte-parole de l'armée, les « forces de sécurité sont des boucs émissaires commodes » pour désigner les coupables des meurtres et il déclare que les allégations contre l'armée sont faites par des « groupes qui veulent renverser le gouvernement et le remplacer par leur propre gouvernement ». La Présidente Arroyo est restée silencieuse sur la plupart de ces 900 meurtres et les 200 « disparitions » qui se sont produites pendant son mandat. L'armée dément toute implication et jusqu'à maintenant personne n'a jamais été poursuivi. A la mi-janvier Trois employés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le suisse Andreas Notter, l'italien Eugenio Vagni et le philippin Jean Lacaba ont été enlevés par des membres d'Abu Sayyaf sur l'île de Jolo (sud). Ils seraient détenus dans les jungles de la province de Sulu, sur l'île de Jolo. Le groupe islamiste détient par ailleurs un otage sri lankais. L'ambassadrice américaine aux Philippines, Kristie Kenney, a lancé un nouvel appel à la libération immédiate des trois travailleurs humanitaires enlevés par un groupe rebelle islamiste lié au réseau terroriste Al-Qaïda. Les soldats américains cantonnés dans la province de Sulu ne sont pas engagés dans les opérations de sauvetage, a assuré Mme Kenney, lors de la cérémonie d'inauguration d'une installation destinée à l'entraînement de policiers, installation construite avec l'aide des Etats-Unis. Une centaine de militaires américains sont autorisés à se déployer dans la province de Sulu dans le cadre de missions humanitaires et d'entraînement. Bien que le déploiement de ses troupes soit mis en cause aux Philippines, les Etats-Unis estiment que leur assistance est importante dans le cadre de la lutte contre le groupe Abu Sayyaf, classé sur la liste américaine des organisations terroristes internationales. La franchise Al Qaïda aux philippines. L'attentat survenu à Bali le 12 octobre 2002 été également été imputé par les autorités à Al Qaïda et à son relais indonésien, la Jaamah Islamiya ou Abu Sayyaf, sans que cette accusation ait pu être étayée par des éléments publics. Mais elle satisfait tous les protagonistes. Les États-Uniens et les Australiens trouvent là une justification à leur interventionnisme ainsi que les militaires indonésiens, qui se défaussent à bon compte du terrorisme qu'ils pratiquent depuis des années. Les fondamentalistes musulmans eux-mêmes, tel le prêcheur Aboubakar Bachir, peuvent ainsi se prévaloir d'organisations qu'ils n'ont jamais été capables de constituer. Que la Jaamah Islamiya n'ait jamais existé importe peu, le mythe du terrorisme islamiste est aussi utile au jeu politique en Indonésie qu'ailleurs. C'est un sénateur américain, Sam BROWNBACK, siégeant à la commission des affaires étrangères, qui disait en 2008 que les Philippines seraient « la prochaine cible après l'Afghanistan ». Par ailleurs l'intervention militaire américaine du début de l'année devait s'appeler au départ « Enduring Freedom-Philippines ». Mais où se situe le théâtre des opérations ? Nous sommes au Sud des Philippines, entre l'île de Mindanao et la portion malaisienne du Nord de Bornéo (Shabah). Entre ces deux pôles, distants d'environ 300 Km, un chapelet d'îles : l'archipel des Sulu, situé entre la Mer du même nom et la Mer de Célèbes. Dans cette région, une concentration de musulmans sunnites, de l'école Shaféite se regroupe sous la bannière du « peuple Moro ». Les Moros regroupent ces musulmans du Sud des Philippines qui ont été ainsi labellisé par les Espagnols au début du XVIème siècle. Notons toutefois que les musulmans philippins, qui ne représentent que 5 millions d'individus sur les 76 que comptent les Philippines, ne constituent pas une véritable unité puisqu'ils regroupent en fait une dizaine de groupes ethno-linguistiques. Officiellement trois mouvements occupent la scène et mobilisent aujourd'hui à eux seuls près de 5 000 soldats philippins sans compter les 12 000 membres des Unités Géographiques des Forces Armées Citoyennes et des Organisations de Volontaires Civils. Le premier de ces mouvements est le MNLF, le Front Moro National de Libération, le plus ancien des trois mouvements, mais aussi la matrice des deux autres. Crée en 1969, par Nur MISUARI, le MNLF, avec sa branche armée, la Bangsa Moro Army (l'Armée de la Nation Moro), comptait dans ses « grandes heures » environ 14 000 membres (dans le milieu des années 90). Le 2 septembre 1996, sous la présidence de Fidel RAMOS, le MNLF entrait dans un processus de négociation avec le Gouvernement de Manille, et il est devenu un grand mouvement politique du Sud des Philippines : Nur MISUARI fut même, pendant une période, Gouverneur de 4 provinces de la Région Autonome de Mindanao Musulmane (ARMM), et près de 7 500 guérilleros ont été intégrés dans les Forces Armées des Philippines (AFP). Mais des différents politiques (l'opposition de Manille à sa réélection) pousseront MISUARI à reprendre la guerre contre les forces armées philippines ; en exil volontaire, ce dernier fut arrêté en Novembre 2001 par les autorités de Malaisie, puis transféré dans son pays d'origine (et jugé pour rébellion). L'entente cordiale avec le MNLF aura duré moins de cinq ans et la lutte armée du MNLF continue. Autre mouvement, le Front Moro Islamique de Libération, le MILF, qui est né d'une scission d'avec le MNLF, au moment de négociations avec le Gouvernement philippin en 1978. Appelé en un premier temps le « Nouveau-MNLF », il a pris le nom de MILF en 1984. Le MILF est plus « islamique » que le MNLF. Hashim SALAMAT, son chef - qui fut membre fondateur du MNLF -, a étudié non seulement à Al-Azahr (en Egypte) dans les années 60 où il se lia aux Frères Musulmans, mais aussi au Pakistan où il fut influencé par Mawdudi du Parti Jamaat i Islami. Le MILF compte 30 000 membres, comprenant 15 000 combattants intégrés au sein des Forces Armées Islamiques Bangsamoro (BIAF), dont quelques milliers sont passés par le théâtre afghan et les camps d'entraînement de l'ISI (les services pakistanais) : ce qui fait du MILF le plus important mouvement insurrectionnel de la région de Mindanao. En février 2000, une dizaine de consultants militaires saoudiens étaient par ailleurs présents à Mindanao, et l'on avance même l'existence sur le territoire saoudien de camps d'entraînements spécifiquement pour les Moros. Le MILF reçoit, par le biais d'organisations islamiques, des subsides venant de Malaisie, du Pakistan et du Moyen Orient. Des tentatives de négociations à l'initiative du Gouvernement de Macapagal Aroyo ont été entreprises courant 2002, mais elles se sont soldées par des échecs. Le mot compromis n'existe pas dans le vocabulaire du MILF: ce sera, pour la plupart d'entre eux, l'indépendance de l'Etat Islamique Moro, ou la mort. La plupart car un certain nombre chercheront vraisemblablement un compromis politique avec Manille. Troisième mouvement, comptant près de 1 000 combattants, encore plus intransigeant et radical dans son interprétation de l'islam : le groupe ABU SAYYAF. Très médiatisé par ses enlèvements et ses décapitations d'otages, le Groupe de combat Abu Sayyaf fut crée par Abdurajak JANJALANI en 1991. Toutefois, le groupe existait déjà en tant qu'organisation de prédication depuis 1972, à l'initiative de missionnaires iraniens envoyé par Khomeyni. Le dessein du groupe Abu Sayyaf est l'établissement d'un Etat islamique à Mindanao et il est financé entre autre par l'Iran, suivi de près par le Pakistan et ses Services, recevant également un soutien « notable » de la Libye. On se rappelle le rôle joué par Tripoli lors de la libération des otages de Jolo en 2000. Plusieurs dizaines de membres d'Abu Sayyaf sont passés par le théâtre afghan, et le groupe est très bien équipé tant en moyens de communication qu'en armement : canons ZSU-23-2, mortiers, armes anti-char, fusils d'assaut. Bref, il est en cela à même de causer des dégâts importants et de susciter l'inquiétude. Le groupe Abu Sayyaf est dirigé depuis 1998 par Khaddafy JANJALANI, un des frères du fondateur depuis la mort de celui-ci, le 18 décembre 1998. La Jemaah Islamiya (Abu Sayyaf) existe-t-elle ? Ce point de vue a au moins un mérite, celui de souligner les cafouillages de l'enquête sur les exécutants de l'attentat de Bali, sans parler de ses commanditaires. Dans cette optique, l'arrestation du prédicateur Aboubakar Bachir, directeur de l'école coranique Al Mukmin de Solo et « guide spirituel » présumé de la Jaamah Islamiya, si elle a répondu à un voeux de la communauté internationale, n'a pas résolu grand chose. Elle pourrait même s'avérer un point de blocage pour la présidente Megawati Sukarnoputri, si cette dernière ne parvenait pas à convaincre l'opinion du bien-fondé de sa démarche. Car si l'Islam agressif prêché par Bachir ne représente pas grand chose dans un pays connu pour sa tolérance confessionnelle, nombreux sont ceux qui doutent de l'implication du religieux dans le terrorisme. Celui-ci le sait et en joue. Hospitalisé depuis un « malaise » le 18 octobre, il a été arrêté le lendemain par une délégation de policiers venus lui rendre « une visite de courtoisie ». Une initiative qualifiée par Bachir « d'affaire politique, non juridique », qui viserait tous les musulmans « parce qu'elle est le produit de demandes répétées des infidèles et des ennemis de l'Islam ». Ses avocats ont déposé un recours contre cette arrestation « illégale ». Bachir refuse de répondre à la police tant que ses conditions ne seront pas remplies, à commencer par sa remise en liberté. Le religieux n'est officiellement soupçonné de rien dans l'enquête sur l'attentat de Bali. S'il a été arrêté, c'est que les autorités souhaitent le questionner sur son rôle présumé dans un complot pour faire assassiner Megawati Sukarnoputri quand elle était vice-présidente, ainsi que dans une série d'attentats contre des églises, à la fin 2000. L'accusation repose essentiellement sur le témoignage d'Omar Al-Farouk, un Koweïtien arrêté en juin et immédiatement confié à la CIA. Selon le magazine Time, Al-Farouk, un représentant d'Al Qaïda en Asie du Sud-Est, aurait admis avoir des liens avec Bachir. Des accusations considérées comme « un piège » par ses avocats qui demandent qu'Al-Farouk soit ramené en Indonésie et confronté à leur client. L'existence de la JI, en tant qu'organisation terroriste, a été révélée par les services singapouriens, malaisiens et américains qui, après le 11 septembre, se sont dits convaincus qu'un réseau terroriste opérait dans la région. En décembre 2001, la police de Singapour annonce l'arrestation de 15 militants soupçonnés de travailler avec Al Qaïda. Le groupe est accusé de vouloir établir un « super État islamique » regroupant la Malaisie, l'Indonésie et le sud musulman des Philippines. Une vidéocassette trouvée en Afghanistan, évoquant des opérations en cours à Singapour, confirme la connexion aux yeux des autorités. Treize des 15 détenus sont présentés comme membres d'une cellule identifiée comme la Jaamah Islamiya, 8 d'entre eux auraient suivi un entraînement dans des camps afghans. Ils auraient été arrêtés en pleine préparation d'une attaque contre la base américaine hébergée par la Cité-Etat. Au total, les autorités de Singapour disent avoir arrêté une trentaine de membres de la JI depuis décembre dernier. Leur leader présumé, Hambali, alias Riduan Isamuddin, alias Nurjaman, a côtoyé Aboubakar Bachir lors de leur exil commun en Malaisie. Présenté comme le principal relais d'Al Qaïda en Asie du Sud-Est, c'est suite à l'apparition de son nom que l'attention s'est portée sur Bachir, auquel personne n'avait jusque là fait très attention, même - et surtout - en Indonésie. Kuala Lumpur accusant la Jaamah Islamiya de fomenter un renversement du gouvernement, le couperet est aussi tombé en Malaisie, où le Premier ministre Mahatir en a profité pour coffrer des dizaines d'opposants. Les soldats rebelles de Manille Le 27 juillet 2003, 300 jeunes soldats philippins ont investi un centre commercial de Manille avec des explosifs C-4, en accusant leur gouvernement, un des alliés les plus proches de Washington, d'avoir fait exploser ses propres bâtiments pour recevoir du financement militaire américain. Malgré ce tapage, ils n'ont pas réussi à défrayer les manchettes internationales. Et c'est bien dommage pour nous. Selon Naomi klein (6), à la suite de l'attentat survenu à Djakarta le 5 août 2003 et de la publication d'un rapport des services secrets qui révèle que les attentats du 11 septembre ont été préparés à Manille, il semble bien que l'Asie du Sud-Est deviendra sous peu le prochain front sur lequel se jouera la guerre menée par Washington contre le terrorisme. Les Philippines et l'Indonésie n'ont pas été incluses dans l'« axe du mal », mais les deux pays offrent à Washington ce que l'Iran et la Corée du Nord n'ont pas : des gouvernements prêts à assurer au Pentagone une victoire facile. La présidente des Philippines, Gloria Macapagal Arroyo, et la Présidente de l'Indonésie, Megawati Soekarnaputri, se sont ralliées à la croisade de Bush qui leur offre une parfaite couverture pour l'élimination brutale des mouvements séparatistes situés dans des régions riches en ressources - Mindanao aux Philippines et Aceh en Indonésie. Aux Philippines, l'aide militaire américaine est passée de deux millions de dollars US en 2001 à 80 millions par année. Entre temps, des soldats américains et des forces spéciales sont arrivés en force à Mindanao pour tenter de neutraliser le groupe Abu Sayyaf, supposément lié à Al Qaïda, selon la Maison Blanche. Michael Meiring (7),un citoyen américain, suite à un accident bizarre, survenu le 16 mai 2002, à Davao. Hospitalisé après avoir provoqué une explosion dans sa chambre d'hôtel, aurait été emmené par deux agents du FBI vers les États-Unis. Les officiers locaux ont demandé que Meiring soit retourné aux Philippines pour faire face à des accusations, mais sans succès. Business World, un important journal des Philippines, a publié une série d'articles accusant Meiring d'être un agent de la CIA impliqué dans des actions secrètes « pour justifier l'implantation des troupes et des bases américaines à Mindanao ». L'affaire Meiring n'a jamais été rapportée par la presse américaine. Et les allégations des rebelles n'ont fait l'objet que de brèves, le temps d'une journée. Peut-être que tout cela paraît trop incroyable : un gouvernement hors contrôle, embrasant les flammes du terrorisme pour augmenter son budget militaire, conserver le pouvoir et violer les libertés civiles. Weas pour StratAsie.info 1 http://www.cctv.com/program/journal/200 … 1473.shtml 2: http://qc.news.yahoo.com/s/25062006/1/m … ;printer=1 3: http://www.dohacenter.org/FR/comm_lire.php?id=170 4: http://www.telegraph.co.uk/news/worldne … quads.html 5: http://www.altermonde-sans-frontiere.co … rticle9561 6: Publié sur le site d�Alternatives (Québec).Source: http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article2041 7: Michael Meiring serait un agent de la CIA et faisait partie d'un dispositif qui comprenait des leaders militants islamistes. Il sera aperçu aux Philippines avec deux agents US du National Bureau of Investigation. Mais, dans le même temps, il aurait eu des liens avec les hauts dirigeants du Front de libération nationale Moro (MNLF) et le Front de libération islamique Moro (MILF), qui, avec d'Abu Sayyaf, sont les principaux groupes de militants islamistes dans le sud des Philippines (Il semble avoir fréquent travaillé pour l'OMS aux Philippines et idépensant des millions voire des milliards de dollars de faux bons de la Réserve fédérale américaine .) Michael Meiring sera apperçu aux Philippines avec deux agents US du National Bureau of Investigation. Mais, dans le même temps, il aurait eu des liens avec les hauts dirigeants du Front de libération nationale Moro (MNLF) et le Front de libération islamique Moro (MILF), qui, avec d'Abu Sayyaf, sont les principaux groupes de militants islamistes dans le sud des Philippines (Il semble avoir fréquent travaillé pour l'OMS aux Philippines et idépensant des millions voire des milliards de dollars de faux bons de la Réserve fédérale américaine .) ManilaTimes 29 mai 2002 et 30 mai 2002 Time 26 février 2001 http://web.archive.org/web/200206200123 … 9top5.html http://web.archive.org/web/200210280742 … 0top6.html www.time.com/time/business/article/0,85 … 95,00.html


Dimanche 15 Mars 2009


Commentaires

1.Posté par andre le 28/03/2009 19:08 | Alerter
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c est une des histoires les plus incroyable d actualite que j ai pu lire dernierement. J'adore l'histoire pour un film mais si c'est vraiment vrai et bien c est bien triste car je veux aller vivre aux Philippines. Je propose d'exentrer toute guerre de moi sur la terre, si c'est possible en echange je peux faire rire et je suis tres gentil.Merci.

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