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Philippe Val sur France Inter : « Chomsky-Ben Laden, même combat ! » un récital de mensonges et de calomnies contre Chomsky


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« Chomsky-Ben Laden, même combat ! », décrète le fabuliste de Charlie Hebdo, dans sa chronique du 14 septembre 2007 sur France Inter (que l’on peut écouter et dont on peut lire la transcription en « Annexe »).

Parce qu’il est exemplaire, ce récital de mensonges et de calomnies, destiné à instruire un procès en complicité qui débusque partout des alliés de Ben Laden, mérite qu’on s’y arrête, phrase après phrase.

Par Henri Maler


Henri Maler
Lundi 17 Septembre 2007

Philippe Val sur France Inter : « Chomsky-Ben Laden, même combat ! » un récital de mensonges et de calomnies contre Chomsky
Un « événement médiatique »...

« Je voudrais revenir sur un événement médiatique qu’on n’a pas assez bien mesuré la semaine dernière. Tout ce qui hait la démocratie nourrit également une haine basique des médias et des moyens d’information libre. On l’a vu encore avec la récente communication de Ben Laden, toujours intéressante – c’est toujours intéressant Ben Laden – dans laquelle il rend un hommage appuyé à Noam Chomsky. »

Philippe Val a patiemment étudié les 25 minutes – très « intéressantes », en effet… - que dure la récente vidéo de Ben Laden. Soucieux de partager les résultats de son analyse avec les auditeurs de France Inter, il a retenu ces quelques secondes (dont la diffusion ici même est le signe manifeste de notre complicité avec Al-Qaïda).


Voici la traduction (revue à partir de l’arabe). S’adressant aux étatsuniens, Ben Laden déclare, à propos de la « guerre injuste sur la terre de Mésopotamie » : « Cette guerre était complètement inutile, comme le montrent bien vos propres rapports et, parmi les plus capables pour vous parler de ce sujet et de la fabrication de l’opinion publique de votre côté, Noam Chomsky. Il a donné des conseils raisonnables avant la guerre. Mais le dirigeant du Texas n’aime pas recevoir de conseils. »

Dans l’instrumentalisation évidente du nom de Noam Chomsky à des fins de propagande Philippe Val préfère ne voir qu’un hommage appuyé et un « événement médiatique » qui résume le contenu de la vidéo !

I. Amalgames, mensonges et calomnies

1. Qu’un prétendu philosophe de l’envergure de Philippe Val étale son mépris pour ce qui le dépasse ne surprendra pas. Qu’il tire argument de la mention de Noam Chomsky par Ben Laden pour tenter de discréditer le premier est le trait de génie d’un fabricant en gros d’amalgames et de bouillies. Daniel Mermet est le premier bénéficiaire : « Les auditeurs d’Inter connaissent bien ce grand intellectuel américain puisque notre confrère Daniel Mermet a diffusé cinq heures d’entretien avec lui en mai dernier. Ben Laden est donc venu porter main-forte au promoteur des idées de ce sympathique intellectuel…  »

Mermet soutenu par Ben Laden…

2. Deuxième ingrédient de la tambouille : notre cuistot du camp de scouts des éditorialistes-chansonniers évoque une nouvelle fois une lettre de Chomsky sur la liberté d’expression, publiée (sans son accord préalable) en préface d’un livre de Faurisson, mais sans en mentionner le sens et la teneur [1] : « … ce sympathique intellectuel qui s’était déjà fait connaître des publics spécialisés grâce à une préface pour les écrits négationnistes de Faurisson. » Cela suffit pour faire passer le sous-entendu pour une information : Chomsky serait négationniste.

3. Pis : « Chomsky fait partie de ces génies qui croient que le commun des mortels est assez stupide pour penser qu’il ne peut pas exister de Juif antisémite. » Sans-le-dire-tout-en-le-disant, selon la rhétorique de l’insinuation fort prisée des pamphlétaires réactionnaires, le très démocrate Philippe Val suggère, à peine implicitement, que Chomsky est antisémite.

4. La cohérence étant le dernier souci de notre godelureau, il est inutile de chercher le moindre sens à la mise en opposition des deux parties de la phrase qui suit : « Alors même qu’il ne croit pas une seconde qu’il puisse y avoir des médias libres dans nos démocraties qu’il déteste, Chomsky n’hésite pas à déclarer sur France Inter qu’il est hostile à l’existence de l’Etat d’Israël, lequel Etat n’étant selon lui qu’une base américaine au Proche-Orient. »

Passons ici sur ce que dit exactement Chomsky sur les médias et les journalistes et sa prétendue détestation de « nos » démocraties [2].

Plus grave, parce qu’elle fait suite à l’amalgame avec Ben Laden et aux imputations, à peine masquées, de négationnisme et d’antisémitisme, l’affirmation selon laquelle Chomsky « est hostile à l’existence de l’Etat d’Israël, lequel Etat n’étant selon lui qu’une base américaine au Proche-Orient. ». Il suffit d’écouter ses déclarations au micro de Daniel Mermet pour comprendre que c’est une calomnie frauduleuse [3].

http://www.itu.dk/people/nf/acrimed/chomsky_lbsjs_210507.mp3
Format mp3 - Durée : 6’ 45" - Téléchargeable ici

Résumons, au risque de simplifier une position, certes discutable, mais nuancée : Noam Chomsky se réclame d’un courant déterminé du sionisme et se déclare partisan d’un Etat binational, dont il affirme qu’il fut envisageable et qu’il reste un horizon. Mais trop de précision nuit à la santé intellectuelle des adeptes de la pensée « complexe » dont Philippe Val est une figure de proue. Il suffit à ce dernier de laisser entendre que Chomsky partage la même hostilité à l’existence de l’Etat d’Israël que Ben Laden.

5. Suit alors une nouvelle calomnie, destinée à établir que Chomsky est un négationniste en tout [4] : « Plus tard, Chomsky a encore précisé sa pensée politique en niant le génocide khmer. »

Ce mensonge éhonté, cent fois démenti, invite à s’interroger sur l’usage scientifique que l’on pourrait faire du mot « crapulerie ». Philippe Val avait déjà mis ce mensonge au service d’un rapprochement entre Chomsky et Hitler ; cette fois, il atteste de l’évidente proximité entre Chomsky et Ben Laden [5].

Chomsky a combattu pour que la fureur criminelle du régime de Pol Pot fasse l’objet d’informations précises et, surtout, s’est efforcé d’analyser comment et pourquoi, la dénonciation de ces crimes contre l’humanité a permis de masquer ceux qui ont été perpétrés au Timor Oriental. Un point, c’est tout [6].

Le faussaire est d’autant plus hargneux qu’il n’est que le dernier de la cohorte qui sévit depuis de longues années contre les positions de Chomsky, qui méritent d’être discutées, certes, mais pour ce qu’elles sont.

II. Un procès en complicité

Reprenons notre souffle… Il est impensable qu’un journaliste aussi accompli que Philippe Val ignore tout des sujets qu’il aborde dans ses nombreux pied-à-terre médiatiques. Il bosse ses éditos et ses chroniques comme un étudiant de science po préparerait le concours d’entrée de l’ENA ; il accumule les données, recoupe les informations. Ses propos sont pesés, ses phrases réfléchies et ses injonctions calculées. Quand il dit n’importe quoi, ce ne peut être par ignorance ou par erreur. Il dit le faux en connaissant le vrai : il ment, tout simplement, et, sur certaines questions, systématiquement.

Les moyens qu’il emploie sont parfaitement ajustés à la fin qu’il poursuit : rejeter dans l’enfer totalitaire tous ceux qui ne partagent ni sa conception maigrichonne de la démocratie ni sa critique superficielle du totalitarisme.

1. Pour instruire son procès en complicité, voire en communauté de pensée, Philippe Val revient alors à son point de départ…. pour impliquer Le Monde Diplomatique dans le « complot » dont il est le théoricien : « C’est donc un penseur très original, dont on peut de temps en temps – de temps à autres – lire les tribunes dans Le Monde diplomatique et qui vient d’avoir la caution suprême du plus indiscutable des ennemis de l’Amérique : Oussama Ben Laden lui-même. »

Le Monde Diplomatique et Ben Laden, même combat ?

… Plutôt une indéniable complicité : « Il faut dire que Ben Laden développe une théorie qui ne doit pas déplaire à Chomsky et à ses admirateurs. Dans sa dernière vidéo, Ben Laden prétend que nos médias ne sont que des instruments des empires colonialistes et qu’ils sont moins crédibles que les médias des pays dictatoriaux. » Qu’importe si Chomsky ne dit rien de tel (et s’il ne nous viendrait pas une seconde à l’esprit de soutenir une telle ineptie) : Philippe Val sévit sur France Inter pour que rien ne sépare la polémique et la calomnie.

2. « Et il [Ben Laden] poursuit par un hommage appuyé, donc, à Chomsky dont j’aimerais savoir ce que ça lui fait de compter désormais Ben Laden au nombre de ses admirateurs. Certes, il arrive qu’on n’ait pas les admirateurs qu’on mérite, il arrive aussi qu’on ne mérite pas ses admirateurs, mais dans le cas de Chomsky et de Ben Laden, je dirais plutôt qu’ils se sont enfin trouvés. »

Quand un dirigeant du MNR de Bruno Mégret cite, pour les approuver, les propos de Philippe Val, faut-il dire que « dans le cas » de Bruno Mégret et Philippe Val, ils se sont « enfin trouvés » [7] ? Puisque Ben Laden, dans la vidéo, s’en prend à George Bush pour ne pas avoir signé le protocole de Kyoto, on pourrait imaginer que le Président étatsunien, inspiré par Philippe Val, déclare que la caution de Ben Laden est bien la preuve que les signataires du Protocole ne sont qu’une coalition de totalitaires qui se sont « enfin trouvés ». Mais les vrais conseillers de George Bush sont manifestement moins subtils que Philippe Val… et ses conseillers.

Le déluge non de distorsions polémiques, mais d’insinuations calomnieuses et de mensonges avérés semble donc devoir s’achever sur cette équation : Chomsky=Ben Laden. Défenseurs de Chomsky= admirateurs de Ben Laden…

3. … Mais ce n’est pas fini. D’ailleurs, Philippe Val n’en finit jamais… Chomsky est également coupable de complicité a posteriori avec Al-Qaïda : « En octobre 2001, dans une interview à propos du 11-Septembre, Chomsky expliquait la nouveauté de cette action terroriste. Pour la première fois, disait-il, alors que l’Amérique a commis tant de crimes hors de ses frontières – comme d’ailleurs l’Europe qui ne vaut pas plus cher que l’Amérique – la violence était dirigée contre elle et sur son territoire. Pas un mot pour déplorer, mais tout un long raisonnement pour justifier. Et comme remède, pour calmer la juste indignation des terroristes d’Al-Qaïda, à la fin de l’interview, Chomsky prônait un soulèvement populaire des citoyens des démocraties américaine et européennes contre leurs régimes qui, apparemment, sont ce qu’on peut trouver de pire sur terre. »

Nouvelle calomnie. Chomsky n’a jamais mâché ses mots pour dire la répulsion que lui inspire le massacre de masse du 11 septembre, comme tous ceux – beaucoup plus meurtriers - auxquels il a osé le comparer. Et le grand philosophe Philippe Val, qui aime se présenter comme un disciple de Spinoza – « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre », c’est de lui -, ressasse désormais, à l’instar de quelques-uns de ses confrères, ce poncif réactionnaire : tenter d’expliquer, c’est justifier. Pour condamner, mieux vaut ne pas comprendre : du Spinoza pur jus !

4. Installé dans le camp du bien, bouffon de la cour qui l’honore, fabulateur qui se croit fabuliste, Philippe Val orne son propos d’une « moralité ». Elle nous apprend que le monde se divise en deux : Chomsky-Ben Laden et « la critique totalitaire des médias » [8], d’un côté ; Philippe Val et ses amis de l’autre :

« Je pense qu’il y a deux sortes de critiques du journalisme et des médias : celle qui les hait et veut leur mort, et celle qui les aime et veut qu’ils s’améliorent. Ces deux critiques n’ont rien en commun. L’une est totalitaire – et c’est celle de Ben Laden et des intellectuels auxquels il rend hommage – et l’autre est celle des démocrates exigeants : on aimerait parfois que la différence apparaisse plus clairement. »

Si Noam Chomsky n’est nullement au-dessus de toute critique, Philippe Val, lui, est (nettement) en dessous. Est-il « totalitaire » de le dire ? Est-ce haïr le journalisme de désespérer que Philippe Val s’améliore ?

Il y a deux sortes de journalistes : ceux dont la verve se nourrit d’un minimum de respect pour la vérité et ceux dont la bêtise haineuse et « valienne » a envahi le cerveau. Les premiers sont de salubrité publique, les seconds sont des imitateurs de Philippe Val. On aimerait parfois que la différence apparaisse clairement sur France Inter.

Epilogue

- Nicolas Demorand : « Merci Philippe Val, j’imagine qu’on en reparlera sur le répondeur téléphonique de l’émission de Daniel Mermet ! » Pas question, bien sûr, d’en reparler au micro de Demorand qui a opportunément oublié qu’il avait invité la semaine précédente Emmanuel Todd, lui aussi cité par Ben Laden, sans lui demander – il faut lui en savoir gré… –, si Ben Laden et lui s’étaient « enfin trouvés  ».

Mais quand il s’agit de Chomsky et de quelques autres…

Henri Maler

- Transcription Marie-Anne Boutoleau – Ingénieur du son et voleur d’images : Ricar. Merci aux traducteurs anonymes.


Annexes

- A écouter : Philippe Val sur France Inter.

http://www.itu.dk/people/nf/acrimed/inter_val_7_10_chomsky_140907.mp3
Format mp3 - Durée : 3’ 03" - Téléchargeable ici

- A lire : Philippe Val sur France Inter.

Philippe Val : Je voudrais revenir sur un événement médiatique qu’on n’a pas assez bien mesuré la semaine dernière. Tout ce qui hait la démocratie nourrit également une haine basique des médias et des moyens d’information libre. On l’a vu encore avec la récente communication de Ben Laden, toujours intéressante – c’est toujours intéressant Ben Laden – dans laquelle il rend un hommage appuyé à Noam Chomsky.

Les auditeurs d’Inter connaissent bien ce grand intellectuel américain puisque notre confrère Daniel Mermet a diffusé cinq heures d’entretien avec lui en mai dernier. Ben Laden est donc venu porter main-forte au promoteur des idées de ce sympathique intellectuel qui s’était déjà fait connaître des publics spécialisés grâce à une préface pour les écrits négationnistes de Faurisson. Chomsky fait partie de ces génies qui croient que le commun des mortels est assez stupide pour penser qu’il ne peut pas exister de Juif antisémite.

Alors même qu’il ne croit pas une seconde qu’il puisse y avoir des médias libres dans nos démocraties qu’il déteste, Chomsky n’hésite pas à déclarer sur France Inter qu’il est hostile à l’existence de l’Etat d’Israël, lequel Etat n’étant selon lui qu’une base américaine au Proche-Orient.

Plus tard, Chomsky a encore précisé sa pensée politique en niant le génocide khmer.

C’est donc un penseur très original, dont on peut de temps en temps – de temps à autres – lire les tribunes dans Le Monde diplomatique et qui vient d’avoir la caution suprême du plus indiscutable des ennemis de l’Amérique : Oussama Ben Laden lui-même.

Il faut dire que Ben Laden développe une théorie qui ne doit pas déplaire à Chomsky et à ses admirateurs. Dans sa dernière vidéo, Ben Laden prétend que nos médias ne sont que des instruments des empires colonialistes et qu’ils sont moins crédibles que les médias des pays dictatoriaux.

Et il poursuit par un hommage appuyé, donc, à Chomsky dont j’aimerais savoir ce que ça lui fait de compter désormais Ben Laden au nombre de ses admirateurs. Certes, il arrive qu’on n’ait pas les admirateurs qu’on mérite, il arrive aussi qu’on ne mérite pas ses admirateurs, mais dans le cas de Chomsky et de Ben Laden, je dirais plutôt qu’ils se sont enfin trouvés.

En octobre 2001, dans une interview à propos du 11-Septembre, Chomsky expliquait la nouveauté de cette action terroriste. Pour la première fois, disait-il, alors que l’Amérique a commis tant de crimes hors de ses frontières – comme d’ailleurs l’Europe qui ne vaut pas plus cher que l’Amérique – la violence était dirigée contre elle et sur son territoire. Pas un mot pour déplorer, mais tout un long raisonnement pour justifier. Et comme remède, pour calmer la juste indignation des terroristes d’Al-Qaïda, à la fin de l’interview, Chomsky prônait un soulèvement populaire des citoyens des démocraties américaine et européennes contre leurs régimes qui, apparemment, sont ce qu’on peut trouver de pire sur terre.

Je pense qu’il y a deux sortes de critiques du journalisme et des médias : celle qui les hait et veut leur mort, et celle qui les aime et veut qu’ils s’améliorent. Ces deux critiques n’ont rien en commun. L’une est totalitaire – et c’est celle de Ben Laden et des intellectuels auxquels il rend hommage – et l’autre est celle des démocrates exigeants : on aimerait parfois que la différence apparaisse plus clairement.

Nicolas Demorand  : Merci Philippe Val, j’imagine qu’on en reparlera sur le répondeur téléphonique de l’émission de Daniel Mermet !

C’était la chronique matinale et hebdomadaire de Philippe Val, le 14 septembre 2007 sur France Inter.



_________________________________________________

[1] Voir, sur Dailymotion, cette vidéo (extraite de « Chomsky, les médias et les illusions nécessaires », un film de M. Achbar et P. Wintonick, 1993 …) : « Chomsky et l’affaire Faurisson.

[2] Il suffit de mentionner l’une de ces déclarations les plus récentes, au micro de Mermet et publiée par Le Monde Diplomatique d’août 2007 : « Aux Etats-Unis, la liberté d’expression est protégée à un degré que je crois inconnu dans tout autre pays du monde. » Preuve évidente de détestation… Et encore : « Quand des journalistes sont mis en cause, ils répondent aussitôt : « Nul n’a fait pression sur moi, j’écris ce que je veux. » C’est vrai. Seulement, s’ils prenaient des positions contraires à la norme dominante, ils n’écriraient plus leurs éditoriaux. La règle n’est pas absolue, bien sûr ; il m’arrive moi-même d’être publié dans la presse américaine, les Etats-Unis ne sont pas un pays totalitaire non plus. Mais quiconque ne satisfait pas certaines exigences minimales n’a aucune chance d’être pressenti pour accéder au rang de commentateur ayant pignon sur rue. C’est d’ailleurs l’une des grandes différences entre le système de propagande d’un Etat totalitaire et la manière de procéder dans des sociétés démocratiques. ». Ne demandez pas à Philippe Val de comprendre : il a réussi à « accéder au rang de commentateur ayant pignon sur rue ».

[3] Extrait de « Chomsky et Cie (6) », émission diffusée le 21 mai 2007 dans « Là-bas si j’y suis ».

[4] Philippe Val ne va pas jusqu’à affirmer que Chomsky aurait douté, non seulement du génocide Khmer, mais aussi de l’existence des chambres à gaz. Mais d’autres l’ont fait avant lui. Voir par exemple : Cela ne mérite même pas un droit de réponse.

[5] « Le négationnisme fait partie intégrante du crime, en temps réel. L’effacement des traces n’est que la continuation du même geste qui tue. On le trouve dans tous les génocides du XXème siècle . Hitler par deux fois fait allusion au génocide arménien, afin d’y adosser son action. Noam Chomsky, qui a préfacé l’ouvrage de Faurisson, est également un négateur du génocide cambodgien. Les génocides sont liés entre eux par leurs négateurs. » (éditorial de Charlie hebdo du 21 mars 2007. Lire ici même : « Philippe Val, propagateur de calomnies et docteur ès déontologie.

[6] Sur ce point voir ici même : « Cambodge et Timor » dans « Noam Chomsky et les médias français ».

[7] Le 27 août 2005, l’un des dirigeants du mouvement, Roger Cuculière explique que : « Sous couvert d’activités religieuses, nous avons affaire à un parti islamique (ou islamiste) qui déguise ses initiatives politiques sous des apparences religieuses. J’ai eu la surprise de retrouver cette idée chez un éditorialiste qui est à l’opposé de ce que nous représentons, Philippe Val, de Charlie hebdo, dans un numéro d’octobre 2004.  »[[Voir sur le site du MNR Cité dans PLPL, n°26, octobre 2005).

[8] Qui, Philippe Val l’avait déjà établi, réunit des « admirateurs » de « Staline, Hitler, Pol Pot, l’Ayatollah Khomeyni, Franco, Mao Tsé Toung, Fidel Castro ». Lire ici même : « Une caresse de Philippe Val.

http://www.acrimed.org/article2705.html http://www.acrimed.org/article2705.html



Lundi 17 Septembre 2007


Commentaires

1.Posté par thegroove le 17/09/2007 19:56 | Alerter
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Si on considère que la vidéo de ben laden est fausse et manipuler par les tentacules de Washington, Il est dans une logique implacable de penser que le seul but de l'élite mondiale est de rendre ceux qui ont une vision ''objective'' de notre société sont des terroriste. Présentement il leur reste juste a créé un attentat teroristes a la 11 septembre pour tenter de convaincre les gens qu'ils sont en danger et que les chomsky et cie sont tous des terroristes parce qu'ils pesent comme ben laden. Il y a une phrase de la bible qui a bien du sens selon moi pour décrire cette situation: celui qui marche dans l'ombre ne voit pas où il va!! tout simplement...


2.Posté par Bakoun le 17/09/2007 23:08 | Alerter
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Pour ma part je pense qu'offrir une trribune ( de plus ) à cet artiste raté, sioniste et etr surtout anti-sémite Val, c'est lui faire trop d'honneurs.

Sa place est parmi le vers de terre , car il n'est pas autre chose.

3.Posté par Romain Angeles le 18/09/2007 06:05 | Alerter
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Je voudrais faire part, quoiqu'on puisse penser de Philippe Val (dont je viens à peine de faire la connaissance), du danger potentiel que poserait un association idéologique entre Chomsky et Ben Laden.

En gros, le danger que pose Chomsky est qu'il est anarchiste. Un anarchiste est quelqu'un qui prône la fin de toute organisation sociale pour l'espèce humaine (la fin de la politique). Pour être plus précis, il se définit comme un anarcho-syndicaliste, ce qui amène un minimum d'organisation sociale, mais seulement en groupe de travailleurs. Autrement dit, les travailleurs se regroupent pour former des sortes de tribus (syndicats) pour se lancer dans une guerre éfrénée de "travailler moins et gagner plus".

Notez que je ne suis pas du tout capitaliste et anti-syndicaliste, mais je mets simplement en contexte la définition du syndicat dans une société anarcho-syndicaliste. Le syndicat représente, dans ces sociétés, l'autorité suprême. Et l'anarchie apparaît parce que rien d'autre ne régit les activités productrices de la société que la compétition. Autrement dit, "quel sera le syndicat au pouvoir?" ou "qui a le meilleur boulot?" au lieu de "comment assurer la vie et le bien-être de tous les individus de l'espèce humaine?"

Pour remédier à la question "comment organiser les secteurs d'activités de la société en fonction de leur importance?", on se dit qu'il est impossible de répondre à cette question, et on se dit "résolvons ce problème en organisant une arène où les syndicats pourront se faire la guerre pour savoir quel travail est le plus important à la société; le plus fort aura gagné la tête de la société pour un temps limité, jusqu'au prochain combat". L'anarcho-syndicalisme n'est en rien une structure vivante, organisée, hiérarchisée, coordonnée, mais fonctionne plutôt sur la loi de la jungle: "que le plus fort gagne".

Le problème aussi de Chomsky est de rejeter toutes les avancés culturelles et politiques de l'espèce humaine dans son ensemble, et tout cela se sent dans son discours: amertume, fermeture d'esprit, raisonnement exlusivement déductivo-logique (hystérie lors de remise en question), description pérpétuelle et infinie dans les détails, ton de voix monotone, insensibilité, etc.

Maintenant, on sait que Chomsky a des sympathisants un peu partout dans le monde, notamment auprès du président vénézuélien Hugo Chavez qui ne cesse de brandir ses livres lors de ses conférences anti-américaines.

Un autre qui a besoin des États-unis pour définir son identité. On peut se poser la question: qu'est-ce que Chavez serait sans les États-unis? Qu'est-ce qu'il serait sans cet opposant tellement parfait qu'il suffit de dire qu'il est son contraire pour se définir? Une telle définition du "soi" est dangereuse.

"Qui êtes-vous M. Chavez?
- Je suis anti-américain!"

Pas très constructif comme vision de soi, mais soit, les États-unis et leurs politiques néo-colonialistes post-JFK lui font assez de publicité pour se rallier des milliers, voir des millions de sympathisants dans le monde. Et c'est là que l'Amérique latine, et même tout le monde occidental peut tomber dans le piège Chomsky:
"Les États-unis exploitent la planète comme un empire depuis trop longtemps. Il faut en finir avec eux."
AH! Et qui voit-on apparaître discrètement quand on dit ça: Chomsky évidemment, et Chavez aussi, et Castro, et.....Ben Laden!!!

Chomsky nous explique le côté intellectuel (dans les paroles), Chavez et Castro le côté politique et la preuve que "c'est possible", puis Ben Laden le côté spirituel, et même militaire (dans l'action).

Les sympathisants du mouvement mondial anti-américain sont des gens qui pensent que Bush est intelligent, et qui pensent que l'histoire des États-Unis se résume aux 40 dernières années exclusivement: "les États-unis ont organisé ou tenté d'organiser des coups d'état par le biais de la CIA dans plusieurs pays d'Amérique latine, d'Asie, d'Afrique depuis les années 60. Ils ont donc toujours été comme ça, et la seule solution c'est de les éliminer." C'est là que l'idéologie s'intériorise et qu'ils se demandent "mais comment??", et ils se mettent alors à chercher des exemples, des modèles à suivre. Et c'est là que Castro leur apparaît comme un héros, tout comme Chavez, et même Ben Laden, pourquoi pas! Constatez le nombre de conversions à l'Islam dans les pays occidentaux depuis les attentats du 11 septembre! Cela vient d'une frustration contre le système de consommation imposé par les règles économiques mondiales (taux de change flottant, libre-échange, globalisation) qui prend sa source en Occident. La solution leur vient rapidement: éliminer ces pays, au lieu d'élaborer un projet pour l'avenir, une alternative constructive (pas nécessairement anti-révolutionnaire, mais anti-réactionnaire).

Alors la fusion idéologique entre Ben Laden et Chomsky rallie plusieurs idéologies en une: l'Islamisme, l'anarchisme et le communisme. "Ben Laden, au moins, il emploie les grands moyens...et ça marche!" se diront bientôt en partie grâce à cette vidéo les communistes/anarchistes/éveillés impuissants de ce monde.

4.Posté par goul le 18/09/2007 19:16 | Alerter
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En gros, le danger que pose Chomsky est qu'il est anarchiste. Un anarchiste est quelqu'un qui prône la fin de toute organisation sociale pour l'espèce humaine (la fin de la politique). Pour être plus précis, il se définit comme un anarcho-syndicaliste, ce qui amène un minimum d'organisation sociale, mais seulement en groupe de travailleurs. Autrement dit, les travailleurs se regroupent pour former des sortes de tribus (syndicats) pour se lancer dans une guerre éfrénée de "travailler moins et gagner plus".


Vous ne savez pas ce qu'est l'anarchisme et encore moins l'anarchosyndicalisme.

Votre message est donc totalement nul et non avenu.

5.Posté par QUELQU'UN PEUT-IL M'APPRENDRE... le 18/09/2007 19:58 | Alerter
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Quelqu'un peut-il m'apprendre par quelle couille les néocons tiennent Philippe VAL ? A moins qu'il ne déverse ses infamies tout à fait volontairement, ce qui n'est pas impossible non plus... Mais tout de même... un tel acharnement à surenchérir sur les thèses des pires néocons m'interpelle... Il en fait tellement trop... On dirait qu'il agit sur consignes... Un cadavre dans le placard...? Un fil à la patte...? Des intérêts cariériste...? L'argent...? Peut-être ALTER INFO pourrait nous retracer le parcours atypique de ce triste et médiocre personnage...?

6.Posté par Romain Angeles le 21/09/2007 05:32 | Alerter
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Vous ne savez pas ce qu'est l'anarchisme et encore moins l'anarchosyndicalisme.

Votre message est donc totalement nul et non avenu.


J'apprécierai grandement si tu pouvais m'éclairer, et m'élever à autre chose qu'au mépris stp. Honnêtement je suis curieux de savoir où je me trompe, et je suis prêt à apprendre ce que je ne sais pas encore.

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